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mercredi 5 janvier 2011

Chanson du béret

Chanson du béret

I
Chaque pays possède sa coiffure :
Le marocain porte un fez rigolo,
Le mexicain ne manque pas d’allure
En arborant son vaste sombrero !
Le bon bourgeois, ce n’est pas un reproche,
Porte un melon, tant mieux si çà lui plaît,
Moi, mon chapeau, je le mets dans ma poche,
Je suis gascon et porte le béret.

II
Notre béret c’est toute la Gascogne,
Et "per canta nouste beth ceü de Paü"
Nos montagnards aux jambes de cigogne,
Avec orgueil le portent en haut "ataü"
Et avec çà c’est tellement pratique,
Quand M’sieur l’Curé sur la roue apparaît
Où le paysan dépose-t-il sa chique ?
Mais "Diü Biban" mais c’est dans son béret.

III
Le béarnais aime le mettre en pointe,
Le basque, lui, le met sur l’occiput,
Et le landais, sans reproche et sans crainte,
Le pose ainsi quand il veut dire "zut",
C’est tout petit mais c’est une merveille :
Pour réfléchir c’est ainsi qu’on le met,
Et pour crâner on l’accroche à l’oreille
Quel orateur ce coquin de béret !

IV
Quand grand-papa travaille dans la vigne,
Et qu’à l’église on sonne tant et plus,
Pour la prière, il l’enlève et se signe,
Plus de béret quand sonne l’angélus.
Les parisiens dont l’enfant n’est pas sage,
Pour le fesser prennent un martinet,
Un martinet ! C’est un truc de sauvage,
Nous on lui flanque un bon coup de béret.

V
Lorsque à Bayonne, on joue à la pelote,
C’est son béret que l’on jette au vainqueur,
Et ce béret c’est pas de la gnognote
Puisque dedans on a mis tout son cœur !
Et le dimanche, il fait bon qu’on le sache
A la plazza ça fait beaucoup d’effet,
Nos jeunes gens vont exciter la vache,
Pour la sauter pieds-joints dans le béret,

VI
Votre béret a fait le tour du monde,
Tous les champions qui battent un record
L’ont adopté sur la terre et sur l’onde,
Car un béret çà tient, coquin de sort,
Malgré le vent et malgré le cyclone,
Il est solide et peut-être, qui sait ?
Alphonse XIII aurait gardé son trône
S’il avait eu pour couronne un béret.

VII
Quand le conscrit quitte sa fiancée
C’est le béret qui rythme les adieux,
Quand il est loin, seul avec sa pensée,
C’est au béret qu’il parle avec les yeux.
Je ne veux pas vous parler de la guerre,
Quelques grincheux me le reprocheraient
Mais vous savez tout ce qu’ils ont pu faire
Les petits gars qui portaient le béret.

samedi 27 janvier 2007

Quelques livres sur le Limousin

Recherchant les Mythologies de Roland Barthes (afin d'y relire celle sur l'abbé Pierre), je suis tombé sur quelques livres :

- La vie quotidienne en Limousin au XIXe siècle de Georges-Emmanuel Clancier, Hachette, 1976
Clancier est l'auteur de Le pain noir dont Serge Moati (celui qui anime une émission le dimanche soir sur la Cinq) a tiré pour la télé un film à succès.

- L'albine, scènes de la vie en Limousin et en Périgord vert, de Fernand Dupuy, Fayard, 1977
F. Dupuy, instituteur fut résistant FTP, membre du PC, maire de Choisy-le-Roi et député du Val de Marne.

- Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon, de Martin Nadaux, Lucien Souny, édition établie par M. Agulhon, prof au Collège de France, 1998
Nadaux est né en 1815 en Creuse. "Il part à pied pour Paris afin d'y travailler comme aide-maçon. Il adhère quatre ans plus tard à la Société des droits de l'homme, fréquente les écoles gratuites, enseigne la lecture et l'arithmétique à ses camarades, devient compagnon, puis maître compagnon. A la veille de la Révolution de 1848, il conduit les travaux de la mairie du Panthéon. (...) en 1850 il prononce la phrase célèbre "A Paris, lorsque le bâtiment va, tout va". "

et ce livre récent :

Y. Lavalade, J. Peyramaure, Tournures limousines, Viradas lemosinas, Lucien Souny, 2001
d'où nous avons extrait :

" Le, la, "N'a rien de péjoratif. (...)". Dans ma famille nous disions en effet , "as-tu vu le papa, la maman"

"Une bêque l'a béqué", une guêpe l'a piqué

"Faire frouillou" , échouer
 
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