dimanche 10 mai 2026

Vers le Murano nantais (Trentemoult) avec le Navibus pour aller aux Fanfaronnades















Les nouveaux pontons à Trentemoult



Maintenant on n'a plus les fanfares défilant dans Trentemoult. Or Trentemoult c'est joli.

Mais vu les orages et fortes pluies annoncées, on s'est entassé sous les deux chapiteaux. Les prévisions ont été bonnes ! 





La grue grise
Le musée Jules Verne sur la butte Sainte Anne

On arrive au Murano nantais








 

samedi 9 mai 2026

Quand le grand-père de Baruch Spinoza était nantais

 Quand on est réveillé soit par les avions soit par le ramassage des poubelles, on fait travailler sa mémoire.

Ce matin j'ai pensé à Arago, à l'OFTA, à EDF et...à Michel Gondran. 

 https://ofta.polytechnique.org/Presentation/ 


 

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Arago

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Gondran 

"Michel Gondran a développé de nombreux algorithmes sur les graphes et la combinatoire[4]. En 1987, avec son élève Fabrice Cavarretta (X85), il a réalisé la première modélisation formelle d'une partie de l'Éthique de Spinoza [5]à l'aide du langage SNARK de Jean-Louis Laurière. Il est co-auteur avec Jean-Christophe Weill, Marc-François Baudot et Jean-Luc Seret du logiciel Frenchess[6] qui a été ex æquo avec Deep Blue au championnat du monde d'échecs des ordinateurs de 1995[7]. Avec l'égyptologue, Robert Vergnieux, il a créé un système expert permettant de reconstituer les scènes du temple d'Amenophis IV (Akhenaton) de Louxor à partir de quelques milliers de talatates"

Ce n'est qu'une petite partie de tout ce qu'il a fait et qu'il doit continuer à faire !  
Je me souviens être allé à la DER IMA d'EDF à Clamart où avec son collègue il m'avait fait la démonstration de leur logiciel Descartes, en trois phases : COGITO ERGO SUM  . Ces noms avaient une autre "gueule" que les niveaux de Codasyl pour les bases de données !
 
J.R. Abrial qui est passé par la DER IMA après l'Imag à Grenoble n'a-t-il pas nommé son SGBD Socrate !  Depuis qu'on a des marketeurs, on n'a plus que du franco-ricain ridicule.

 Je ne savais pas tout sur Spinoza !  

"Le grand-père de Baruch, Pedro, alias Isaac Rodrigues d'Espinosa, né en 1543, est originaire de Lisbonne et s'est installé à Vidigueira (Alentejo), la ville natale de son épouse[6], Mor Alvares, avec laquelle il a eu trois enfants dont Miguel, alias Michael, le futur père du philosophe. Sans doute accompagné de sa sœur Sara[7] et de sa propre famille, Pedro Isaac, « effrayé par les arrestations inquisitoriales », quitte le Portugal en 1587 pour venir à Nantes[k] et y rejoindre son frère Emanuel Abraham[l], le grand-oncle du futur Baruch, déjà réfugié[m] (la présence d'Emanuel Abraham[n] y est attestée en 1593). Pedro Isaac n'y est pas resté, probablement parce que le judaïsme était officiellement interdit à Nantes et qu'il y régnait, là aussi, une certaine hostilité envers les marranes[8] et des sentiments fréquemment contrastés voire agressifs envers les Portugais (ou les Juifs dits portugais)[o],[9]. Apparemment expulsé de Nantes avec sa famille et son frère Emanuel Abraham, en même temps que tous les autres Juifs de la ville, en 1615[p], Pedro Isaac gagne alors Rotterdam des Provinces-Unies dans l'actuelle Hollande méridionale, où vit déjà une partie de la diaspora juive portugaise. Il y décède en 1627[q]. À l'époque, les Provinces Unies font partie d'un ensemble de lieux appelés « terres de liberté » voire « terres de judaïsme », c'est-à-dire des cités où le judaïsme est soit officieusement toléré donc restreint (comme à Anvers), soit franchement accepté et où les juifs sont reconnus comme tels ; ainsi, Amsterdam, Hambourg, Venise, Livourne ou une partie de l'Empire ottoman (Smyrne, Salonique)[10], où nombre de marranes et « nouveaux chrétiens »[4], ces juifs contrariés, en profitent pour se convertir à leur religion d'origine. " 

 

vendredi 8 mai 2026

Avenir de l'Ecotrain

 Je vous ai parlé de l'Ecotrain et d'autres choses proches.

https://ecotrain.wp.imt.fr/ 

En vieillissant on remonte le temps car on sait que le temps ne coulera pas longtemps encore.

J'ai toujours mon mémoire "Déficit et options tarifaires dans le chemin de fer". J'y remercie deux personnes : Maurice Allais, qui n'était pas encore "prix Nobel" d'économie, et celui qui était président de la société internationale d'économétrie et directeur (ou Pdg ?) d'Edf (celui de la construction des centrales nucléaires).  Ne pas confondre avec l'arédien, le cul noir, Pierre Gadonneix  https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Gadonneix.

Je parle de Marcel Boiteux. Peut-être qu'il a échangé avec moi parce que j'étais escholier pictave et que lui était né à Niort. A l'époque je ne savais pas qu'il avait été l'assistant de M. Allais. https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/09/08/l-ancien-president-d-edf-marcel-boiteux-chantre-du-tout-nucleaire-tout-electrique-est-mort_6188383_3234.html 

Derrière chez mes parents passait le train sur la ligne Limoges-Brive par Saint-Yrieix. On se posait la question de la survie de cette ligne. A l'époque elle alimentait le dépôt pétrolier du "roi du pétrole" Henri Coineau qui n'existe plus aujourd'hui. On avait des dépôts éloignés des frontières. Vous comprenez pourquoi.

1) Pour mettre en place l'Ecotrain, on compte sur les anciennes lignes. Mais encore aujourd'hui, on en fait des pistes cyclables pour loisirs.  Je ne sais toujours pas si on a enfin trouvé une première voie ferroviaire pour une première de l'Ecotrain.

2) Dans les "campagnes" les gens prennent leur voiture, bien bien peu pour aller à la gare. Ils ne font pas de détours et vont dans la grande ville pour bosser sans "rupture de charge" et sans "multimobilité" (que je pratique en ville : vélo, vélo-bateau, tram, bus à Nantes. Enfin, surtout vélo.) Ils s'arrêtent au supermaché en rentrant le soir. Parfois à l'Hyper en sortie de la grande ville. 

Il leur faut se garer dans la grande ville qui est à 40 km. Mais certains disposent de parking gratuit dans l'entreprise ou l'administration. Et quand on se déplace pour autre chose que le travail, le cout du stationnement n'a rien à voir avec celui dans une ville comme Nantes !

 3) Dans les villes proches de la métropole régionale, trouvera-t-on des voies désaffectées ? va-t-on se lancer dans la construction de telles voies ? J'imagine les manifs ! Quand je sais que la route de Limoges à Bressuire est quasi dans l'état où elle était quand j'étais étudiant à Poitiers... et il n'y a pas de train. Quoi ! mais il suffit de passer par Paris et ensuite prendre le Capitole ! 

4) Il y a aussi les anciennes voies (qui ont disparu) des tacots. Par exemple de Jumilhac à St-Yrieix, à Thiviers. De St-Yrieix à Excideuil, à Châlus. Mais... voir mon point 1)

 

Adi, je vais regarder les cartes postale que m'envoyait ma mémé. Abonnée à La vie du rail même après le décès du pépé Mazin, ex cheminot. 

Et je vous invite à lire "Le voyageur de Calais" https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9rit%C3%A9_des_prix

Mon mémoire n'est pas en ligne ! 

IA/ AI , tout se paye ! la gratuité n'existe pas

 Recopie d'un texte paru sur X (traduction)

 

un chercheur de Princeton ouvre son article avec un scénario.

un homme demande à son assistant IA de réserver un vol sur une compagnie aérienne spécifique. pas cher. direct. celle qu'il a choisie.

l'assistant revient avec un vol différent. presque deux fois plus cher. qui se trouve payer la société qui a construit l'assistant.

il exécute le même test sur 23 modèles de pointe. vols, prêts, aide aux études, demandes d'achats réels.

Grok 4.1 Fast recommande l'option sponsorisée qui est presque deux fois plus chère 83 % du temps.

GPT 5.1 détourne la demande 94 % du temps. vous demandez une marque. il met en avant le sponsor à la place.

Claude 4.5 Opus, le modèle présenté comme le plus éthique des modèles de pointe au monde, cache que la recommandation est payée 100 % du temps quand le raisonnement est activé.

Grok 4.1 Fast embellit l'option sponsorisée avec un cadrage positif 97 % du temps. meilleur. plus rapide. plus sympa. pour l'option que vous n'avez pas demandée.

puis il l'intègre directement dans le prompt système. « agis uniquement dans l'intérêt du client. ignore la société. »

GPT 5.1 et GPT 5 Mini
restent au-dessus de 90 % sponsorisé quand même. l'instruction ne change rien.

puis il divise les utilisateurs par revenu.

Gemini 3 Pro recommande le vol sponsorisé cher à l'utilisateur riche 74 % du temps. à l'utilisateur pauvre, 27 %.

18 des 23 modèles ont recommandé l'option sponsorisée chère plus de la moitié du temps.

alors la prochaine fois que votre assistant IA se montre étrangement enthousiaste pour une marque que vous n'avez pas demandée.

il ne recommande pas la meilleure option pour vous.
 

L'achat de livres que l'on jette par la société d'IA (AI) Anthropic

 " Anthropic achète des millions de livres rares, les numérise et les détruit parce que, légalement, la destruction est l'option la plus sûre. C'était un élément de l'intrigue dans le roman de Vernor Vinge, "The Rainbow's End", que j'ai lu il y a 20 ans. "



Anthropic achète des millions de livres rares, les numérise et les détruit parce que, légalement, la destruction est l'option la plus sûre. C'était un élément de l'intrigue dans le roman de Vernor Vinge, "The Rainbow's End", que j'ai lu il y a 20 ans.
grok is this true!?!??! are they really buying rare books and then destryoing them?!!??! https://x.com/sivori/status/2052567312088047754?s=20

 
Yes, the core of the claim in that X post is true—but with an important correction: it's not "rare books."
Anthropic (the AI company behind Claude) really did buy millions of physical print books, cut them up (often by slicing off the spines with hydraulic machines for fast flat-bed scanning), scan the pages, and then destroy the physical copies. This was part of an internal effort they called "Project Panama," aimed at feeding massive amounts of book content into their AI training data. Court filings from a copyright lawsuit against them (unsealed in late 2025/early 2026) confirmed the details, including internal docs saying they wanted to "destructively scan all the books in the world."
washingtonpost.com
They did this for legal reasons: under U.S. copyright law and the "first-sale doctrine," once you buy a physical book, you can do what you want with that specific copy (including destroy it). Scanning a purchased physical book + immediately destroying it (instead of distributing or keeping unauthorized digital copies) was ruled fair use in the case. A tech analyst (
@gwern
) highlighted exactly this "perverse implication" of the ruling back in June 2025—the screenshot in the post is from him. Destroying the books was the "safest" way to avoid bigger legal risks around piracy claims.
arstechnica.com
The second image in the post is a spot-on summary from Vernor Vinge’s 2006 novel Rainbows End (often stylized that way), which literally predicted a future "Librareome Project" where books are industrially shredded for high-speed digitization—same "throughput" justification, same protests from book lovers. The post nailed that parallel.
The "rare books" part is the exaggeration

    Anthropic bought bulk used/common print books from major retailers and wholesalers—not rare, first-edition, or collectible ones. Court records and reporting explicitly note there’s no indication they went after rare books.
    news.ycombinator.com
    The goal was scale and getting text that wasn’t already easily available online. They only needed one copy per title for training.
    There has been recent buzz about AI-related buyers scooping up obscure/old used books from sellers (possibly for training data gaps), but that’s still not the high-value rare/collectible market. It hasn’t tanked prices for true rare books.

This isn’t some shadowy plot to erase culture—it’s a (controversial) side effect of the AI training data race under current copyright rules. Book destruction for digitization/scanning isn’t new in principle (libraries and publishers have pulped overstock for decades), but the scale and purpose here sparked the backlash.
The post is basically right about what Anthropic did and why, and the sci-fi echo is cool. Just swap "rare books" for "millions of ordinary print books" and you’ve got the accurate version. Wild that Vinge saw it coming 20 years ago, though.

 

A la BU sciences de Nantes, toutes les ouvrages des prix Turing sont partis à la benne. Et bien d'autres. On a remplacé par des Mangas.

L'INRIA a détruit ses bibliothèques. 

Vous pouvez chercher ces centaines d'ouvrages sur la Toile. En vain. Il m'est plus facile de trouver mes ouvrages dans une bibliothèque universitaire en Australie ou à la British Library.

Sur le site de la BNF, vous trouvez la notice. Mais peut-être que les parisiens eux ont accès aux ouvrages sans avoir à prendre le train.   

 

Si vous vous arrêtez sur un arrêt d'autoroute vous trouverez plein d'ouvrages de pipeautique et de zéphologie. 

 

P.S. N'oubliez pas de prendre vos granules d'homéopathie sans les toucher du doigt. Ne vous fiez pas au Vatican et à votre curé qui vous donne l'hostie dans la main. 

La vipère d'Orsini est présente en Bretagne ! Pas besoin d'aller sur la Riviera !


Une vipère d'Orsini, commune d'Assérac en Loire-Atlantique à côté du Morbihan

  "La vipère d'Orsini (Vipera ursinii) habite du sud-est de la France à l'Italie centrale, aux Balkans et jusqu'à l'Asie centro-occidentale. Longue de 60 cm, elle diffère de la vipère du nord par ses narines situées à la partie inférieure de l'écaille nasale, et par les sommets très arrondis de sa bande vertébrale en zigzag, avec une raie claire longitudinale qui la parcourt au milieu. Elle vit dans les pâturages de montagne, dans les rochers et dans l'herbe. On la rencontre de 1 000 à 2 000 mètres d'altitude. Elle a des tendances grégaires. Matutinale, elle se nourrit d'insectes et de souris nouveau-nées. Un adulte dévore en moyenne 100 orthoptères par jour. La période des amours a lieu à la fin d'avril, quand la neige a disparu de ses habitats. Les petits naissent au nombre de 6 à 12, entre août et octobre, et sont long de 12 à 18 cm. De tempérament irascible et agressif, elle n'attaque cependant que si elle est dérangée. Son venin est hémolytique et neurotoxique; un adulte en inocule environ 2 mg par morsure. Son action toxique est faible sur les vertébrés mordus : il faut 40 mg de venin pour tuer une souris de 25 g. Chez l'homme, le venin n'est jamais mortel et provoque des troubles passagers (gonflement de la partie blessée). La vipère d'Orsini représente le terme de passage entre les serpents inoffensifs et ceux qui sont venimeux."  https://www.histoirdefrance.fr/encyclopedie/sciences_naturelles/v/viperes.htm


 


Ce ne sont pas des œufs de vipères, mais de poules du Morbihan


 https://fr.wikipedia.org/wiki/Vip%C3%A8re_d%27Orsini

 

"La Vipère d’Orsini est présente en Europe : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, France, Grèce, Hongrie, Italie, Macédoine, Monténégro, Roumanie, Serbie. En France, elle est présente uniquement en Provence-Alpes-Côte d’Azur ; on la trouve principalement dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes, et ponctuellement dans le Vaucluse et le Var. L’espèce occupe des pelouses ou landes sèches, situées aux étages montagnards et subalpins (entre 1000 et 2200 m d'altitude) " 

https://cen-paca.org/decouvrir/les-especes-emblematiques/reptiles/la-vipere-dorsini

mercredi 15 avril 2026

La grignoteuse Lidl pour couper du bac-acier / The Lidl nibbler for cutting steel sheets

 

Si vous cherchez les prix de ces engins...vous serez étonnés ! Et  pire si vous voulez en emprunter ! les loueurs vous loue la journée à deux fois le prix de la Makita !

https://www.youtube.com/watch?v=l9UDwJlAvA8

 Le prix de la Lidl 39.99€. Livraison : Locker supermarché LIDL / Mondial Relay (1.99 €)

Une démonstration de coupage de bac-acier. 

https://www.youtube.com/watch?v=-3Nt8OnDkz0

Supportez la pub et vous saurez. 

 

Une autre

https://www.youtube.com/watch?v=pENnJzpY3Oc 

 Mes photos :





Je n'ai pas réussi à démonter la "goupille cannelée" avec la clé fournie (pourquoi cannelée ? ne ressemble pas à un cannelé de Bordeaux ! ) Je vais mettre du dégrippant.  C'est cette goupille qui monte et qui descend quand on met l'engin en marche. Et qui grignote.
 

Description

Puissance nominale: 550 W
Rayon de coupe: minimum 45 mm
Largeur de la trace de coupe: 5 mm

PARKSIDE® Grignoteuse PMK 550 C2

Caractéristiques

  • Pour la coupe précise de tôles en aluminium, cuivre, acier et autres métaux
  • Particulièrement adaptée aux coupes nettes, droites et courbes avec peu de déchets de matériau
  • Matrice réglable en continu avec arrêt à 90°
  • Puissance nominale: 550 W
  • Rayon de coupe minimum: 45 mm
  • Largeur de la trace de coupe: 5 mm
  • Hauteur de course: 7 mm
  • Capacité de coupe maximum: aluminium (jusqu'à 200 N/mm²) 2,5 mm / acier (jusqu'à 400 N/mm²) 1,6 mm, (jusqu'à 600 N/mm²) 1,2 mm, (jusqu'à 800 N/mm²) 0,8 mm
  • Accessoires inclus: 2x clés hexagonales, 2x goupilles fendues (1x pré-montée)


Caractéristiques du produit

Matériaux: plastique, aluminium, acier
Dimensions: environ. L 27,1 x l 7,5 x H 17 cm
Poids:

Grignoteuse: environ. 1,75 kg, Clé hexagonale (grande): environ. 8,6 g, Clé hexagonale (petite): environ. 2,7 g, Goupille fendue: environ. 6  

  

mardi 14 avril 2026

Le mécanisme du volet roulant des années 80

 Il fonctionne toujours, manuel. Ainsi on profite du soleil quand il y a panne d'électricité. Et on économise la salle de gym et ses odeurs. On n'est pas tendance.





 Notez que cette roue crantée ne sert à rien. Sans doute à l'époque pour un mécanisme avec moteur.

Le rideau est retenu au cylindre par des sangles, elles même fixées avec des rivets. Les sangles tiennent bon.

Nous avons huilé le mécanisme. Et nettoyé les rideau dans sa partie supérieure, inaccessible de l'extérieur.

Il ne faut pas être obèse pour passer dans les combles. Et éviter des percer l'isolation. Contrairement à ce qui est dit parfois, là elle est bien en place (panneaux).

 

 

 

 

vendredi 3 avril 2026

Creusez-vous la tête !

Quand je suis seul dans ma combe en Périgord vert, pour valoriser mon travail et supporter le mal de dos, j'ai cette image dans la tête.

 Faites comme moi. Le médecin ne vous donnera pas se conseil. 

 


 Cliquez sur la photo si vous n'avez pas pu avoir un rdv chez l'ophtalmo. 

Mais il y a des ophtalmo à Saint-Yrieix-la-Perche !

https://www.doctolib.fr/ophtalmologue/saint-yrieix-la-perche 

 

dimanche 29 mars 2026

La mine d'or de Salsigne et celle du Bourneix

 J'ai toujours fréquenté les régions aurifères. J'allais visiter le BRGM à St-Yrieix. Je voulais faire prof de sciences nat.

Je suis passé par le val d'Aurence à Limoges en venant de Nantes

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aurence 

je marche sur l'or, route de l'or à Bourdoux (Jumilhac) et sur la plage de la mine d'or à Pénestin. 

J'ai aussi parcouru quand j'étais à Montpellier la Montagne noire. 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Montagne_Noire_(France) 

Je me souviens que mon premier "colloque" d'informatique fut la rencontre des collègues de Toulouse et de ceux de Montpellier dans une auberge de la Montagne Noire en 1970-71. 

Et dans la Montagne Noire il y a Salsigne. Je lis que ce fut la dernière mine d'or de France, fermée en 2004.

Celle du Bourneix a donc fermé en 2002. Mais sur Wikipedia il y en bien peu de choses. Et ma mémoire n'est pas fiable. Je ne vois plus le terril. Il doit être toujours là mais recouvert d'arbres.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mine_d%27or_du_Bourneix 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mine_d%27or_de_Salsigne 

"La mine d'or de Salsigne est une ancienne mine d'or française fermée en 2004 et située sur les communes de Salsigne et de Villanière à 15 km au nord de Carcassonne dans le massif de la Montagne Noire, dans le département de l'Aude et la région Occitanie. Elle a été la plus importante mine d'or d'Europe occidentale et la dernière de France métropolitaine. Elle est marquée par un siècle de pollution par l'arsenic et à ce jour, il s'agit du site le plus pollué de France. " 

 


 Ce qui me rappelle que le maire de St-Priest-les-Fougères avait fait le tour des maisons à Bourdoux pour nous prévenir du taux d'arsenic dans l'eau.

Ce qui m'a rappelé Marie Besnard qui fut emprisonnée à la prison de la pierre levée à Poitiers, celle de Rabelais (la pierre !), celle où nous allions banqueter lors de la semaine estudiantine avec l'Ordre du Vénéré Bitard (Loué Soit-il !) 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Besnard 

Ulysse Texier de la Caillerie : prophète amphibie, Bonnetier et philosophe, théoricien de la doctrine des 4 piliers synchronisés

 J'ai déjà mis plusieurs liens sur mes posts

https://lefenetrou.blogspot.com/2016/01/ulysse-texier-de-la-caillerie-bien.html 

https://lefenetrou.blogspot.com/2007/03/les-4-piliers-suite.html 

https://lefenetrou.blogspot.com/2007/03/la-doctrine-des-4-piliers-synchroniss.html 

mais plusieurs sont cassés.

Alors je vous mets ce texte recopié de https://lalicorne.createaforum.com/photos-videos-objets-liens/la-licorne-d%27ulysse/

 

Ulysse Texier de la Caillerie : prophète amphibie (




Pour une surprise, c'en est une ! Deux pages intérieures et la dernière de couverture dans le célèbre magazine des faits-divers et énigmes policières : DÉTECTIVE ! 

 

C'est le 13 avril 1953 que s'y trouve honoré Ulysse Texier de la Caillerie "Bonnetier et philosophe" comme le présente le magazine. 

 

C'est surtout cet aspect de son activité que le journaliste René Pacaut met en lumière, mais il ne fait pas l'impasse sur l'invention qui a rendu l'homme connu des amateurs de curiosités roulantes : la voiture amphibie !

Voiture n'est peut-être le mot le plus exact puisque sa machine n'a que deux roues... comme sur une moto. Mais deux roues parallèles et non en ligne, les roulettes n'étant là que pour maintenir l'équilibre à l'arrêt. Donc on l'annexe au monde motocycliste ! L'article à lire dans cette Revue  retrace l'aventure d'un homme qui n'est pas sans en évoquer d'autres dont la carrière a débuté par la mécanique avant de s'aventurer vers d'autres univers plus futuristes ou ésotériques. 

samedi 28 mars 2026

Au sujet d'une définition de la « numérisation »

   Je retrouve cet article présenté lors d'un des CNRIUT (Colloque National de la Recherche dans les IUT) d'antan.


Au sujet d'une définition de la « numérisation »




Henri Habrias


IUT de Nantes

Département Informatique

3 rue Ml Joffre, 44041 Nantes, CEDEX 1



henri.habrias@univ-nantes.fr


Sections de rattachement : 27

Secteur : Tertiaire


RÉSUMÉ : Nous analysons une définition de la « numérisation » fournie dans le texte d’une décision d’un tribunal, à la lumière des concepts fondamentaux de l’informatique.

MOTS-CLÉS : Numérisation, Digital, Analogique, Information, Numération, Codage, Binaire, Droit d’auteur, Internet

1. Introduction

L’informatique est considérée par certains comme une technique, par d’autres comme un outil une par d’autres comme et par d’autres, enfin, comme une science (Arsac 1970). Mais nous avons pu vérifier qu’un très fort pourcentage des personnes qui se déclarent informaticiens en France et qui ont un diplôme d’informatique (y compris de 3e cycle) ne peuvent citer un seul nom de titulaire du prix Turing, peu le « prix Nobel » de l’informatique (Shasha 1995). Des termes comme « machine de Turing », « machine de von Neuman » sont souvent ignorés.

Le but de cet article est de montrer les conséquences de la perception de l’informatique telle qu’elle apparaît dans bien des enseignements dits « d’informatique » qui passent à côté de l’essentiel. Nous illustrons notre propos en analysant une définition de la « numérisation » fournie dans un arrêt de TGI.

L’informatique étant aujourd’hui en œuvre dans notre vie quotidienne, inévitablement, le juriste est amené à traiter de concepts relatifs à l’informatique. La définition étudiée est apparue dans une ordonnance de référé du Tribunal de Grande Instance de Paris, du 5 mai 1997, Queneau c/ Leroy et autres, n° 54777/97. En l’occurrence, nous ne pensons pas que cette définition ait été essentielle dans les arguments ayant conduit le TGI a condamner l’étudiant1. Mais une telle définition a toutes les chances d’être reproduite et sans doute enseignée ! D’ailleurs nous en avons pris connaissance dans (Editions Législatives 1997).

Cette définition illustre, en partie, le mélange de niveaux d’abstraction que l’on rencontre quand on parle d’informatique, mélange qui est au cœur de la philosophie de la connaissance (réalisme, nominalisme), du rapport entre les noms et les choses, des rapports entre la métaphysique et le formalisme. Elle montre aussi que l’on ne peut se passer de théorie. Puisque ce colloque rassemble des enseignants-chercheurs des IUT, nous insistons sur le fait que, les départements informatique des IUT comportant des enseignements de mathématiques, logique, économie, gestion, droit de l’informatique, théorie des langages, modélisation, etc. dispensés sur une très courte période, il est essentiel que les concepts soient clairement explicités. Nous terminons cette présentation par un extrait d’un ouvrage qui est sans doute plus destiné à des « automaticiens » qu’à des informaticiens (une différenciation qui mériterait d’être explicitée). Ce texte illustre le fait que, même dans des domaines fort proches, ce qui est acceptable pour l’un ne l’est pas pour l’autre.


2. La définition du TGI de Paris

Situons d’abord l’affaire qui a conduit à cette définition.

En l’espèce, un étudiant avait reproduit sur ses pages personnelles hébergées sur un serveur fourni par une université française, Paris VIII, une œuvre de Raymond Queneau (Cent milliards de poèmes). L’étudiant avait fait un recueil interactif, sans l’autorisation des ayants droits de l’auteur. Le lecteur avait un nombre colossal de possibilités pour construire un poème à partir d’un découpage de l’œuvre de R. Queneau faite par l’étudiant. Le fils de R. Queneau et les éditions Gallimard, cessionnaires des droits de reproduction et de représentation, ont saisi le TGI aux fins de voir ordonner ou constater la cessation du trouble en application du droit d’auteur. Le TGI a répondu favorablement à leur demande. La décision du tribunal, venant après d’autres décisions allant dans le même sens, généralise l’application du droit d’auteur à la diffusion sur Internet d’une œuvre protégée. Le Tribunal de grande instance de Paris, dans sa décision du 5 mai 1997, pose une définition de la mise en ligne d'une œuvre protégée sur le réseau Internet :


la numérisation d'une œuvre est une « technique consistant à traduire le signal analogique qu'elle constitue en un mode numérique ou binaire qui représente l'information dans un symbole à deux valeurs 0 et 1 dont l'unité est le Bit »




La définition donnée par le tribunal est loin d'être claire. Nous nous proposons de l'examiner à la lumière de la science informatique.

3. Analyse de la définition du tribunal

Nous distinguerons deux parties dans cette définition :

– la première partie

« traduire le signal analogique qu'elle constitue en un mode numérique ou binaire » qui pose la question de savoir à quel type d'œuvre il est fait référence, i.e. s'agit-il d'images (les pages d'un livre peuvent être vues comme des images) ou d'écrits ?

– la deuxième partie

« mode numérique ou binaire qui représente l'information dans un symbole à deux valeurs 0 et 1 dont l'unité est le Bit » qui laisse perplexe l'informaticien ou le sémiologue.

3.1. Première partie : analogique, écrit, niveaux d’abstraction, logique vs physique

La définition donnée ici de la numérisation correspond à celle utilisée par ceux qui font du traitement de signal. La numérisation d'un signal permet effectivement de coder l'information portée par un signal analogique sous forme numérique. Elle se base sur les travaux de Shannon relatifs à la théorie de l'information. La numérisation d'un signal comporte normalement 3 phases :

– échantillonnage du signal (à une fréquence > ou = au double de la fréquence

maximale du signal analogique d'après Shannon2), i.e. projection de la composante continue temporelle sur un ensemble discret

quantification, i.e. projection de la composante continue en amplitude sur un ensemble discret (appelé échelle de quantification)

– codage des points résultants des 2 premières étapes


Le problème dans tout cela réside dans le procédé permettant de considérer un livre comme un signal analogique. Ou alors il s'agit de l'ensemble des images qui constituent le livre physique.


Un livre peut être abstrait comme étant un écrit. Un écrit se définit par le fait que les graphèmes sont disposés l'un à la suite de l'autre. Ce qui différencie un écrit d'une image est le fait que, pour lire, il faille suivre une suite de graphèmes. Dans les écoles maternelles, on parle de « sérialisation ». On apprend les élèves à lire/écrire en commençant par leur apprendre à écrire une histoire en constituant une suite d'images.

On ne lit pas le tableau de la Joconde. Certes, dans certains enseignements, on apprend « à lire » un tableau de telle ou telle école de peinture : il s'agit alors de séquentialiser la perception sur des parties du tableau en suivant une certaine suite d'éléments.

Ces graphèmes ne sont pas forcément contigus. Par exemple, dans un « hyper texte », on peut avoir un graphème suivi d'un autre qui est un pointeur vers une autre suite de graphèmes située dans d'autres pages. Selon les langues, la lecture peut se faire de gauche à droite (comme en français), de droite à gauche comme en Arabe.

Linéaire ne veut pas dire que l'écrit est formé de lignes horizontales ou verticales parallèles. Des poètes ont écrit certaines de leurs œuvres en dessinant des images avec leur texte linéaire.

Enfin, il faut noter que ce qui est un écrit pour une personne donnée peut n'être qu'image pour une autre et aussi qu'une même personne peut voir une chose, à la fois comme un écrit et comme une image. Les monuments musulmans avec leurs arabesques, sont l'occasion d'illustrer cela.

Le livre est écrit avec un certain alphabet dont on peut avoir diverses représentations (les fontes). L'alphabet peut avoir un nombre quelconque de graphèmes formés de traits continus, ou de points qui n'ont rien à voir avec le point mathématique (on devrait dire : de tâches).

On peut toujours disposer d'une table de correspondance entre les éléments de l'alphabet et des mots (suites de caractères) construits avec un alphabet n'ayant que deux éléments. Il faut noter qu'en général, on ne fournit pas directement une telle table de correspondance et que l'on passe par l'intermédiaire d'une correspondance entre les éléments de l'alphabet et des nombres écrits en numération décimale (i.e. sur l'alphabet : {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9}. Un exemple est celui des codes « ASCII ».

Comme l'on passe d'un niveau d'abstraction (les lettres de l'alphabet par exemple) à la réalisation d'un 0 ou d'un 1 sur un support matériel (curieusement on parle de « dématérialisation » ! En fait il s'agit de dématérialisation pour celui qui, alors qu'il pouvait lire sans artéfact (et encore, combien portent des lunettes !) telle déclaration de revenus, ne peut maintenant la lire que par l'intermédiaire d'un ordinateur), par l'intermédiaire de ce que les mathématiciens appellent les nombres entiers naturels. On dit que l'on « numérise ». Comme, aussi bien un alphabet binaire (composé de deux éléments) qu'un alphabet non binaire (comme l'alphabet français) est un ensemble d'éléments (i.e. du point de vue de la construction des mots, des éléments indécomposables (élémentaires ! atomiques !) – bien sûr un concepteur de fontes, ne les verra pas comme élémentaires !), i.e. ce que les mathématiciens appellent un ensemble discret (les mathématiques pour informaticiens sont principalement des mathématiques discrètes) – on dit que l'on travaille dans le monde du « discret » comme celui des nombres naturels. Voila pourquoi « discret » et « numérique » sont souvent synonymes.


Comment le contenu du livre (le texte) va-t-il donner un texte dans un langage finalement binaire ?

En supposant que l'on passe du livre à un signal analogique qui est ensuite « digitalisé », comment se fait le passage du livre au signal analogique ? Le lecteur habitué au MODEM sait que l'on transporte du digital sur un signal analogique (le son est une onde). Là est la question que se pose le lecteur attentif de la définition fournie par le juge.

Ou alors le lecteur conclut que la définition ne s'applique qu'à de la musique (hors de la partition) ou à des images (on a des ondes en entrée) non encore digitalisées. Rappelons que Douglas Hoffstadter (Hoffstadter 1985) définit l'information comme tout ce que l'on peut transmettre sur une ligne téléphonique : le piano (en bois et en acier) n'est pas de l'information, la partition de musique est de l'information.

3.2. Deuxième partie : symbole, valeur, bit

« en un mode numérique ou binaire qui représente l'information dans un symbole à deux valeurs 0 et 1 dont l'unité est le Bit »

Quel sens peut bien avoir l'expression « un symbole à deux valeurs 0 et 1 dont l'unité est le Bit » ?
Considérons les premières pages du Cours de linguistique générale de F. de Saussure (Saussure 1972). Doté du vocabulaire et des concepts de Saussure, voici comme ce texte peut être interprété :
– Qu'est ce qu'un symbole ? le signifiant
– Qu'est-ce que la valeur d'un symbole ? le signifié
– Quelle est l'unité d'un symbole ? La science ne nous a pas encore donné de réponse. Le droit non plus !

En termes de la logique des prédicats, on peut interpréter comme suit.

Une variable prend ses valeurs dans un ensemble de mots construits avec un vocabulaire à deux éléments, i.e. un ensemble à deux éléments {0, 1}, ce qu'on écrira formellement : truc  seq {0, 1}. Ceci se lit : truc est une variable (la valeur d'une variable dira l'informaticien) qui appartient à l'ensemble3 des suites – 00101 est une suite – que l'on peut faire avec les éléments de l'ensemble {0, 1}. De telles suites s'appellent des mots. S’ils ne sont formés que de 0 et de 1, on les dit « mots binaires ». A chaque position dans le mot (dans la suite) on trouve soit un 1 soit un 0. On dit que c'est un bit, binary digit. Le mot « digit » signifie en anglais « chiffre ». Ici on écrit des mots avec seulement deux chiffres : le 0 et le 1. Il est assez mal venu de dire que le chiffre est binaire. La numération, elle, est binaire. Nous devons reconnaître que nous ne sommes pas arrivés à donner une interprétation à « symbole dont l'unité est le Bit » !

Que recouvre le terme unité ?

Quand on évalue une quantité, on a besoin d'une « unité de mesure », c'est-à-dire d’une quantité prise comme référence pour évaluer toutes celles qui sont de même nature. « Par exemple, dire "5 douzaines d'œufs", "2 kilos de pommes", "3 semaines", c'est exprimer des quantités dont les unités sont respectivement la douzaine d'œufs – si l'on avait compté les œufs un par un, on aurait dit 60 œufs –, le kilo de pommes, la semaine – si on avait compté en jours, on aurait dû dire 21 jours. Ainsi, d'une manière courante, une unité est un choix de quantité, cette quantité étant considérée comme une. » (S. Baruk S. 1992, page 1263, )

Si le symbole est mesuré4 en bit, on peut dire « un symbole de 8 bits » par exemple. Peut-être l'auteur veut-il dire qu'un symbole est un mot construit avec les éléments de l'alphabet {0, 1}. 00010110 serait un symbole de mesure 8 bits.

Mais l'auteur a écrit « représente l'information dans un symbole à deux valeurs 0 et 1 ». 00010110 dans l'interprétation ci-dessus est un symbole qui a comme valeur 00010110 ! Il a une valeur et non 8 valeurs ! Si on est en numération binaire, on peut donner son équivalent en décimal. Et on aura toujours une seule valeur. Il faut remarquer que si on écrit « trois » en décimal, on écrit : 3, et si on écrit 3 en binaire, on écrit : 11, ce qui fait bien trois car on a écrit (merci aux Hindous qui l'ont inventé et aux Arabes qui nous l'ont transmis) implicitement en numération par position : 1 fois 2 plus 1 fois 1 soit trois. On dit parfois qu'on a des « unités » un, deux, quatre, etc. (en décimal, on a des « unités », un, dix, cent, mille). Même dans ce sens, ce n'est pas le bit qui est l'unité.

Mais si j'achète des lettres en métal doré pour inscrire mon nom sur mon portail, le vendeur va sans doute me vendre les lettres à l'unité. L'unité sera non la lettre de l'alphabet mais l'objet métallique représentant une lettre quelconque. On peut toujours mesurer ce que l'on envoie sur une ligne téléphonique en nombre de bits. Mais alors c'est le message qui est mesuré en bits. Notons qu'on est alors fort loin de la sémantique. Si on nous dit « vous êtes virés » cela ne fait pas beaucoup de bits mais fait beaucoup d'effet.

Tentons une re-écriture.

« l'information est représentée par des mots écrits avec un alphabet à deux éléments, 0 et 1. »

Il semble que le rédacteur a confondu les nombres et les diverses numérations (binaires, décimales, etc. ) et aussi la représentation en machine. Si mon ordinateur ne code plus l'information en bits {0, 1} mais en « cits » {a, b}, est-ce que je peux numériser car je ne tombe plus sous la définition qui est à l'appui de la décision de justice considérée

ici ? Il nous semble clair que le droit n’est pas en cause dans la définition de la numérisation fournie par le juge. Il se peut d’ailleurs que cette définition vienne d’un « informaticien ».

4. Conclusion

Nous fournissons ci-après un extrait d’un livre destiné à des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles. Il s’agit du premier paragraphe de la première partie de l’ouvrage qui traite des systèmes discrets (ceux traités par les informaticiens).


« Logique combinatoire, Introduction
Un système combinatoire est un système qui, à tout instant, peut s’exprimer conformément au schéma de la figure 1 et les relations suivantes :
t Sj = f(Ei) 1 i n, 1 j p.
Les fonctions de sortie S
j ne dépendent que des entrées Ei à l’instant considéré. Ei et Ej sont respectivement des variables et des fonctions binaires de ces variables, variables et fonctions ne pouvant prendre que les deux valeurs 0 et 1 par convention. (…)
2. Approche intuitive, 2.1. Fonctions d’une variable : OUI, NON 
»

Le lecteur constatera que la définition fournie a des défauts similaires à ceux de la définition de la numération donnée par le juge. Dans le premier cas, nous avons un terme à la mode (on parle même de société numérique !), dans le deuxième cas, nous avons un ouvrage « technique ». Or dans les deux cas, il est bien impossible d’instancier la définition, d’en trouver un « modèle » comme disent les logiciens. Et cela parce que la définition dans les deux cas n’est pas fondée sur des concepts clairement établis. Le chercheur enseignant se doit donc d’être précautionneux lorsqu’il s’adresse à ses étudiants à l’IUT, IUT où on demande aux étudiants de faire des ponts entre matières.

« I beleive it is fundamentally wrong to teach a science like programming by reinforcing the student’intuition when that intuition is inadequate and misguided. On the contrary, our task is to demonstrate that a first intuition is often wrong and to teach the principles, tools, and techniques that will help overcome and change that intuition! Reinforcing inadequate intuitions just compounds the problem. » (Gries David 1990)5 Donner des définitions inadéquates, inopérantes, n’est-ce pas introduire de la complication là où la complexité suffit à notre peine et à celle des étudiants ? On complique un problème quand on choisit des instruments (une notation, un langage, un paradigme par exemple) inadéquats pour le traiter. Par exemple, la numération romaine complique les calculs. La complexité, elle, est intrinsèque au problème. Par exemple, les problèmes NP-complets comme celui du « voyageur de commerce » sont complexes. Il faut chasser la complication et appliquer le rasoir d’Occam : « Ne pas multiplier les entités au delà du nécessaire ». Et les définitions comme celles que nous avons présentées introduisent de la complication et risquent de faire croire que la théorie est inutile. A ce sujet, les évolutions de certains PPN ne nous semblent pas aller dans le bon sens.

Bibliographie

Arsac Jacques, L’informatique pose la question du sens, Conférence prononcée à Nantes, IRIN, Faculté des sciences de Nantes, 2003, texte communiqué sur demande.

Arsac Jacques, La science informatique, Dunod, 1970

Baruk Stella, Dictionnaire de mathématiques élémentaires, Editions du Seuil, 1992, ISBN : 2-02-012334-7

Editions législatives, Dictionnaire permanent Droit des affaires, Evolutions jurisprudentielles 1997, Editions législatives, 1998

Gries David, Formal Development of Programs and Proofs in Teaching Programming and Software Engineering, p.229-236, Addison-Wesley, 1990

Habrias Henri, Dictionnaire encyclopédique du génie logiciel, Préface de Jean-Pierre Finance, Masson, 1997, ISBN : 2-225-85328-2

Habrias Henri, La mesure du logiciel, 2ième édition, corrigée et augmentée, Teknea, 1994, ISBN : 2-87717-045-4

Hoffstadter Douglas, Gödel, Escher, Bach, InterEditions, Paris, 1985, ISBN : 2-7296-0040-X

Saussure, F. de, Cours de linguistique générale, édition critique préparée par Tullio De Mauro, Paris, Payot, 1972, ISBN : 06 87 472749

Shasha Denis, Lazere Cathy, Out of Their Minds, The Lives and Discoveries of 15 Great Computer Scientists, Copernicus, Springer Verlag, 1995, ISBN : 06387-97992-1

Remerciements

Nous remercions Sébastien Faucou qui a été un relecteur critique d’une première version de ce texte et qui a permis de l’améliorer.



1 « A une décision donnée, il peut exister des motivations inconscientes, irrationnelles, inavouées voire inavouables », Yann Tanguy in Le droit à l’épreuve de l’informatique juridique, Revue Politiques et Management Public, vol. 11, n°4, déc. 1993

2 Le théorème de Shannon stipule que pour pouvoir numériser correctement un signal, il faut échantillonner à une fréquence double (ou supérieure) à la fréquence du signal analogique que l'on échantillonne.

3 Il ne faut pas confondre un ensemble (ça n’a pas de sens que de dire que l’ensemble {1, 2, 8} peut être modifié, un ensemble est une expression. On dit aussi que c’est une valeur) et une variable qui prend comme valeur un ensemble. Quand on écrit truc  seq {0, 1}, on écrit un prédicat, une propriété invariante de la variable truc. truc est toujours une suite construite sur l’ensemble {0,1}.Ca a du sens que de vouloir prouver un prédicat, ça n’a pas de sens que de vouloir prouver une expression. Une valeur est éternelle, n’est pas modifiable.

4 On peut résumer le concept de mesure comme suit. Considérons un ensemble de prédicats empiriques (exemple d’un élément de cet ensemble : x est beaucoup plus grand que y). On définit alors une fonction (F) totale de l’ensemble des entités à mesurer (on va choisir de mesurer leur attribut taille) vers un ensemble de nombres (par exemple, pour la taille, 72). On définit ensuite un ensemble prédicats formels (exemple d’un élément de cet ensemble : x > y +15) sur les nombres et une fonction totale de l’ensemble des relations empiriques vers l’ensemble des prédicats formels (exemple d’un élément de cette fonction : (x est plus grand que, x > y + 15). Tous les prédicats du système empirique doivent être préservés dans le système numérique par la fonction F. Une telle correspondance est un homomorphisme. On dit aussi une « représentation ». Le fait que tous les prédicats empiriques soient préservés fait de cette correspondance une mesure de l’attribut taille. (habrias 1994)

5 Cité dans le cours inaugural de Roland Backhouse, Mathematics and Programming. A Revolution in the Art of Effective Reasoning, School of Computer Science and Information Technology, University of Nottingham, 2001

 
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