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jeudi 4 décembre 2014

"rendre blanc le noir, beau le laid, juste l’injuste, noble l’infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche"

« Ce peu d’or suffirait à rendre blanc le noir, beau le laid, juste l’injuste, noble l’infâme, jeune le vieux, vaillant le lâche...
Cet or écartera de vos autels vos prêtres et vos serviteurs ; il arrachera l’oreiller de dessous la tête des mourants ; cet esclave jaune garantira et rompra les serments, bénira les maudits, fera adorer la lèpre livide, donnera aux voleurs place, titre, hommage et louange sur le banc des sénateurs ; c’est lui qui pousse à se remarier la veuve éplorée.
Celle qui ferait lever la gorge à un hôpital de plaies hideuses, l’or l’embaume, la parfume, en fait de nouveau un jour d’avril. Allons, métal maudit, putain commune à toute l’humanité, toi qui mets la discorde parmi la foule des nations... “ (Shakespeare, ‘Timon d’Athènes’)
Passage repris par Marx dans ‘Critique de la politique et de l’économie politique’ plus connu sous le nom de ‘Manuscrits de 44’. 
Cité dans un commentaire de 

mercredi 13 février 2013

Et d'aucuns vous disent que Shakespeare c'est chiant

"Pardi, monsieur, répond-il, le rouge au nez, le sommeil et l'urine. La lubricité, monsieur, ça la provoque et la révoque ; ça provoque le désir, mais ça empêche l'exécution. C'est pourquoi on peut dire que trop boire est le jésuite de la lubricité : ça la fait, et ça la défait ; ça met en route, et puis en déroute ; ça la stimule, et ça la décourage ; ça la dresse, et ça la débande ; et en guise de conclusion, ça l'embobine en rêve, ça vous la met sur le flanc, et vous la laisse en plan" (dans La Pléiade)

Ça  vaut les Tontons flingueurs !

Mais c'est loin des émissions de télé à grand succès comme m'a-t-on dit, Splash
http://www.tf1.fr/splash/

Ben couillon ! Le niveau monte, nos sociologues patentés nous l'ont répété !


samedi 9 février 2013

Richard III transféré à Fontevraud ?

"

Richard III: DNA confirms twisted bones belong to king

Skeleton found beneath Leicester car park confirmed as that of Richard III, as work begins on new tomb near excavation site " The Guardian
Est-ce que ces os vont être transférés à Fontevraud ?

dimanche 20 février 2011

Honorificabilitudinitatibus

... c'est le mot le plus long des dictionnaires de la langue anglaise !
( = "le fait d'être digne de recevoir des honneurs")
Le mot a été inventé par Shakespeare, et souvent repris depuis.

Pour les experts : http://en.wikipedia.org/wiki/Honorificabilitudinitatibus

Ce soir, nous nous coucherons moins bêtes.

vendredi 4 février 2011

lundi 5 avril 2010

La mère de William Shakespeare française !

"Depuis la découverte récente d’une mèche de cheveux qui aurait appartenu à Mary Stuart accompagnée de l’inscription ‘A mon fils Guillaume – Mary Arden – Mary Stuart - 1587,’ il semblerait que la maman du Barde, Mary Arden/Ardenne(s) ait été française, avec toutes les implications que l’on devine.
On en est pour l’instant au stade des conjectures, mais Jack Lang n’en a cure, qui empoigne fermement la mèche et déclare à la BBC que: ‘We are delighted to learn that Shakespeare is French. His mother’s affection and connection with Mary Queen of Scots confirms what some French experts had already thought[s]. We are looking into HOW TO HONOUR THE GREAT PLAYWRIGHT. Of course, we have Racine and Molière but we will make some room for him in our national Pantheon of literature.’ (Radio 4 - Today programme). Quel aplomb!
Comment nos édiles justifieront-ils le patriotisme anglais (et non britannique) de Shakespeare et les portraits assez peu flatteurs des Français de Shakespeare, le plus souvent légers, inconsistants, bavards, prétentieux, peu fiables, fourbes et malhonnêtes? That is the question/there’s the rub…"
Message lu sur le blog de Passouline
http://passouline.blog.lemonde.fr/2010/04/05/socrate-et-sa-bande-banquettent-au-theatre/#xtor=RSS-32280322

Un poisson d'avril de la radio publique britannique BBC-Radio 4

mercredi 10 février 2010

car, quand les coquins riches

"car, quand les coquins riches ont besoin des coquins pauvres, les pauvres peuvent faire le prix qu'ils veulent"
W. Shakespeare, Beaucoup de bruit pour rien, acte III, sc. III (Borachio)

dimanche 7 février 2010

Shakespeare est partout à Nantes cette année !

- Beaucoup de bruit pour rien au T.U. cette semaine
- et cette même semaine, La mégère apprivoisée à la salle Vasse
- Richard 3 au Grand T
- La nuit des rois au Grand T

vendredi 30 mars 2007

Le festival universitaire au Théâtre Universitaire 2007

du 16 au 28 avril 07
C'est la treizième édition. Bravo !
Un chouette programme.

Va être rejoué l'excellent Roméo et Juliette. Si vous avez raté allez-y !

Hier soir nous avons vu Un homme en faillite de David Lescot. Très bien. Décidemment, le programme du TU est excellent. Et ce n'est pas à la tévé, même si vous avez une centaine de chaînes, que vous verrez un extrait de pièce jouée au T.U. Pas de pot, pour les dîners en ville de nouvelle génération ou autres pinces fesses, il n'est pas sûr que votre interlocuteur soit allé au T.U.
Vous pourrez parler du FCNA. Facile ... ils suffit de dire "sont nuls". C'est plus facile que la critique des pièces jouées au T.U. cette année, des pièces à voir. En parler est difficile. Justement, c'est ce qui prouve que c'est du bon théâtre.

jeudi 18 janvier 2007

Tout est faux !

Profitons de la bibliothèque de notre institut. 8 (huit) étudiants seulement (?) de notre département (sur 200) sont inscrits à cette bibliothèque qui se trouve dans les locaux où ils ont des enseignements (il faut savoir aussi que tous les étudiants ont payé les frais de bibliothèque dans les frais d'inscription, certes on n'est pas aux "frais réels" !).

Est-ce bien raisonnable de conserver des bibliothèques si ce ne sont que les vieux profs qui les fréquentent ?

Dans un de nos modules, j'étais le dernier (sur 4 intervenants) à demander à chaque étudiant la lecture d'un livre ( et ils devaient fournir un travail sur ce livre, travail que j'avais défini en fournissant des exemples de ce qui était à faire et des contre-exemples) à prendre dans une liste que je leur fournissais. Ils pouvaient aussi me proposer un livre hors de cette liste (mais je n'acceptais pas toute proposition). Pourquoi ai-je arrêté ? parce que les étudiants, sachant que les collègues avaient abandonné, ont abandonné eux aussi et ne m'ont pas fourni le travail.

Nota : non seulement je leur demandais ce travail, mais je faisais des a-r sur leur écrits (comme quand on encadre une thèse) jusqu'à en autoriser la "publication". Je leur demandais d'écrire deux questions portant sur leur texte et de fournir la réponse aux questions. Ceci pour leur faire prendre conscience du discours creux. Je compilais tous les rapports et leur distribuais la compilation. Lors du "DS", je tirais au sort deux des questions.

Ainsi les étudiants participaient à la rédaction du sujet de contrôle. A noter que certains ont crié au scandale ! mais la grande majorité a approuvé.

Je me suis adapté à la clientèle. "On" nous répéte qu'il ne faut pas vivre dans le passé, qu'il faut s'adapter. C'est fait. Mais ouf, la bibliothèque est encore là. Quid dans les nouveaux bâtiments quand nous serons dans des bâtiments modernes, là ousqu'on crève de chaud au printemps etc. ?

Vient d'être inclus dans le fonds
Honni soit qui mal y pense. L'incroyable histoire d'amour entre le français et l'anglais de Henriette Walter (Livre de poche), auteur dont nous avions lu les autres ouvrages publiés en poche.

Et qu'apprend-on (on le savait si on avait regardé la signature présente sur une pub d'une pièce de l'auteur jouée par le TU de Nantes) que

Shakespeare n'est pas le nom de Shakespeare.
Il signait :
  • Shalp(er)
  • Shakspe(r)
  • Shaksper
  • Shakspere
  • Shakspeare

...mais jamais Shakespeare.

Cavana cité par Moreno (l'inventeur de la carte à puce) dans sa Théorie du bordel ambiant a écrit :

"Si l'on examine un cochon d'Inde, on s'aperçoit avec stupeur que ce n'est pas un cochon et qu'il n'est pas d'Inde. Seul le "D" est authentique. "

et J. Prévert :

"Est-ce qu'on sait ce qu'est un pinson ?
D'ailleurs, il ne s'appelle pas réellement comme ça,
C'est l'homme qui a appelé cet oiseau comme ça.
Pin-son"

Nos étudiants (pas tous, pas tous, faut pas exagérer. On vous donnera des chiffres un de ces jours) "nouvelle génération" (le "de" n'est pas tendance mon coco !) signent maintenant par

  • une croix, des méchants en déduiraient qu'ils ne savent pas écrire
  • un nom fantaisiste : Ducon, Rocky, etc. Comme nous vérifions ces signatures, un des auteurs nous a dit que "c'était sa signature à l'université". Et dire qu'on fait signer aux enfants de maternelle (svp, ne cassez pas les maternelles !) des "contrats pédagogiques" (ce n'est pas le terme, mais allez voir sur les sites web sérieux en la matière)
  • des coeurs au crayon fluo (ça c'est la "prime de rentrée" : elle permet d'agrandir les rayons des grandes surfaces. Pour étudier, il en faut du matériel ma bonne dame. Et il faut le renouveler tous les ans.). Il semble que les coeurs soient pour des collègues féminines.

Abracadantesque !

Et chez vous, mon bon lecteur, "c'est comment" ?
 
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