jeudi 8 octobre 2026

" Il y a une sorte de pacte entre la machine et nous-mêmes " (Paul Valéry)

 «  Il y a une sorte de pacte entre la machine et nous-mêmes, pacte comparable à ces terribles engagements que contracte le système nerveux avec les démons subtils de la classe des toxiques. Plus la machine nous semble utile, plus elle le devient ; plus elle le devient, plus nous devenons incomplets, incapables de nous en priver. La réciproque de l'utile existe. » (Paul Valéry, La machine gouverne, 1934)

Éloge du carburateur : essai sur le sens et la valeur du travail (Crawford, Matthew B)

 " Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir... un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle une réflexion particulièrement fine sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales.
Mêlant anecdotes, récit, et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce " travail intellectuel ", dont on nous rebat les oreilles, se révèle pauvre et déresponsabilisant. À l'inverse, il restitue l'expérience de ceux qui, comme lui, s'emploient à fabriquer ou réparer des objets – dans un monde où l'on ne sait plus qu'acheter, jeter et remplacer. Le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d'un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l'" économie du savoir ". " (présentation du livre par l'éditeur)

 https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89loge_du_carburateur

Confronté au carburateur du moteur Bright & Stratton de ma débroussailleuse Kiva Orion VR, je vais emporter ce livre dans ma combe en Périgord vert dans la grande maison des ancêtres. 30 m2 c'est du boulot quand on tente de la maintenir en bon état !

Et puis je pense à mon père.

Je n'ai jamais su pourquoi il avait interrompu ses études en seconde.  

Quoi ! "interrompu ses études" ? je suis un répétiteur ! il n'a jamais interrompu ses études ! il réparait tout, achetant des livres pour cela. Et passait les dimanches d'hiver à faire des versions latines. Il aidait des enfants de clients à faire leurs devoirs scolaires. Il fabriquait aussi. Il réutilisait. J'ai toujours son échelle en bois, sa brouette réparée, ses meubles. 

J'aurais préféré y aller avec des amis. Mais ils préfèrent aller dans des coins plus vivants, moins propices à la philosophie. Pourtant dans mon coin, on a une vie animale (certes moins que dans ma jeunesse) on a des buses, des geais, des picateaux, des couleuvres vertes et jaunes (terme moderne), des taupes, des chevreuils qui pèlent les arbres, des chauve-souris aux petites crottes, des rapiètes, des  lérots, des fouines qui égaillent vos nuits quand elles font la java dans le grenier, et n'oublions pas la chouette Athena,  et même des  cormorans.

Voltaire "Le superflu, chose nécessaire" vs Diderot et "l'effet Diderot"


"Dans le le Mondain, Voltaire célèbre la société de consommation de son époque. Il défend le luxe, les arts et l’opulence. Il soutient que le luxe dynamise l’activité économique et contribue à la richesse de l’État. Il s'élève contre la chimère de l'Âge d'or, cette illusion rétrospective qui idéalise les temps révolus. Par une ironie mordante, il tourne en dérision la figure d'Adam et d'Ève, dépeignant nos ancêtres non comme des êtres innocents, mais comme des créatures sordides, ignorantes et accablées d'ennui. Loin d'être une vertu, la pauvreté primitive n'était qu'une indigence matérielle. En définitive, ce poème exalte une philosophie du bonheur terrestre, prônant une félicité concrète et immédiate, rendue possible par l'essor des sciences et des arts"


 

Regrettera qui veut le bon vieux temps,
Et l'âge d'or, et le règne d'Astrée,
Et les beaux jours de Saturne et de Rhée,
Et le jardin de nos premiers parents ;
Moi je rends grâce à la nature sage
Qui, pour mon bien, m'a fait naître en cet âge
Tant décrié par nos tristes frondeurs :
Ce temps profane est tout fait pour mes mœurs.
J'aime le luxe, et même la mollesse,
Tous les plaisirs, les arts de toute espèce,
La propreté, le goût, les ornements :
Tout honnête homme a de tels sentiments.
Il est bien doux pour mon cœur très immonde
De voir ici l'abondance à la ronde,
Mère des arts et des heureux travaux,
Nous apporter, de sa source féconde,
Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
L'or de la terre et les trésors de l'onde,
Leurs habitants et les peuples de l'air,
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
Ȏ le bon temps que ce siècle de fer !
Le superflu, chose très nécessaire,
A réuni l'un et l'autre hémisphère.
Voyez-vous pas ces agiles vaisseaux
Qui, du Texel, de Londres, de Bordeaux,
S'en vont chercher, par un heureux échange,
De nouveaux biens, nés aux sources du Gange,
Tandis qu'au loin, vainqueurs des musulmans,
Nos vins de France enivrent les sultans ?
Quand la nature était dans son enfance,30
Nos bons aïeux vivaient dans l'ignorance,
Ne connaissant ni le tien ni le mien.
Qu'auraient-ils pu connaître ? Ils n'avaient rien.
Ils étaient nus : et c'est chose très claire
Que qui n'a rien n'a nul partage à faire.
Sobres étaient. Ah ! Je le crois encor :
Martialo n'est point du siècle d'or.
D'un bon vin frais ou la mousse ou la sève
Ne gratta point le triste gosier d'Eve ;
La soie et l'or ne brillaient point chez eux.
Admirez-vous pour cela nos aïeux ?
Il leur manquait l'industrie et l'aisance :
Est-ce vertu ? C'était pure ignorance.
2
Quel idiot, s'il avait eu pour lors
Quelque bon lit, aurait couché dehors ?
Mon cher Adam, mon gourmand, mon bon père,
Que faisais-tu dans les jardins d'Eden ?
Travaillais-tu pour ce sot genre humain ?
Caressais-tu madame Ève ma mère ?
Avouez-moi que vous aviez tous deux
Les ongles longs, un peu noirs et crasseux,
La chevelure un peu mal ordonnée,
Le teint bruni, la peau bise et tannée.
Sans propreté l'amour le plus heureux
N'est plus amour, c'est un besoin honteux.
Bientôt lassés de leur belle aventure,
Dessous un chêne ils soupent galamment
Avec de l'eau, du millet, et du gland ;
Le repas fait, ils dorment sur la dure :
Voilà l'état de la pure nature.
Or maintenant voulez-vous, mes amis,
Savoir un peu, dans nos jours tant maudits,
Soit à Paris, soit dans Londre, ou dans Rome,
Quel est le train des jours d'un honnête homme ?
Entrez chez lui : la foule des beaux-arts,
Enfants du goût, se montre à vos regards.
De mille mains l'éclatante industrie
De ces dehors orna la symétrie.
L'heureux pinceau, le superbe dessin
Du doux Corrège et du savant Poussin
Sont encadrés dans l'or d'une bordure ;
C'est Bouchardon qui fit cette figure,
Et cet argent fut poli par Germain.
Des Gobelins l'aiguille et la teinture
Dans ces tapis surpassent la peinture.
Tous ces objets sont vingt fois répétés
Dans des trumeaux tout brillants de clartés.
De ce salon je vois par la fenêtre,
Dans des jardins, des myrtes en berceaux ;
Je vois jaillir les bondissantes eaux.
Mais du logis j'entends sortir le maître :
Un char commode, avec grâces orné,
Par deux chevaux rapidement traîné,
Paraît aux yeux une maison roulante,
Moitié dorée, et moitié transparente :
Nonchalamment je l'y vois promené ;
De deux ressorts la liante souplesse
Sur le pavé le porte avec mollesse
Il court au bain : les parfums les plus doux
Rendent sa peau plus fraîche et plus polie.
Le plaisir presse ; il vole au rendez-vous
3
Chez Camargo, chez Gaussin, chez Julie ;
Il est comblé d'amour et de faveurs.
Il faut se rendre à ce palais magique
Où les beaux vers, la danse, la musique,
L'art de tromper les yeux par les couleurs,
L'art plus heureux de séduire les cœurs,
De cent plaisirs font un plaisir unique.
Il va siffler quelque opéra nouveau,
Ou, malgré lui, court admirer Rameau.
Allons souper. Que ces brillants services,
Que ces ragoûts ont pour moi de délices !
Qu'un cuisinier est un mortel divin !
Chloris, Églé, me versent de leur main
D'un vin d'Aï dont la mousse pressée,
De la bouteille avec force élancée,
Comme un éclair fait voler le bouchon ;
Il part, on rit ; il frappe le plafond.
De ce vin frais l'écume pétillante
De nos Français est l'image brillante.
Le lendemain donne d'autres désirs,
D'autres soupers, et de nouveaux plaisirs.
Or maintenant, monsieur du Télémaque,
Vantez-nous bien votre petite Ithaque,
Votre Salente, et vos murs malheureux,
Où vos Crétois, tristement vertueux,
Pauvres d'effet, et riches d'abstinence,
Manquent de tout pour avoir l'abondance :
J'admire fort votre style flatteur,
Et votre prose, encor qu'un peu traînante ;
Mais, mon ami, je consens de grand cœur
D'être fessé dans vos murs de Salente,
Si je vais là pour chercher mon bonheur.
Et vous, jardin de ce premier bonhomme,
Jardin fameux par le diable et la pomme,
C'est bien en vain que, par l'orgueil séduits,
Huet, Calmet, dans leur savante audace,
Du paradis ont recherché la place :
Le paradis terrestre est où je suis 

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Diderot

« Comparé à sa nouvelle robe de chambre élégante, le reste de ses biens a commencé à lui paraître de mauvaise qualité. Il a été déçu qu'ils ne soient pas à la hauteur de l'élégance et du style de sa nouvelle possession. Il a remplacé son ancienne chaise de paille, par exemple, par un fauteuil recouvert de cuir marocain ; son ancien bureau a été remplacé par un nouveau plus coûteux ; ses imprimés autrefois bien-aimés et tombés en désamour ont été remplacés par des tirages plus coûteux, et ainsi de suite. « J'étais maître absolu de mon ancienne robe de chambre » », écrit Diderot, « mais je suis devenu l'esclave de ma nouvelle... attention à la contamination d'une richesse soudaine. Le pauvre peut prendre ses aises sans se soucier des apparences, mais le riche est toujours sous pression. Pourquoi ne l’avoir pas gardée ? Elle était faite à moi ; j’étais fait à elle. Elle moulait tous les plis de mon corps sans le gêner ; j’étais pittoresque et beau. L’autre, raide, empesée, me mannequine. Il n’y avait aucun besoin auquel sa complaisance ne se prêtât ; car l’indigence est presque toujours officieuse. Un livre était-il couvert de poussière, un de ses pans s’offrait à l’essuyer. L’encre épaissie refusait-elle de couler de ma plume, elle présentait le flanc. On y voyait tracés en longues raies noires les fréquents services qu’elle m’avait rendus. » 

 

Merci Joël 

mercredi 7 octobre 2026

Quand tes livres se vendent plus de 2 000 euros

 Un ancien étudiant (2001-2003) me demande un exemplaire d'un de mes livres. J'ai fait une recherche sur la Toile.
Et ce qui m'est arrivé en premier, c'est Amazon

https://www.amazon.fr/Introduction-%C3%A0-sp%C3%A9cification-Henri-Habrias/dp/2225827680 

 dont j’extrais (pourquoi le correcteur veut-il que j'écrive "j'extraie" ? pourquoi veut-il le subjonctif ?)  cette partie.



 Fidélouère ! je vais m'enrichir ! "à partir de 2 000, 00 euros" !  Ce livre doit faire l'objet d'une forte demande. 😉 Et comme c'est une rareté ! car les BU sciences ont mis à la benne tous les livres de plus de 5 ans, y.c. ceux des prix Turing et même la bible de Donald Knuth https://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Knuth (bien sûr vous ne les trouverez pas en ligne sur la Toile)....

"une jeunesse radieuse et souriante agitant le Petit Livre rouge" 1968

Réponse de l'IA de Google

 

En 1968, des maoïstes nous déposaient à la cité universitaire Descartes à Poitiers des revues sur papier glacée avec de grandes photos de Mao et la jeunesse souriante. Plus jolies que celles de Point-de-vue, Images du Monde, avec ses photos de princes, rois et princesses. J'aimerais en retrouver.


Ces revues sur papier glacé, distribuées sur les campus français comme celui de la cité Descartes à Poitiers en 1968, étaient les fers de lance de la propagande officielle de Pékin à l'étranger. À l'époque, pour concurrencer les magazines occidentaux, la République populaire de Chine ne lésinait pas sur les moyens d'impression : un papier lourd, très brillant, et une profusion de photographies en couleurs saturées montrant des foules en liesse, des ouvriers athlétiques et une jeunesse radieuse et souriante agitant le Petit Livre rouge. [1, 2, 3]
Il s'agissait presque à coup sûr de l'une de ces deux publications phares éditées directement à Pékin en plusieurs langues (dont le français) :
  • La Chine en construction (devenue aujourd'hui La Chine au présent). C’était le magazine mensuel le plus illustré, conçu précisément pour montrer l'avancée de la société, des usines, des grands travaux et de la jeunesse. Ses couvertures et doubles pages rivalisaient d'esthétisme avec les grands magazines d'actualité occidentaux. [1]
  • La Chine (parfois appelée Revue La Chine ou Pékin Information selon les formats de diffusion), qui mettait massivement en avant les portraits officiels de Mao Zedong et les scènes de la Révolution culturelle naissante. [1, 2]
Ces revues étaient acheminées en France et distribuées par les militants des groupuscules maoïstes (comme l'UJC-ml) qui s'approvisionnaient notamment auprès de la célèbre Librairie Le Phénix à Paris, plaque tournante de la diffusion des imprimés pékinois en France dès 1965. [1, 2, 3]
Où en retrouver aujourd'hui ?
Si vous souhaitez feuilleter à nouveau ces numéros des années 1960 ou en acquérir pour votre collection, plusieurs pistes s'offrent à vous :
  • Les plateformes de seconde main : On trouve très régulièrement des lots complets ou des numéros à l'unité de La Chine en construction des années 1966-1970 sur des sites comme Le Bon Coin (en recherchant par exemple « magazine La Chine en construction Mao ») ou eBay. Les prix restent généralement très abordables (quelques euros le numéro). [1]
  • Les brocantes, vide-greniers et bouquinistes : Les revues de propagande de cette époque ont été distribuées à des milliers d'exemplaires dans les universités et se retrouvent souvent dans les cartons de vieux papiers ou chez les bouquinistes spécialisés dans les revues politiques du XXe siècle.
  • Les archives et bibliothèques universitaires : Si votre but est simplement de les consulter pour le plaisir des yeux, de nombreuses grandes bibliothèques ou centres de documentation spécialisés sur l'histoire de la gauche ou du communisme (comme l'Argonnaute à Nanterre ou les fonds d'histoire contemporaine de Sciences Po) conservent religieusement ces collections de périodiques.
. [1, 2, 3]
Il s'agissait presque à coup sûr de l'une de ces deux publications phares éditées directement à Pékin en plusieurs langues (dont le français) :
  • La Chine en construction (devenue aujourd'hui La Chine au présent). C’était le magazine mensuel le plus illustré, conçu précisément pour montrer l'avancée de la société, des usines, des grands travaux et de la jeunesse. Ses couvertures et doubles pages rivalisaient d'esthétisme avec les grands magazines d'actualité occidentaux. [1]
  • La Chine (parfois appelée Revue La Chine ou Pékin Information selon les formats de diffusion), qui mettait massivement en avant les portraits officiels de Mao Zedong et les scènes de la Révolution culturelle naissante. [1, 2]
Ces revues étaient acheminées en France et distribuées par les militants des groupuscules maoïstes (comme l'UJC-ml) qui s'approvisionnaient notamment auprès de la célèbre Librairie Le Phénix à Paris, plaque tournante de la diffusion des imprimés pékinois en France dès 1965. [1, 2, 3]
Où en retrouver aujourd'hui ?
Si vous souhaitez feuilleter à nouveau ces numéros des années 1960 ou en acquérir pour votre collection, plusieurs pistes s'offrent à vous :
  • Les plateformes de seconde main : On trouve très régulièrement des lots complets ou des numéros à l'unité de La Chine en construction des années 1966-1970 sur des sites comme Le Bon Coin (en recherchant par exemple « magazine La Chine en construction Mao ») ou eBay. Les prix restent généralement très abordables (quelques euros le numéro). [1]
  • Les brocantes, vide-greniers et bouquinistes : Les revues de propagande de cette époque ont été distribuées à des milliers d'exemplaires dans les universités et se retrouvent souvent dans les cartons de vieux papiers ou chez les bouquinistes spécialisés dans les revues politiques du XXe siècle.
  • Les archives et bibliothèques universitaires : Si votre but est simplement de les consulter pour le plaisir des yeux, de nombreuses grandes bibliothèques ou centres de documentation spécialisés sur l'histoire de la gauche ou du communisme (comme l'Argonnaute à Nanterre ou les fonds d'histoire contemporaine de Sciences Po) conservent religieusement ces collections de périodiques.
  •  
  • https://asialyst.com/fr/2017/06/06/50-ans-revolution-culturelle-ex-maos-francais/ 
  • https://shs.cairn.info/revue-questions-de-communication-2019-2-page-356?lang=fr 
  • https://larevuedesmedias.ina.fr/beja-chine-medias-images-dictature-moderne 

mardi 6 octobre 2026

La secte MOON et Pierre Ceyrac

 Je suis un créateur d'une secte MOON (Méthode Orientée Objets Normalisés). Marque déposée par des collègues de BTS.

Mais attention ! je ne parle pas de cela dans la suite, ni du Père Ceyrac, né à Sarlat https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ceyrac_(j%C3%A9suite), ni de l'ancien président du  CNPF https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Ceyrac

Je parle de

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ceyrac_(homme_politique) 

" Pierre Ceyrac était membre de l'Église de l'Unification (Moon) depuis le début des années 1970. Dans les années 1980, il en devient le représentant en France, et est nommé à la direction du CAUSA, la branche politique de Moon[6],[7]. D'après Le Monde, "M. Ceyrac constitue précisément la pièce maîtresse du dispositif de rapprochement entre les moonistes et le mouvement lepéniste"[8].

Alors que Moon souhaite « propulser Le Pen à l'Élysée pour qu'il devienne notre porte-voix »[3], Pierre Ceyrac rencontre Jean-Marie Le Pen, en 1985[5]. Il dira n'avoir été « attiré ni par Le Pen, ni par la politique, mais il fut décidé que je serais « sacrifié pour la cause » »[3]. Le FN s'engage à le présenter en position éligible aux élections législatives de 1986 en contrepartie de l'« aide logistique nationale et internationale » et des « arrangements financiers importants » que peut fournir la secte Moon au FN[6].

Il est élu député en 1986. Il perdra son mandat deux ans plus tard, après un échec aux élections législatives de 1988. Cette année-là, outre Pierre Ceyrac, le Front National présentait un autre personnage essentiel du moonisme en France : Rémi Blanchard (candidat dans l'Essonne).

En 1987, lors du voyage à Washington, la rencontre avec Reagan est organisée un homme influent de l'organisation Moon, Bo Hi-pak, proche collaborateur du gourou Moon, et directeur du Washington Times. "

 

On en apprend des choses quand on est en train d'écrire un roman policier qui porte sur Courbefy en Limousin, avec  

https://fr.wikipedia.org/wiki/Secte_Moon

et bien sûr plus tard avec  https://fr.wikipedia.org/wiki/Yoo_Byung-eun

 

Quand le projet d'interdiction des triplements d'année à l'université, soufflait sur la flamme de mai 68

On n'en a jamais parlé, plus précisément, je n'ai jamais trouvé cette raison dans le mouvement de mai 68. 

Pourtant je n'ai pas oublié. Car l'été, c'était l'occasion de gagner des sous et de voyager pour aller voir ailleurs ce qu'il en était (USA, Europe, derrière le mur de fer, ...). Et la suppression des examens au printemps, comme ceux qui fréquentaient assidument amphis, et salles de TP n'ont pas apprécié.

On nous a parlé dans la presse des "dortoirs" des Cités U ! nos journalistes devaient avoir fait leurs études aux USA. Et logé dans des Dormitories comme moi. Des chambres à deux lits ! on était individualistes en France, nos chambres n'avaient qu'un lit. On n'avait pas des panneaux où vous trouviez des affichettes d'étudiants ou étudiantes cherchant un "roomate". Vous me direz que c'est pour cela qu'on (1) manifestait. Car dormir avec sa copine dans un même lit, on s'abime le dos. Et puis, en été je me souviens qu'une fille avait une piaule à la Cité U Descartes à Poitiers. Et un jour des flics sont arrivés. Une dame voulait avoir la preuve que son mari était bien au petit bordel ! 

Quand on a créé et qu'on est président (oui, je fus président fondateur ! y c de la bibliothèque, de la discothèque -fermée de nuit- et du labo photo., du CERCUD (prononcez bien le D !) Cercle des Étudiants Résidant à la Cité U Descartes (résidents de)), on en sait des choses, surtout quand, en plus, on a fait veilleur de nuit.

Alors j'ai demandé à l'IA de Google (facile, elle prend la main facilement !) 

En mai 68 je me souviens qu'il y avait un projet de limiter le redoublement en université à 2 ans. Et que cela avait provoqué l'arrivée dans une AG d'étudiants qu'on n'avaient jamais vu ou très très peu dans l'amphi au cours de l'année et lors des contrôles de connaissances (partiels).

C'est un souvenir extrêmement précis et particulièrement révélateur de la réalité du terrain pendant les événements de mai 68 !
Votre mémoire pointe du doigt un aspect souvent oublié des grands récits historiques, mais très concret pour ceux qui l'ont vécu : la question des examens, de la sélection et du redoublement, qui croisait la sociologie très diverse des étudiants de l'époque. [1]
Le contexte du projet de limitation
Juste avant mai 68, l'université française faisait face à une explosion démographique (le nombre d'étudiants ayant doublé en quelques années). Pour endiguer ce que le gouvernement appelait « le gaspillage », le ministre de l'Éducation Christian Fouchet avait mis en place une réforme, et des projets visant à instaurer une sélection ou à limiter strictement le droit au redoublement étaient activement discutés en Conseil des ministres. L'idée de restreindre le nombre d'années autorisées pour valider un cycle universitaire était au cœur des tensions. [1, 2]
Le phénomène des AG "fantômes"
Votre souvenir de ces étudiants « jamais vus de l'année » qui débarquent soudainement dans les assemblées générales (AG) décrit une réalité très fréquente lors des occupations d'amphithéâtres en mai et juin 1968 : [1, 2]
  • L'angoisse des examens et du diplôme : Alors que les cours étaient totalement paralysés, la grande question des AG est vite devenue : comment va-t-on valider l'année ? Les étudiants assidus s'inquiétaient, mais cela a aussi attiré une foule d'étudiants dits « fantômes » ou « touristes ». [1]
  • L'opportunisme de la validation automatique : L'une des grandes revendications des AG les plus radicales était l'obtention du « diplôme pour tous », de l'examen blanc ou de la validation automatique de l'année sans contrôle des connaissances (en raison du contexte exceptionnel). Pour ceux qui n'avaient pas mis les pieds de l'année en amphi ou qui savaient qu'ils allaient redoubler, assister à l'AG et voter le blocage ou la validation automatique était une occasion en or de sauver leur année sans effort. [1]
  • La politisation et l'effet de masse : L'amphi devenait le lieu où se décidait l'avenir immédiat de chacun. Des étudiants apolitiques ou décrocheurs s'y rendaient soudainement, soit par curiosité pour le grand frisson de la parole libérée, soit par pur intérêt pragmatique pour défendre leur propre situation face aux menaces de limitation du redoublement.
Les leaders étudiants de l'époque ou les professeurs qui essayaient de négocier ont souvent raconté avec amusement (ou agacement) ce décalage entre les militants purs et durs présents depuis mars, et la foule hétéroclite qui s'est ruée dans les AG en mai pour gérer le sort des partiels. [1]
Vous rappelez-vous dans quelle université ou quelle faculté (Lettres, Droit, Sciences...) vous étiez ? Les débats sur les examens et l'ambiance des AG variaient énormément selon les disciplines !
 
En sc. éco les examens ont été reportés en septembre. Il y avait eu des revendications (pas les plus fortes, car pour beaucoup ce n'était pas le sujet) pour qu'un sujet couvre plus qu'une séance d'amphi. Mais en septembre, le sujet était .... exactement le même que celui prévu à la première session (il n'y avait pas eu impression d'un nouveau sujet, la date confirmait cela). Je, nous, n'avons pas apprécié. Quand on était en 4e année, on pensait à la suite, service militaire, DES puis thèse, etc. Et à gagner un peu d'argent l'été. 
 
Je ne vous donne pas toute la suite.  J'ai déjà tout sur ce blog et l'autre. Ma mémoire, mon carnet de note, mon bloc-note. Le jour où il va disparaitre, la porte du frigo devra être changée par une bien bien plus grande.
(1) Ma seule manifestation fut de passer sous des amphis avec un écrit visible par les étudiants à l'intérieur " Point, à la ligne". Car j'avais eu un prof dont le cours était la copie intégrale d'un bouquin américain (pas du tout de qualité) qu'il avait emprunté à vie à la BU de Poitiers. Mais à l'époque, il y avait quand même une BU à l'université d'Orléans-Tours  ! et un étudiant nous avait procuré le livre. 
Oh j'oubliais, la Course du vénéré Bitard (LST!) et la Chasse au Bitard (LST) en forêt de Chanteloup lors de la semaine estudiantine des escholiers pictaves.
 
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