Il s'agit de
" Les intouchables d'Etat, Bienvenue en Macronie "
de Vincent Jauvert, Robert Laffont, janvier 2018
Il ne s'agit pas que de Macronie, ce n'est pas nouveau ! Certains commentateurs critiquent le livre justement car tout ça n'est pas nouveau. Ben voyons ! Et même que c'est de la jalousie. La jalousie c'est pas beau.
Et si c'était un livre contre les fonctionnaires ? Si on touche aux hauts, on va toucher aux bas. Infirmières, instituteurs (pardon, professeurs des écoles ça fait mieux pour le même prix) prenez la défense des Hauts Fonctionnaires, ceux de la botte et des pantoufles.
Un conseil ne le lisez pas ! votre ulcère se portera mieux.
Présentation de l'éditeur
Incarnée par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, une
nouvelle noblesse d'État dirige la France. Une " caste " de hauts
fonctionnaires plus que jamais minée par l'entre-soi et les conflits
d'intérêts.
Ils exploitent leurs carnets d'adresses pour
faire fortune comme banquiers d'affaires, consultants ou lobbyistes. Ils
bénéficient du démembrement de l'État qu'ils ont eux-mêmes organisé.
Ils se répartissent des postes très lucratifs en multipliant les
établissements publics inutiles. Et parviennent à masquer leurs échecs,
même les plus graves. Par quel miracle ?
Grâce à une centaine de
témoignages et à des documents inédits, cette enquête révèle les secrets
inavouables de ces intouchables d'État si nombreux au sein de la
Macronie : des hauts cadres de Bercy rémunérés plus de 200 000 euros par
an, puis recrutés par de grands groupes pour leur révéler les
fragilités des règles fiscales... qu'ils ont eux-mêmes édictées ; des
conseillers d'État qui monnayent dans le privé leur connaissance intime
de l'appareil administratif... avant de revenir dans la fonction
publique profiter à vie de leur statut ; des inspecteurs des Finances
dont les erreurs de gestion coûtent des millions d'euros aux
contribuables, qui sont rarement sanctionnés... et souvent promus.
Après deux ans d'enquête, Vincent Jauvert dévoile la face cachée de
cette haute fonction publique qu'il est urgent de moraliser.
http://www.lepoint.fr/politique/dans-la-noblesse-d-etat-l-entre-soi-provoque-des-dysfonctionnements-considerables-20-01-2018-2188274_20.php
"L'archétype du système que je décris dans mon livre. Sorti dans la
« botte » de l'ENA, il a choisi le prestigieux Conseil d'État. Il n'y a
travaillé que quatre ans, c'est-à-dire le minimum requis pour ne pas
être exclu de la fonction publique, avant de rejoindre un cabinet
américain d'avocats d'affaires. Et c'est ensuite qu'il a officié comme
directeur des affaires publiques d'Areva. Avant de devenir maire du
Havre, député, et Premier ministre. Tout en restant jusqu'à aujourd'hui
membre du corps du Conseil d'État. Ces allers-retours entre public et
privé sont typiques de la nouvelle noblesse d'État, où l'on monnaye son
carnet d'adresses."
http://www.leparisien.fr/politique/le-livre-choc-sur-la-vie-de-reve-des-elites-de-l-etat-17-01-2018-7506825.php
"Encore un livre qui « dézingue » les hauts fonctionnaires, l’ENA, les
grands corps, etc., diront certains. De fait, l’enquête du journaliste
de l’Obs, Vincent Jauvert, sur « les Intouchables d’Etat »* a beau
sidérer par ses révélations — les salaires mirobolants des cadres de
Bercy, les petits services entre amis au sein de cette élite
administrative, les conflits d’intérêt multiples et croissants entre
public et privé... —, elle n’est pas la première à lever le voile sur
des pratiques choquantes, voire scandaleuses. Mais voilà, à l’heure où
l’on annonce un Nouveau Monde qui a déjà emporté la vieille politique,
on aurait pu attendre que cela change.
https://www.la-croix.com/Culture/grands-commis-lEtat-pays-cocagne-2018-01-23-1200908189
La France regorge aussi de « fromages » que
les élites publiques se partagent ou obtiennent des politiques pour
services rendus (ou à rendre…). Un rapport de l’inspection des finances
de 2012 dénombre 1 244 agences d’État dont « l’efficience » n’est pas
toujours prouvée. Mais chaque poste de direction est l’assurance d’une
belle cagnotte.
Ah les fromages ! en Limousin, on appelle cela des plaçous. Non, le terme est inexact. La terminaison "ou" c'est pour "petit". Un fenetrou c'est une toute petite fenêtre !