Le Monde du 29 mai 2001
Un texte entièrement constitué de citations d'Artaud (1896-1948), montage de Cécile Guilbert.
Extraits :
"Voilà longtemps que l'internationale de la propriété des consciences est réalisée et n'est pas près de lâcher prise."
"Je me suis, moi, habitué à les voir, et cela m'a donné ue excellente idée de l'occulte où je ne peux plus voir autre chose que le lavatory, la chambre à partouzes, la tranchée, la latrine publique, et c'est pourquoi je dis assez de simagrées."
J'ai découvert Artaud quand j'ai fait la licence de psychologie. On apprend à tout âge !
Et je n'ai pas été surpris de découvrir plus tard qu'Artaud avait écrit sur Abélard :
" Je la voulais miroitante de fleurs, avec de petits volcans accrochés aux aisselles, et spécialement cette lave en amande amère et qui était au centre de son corps dressé.
Il y avait aussi une arcade de sourcils, sous lesquels tout le ciel passait, un vrai ciel de viol, de rapt, d'orage, de rage, bref un ciel absolument théologal. Un ciel comme une arche dressée, comme la trompette des abîmes, comme la ciguë bue en rêve, un ciel contenu dans toutes les fioles de la mort, le ciel d'Héloïse au-dessus d'Abélard, un ciel d'amoureux suicide, un ciel qui possédait toutes les rages de l'amour. C'était un ciel de péché protestataire, un péché retenu au confessionnal, de ces péchés qui chargent la conscience des prêtres, un vrai péché théologal. Et je l'aimais. (…) "
Davalat de bicicleta
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Veiquí una p’ita culhida de micropoësias, amassadas coma per ne’n far un
libreton. Davalat de bicicleta Avieisar la lutzAu mitan d’un camaieu, d’una
raiada...
Il y a 1 jour
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