Affichage des articles dont le libellé est Jules Verne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jules Verne. Afficher tous les articles

dimanche 23 août 2015

L'écocritique

On m'écrit :

Tiens, Henri, ton Jules Verne aura les honneurs de Harvard (en anglais !) :
 http://www.fabula.org/actualites/reworlding-jules-verne-proposed-seminar-acla-annual-meeting-march-17-20-harvard-university_69758.php

La mode dans les fac de lettres, surtout aux USA, consiste à faire de l'écocritique, càd qu'on cherche à voir, chez un auteur/dans une œuvre ce qui préfigure, annonce les préoccupations et les réflexions écologiques/écologistes. Verne annonce l'âge industriel, les dérives du machinisme, etc.

C'est un courant critique né aux USA, des post-colonial studies (traumatisme des terres dévastées par les colons), d'où dérivent aussi le gender, les queer studies, les feminist studies, etc. Tout cela est apparenté. L'écocritique, très récente, s'implante en France depuis moins de 10 ans. Avec bien du mal, car l'école littéraire française est très historicisante. C'est du rebrousse-poil pour la Sorbonne.

Pour les auteurs un peu ancien, c'est ce qu'on appelle faire de la "lecture à contresens". Ce n'est pas de l'ironie de ma part, c'est vraiment comme cela que ça s'appelle. Les littéraires aiment penser dangereusement !

lundi 22 septembre 2014

Le rat goutteux, l'enseigne nantaise, et le roman de Jules Verne



extrait :



« C'est exact. À l'angle de la rue de la Barillerie et de l'allée Penthièvre qui donne sur le cours des 50 Otages. 

Il faut lever les yeux vers le haut du bâtiment pour découvrir deux enseignes en fer forgé. Elles représentent un rat goutteux. Créée par M. Chabas, marchand drapier, cette enseigne parlante remonte à 1798. Il s'agit d'un rat appuyé sur une béquille et qui pousse une charrette contenant des rouleaux de draps. 

Sur des cartes postales du début du XXe, on pouvait encore lire l'inscription « Au Rat goutteux » sur le bâtiment, qui appartient aujourd'hui à une banque. »

Jules Verne se serait inspiré de ce rat goutteux ?

« En janvier 1891, Jules Verne écrit Les aventures de la famille Raton, un conte de fées, avec des rats, qui lui permettent de philosopher sur les faiblesses de la vanité humaine. On y lit un passage sur le dénommé « Raton et les siens [...] « Seulement, Raton était devenu goutteux et marchait avec une béquille lorsque la goutte ne le retenait pas dans son grand fauteuil ». C'est Luce Courville, l'ancienne bibliothécaire de Nantes et spécialiste de Jules Verne qui a levé le lièvre. Elle y voit une nouvelle réminiscence de la vie nantaise de Jules Verne. Dans sa jeunesse (Jules Verne né en 1828 a vécu à Nantes jusqu'en 1848), il connaissait évidemment cette boutique. »
Nous avons déjà parlé ici du "roi des rats"

samedi 18 janvier 2014

Lettre ouverte aux candidats aux municipales 2014 à Nantes

Vous engagez-vous à déboulonner Jules Verne à Nantes ? à détruire le Musée Jules Verne ? à débaptiser les rues faisant référence à ce triste personnage ? à brûler ses œuvres en place publique ?

Avez-vous lu ce qu'il a écrit sur Nantes ?

LA SIXIEME VILLE DE FRANCE (O tempora ! o mores !) 

Un quartier neuf et présentable
Entre bon nombre de hideux
Des sots batissant sur le sable
En affaire peu scrupuleux
De science un peuple incapable,
A son endroit toujours crasseux
Quelques milliers de cerveaux creux
D'une bêtise indécrottable
De riz, sucre, un peuple marchand,
Sachant bien compter son argent,
Qui le jour, la nuit le tourmente
Le sexe en général fort laid,
un clergé nul, un sot préfet,
Pas de fontaines : c'est là Nantes !
Jules Verne

jeudi 16 janvier 2014

Jules Verne sur Nantes

"Des sots bâtissant sur le sable
En affaires peu scrupuleux;
De science un peuple incapable
A son endroit toujours crasseux;
Quelques milliers de cerveaux creux
D’une bêtise indécrottable"

samedi 9 février 2013

Nantes, rue M. Sandorf

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mathias_Sandorf,

En l'honneur de Jules Verne
Donnant sur la rue du Croissant, nous avons une rue Capitaine Nemo, une rue Michel Strogoff, une rue Phileas Fogg

dimanche 1 avril 2012

Jules Verne sort dans La Pléiade en mai

Jules Verne sort dans La Pléiade en mai
prochain. C'est l'événement de l'année : 3 volumes d'un coup (l'oeuvre
intégrale, donc) + l'album iconographique de l'année qui lui sera
consacré. Ca fait 4 volumes !
Edition confiée à Jean-Luc Steinmetz  professeur émérite)à
l'université de Nantes.

dimanche 10 octobre 2010

Jules Verne et le Périgord

" Ainsi qualifié par Jules Verne au cours de ses voyages, le Périgord Vert s’étend sur tout un croissant Nord du département de la Dordogne. " peut-on lire un peu partout sur la Toile. Or d'après les Verniens, on n'a pas trouvé de texte où Jules Verne fait cette qualification du Périgord nord. Mais il a parlé de la place Périgord d'Amiens.

La Place Périgord (aujourd'hui Place Gambetta)
Perdu dans son rêve de Ville idéale, Jules Verne ne sait plus bien s’il se trouve vraiment à Amiens, sauf aux abords de la Place Périgord (rebaptisé Place Gambetta):
« Je les reconnaissais, ces hôtels ! Mais combien les maisons étaient changées ! Cette rue des Rabuissons avait un faux air de boulevard Haussmann ! J’étais indécis, je ne savais plus que croire… Arrivé à la place Périgord, le doute ne me fut plus permis !
En effet, une sorte d’inondation avait envahi la place. L’eau jaillissait des pavés, comme si quelque puits artésien se fût instantanément foré dans le sol.
« La conduite d’eau ! m’écriai-je, la grosse conduite qui crève là, tous les ans, avec une régularité mathématique ! Oui, je suis bien à Amiens, et au cœur même de la vieille Samarobrive* ! » ».
Extrait Une ville idéale.

* Samarobriva (le pont sur la Somme) est le nom antique d’Amiens.
http://www.amiens.fr/decouvrir/jules-verne/ville-ideale.asp#6

jeudi 15 janvier 2009

Livres...

Sébastien m'a déposé un pochon à l'accueil de mon ancien lieu d'exercice. Dans le pochon, un filet de boites de pâtés à l'armagnac qu'il m'a ramené des Pyrénées. Et pour accompagner, des livres. Le pâté se consomme. Les livres, non ! après usage on peut toujours réutiliser les livres. Les livres sont un bien a rendement croissant. Lire n'est pas consommer à moins qu'on soit un gros dégueulasse qui abîme tellement le livre qu'il soit ensuite illisible. Le livre se prête, le pâté, non !

- Pierre Bergounioux, Bréviaire de littérature à l'usage des vivants, Bréal, 2004

Dans ce livre P.B. nous introduit à la lecture d'extraits de grands auteurs : Villon, Rabelais, Cervantes, Shakespeare, Ronsard, Montaigne, Descartes, Pascal, Molière, La Bruyère, Madame de la Fayette, Saint Simon, Montesquieu, Voltaire, Diderot, Rousseau, Marx, Chateaubriand, Hugo, Nerval, Stendhal, Balzac, Flaubert, Baudelaire, Rimbaud, Dostoïevski, Michelet, Alain-Fournier, Apollinaire, Aragon, Jünger, Genevoix, Lawrence, Kafka, Proust, Faulkner, Céline, Saint Exupéry, Giono, Claudel, Gracq, Ponge, Michaux, Beckett, Simon, Michon, Bon

- Susan Sontag, Garder le sens mais altérer la forme, Christian Bourgeois, 2007

Ouvrage posthume, 16 essais et discours
Sébastien m'en avait fourni des extraits. Quel beau titre ! c'est la définition du raffinage. On doit garder le sens alors qu'on descend vers la machine sur laquelle sera exécuté le logiciel.

- Boèce, La consolation de philosophie, Lettres Gothiques, Le livre de poche, 2005
Un classique ! ... que je n'ai pas encore lu. Sébastien devait s'en douter. Il me l'a prêté ...en évitant de me demander si j'avais lu.

- Maria Grazia Bajoni, Les grammairiens lascifs, La grammaire à la fin de l'Empire romain, Les Belles Lettres, 2008
Extraits de la 4ième de couv :
"L'immoralité des grammairiens est presqu'un lieu commun de la civilisation romaine? Pervers, libidineux ou seulement incultes, les chasseurs de barbarismes passent pour avoir des moeurs dissolues. [...] "

- Pierre Savinel, La terre et les hommes dans les lettres gréco-latines, Sang de la terre, 1988

- Divina Frau-Meigs, Qui a détourné le 11 septembre ? Journalisme, information et démocratie aux Etats-Unis, de boeck, Ina, 2006

- Henri de Grandmaison, Mémoire d'une ville, Nantes, Jules Verne, Editions C.M.D., 1999

Nantes, hum hum ... Pourquoi pas Amiens ? Je suis passé tout à l'heure sous la fenêtre de l'appartement où est né Jules. Et il y avait à côté du café de l'IPO (Institut Polytechnique de l'Ouest, qui devint l'ENSM...puis l'IUT... Jusqu'à quand ?), une galerie de tableaux. J'y passais régulièrement. J'y ai même acheté ma première toile. Le patron avait créé le prix Jules Verne qui récompensait un peintre. Tiens, ce prix existe-t-il toujours.

dimanche 7 janvier 2007

Brutus Villeroi

" Brutus Villeroi fut le professeur de Jules Verne au Collège Royal de Nantes (aujourd'hui lycée Clémenceau). Il a inventé un bateau-poisson en 1832, expérimenté en baie de Noirmoutier où il a effectué une submersion totale de 10 minutes. Villeroi émigre en 1859 à Philadephie où il présente un bateau sous-marin. Le Villeroi submarine boat navigue dans le port de Philadelphie en 1861. "


Source : Stéphane Pajot, Nantes étonnante, D'Orbestier, ISBN : 2-84238-032-0

"à Paris ce n'est ni plus délirant, ni plus étourdissant, ni plus écrapoutissant qu'à Nantes"

Jules Verne, 1848
 
Site Meter