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lundi 7 octobre 2019

Naples par Jean-Noël Schifano

Nous venons de l'écouter dans l'émission La marche de l'histoire d'aujourd'hui.

https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-07-octobre-2019

 

Il nous a appris comment le nord de l'Italie a produit le recul du sud. Garibaldi un sanguinaire, etc.

"Colonisation du sud très riche par le nord très pauvre" 

" Les migrants vers l'Amérique venaient du nord "

Naples ! quelle ville ! ses quartiers, son sous-sol, ses gens, ses églises en décomposition, ses croyances, etc.



  • Dictionnaire amoureux de Naples (Plon, 2007)
  • Sous le soleil de Naples (Gallimard poche, 2004)
  • Everybody is a star. Suite napolitaine (Gallimard, 2003)
  • L’éducation anatomique (Gallimard, 2001)
  • Désir d’Italie (Gallimard, 1996)
  • Les rendez-vous de Fausta (Gallimard, 1989)
  • La danse des ardents (Gallimard, 1986)
  • Chroniques napolitaines (Gallimard, 1984)
  • Naples (Seuil, 1981)


"
Argumentaire de Dictionnaire amoureux de Naples :
La Naples de son Dictionnaire amoureux est la Naples qu’il a vue et vécue au quotidien, de l’intérieur, au fil d’années douces, voluptueuses et violentes traversées par les tremblements de terre et les guerres de clans camorristes ; il dénonce ici, sans détours, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou « trucages » historiques les plus tenaces. Mais, surtout, et à partir de son expérience intime, sensuelle et culturelle, il célèbre le « génie » de la vie napolitaine, d’une « civilisation » unique en Europe ; son rapport à Naples passe d’abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui croulent, nourritures, beautés, merveilles et bizarreries apparentes, de cette immense corne d’abondance qu’est l’ex-capitale du Royaume des Deux Siciles – toujours ville capitale. Ouvrez n’importe quelle entrée du Dictionnaire : elle vous décrit une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, d’intelligences et vous êtes à Naples. Dans une Naples baroque, de ce « baroque existentiel » qui se retrouve et circule partout, de la sfogliatella, « blond coquillage chaud » dégusté le matin à deux pas des hypogées où le culte des morts donne tout son poids à la vie, aux volutes d’or des monastères et aux voix du San Carlo - premier théâtre lyrique du monde.
Face à une ville aux racines trimillénaires, l’auteur se mue en historien, de la plus scrupuleuse précision, lorsqu’il évoque en traits fulgurants, comme dans le feu de l’action, les destinées individuelles nouées et souvent tragiquement accomplies sous le soleil de Naples : Spartacus, Néron, Masaniello, Joachim Murat ; mais aussi les destinées collectives moins connues et qui passent par la rivalité – jamais dite ou édulcorée – entre Rome et Naples, et le prix payé par Naples à l’Italie au nom d’un Garibaldi et de l’Unité d’un Pays qui se cherche depuis cent trente ans..."

Ecoutez cet interview qui est passé sur Radio Classique


et en italien, la femme italienne


mardi 16 janvier 2018

La crèche de Noël à Naples et sa symbolique

Quand on visite Naples (louez un appartement dans la vieille ville !) on ne peut manquer les crèches extraordinaires.
 

Nos billets sur Naples :


Je lis un roman de Maurizio De Giovanni, Le Noël du commissaire Ricciardi, Rivages


et j'y trouve :

" chaque crèche, même la plus modeste, présente trois niveaux : tout en haut, le château d'Hérodote qui représente le pouvoir et la prévarication ; au milieu, la campagne avec les troupeaux, les bergers et tout le reste ; en bas, au premier plan la grotte de la Nativité. Et éparpillées dans le paysage, les ruines du temple, symbolisant le triomphe de la chrétienté sur les dieux païens, la taverne qui représente l'attirance humaine pour le vice, etc. Chaque élément de la crèche a une signification et beaucoup en ont plusieurs. " 

"Vous voyez le marché au second plan ? Chaque personnage correspond à un moins, janvier c'est le boucher, février, le marchand de ricotta et ainsi de suite, jusqu'à décembre représenté par le poissonnier. Il y en a douze. La gitane avec son panier d'objets en fer prédit l'avenir ; le fer symbolise le destin de Jésus mort sur la croix "

On a ainsi une longue description qui continue.

Un auteur que je viens de découvrir. Je vous le conseille.

Et Naples ! quelle ville !
Dommage qu'il y tombe des trombes d'eau...attention en marchant sur les pavés arrondis, d'un noir luisant.
Quant aux automobilistes, et bien, ils sont bien plus prévenants qu'en France.

samedi 28 janvier 2017

Le sang de San Gennaro est resté figé à Naples


"Le 16 décembre 2016, dans la chapelle San Gennaro de Naples, le « miracle de saint Janvier » n’a pas eu lieu. Le sang contenu dans l’ampoule est resté solide, ce qui est perçu comme « un sombre présage ».
En effet, les exemples dans l’histoire récente où le sang ne s’est pas liquéfié abondent : en septembre 1939, quelques semaines après le début de la Seconde Guerre mondiale ; en septembre 1940, en correspondance avec l’entrée de l’Italie dans le conflit ; en septembre 1943, date de l’occupation nazie, ; en septembre 1973, avant l’éclatement d’une épidémie de choléra à Naples ; ainsi qu’en septembre 1980, un mois avant qu’un terrible tremblement de terre ne frappe Irpinia, près de Naples, faisant près de 3.000 morts."
Est-il bien raisonnable que nous retournions à Naples ? Pourtant, nous avons un vol direct de Nantes à Naples.
On me souffle que c'est d'autant plus préoccupant qu'on nous parle d'un réchauffement climatique !
Ben couillon ! On ne rigole plus !

mardi 14 octobre 2014

Buvez du vin soufré, vous banderez

http://www.berthomeau.com/article-je-suis-un-italien-de-paris-qui-dit-a-ses-amis-naturistes-l-exces-de-sulfures-fait-bander-124777166.html

Extrait de ce papier bandant !

"Reste pour ceux qui veulent activer leur virilité à faire comme les Napolitains qui « s’en vont volontiers aux champs Phlégréens link pour y  respirer les exhalaisons bénéfiques de soufre.


La preuve ultime que les italiens sont des français de bonne humeur, le professeur Cirino affirme avec humour que la confirmation de ses découvertes il l’a trouvée à Pouzzoles même : le gardien des solfatares à deux femmes et huit enfants…"

Nous reviendrons à Naples et à Pouzzoles !
http://lefenetrou.blogspot.fr/search/label/Naples


"Non, non, non, non, le Bitard (lst) n'est pas mort !
Car il bande encore ! "

vendredi 7 février 2014

La smorfia napolitaine et la pseudo-science de Freud, un texte de Dominique Fernandez

"D'où ce compromis de la smorfia, compromis pathétique, puisque à ce comble d'irrationalité se réduit l'unique effort de rationalisation napolitain ; mais compromis efficace, qui fond dans une synthèse harmonieuse l'incapacité de se conduire selon la raison et l'aspiration à sortir du chaos existentiel.
Harmonieuse ? Disons plutôt : folle à son tour, et surréaliste. Freud avait pris l'habitude de noter tous ses rêves, et certains rêves de ceux qui venaient le consulter : pour tirer de l'ensemble de ces divagations nocturnes un système complet de l'inconscient humain. Traumdeutug, appela-t-il le gros livre qui sortit de ce travail de décodage et de classification. Une sorte de "science des rêves", ou du moins un embrigadement du songe qui prétend être science. D'après Freud, l'horloge et son tic-tac se rapporteraient à une phobie du père, les dents signifieraient l'angoisse de castration : lugubres analogies professées comme vérités d'évangile. Avec l'entêtement de celui qui a été formé à la double école de la médecine et de la philosophie, le docteur autrichien veut tout expliquer par la misère sexuelle des patients qui constituent sa clientèle, tout rattacher à la frustration de ces bourgeois.
Qu'est-ce que son système, sinon une smorfia intellectualisée, alourdie de présomption doctorale, faussée par l'atmosphère de Vienne ? Et qu'est-ce que la smorfia, sinon une "science des rêves" spontanée, instinctive, populaire, c'est-à-dire une négation chatoyante de toute science, un pur hymne aux forces magiques qui viennent nous hanter, pendant la nuit, lors du sommeil de la raison, nous guérir des déboires subis durant la journée, apportant le courage de vivre et la joie d'espérer ? Les dents, angoisse de castration ? Allons donc ! Pourquoi pas l'envie de mordre dans un fruit, dans une épaule ? Appétit mandibulaire ou désir érotique, le songe napolitain a plus d'allant, plus de gaieté que dans la sinistre vulgate de la Bergstrasse. "

Dominique Fernandez, Le voyage d'Italie, Plon

"Paris et Naples, les deux seules capitales" Stendhal

" Naples était à la fin du XVIIIe siècle la troisième ville d'Europe, après Paris et Londres ; la capitale d'un royaume florissant et un centre intellectuel et artistique de premier plan. "Paris et Naples, les deux seules capitales", disait encore Stendhal. L'Unité italienne, faite au bénéfice des villes et des industries du Nord, a ruiné Naples, traumatisme dont les Napolitains ne se sont jamais relevés.  Qu'on évite de perdre de vue ces vicissitudes de l'histoire, si l'on veut comprendre ce mélange de grandeur et de misère, de foi robuste dans la vie et de récurrente démoralisation, d'emphase orgueilleuse et de démission autodestructrice, qui s'offre aujourd'hui au voyageur dans les vieux quartiers de Spaccanapoli. "

Dominique Fernandez, Le voyage d'Italie, Plon

jeudi 16 janvier 2014

"Naples est espagnole, elle se trouve en Italie par erreur."

" Naples s'était consumée en larmes de guerre, elle se défoulait avec les Américains, c'était carnaval tous les jours. C'est à ce moment-là que j'ai compris la ville : monarchie et anarchie. Elle voulait un roi, mais pas de gouvernement. C'était une ville espagnole. L'Espagne a toujours connu la monarchie, mais aussi le plus fort mouvement anarchique. Naples est espagnole, elle se trouve en Italie par erreur. "

erri De Luca, Le jour avant le bonheur, Gallimard
(Il giorno prima della felicità)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Erri_De_Luca

mercredi 13 mars 2013

Les Français les plus sales des Européens ?

Je suis fort confus quand en Italie j'oublie de prendre les gants jetables pour saisir des fruits au supermarché.
Même à Naples ! mais à Naples les Français se plaignent des ordures dans la rue. Mais mangent-ils ces ordures ?

Et je suis toujours fort étonné de voir en France le boucher, le charcutier toucher la viande et les billets et les pièces de monnaie, sans se laver les mains entre les opérations.
Immédiatement me vient en tête la première expérience faite en classe de Sixième en Sciences Naturelles : la prof avait posé une pièce de monnaie sur le gel d'une boite de Petri. Et lors du cours suivant nous avions pu admirer une magnifique moisissure sur toute la surface.

Au fait, combien coûte à la Sécu (bof, la Sécu vit à crédit ! et comme je n'ai pas prêté à la Sécu, je m'en fous ! non ?) les "gastros" ?

jeudi 27 décembre 2012

Naples : le mal français ou le mal de Naples ?

"Mal de Naples
Nom qu'on donne en France à la grosse vérole, à cause que les Français l'apportèrent autrefois du siège de Naples. Les Italiens l'appellent au contraire le mal français "
Antoine Furetière

dimanche 22 avril 2012

Naples, les ordures

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/europe/naples-les-poubelles-de-la-mafia-30874
Un reportage de la Cinq (C dans l'air).

Nous avons fait attention à ne pas prendre ces ordures en photo. Ca déborde partout dans les rues de Naples. Mais pas dans toutes les rues ! la coupure est nette entre les quartiers.

On a aussi constaté que les gens jettent sans scrupule leurs ordures un peu partout. Et quand un commerçant balaye devant sa porte, il pousse les ordures dans le caniveau. Du fait du vent et de la pluie, on trouvait un peu partout des parapluies épaves.

On a cherché en vain un lieu pour déposer les bouteilles de verre.

Seuls trient les pauvres immigrés africains qui récupèrent les tissus.

On a eu un peu de chance... la pluie battante a nettoyé les pavés des merdes de chien. Mais en descendant de la Charteuse de San Martino, ... une plaque d’égout a été traite.
 
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