jeudi 24 septembre 2026

In Memoriam, Josette Brunet

 Un ancien du lycée Darnet m'apprend le décès de Josette Brunet.


Madame Josette BRUNET

Née à Châtellerault le 22 avril 1937

Décédée à Athée-sur-Cher le 22 septembre 2026 à l'âge de 89 ans

Domiciliée à Saint-Yrieix-la-Perche

 Nous échangions tous les deux depuis de très nombreuses années. Elle commentait mes billets de blog. 

 « Dans mes souvenirs, le vert « administratif » n’avait pas atteint les préfas de
notre vieux lycée. Le beige-grisâtre dominait mais la chaleur des poêles et
surtout des élèves (et enseignants) suffisait à nous donner du cœur à
l’ouvrage dans notre campagne verdoyante. Souvenirs… »

et corrigeait mes fautes d'orthographe :

"Quelques précisions : on refait l'intérieur de l'église, sol compris, d'où la fermeture du CHŒUR (le cœur m'a fait rire) pour des mois. L'orgue, actionné par un habitué qui veut se faire entendre et non accompagner, est remplacé par un "piano" branché au son désagréable. Le curé a bien une tablette mais le Livre est ouvert pour les textes. On cherche les enfants, il n'y a plus de rameaux garnis de meringues depuis longtemps. Liturgiquement, jamais de baptêmes pour les Rameaux, c'est pour la veillée pascale. Bon appétit pour déguster nos excellentes spécialités, il fait encore bon vivre en Arédie " 

et me faisait parfois des traductions de latin quand je n'y arrivais pas. 

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2018/01/12/je-me-souviens-de-la-couleur-des-prefas-du-lycee-darnet-dans-les-annees-60-ce-netait-pas-du-vert-administratif/ 

Et je savais que l'on approchait de la fin.

Josette Brunet est arrivée au lycée Darnet après avoir passé l'agrégation. Elle nous faisait cours de français et de latin. J'ai toujours mes devoirs avec ses commentaires et ses notes. 

Elle était la responsable du groupe local d'Amnesty International de St-Yrieix .

https://www.lepopulaire.fr/saint-yrieix-la-perche-87500/actualites/40-ans-dactions-urgentes-detaillees-a-saint-yrieix_1743329/ 

Elle chantait aussi dans le Chœur de la Loue.

Je me souviens que lors d'une distribution des prix au Cinéma Cyrano elle avait rédigé le discours. Les profs étaient en tenue académique, elle non. Et c'était la seule agrégée.

 

mercredi 23 septembre 2026

D'où vient le kaolin utilisé dans la porcelaine de Limoges en 2026 ?

 

Réponse de l'IA de Gougueule :

En 2026, le kaolin utilisé pour fabriquer la porcelaine de Limoges ne provient plus du tout du Limousin, les gisements historiques locaux s'étant totalement taris. [1, 2, 3]
L'approvisionnement en matières premières pour les manufactures de Limoges repose désormais sur les sources suivantes :
  • En France : Le kaolin est principalement extrait des grands gisements français restants, situés notamment en Bretagne (kaolins de Bretagne) et dans l'Allier (site de Beauvoir près de Montluçon). [1]
  • À l'international : Une part significative de la matière première est importée d'autres gisements mondiaux en fonction des besoins de production et de l'internationalisation de la chaîne logistique. [1]
La transformation locale :
Même si le kaolin est extrait ailleurs, il est acheminé en Haute-Vienne où l'entreprise Imerys (ancienne Société des Kaolins et Pâtes Céramiques du Limousin - KPC, basée à Aixe-sur-Vienne) formule et produit la pâte à porcelaine finale. C’est ce travail de la pâte et le savoir-faire de façonnage et de cuisson local qui permettent à la porcelaine de Limoges de conserver son Indication Géographique Protégée (IGP)
 
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Je ne sais donc toujours pas d'où ça vient ! certainement pas de la falaise de la mine d'or à Pénestin (alors que les ganivelles viennent bien de St-Yrieix ! j'y ai rencontré l'ancien fabricant de St-Yrieix quand je suis arrivé dans le coin). De Bretagne ? le kaolin qui en vient sert pour la pharmacie, etc. et en Bretagne, à Quimper ou à Pornic, on fait de la faïence ! 
Il fut un temps ça venait d'Allemagne. 
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Où se fournit Imerys ?
Imerys se fournit principalement à la source par l'exploitation de ses propres gisements et carrières, complétée par des importations de matières premières spécifiques pour ses usines de transformation.
En tant que leader mondial des spécialités minérales pour l'industrie, le modèle économique d'Imerys repose sur l'intégration verticale : l'entreprise extrait elle-même la grande majorité de ses ressources minérales avant de les transformer. [1]
1. Ses propres carrières et gisements (Auto-approvisionnement)
Le groupe dispose de plus de 230 sites industriels et carrières à travers plus de 40 pays pour extraire directement ses matériaux : [1]
  • En France : Imerys exploite 28 sites industriels et carrières. Elle extrait par exemple du talc à la carrière de Trimouns (Ariège), le plus grand gisement d'Europe, du kaolin à Ploemeur, de l'andalousite à Glomel (Côtes-d'Armor) ou encore du quartz de haute pureté en Dordogne. [1, 2, 3, 4]
  • Dans le monde : L'entreprise possède des gisements massifs de bentonite, de carbonates de calcium, de diatomite ou de perlite aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud et en Asie. [1]
  • Projets futurs : Avec son grand projet EMILI dans l'Allier, Imerys prévoit de s'approvisionner directement en lithium en exploitant le sous-sol de son site de Beauvoir. [1]
2. L'importation de matières premières spécifiques
Pour certains sites industriels de transformation qui ne disposent pas de gisements locaux, Imerys achète et importe des matières premières à l'échelle internationale.
  • C'est le cas par exemple du site d'Imerys Beyrède dans les Pyrénées, qui transforme des minéraux par fusion mais doit importer ses composants de base comme la bauxite, le zircone ou l'alumine. [1]
3. Fournisseurs et partenaires commerciaux
Pour ses besoins hors extraction (énergies, logistique, équipements industriels, produits chimiques de traitement), Imerys s'appuie sur un réseau mondial de sous-traitants. L'entreprise impose à ces partenaires une charte stricte en matière de RSE, exigeant le respect des droits humains, de la sécurité et des engagements de décarbonation de leur propre chaîne de valeur.
Imerys ne se fournit pas auprès de tiers : l'entreprise est le premier producteur mondial de kaolin pour la céramique. Elle extrait et transforme cette argile blanche directement depuis ses propres gisements et carrières, situés en France et à l'international. [1]
Pour la fabrication de la porcelaine et des céramiques, ses principaux sites d'approvisionnement sont :
🇫🇷 En France
  • Ploemeur (Morbihan, Bretagne) : Ce site historique de la filiale Imerys Ceramics France extrait le célèbre « or blanc breton », un kaolin très réputé pour sa qualité. [1, 2]
  • Échassières (Allier, Auvergne-Rhône-Alpes) : Le site de Beauvoir extrait également du kaolin (et est actuellement au cœur du projet de production de lithium EMILI). [1]
  • Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne, Limousin) : Situé à proximité de Limoges (berceau de la porcelaine française), ce site reçoit et stocke les matières premières pour fabriquer directement de la pâte de porcelaine prête à l'emploi (mélange de kaolin, feldspath et quartz). [1, 2]
🌍 À l'international
Pour alimenter les marchés mondiaux, le groupe Imerys exploite des gisements et des usines de traitement de kaolin dans plusieurs autres pays clés : [1]
  • Le Royaume-Uni
  • Les États-Unis
  • Le Brésil
  • La Thaïlande [1]
 L'origine actuelle : Une partie du kaolin utilisé aujourd'hui pour fabriquer la pâte à porcelaine à Limoges provient effectivement des carrières de Bretagne (dont Ploemeur), ainsi que d'autres gisements français ou internationaux (Royaume-Uni, Ukraine, etc.). [1, 2]
 

dimanche 20 septembre 2026

Issoglose

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Isoglosse

Une isoglosse (grec : « langue identique ») est une ligne imaginaire séparant deux zones géographiques qui se distinguent par un trait linguistique (dialectal) particulier. Celui-ci peut être de nature lexicale, sémantique, phonologique, phonétique ou morphosyntaxique

https://www.languesetcite.fr/204 

" Dans le cas du Croissant, la définition de limites nettes de type oc-oïl d’un idiome à l’autre trouve un écueil. Les linguistes ont toutefois établi, ou tenté d’établir, avec plus ou moins de succès selon les zones, une typologie des idiomes du Croissant, souvent en fonction du degré de proximité avec les deux ensembles (oc et oïl) voisins (cf. les travaux de Marcel Coq en Charente par exemple), sortant ainsi rarement d’une approche binaire qui prendrait en compte l’originalité de ces parlers. Entre haut-limousin et poitevin, l’expérience du terrain montre malgré tout parfois une ambivalence entre la description formelle et le sentiment des locuteurs, les différences entre les deux ensembles étant avérées mais somme toute à relativiser du fait du substrat d’oc au sein du poitevin-saintongeais (en matière morphologique et surtout lexicale). Or les locuteurs de limousin ont souvent tendance à considérer le poitevin-saintongeais comme un parler radicalement « français » malgré une série de traits pourtant communs. Il se joue là sans doute une certaine idée de l’identité ou de l’altérité linguistique, comme si les locuteurs se différenciaient socioculturellement les uns des autres sur le critère linguistique. C’est d’ailleurs plus nettement le cas encore entre Gascogne et Saintonge où une forme de mépris sociolinguistique a pu avoir cours, les Gascons traitant les Saintongeais du nom péjoratif de « Gavaches », si ce n’est qu’entre Limousin et Poitou, ou Angoumois, le prestige social serait plutôt du côté du Poitou et de l’Angoumois.

Cependant, la limite oc-oïl demeure plus consciente chez les locuteurs en Charente (16) que dans le nord de la Haute-Vienne (87) notamment où le Croissant s’élargit fortement. En effet, comme la frontière reste relativement ténue dans le Confolentais (Charente), il est encore possible, d’une part, de rattacher tel parler du Croissant plutôt à l’occitan ou au poitevin, en fonction de ses caractéristiques, et, d’autre part, de recueillir chez les locuteurs un sentiment, d’ordre sociolinguistique, quant aux affinités de leurs idiomes locaux. En Charente, les locuteurs de haut-limousin ont en effet une conscience aiguë de l’altérité des parlers de type poitevin présents plus à l’ouest. Ainsi, un locuteur de haut-limousin de Montemboeuf (16), par exemple, saura, du fait que des idiomes variés peuvent se côtoyer sur une foire rurale comme celle de Chasseneuil-sur-Bonnieure (16), que le parler de Couture (de type poitevin) diffère assez radicalement de son propre parler. Les locuteurs sont, ou étaient, même capables, dans une certaine mesure, d’établir une classification des parlers selon le degré de proximité avec leur propre parler. Ainsi, ils classeront comme compréhensible, mais moins caractérisé que le leur (à l’égard du français), le parler de Cellefroin (16) alors qu’ils classeront le parler de Champagne-Mouton (à la limite ouest interne du Croissant en Charente) et a fortiori de Couture (poitevin), comme n’étant « même pas du patois mais du français déformé ». "

 

 
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