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dimanche 26 novembre 2017

" Réinventer la programmation ? "


Je n'enseigne plus ces questions depuis plus de 8 ans. Et je constate qu'elles sont toujours d'actualité. Je retrouve dans l'article des noms connus.

Pourtant on m'apprend par ailleurs que les enseignements d'informatique se réduisent comme une peau de chagrin. On met les étudiants "sur" les machines. Et comme ils en ont eu dans leur soulier au pied du sapin depuis leur tendre enfance, les enseignants peuvent passer leur temps à la machine à café. Ils sont ainsi assurés d'obtenir une bonne note des élèves.

jeudi 18 mai 2017

Alain Colmerauer est décédé

Chers tous,

Philippe Jorrand nous fait part du décès d'Alain Colmerauer, à Marseille, le samedi 13 mai 2017. Alain Colmerauer était un ancien de l'IMAG, devenu une personnalité scientifique de premier plan par le rayonnement international de l'œuvre majeure de sa recherche, le langage PROLOG.

Alain Colmerauer était un élève de la première promotion de l'ENSIMAG, diplômée en 1963. Il a débuté sa recherche au Laboratoire de Calcul de l'Université de Grenoble, l'ancêtre du LIG. Dans sa thèse, soutenue en 1967, il développait les bases théoriques d'une méthode d'analyse syntaxique. Puis, pendant son séjour de deux ans à l'Université de Montréal, c'est en imaginant une utilisation originale des grammaires à deux niveaux (les "W-grammaires"), qu'il a établi les bases embryonnaires de ce qui allait devenir PROLOG.

De retour en France en 1970, il accomplit ensuite toute sa carrière à l'Université de Marseille, où il devient professeur. C'est là, au Laboratoire d'Intelligence Artificielle du campus de Luminy, qu'il forme avec détermination une petite équipe de jeunes doctorants, puis d'enseignants-chercheurs, pour développer la PROgrammation en LOGique. Sous sa direction, c'est ce petit groupe qui a élaboré les fondements théoriques de cette approche originale de la programmation, puis conçu et mis en œuvre les versions successives du langage qui allait connaître un succès international et être la source d'un courant de recherche fertile : PROLOG I, PROLOG II, puis PROLOG III où les contraintes linéaires venaient rejoindre la logique.

Alain Colmerauer a toujours été un esprit original. Il se défiait de tout ce qui peut ressembler à une pensée unique, et n'hésitait pas à exprimer des idées parfois iconoclastes, mais souvent fécondes. Il croyait à ce qu'il faisait, et sa ténacité lui a souvent été utile face à quelques difficultés institutionnelles et à l'incrédulité de collègues plus installés que lui dans les modes scientifiques. Pour ceux qui l'ont bien connu pendant de longues années, Alain était un ami solide.

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Eric Gaussier, Prof. Univ. Grenoble Alpes
Director of LIG, Laboratoire d'Informatique de Grenoble



dimanche 24 janvier 2016

Une histoire d'informaticien

http://jeanlouis.marcot.free.fr/chroniques/chroniques6-20082008.htm

extrait :

"J’étais sur le point de tout plaquer quand, 3 mois après mon arrivée, on proposa de m’affecter à l’informatique. La DTRI voulait faire d’une de ses stations radio-électriques, dans la Brie, un centre de calcul moderne. Elle manquait de volontaires. L’informatique, n’était-elle pas un peu fille de la philosophie et n’avais-je pas suivi un enseignement de logique formelle ? On me forma en 10 jours : cours de LCP (Laws of Computer Programming) chez Honneywell-Bull, rue des Vinaigriers à Paris.
C’était l’époque où les programmes se présentaient sous la forme de plusieurs centaines ou milliers de cartes perforées soigneusement rangées dans un bac qu’il fallait porter en salle machine. Gare aux chutes ou aux déclassements. Les programmes étaient écrits sur des formulaires spéciaux et encodés par des " perfo-vérifs ". Ils devaient suivre une logique purement séquentielle, avec un début et une fin clairement marqués. Le nombre des instructions était limité. Le " go to " primait impérativement le " perform ".2

A Noiseau, c’était la vie de château, cantine, cafétéria, tennis, ping-pong, jardins potagers à la disposition du personnel. Nous, les pionniers de l’informatique, nous étions un peu les rois et forts d’une bonne section syndicale, nous faisions à peu près la loi. J’animais la section CFDT, puis je pris ma place dans le syndicat, réputé pour son gauchisme, et en devint quelque temps le secrétaire national.3 Nous revendiquions plus d’effectifs, plus de formation, moins de sous-traitance, l’arrêt de la privatisation rampante…"

samedi 27 décembre 2008

jeudi 11 décembre 2008

the highest goal of programming language design

"I have regarded it as the highest goal of programming language design to enable good ideas to be elegantly expressed."

T. Hoare, Discours de réception du Prix Turing

Programming

"I would rather write programs to help me write programs than write programs"
Inscription relevée par Robert Floyd sur le mur du bureau d'un étudiant de Stanford

cité dans sa Lecture lors de la remise du Prix Turing

mardi 11 novembre 2008

L'enseignement de la programmation

http://www.codinghorror.com/blog/archives/000635.html

Un lien et une discussion fort intéressante. Merci Sébastien.

Au fait, quelle connerie que d'avoir introduit le signe de Ricorde (=) pour l'affectation ! Vive le Cobol avec son MOVE ou LSE avec sa flèche ou Pascal avec :=.

lundi 28 mai 2007

Ada

"Le nom d'Ada apparaît pour la première fois ce 2 mai 1979 (jusqu'à présent, tout le monde pensait que le langage s'appelerait DoD-1). L'idée de baptiser le langage du nom d'Ada est attribuée à Jack Cooper du Naval Material Command, et remonte à juillet 1978. Ce nom est choisi en l'honneur d'Ada Augusta Lovelace, fille de Lord Byron et mathématicienne du 19ème siècle. Ada travailla avec Charles Babagge, l'inventeur de la machine analytique et fut la première à définir la notion de "programmation" de cette machine. Le DoD poussa la courtoisie jusqu'à rechercher les descendants de Ada Lovelace pour leur demander la permission d'utiliser ce nom pour leur langage."

Etienne Morel dans 3ème colloque Histoire de l'informatique, 13-15 octobre, Sophia Antipolis, INRIA, ISBN 2-7261-0804

voir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ada_Lovelace#Biographie
http://www.ada-online.org/frada/spip.php?article101

jeudi 3 mai 2007

Ouvrages de J.D. Warnier (LCP, LCS)

Il existe un prix J.D. Warnier. Alan Kay l'a reçu.
Je me souviens d'une rencontre sur une plage dans une île au large d'Hiroshima dans les années 60 : un informaticien qui connaissait et appliquait LCP. L'index, le sable ... et la notation de Warnier ont permis une discussion pas trop chaotique.
Je me souviens aussi des travaux faits par des gens de Bull en URSS, au BHV, etc.
Je me souviens que Warnier m'avait dit avoir dû beaucoup batailler avec son éditeur pour que la mise en page soit pratique : structure des données d'entrée, de sortie, du programme sur la même page.
J'ai compris sa bataille quand j'ai moi-même publié des livres.
LCS, c'est du modèle relationnel n-aire avec en plus une démarche. Kenneth D. Orr a apporté la notation LCP au Royaume-Uni.
Warnier est décédé le 5 août 1990





samedi 3 février 2007

Ph. Meirieu, sic et non

Le site le plus complet sur l'éducation que nous connaissions est celui de Philippe Meirieu.

http://www.meirieu.com/pourquoi.htm

Ph. Meirieu a fait l'objet de critiques violentes. Malheureusement, nous n'avons guère eu l'occasion d'en discuter sérieusement avec des collègues. Il est vrai que l'enseignement supérieur étant supérieur ...

Pour les critiques, il y a quelques sites à lire :

- celui de "sauver les lettres"
http://www.sauv.net/

- le blog de Jean-Paul BRIGHELLI
http://bonnetdane.midiblogs.com/

- les pages de Laurent Lafforgue, médaille Fields

Les citations de l'entrée Education de l'encyclopédie Wikipedia.

  • « Be very careful about what you put in his head, for you will never, ever, put it out. » (George Berkeley)
  • « Prenez bien garde à ce que vous lui mettez en tête car vous ne pourrez jamais, jamais, l'en faire sortir. »
  • « L'éducation coûte cher ? Hé bien, Messieurs, essayez donc l’ignorance ! ». (Abraham Lincoln)
  • « Eduquer, ce n'est pas remplir des vases mais c'est allumer des feux. » (Montaigne, Essais)
  • « Et enfin il n'y a de progrès, pour nul écolier au monde, ni en ce qu'il entend ni en ce qu'il voit, mais seulement en ce qu'il fait. » (Alain, Propos sur l'éducation, II)
  • « Si le maître se tait, et si les enfants lisent, tout va bien. » (Alain, Propos sur l'éducation, XXV)
  • « L'éducation ne consiste pas à gaver mais à donner faim. » (M.Tardy)
  • « Le seul individu formé, c'est celui qui a appris comment apprendre, comment s'adapter, comment changer, c'est celui qui a saisi qu'aucune connaissance n'est certaine et que seule la capacité d'acquérir des connaissances peut conduire à une sécurité fondée. » (Carls Roger 1976)
  • « Une leçon doit être une réponse. Si elle remplit cet office, elle sera de l'école active, quand bien même les élèves ne feraient rien d'autre que d'écouter.» (Edouard Claparède, l'éducation fonctionnelle)
  • « Donner à un enfant le désir d'apprendre et toute méthode sera bonne. » (J.J.Rousseau, L'Emile, 1762)
  • « Le but de l'instruction n'est pas de faire admirer aux hommes une législation toute faite, mais de les rendre capables de l'apprécier et de la corriger. Il ne s'agit pas de soumettre chaque génération aux opinions comme à la volonté de celle qui la précède, mais de les éclairer de plus en plus, afin que chacun devienne de plus en plus digne de se gouverner par sa propre raison. » (Condorcet, 1743-1794)
 
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