mardi 7 octobre 2014
« How it’s made », Comment est-ce fait ?
https://www.youtube.com/watch?v=rFDsSMDeV3w&spfreload=1
https://www.youtube.com/watch?v=a9O_kGbEsW8
https://www.youtube.com/watch?v=LjxkurtzVx0
https://www.youtube.com/watch?v=wr4_B9EXWSo
https://www.youtube.com/watch?v=nRwa8msCbP0
http://www.youtube.com/watch?v=V83rdbSpiGA
On attend sur les chaînes françaises !
lundi 5 mars 2012
Internet rend-il bête ? : reprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté
" Le titre original (The shallows) était plus adapté que le titre choisi par l'éditeur français :
Internet rend-il bête ? : reprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté / Nicholas Carr. Marie-France Desjeux, trad. - Paris : R. Laffont , 2011.- 1 vol. ; 25 x 16 cm
Résumé de "Internet rend-il bête ?"
C'est bien sûr à une révolution technique et informationnelle que nous assistons avec Internet. Mais c'est surtout à une révolution dans notre cerveau ! Vous aviez l'habitude de lire tranquillement et de façon linéaire un livre sur lequel vous portiez toute votre attention. Cela pouvait durer des heures pendant lesquelles vous, lecteurs, vous immergiez dans le monde singulier d'un auteur, en y mettant toute la concentration que vous désiriez. Regardez maintenant ce qui se passe quand vous vous connectez à Internet. Vous zappez de page en page par des liens qui vous promènent ici et là, et pendant ce temps vous êtes aussi bombardés de messages, parfois d'alertes vous informant qu'un mail vient de vous arriver ou qu'une nouvelle récente vient de mettre un blog ou un site Web (sur un flux RSS) à jour.Que se passe-t-il alors dans notre esprit ? En quoi cet environnement électronique change-t-il notre état mental, voire notre comportement social ? Ne serons-nous bientôt plus capables de nous concentrer plus de quelques minutes sur un texte ? N'allons-nous pas nous contenter de picorer ici et là quelques bribes (de textes, de vidéos, de messages audio) ? Notre cerveau, incroyablement plastique, s'adapte très vite aux nouvelles technologies et à leurs nouvelles tentations. Quels sont les avantages et les inconvénients de ces changements pour notre esprit ?
Nicholas Carr pose ici une question fondamentale : quel monde nouveau l'Homo sapiens vient-il de se forger et y résistera-t-il ? Dans un détour historique passionnant, il nous rappelle que l'homme s'est constamment créé de nouvelles façons de penser. D'abord en inventant l'écriture (Sumer, les hiéroglyphes égyptiens, et le passage de la culture orale à l'écrit) puis en faisant évoluer la lecture (devenue silencieuse après des siècles où elle se fit à voix haute). L'imprimerie lui a fait accomplir un saut nouveau dans l'accès à la connaissance. Et jusqu'à très récemment, la capacité à se concentrer dans la lecture, pour tout apprentissage, a été au cœur de notre mode d'éducation.
Que va-t-il se passer maintenant que des professeurs d'université - même en littérature - ne parviennent plus à faire lire leurs étudiants (Guerre et Paix, A la recherche du temps perdu. c'est bien trop long). Internet va-t-il nous rendre stupides, comme le laissent entendre certaines études scientifiques ? Elles montrent en effet que notre compréhension d'un texte est meilleure quand nous pouvons le lire posément, sans être incité par des liens divers (liens hypertexte) à l'" approfondir " d'une manière ou d'une autre (par telle ou telle vidéo ou interview complémentaire, tel autre texte explicatif, etc.) ! Comment les générations futures vont-elles penser ? "
http://www.franceculture.fr/oeuvre-internet-rend-il-bete-reprendre-a-lire-et-a-penser-dans-un-monde-fragmente-de-nicholas-carr
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Sciences/Comment-les-outils-numeriques-modifient-notre-cerveau-_NP_-2011-10-18-724410
mercredi 28 mars 2007
Leibniz et sa notation
Ainsi b4free se lit "b pour gratuit", "p2p" se lit "peer to peer"...
Leibniz 1646-1716 a utilisé cette technique dans son De Arte combinatoria.
Voici un extrait du livre qui fait partie de notre programme "Ne pas mourir complétement ignare" , Yvon Belaval, Leibniz, Initiation à sa philosophie, Vrin :
"La thèse de Leibnitz est que nos concepts sont des composés d'idées simples, qui comme les lettres de l'alphabet ou les facteurs premiers, doivent être en petit nombre : on pourrait en dresser le tableau et les numéroter.
Ces idées simples, primitives - exemples :
- 1, le point;
- 2, l'espace;
- 3, le "situé entre" ....
- 9, la partie;
- 10, le tout ...;
- 14, le nombre;
- 15, la pluralité ...; -
En les combinant deux à deux - ce que Leibniz écrit : com2natio - on obtient les termes de second ordre :
par exemple
la quantité est le nombre des parties (...)
En les combinant trois par trois - com3nation - on obtient les termes de troisième ordre :
par exemple
Intervallum est 2.3.10
c'est-à-dire :
l'intervalle est l'espace (2) pris dans (3) un tout (10). Et ainsi de suite, en procédant, par con3natio, con5natio, etc.
Dès lors, par un calcul analogue à la décomposition d'un nombre en facteurs premiers, on peute résoudre le problème :
"Etant donné un sujet, trouver tous ses sujets possibles", puisque Leibniz croit - à tord selon nos logiciens - que tout jugement est réductible à la forme prédicative "S est P" (...) (*)
Il suffira de diviser un terme en ses facteurs premiers, pour en avoir tous les prédicats possibles :
par exemple,
les prédicats possibles d'intervalle sont 2 (l'espace), 3 (l'intersituation), 10 (le tout), dabord pris un par un ; ensuite, par com2natio, 2.3 (espace intersitué), 2.10 (espace, total), 3.10 (intersituation dans l'espace); enfin, par con3nation, le produit 2.3.10 qui constitue la définition de l'intervalle. (...) "
(*) La forme "sujet (ou objet) est (copule) attribut (ou propriété ou prédicat)" qui nous vient d'Aristote a posé des tas de difficultés... et a entraîné bien des discours.
Il a fallu l'invention des relations pour supprimer ces difficultés.
Suite à Aristote, le paradigme de la phrase déclarative a été sujet-copule-prédicat (le terme copule1 a été introduit par P. Abélard au XIIe. siècle). Par exemple, « Socrate est mortel ». Bolzano, des siècles plus tard, préférera exprimer la copule par le verbe avoir au lieu du verbe être. De manière implicite, on a considéré qu'il y avait une bijection entre les éléments de la phrase déclarative et la « structure de la réalité », de sorte qu'on puisse dire qu'une phrase est vraie ou non. On en arrive ainsi à considérer que la réalité est composée de choses qui ont ou n'ont pas des propriétés2. « Il s’agit là, on le voit bien, non plus d’une remarque concernant le langage, mais d’une thèse " métaphysique " concernant la structure de ce qui « est » en général. De la logique, on passe à l’ontologie (= " science " de l’être en général). (…) On en arrive alors facilement à l’idée qu’il y a ultimement dans la réalité des substances individuelles qui « ont » des propriétés qu’elles partagent avec d’autres substances individuelles. (…) c’est là que les problèmes commencent, problèmes qui ont été au cœur des spéculations métaphysiques depuis l’Antiquité. » (Schmitz 1999), p. 55 et s.
La structure de la phrase d'Aristote a eu aussi des conséquences dans le domaine de la « philosophie naturelle ». Comme l'écrit J.P. Jouary (Jourary 1973) , « Si le feu est regardé comme une chose - pour les présocratiques il est un des 4 éléments -, et non comme une réaction entre plusieurs choses, on ne peut rien comprendre. Or l ’observation nous présente le feu comme une chose ». La vision du feu comme une entité, un objet avec ses propriétés a bloqué l'invention scientifique. C'est en 1785 que Lavoisier a détruit la conception substantielle du feu et la théorie phlogistique, en réalisant l ’analyse et la synthèse de l ’eau.
1 « Le "est" de la proposition "l'étoile du matin est Vénus" n'est évidemment pas une simple copule : si l'on consulte le contenu, "est" est une partie propre du prédicat ; en conséquence, le mot "Vénus" ne constitue pas à lui seul le prédicat. On pourrait également dire "l'étoile du matin n'est rien d'autre que Vénus" en développant en quatre mots le contenu du précédent "est". Dans ce cas, le "est" de "n'est rien autre que" est simplement copulatif. Ce qu'on énonce ici n'est alors pas simplement Vénus mais rien d'autre que Vénus. », (Frege 1971), p. 129 « Pour Abélard, la fonction propre du verbe être, qu'il soit ou non exprimé séparément du prédicat, est d'assurer la jonction, copulatio, entre le sujet et le prédicat, sans lesquels les deux termes ne forment pas une proposition. Il faut bien distinguer entre ce sens copulatif du verbe être et son sens existentiel. » (Blanché 1996), p. 142
2 On trouve comme synonymes attribut, caractéristique.
lundi 22 janvier 2007
it would be a shame !
Je viens de recevoir ce message :
"Dear All
Does anyone know of a home for old Computing Journals?
The subects they cover include `Scientific Computing',
`Software Engineering', `Information Systems' etc. etc.
They have been left here by retiring/leaving staff - it
would be a shame to put them out with the waste paper!"
La question que j'ai posé aux candidats à la présidence...
de notre université, d'autres se la posent.
Mais que font nos universités ?
et maintenant celui-ci
"I have a similar problem and our library said that they can forward a list
to other libraries, in the way that they do if they are removing books
from stock, to see if another library would want them.
Unfortunately you may not get much of a response as most libraries seem to
be throwing away such material and going digital.
Also, someone here had an arrangement to send mainly old and complimentary
text books overseas to institutions struggling to acquire resources."
Roger