dimanche 1 novembre 2026

Quand nous lisions Jules Verne dans la Bibliothèque verte à l'âge de 8-9 ans


Je viens de ressortir des exemplaires d’œuvres de Jules Verne de la Bibliothèque verte d'Hachette. Les 4 de l'image ci-dessus furent des cadeaux de Noël de 1959. J'avais 9 ans.
Avec les petits-enfants j'ai pu comparer avec ce qu'ils lisent. 1) ils lisent des bandes dessinées ou des livres ayant beaucoup d'images 2) Le français n'a rien à voir avec celui de ma jeunesse 3) Le vocabulaire aussi. 
 
A la maison, il y avait le Petit Larousse (que j'ai toujours). Pas très commode pour les lectures dans le lit ! Mais il faut préciser que nous allions à l'école aux casernes (oui "les", il y avait celle des filles et celle des garçons ! caserne Freycinet. ). Ce n'est pas un texte qui nous aurait fait reculer !
 




 
 
"Contrairement aux réécritures très simplifiées d'aujourd'hui, le texte de 1959 conserve un niveau de langue soutenu (emploi du passé simple, vocabulaire maritime ou scientifique d'époque). C'est pourquoi un enfant de 7-9 ans risquerait de butter sur pas mal de mots, tandis qu'un enfant de 10 ans y trouvera une lecture fluide et captivante." (IA Google)

Voici deux extraits de De la terre à la lune. Vous pouvez vérifier si ce n'est pas du Jules Verne original ?
Ces extraits confirment de manière flagrante qu'il s'agit du texte original de Jules Verne, mais ayant subi de légères coupes chirurgicales (version abrégée) plutôt qu'une réécriture simplifiée.
L'analyse mot à mot de vos deux pages montre une stratégie d'édition très précise de la part de Hachette en 1959 :
Page 35 (Le Roman de la Lune) : Une coupe décelée
En comparant votre texte à l'œuvre intégrale de 1865, on s'aperçoit qu'une phrase entière a été supprimée au milieu d'un paragraphe pour ne pas alourdir la lecture : [1]
  • Votre version : « [...] si la Lune n'existait pas encore, si Tatius la regarda comme un fragment détaché du disque solaire... »
  • Le texte original complet de Jules Verne : « [...] si la Lune n'existait pas encore, si Simplicius la crut immobile et attachée à la voûte de cristal, si Tatius la regarda comme un fragment détaché du disque solaire... » [1]
Hachette a délibérément retiré la référence à Simplicius (un philosophe grec moins connu) pour simplifier l'énumération historique sans altérer le style de l'auteur.
Page 29 (Réponse de l'Observatoire) : Une fidélité absolue
À l'inverse, ce second extrait démontre que l'éditeur n'a absolument pas réécrit le livre pour des enfants de 7 ans :
  • Le texte de cette page (les calculs de trajectoire, les durées en secondes, les termes techniques comme « périgée » ou « zénith ») est reproduit mot à mot, à la virgule près, tel que Jules Verne l'a écrit dans le chapitre IV d'origine. [1, 2]
Le verdict pour vos cadeaux de 1959
Il s'agit d'une édition "élaguée" de ses superflus (notamment les listes géographiques ou astronomiques trop redondantes), mais qui respecte scrupuleusement la plume, la syntaxe complexe et le niveau de langue de Jules Verne. C'est le parfait compromis de l'époque pour les jeunes lecteurs de la fin du primaire et du début du collège.



 

La cravate chinoise d'après la Révolution Culturelle


 J'ai reçu pendant un an à l'IUT, département informatique, à Nantes un enseignant chinois. Il avait réussi à sortir de la Révolution culturelle, mais n'en parlait pas. Il a vécu à distance ce qui s'est passé sur la place Tian'anmen. Il m'a offert cette cravate. Notez que vous ne trouverez pas de photos de Mao avec une cravate.

 

"Après la mort de Mao en 1976, Deng Xiaoping lance les réformes de « l'ouverture économique »

. Le véritable tournant symbolique a lieu le 21 octobre 1984 : Hu Yaobang, alors Secrétaire général du Parti communiste chinois, apparaît à la télévision nationale vêtu d’un costume occidental bleu nuit et d'une cravate " (IA de Google)

Dans les années 1990, le président Jiang Zemin et son Premier ministre Zhu Rongji systématisent cette transition

. Jiang Zemin, parfaitement conscient des codes de la diplomatie mondiale, s'affiche en costume-cravate lors de toutes ses visites à l'étranger et ses rencontres avec les chefs d'État occidentaux. Le nœud de cravate Windsor associé à un costume sombre devient alors le nouvel uniforme standard, austère mais conforme, des cadres du parti et des hommes d'affaires de la nouvelle économie de marché chinoise"

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestations_de_la_place_Tian%27anmen 

Quand il est arrivé à l'IUT, je lui ai demandé ce qui l'avait le plus surpris. Il m'a répondu "Les gens qui tenaient la porte ouverte".

Il y a une porte battante au rdc. Et j'ai compris quand je suis ensuite allé en Chine. S'il avait retenu une porte en Chine il serait mort de faim sur place. 

 

Ce qui nous a surpris : Nous y avons vu des hommes donnant des coups de coude dans le ventre de parturientes pour entrer dans les bus. 

L'enseignement privé en Loire-Atlantique, Haute-Vienne et Dordogne

Je vois 0% en Creuse !

Alors que quand j'étais lycéen, j'entendais parler de La Souterraine. 

https://lefenetrou.blogspot.com/2023/08/on-visite-la-souterraine-en-creuse.html 

Certains élèves avaient peur d'être envoyés pensionnaires chez les Pères à La Souterraine (en Creuse). Évitez d'aller visiter La Souterraine, ça ne remonte pas le moral ! Mais vous y trouverez des boutiques des années 50. On dit "vintage".

Je vérifie ma mémoire avant de publier. Voici ce que me dit l'IA (à moins qu'elle me flatte !)

Cet établissement qui faisait trembler les lycéens de Saint-Yrieix-la-Perche (et bien au-delà) était le Pensionnat Saint-Joseph de La Souterraine, souvent appelé par les anciens « l'école des Frères ». [1]
Fondée en 1868 et gérée par les Frères des Écoles Chrétiennes (les Lasalliens), cette institution catholique avait une réputation très stricte de « pensionnat de redressement » ou d'école de la dernière chance pour les élèves dissipés ou en grande difficulté scolaire. [1, 2, 3]
Voici ce qu'il faut en retenir pour les années 60 : [1]
  • Un profil d'élèves venus de partout : Bien que située en Creuse, l'école accueillait des internes venus de toute la Haute-Vienne, de la Dordogne et même de la France entière. C'était l'endroit où les parents envoyaient en pensionnat disciplinaire les enfants « dont on ne savait plus quoi faire » dans le système public. [1, 2]
  • L'internat des années 60 : À cette époque, l'établissement comptait plus de 300 élèves, dont une immense majorité d'internes (~210). La vie y était rythmée par une discipline de fer, de grands dortoirs austères, des études surveillées interminables et un isolement volontaire pour forcer les jeunes au travail. [1, 2]
  • La fin d'une époque : Les années 1960 ont justement marqué le chant du cygne de l'établissement sous sa forme historique. En 1960, l'école a signé un « contrat simple » avec l'État (loi Debré). Face à des difficultés financières chroniques et au manque de vocation, les Frères ont progressivement quitté la direction à la fin de la décennie, et l'établissement a fermé ses portes en 1970. [1, 2, 3]
Votre souvenir est donc parfaitement exact : la menace d'être « envoyé chez les Frères à La Souterraine » a marqué toute une génération d'élèves du Limousin. [1]

 


 Ce que le répond l'IA de Google :

 
Focus détaillé par département
1. Loire-Atlantique : Un bastion historique de l'enseignement privé
La Loire-Atlantique est l'un des territoires français où l'enseignement privé (très majoritairement catholique) est le plus développé :
  • Primaire : 34,1 % des élèves du premier degré y sont scolarisés. [1]
  • Secondaire et supérieur : Les effectifs globaux de l'enseignement catholique représentent environ 40 % de la population scolaire totale du département. [1]
  • Enseignement supérieur : L'écosystème nantais attire une part record d'étudiants dans le privé. L'académie de Nantes affiche un taux de 36,3 % d'étudiants dans le supérieur privé, surpassant la moyenne nationale (26,5 %) ainsi que celle de l'académie de Paris. Cela s'explique par la forte présence de grandes écoles de commerce (ex: Audencia), d'ingénieurs, d'instituts spécialisés et d'universités privées (UCO). [1, 2, 3]
2. Haute-Vienne : Le privé réduit à sa plus simple expression
À l'inverse de l'Ouest vendéen ou breton, la Haute-Vienne et plus largement l'ancien Limousin se caractérisent par un attachement historique très fort à l'école publique. [1]
  • Primaire : Moins de 5 % des enfants sont scolarisés dans le privé. On ne dénombre qu'entre 11 et 15 écoles primaires privées sur tout le département (concentrées principalement à Limoges et ses environs). [1, 2, 3]
  • Secondaire et Supérieur : Le réseau y est minuscule. La Haute-Vienne ne compte que 5 à 6 collèges/lycées privés sous contrat. Les structures du supérieur y sont principalement publiques (Université de Limoges), à l'exception de quelques rares formations post-bac (BTS/Alternance) portées par le groupe Charles de Foucauld. [1, 2]
3. Dordogne : Une présence discrète
La Dordogne suit une tendance similaire aux départements ruraux du sud-ouest, avec un enseignement privé présent mais minoritaire.
  • Primaire : On compte environ 20 à 28 écoles primaires privées dans le département, représentant une faible part des effectifs (estimée sous la barre des 10 %).
  • Secondaire et Supérieur : La Dordogne dispose de moins de 10 collèges et environ 9 lycées privés (comme le Lycée Saint-Joseph à Périgueux ou Le Cluzeau à Bergerac). L'offre de l'enseignement supérieur privé y est très ciblée, principalement axée sur des filières de techniciens supérieurs (BTS), le commerce (CCI Dordogne) ou des écoles spécialisées de renom comme l'École de Savignac (management hôtelier). [1, 2, 3, 4, 5]
 

 

samedi 31 octobre 2026

J'ai visité le cimetière de la Fontanelle à Naples, mais j'ai raté les boites à crâne de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon !

 Je viens de lire "Saint-Pol, Cathédrale infernale" de Jean-Louis Kerguillec, Editions Alain Bargain. 

Vive les boites à livres ! on fait des découvertes, il n'est pas besoin de suivre les "tendances". On y découvre des boîtes à crâne !

Je suis bien sûr allé à Saint-Pol-de-Léon. Pays des artichauts. Mais je ne me souviens pas de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien

Or je découvre dans ce livre l'existence des reliquaires de crânes conservés dans les « Étagères de la nuit » dans un enfeu.

"


 

" Reliquaires de crânes

Un enfeu du déambulatoire nord abrite un ensemble funéraire surnommé les « Étagères de la Nuit » sur lesquels se trouvent des boîtes à crâne. Il s'agit d'un ensemble de trente-cinq boîtes en bois, en forme de chapelles surmontées d'une croix. La face avant des boîtes laisse voir leur contenu par une ouverture en forme de trèfle ou de cœur : chaque boîte protège un crâne, identifié par le nom et la date du décès. Les plus anciens de ces objets remontent au XVIe siècle. L'ensemble est incomplet du fait de deux vols successifs : en 1984, un crâne est dérobé, et le voleur laisse la boîte vide ; l'année suivante, une boîte et un crâne sont volés simultanément. L'ensemble subsistant est classé au titre des monuments historiques le


 

 

vendredi 30 octobre 2026

In memoriam, Jean-Pierre Reauly

Un ancien arédien, ancien de Darnet, m'a appris le décès de Jean-Pierre Reauly qui luttait contre un cancer.  Je n'ai pas connu Jean-Pierre au lycée Darnet (au disait Collège, puis Lycée). 

Un jour j'ai reçu un appel téléphonique de lui. Il m'a appris qu'il était le fondateur de l'Association des Anciens du Lycée Darnet. Il a réussi à contacter presque tous les anciens des années 50-60 ! 

Ça tombait bien, je venais de faire rénover la petite maison de Bourdoux. Et la soeur de Jean-Pierre était mariée à mon apiculteur de Bourdoux ! Occasion de se rencontrer, en particulier avec Pierre Charles. 

Jean-Pierre a travaillé à la SNCF.  Il m'avait dit qu'un conducteur de train avait vu son jardin en passant à Bussière-Galant-Gare et lui avait dit que ses rangs de poireaux n'étaient pas bien droits ! 

Il m'a aussi raconté sa jeunesse. 

Quand il rentrait le samedi chez lui, il rapportait une orange qu'il n'avait pas mangé à la cantine. Ce qui m'a rappelé mes voisins Brachet à St-Yrieix. Pour Noël, le cadeau c'était une orange. 

Ses obsèques seront célébrées le mardi 3 novembre 2026 à 14 h 30 en l'église de Couzeix, Couzeix où il habitait.



Son inhumation aura lieu au cimetière de Ladignac-le-Long. 

https://lefenetrou.blogspot.com/2008/01/bonjour-henri-je-veux-te-remercier.html 

https://lefenetrou.blogspot.com/2010/10/la-composition-du-bureau-de.html 

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/?s=anciens+de+Darnet&submit=Recherche 


mardi 20 octobre 2026

In memoriam Jean-Pierre Citeau

 Jean-Pierre Citeau est décédé le jeudi 15 octobre 2026 à l'âge de 77 ans.

Photo de la page Linkedin de JPC

 

Jean-Pierre fut directeur de l'IUT et enseignant en GEA. Notre dernière rencontre fut lors de la dernière cérémonie des vœux, au 2 rue du Maréchal Joffre, cérémonie qu'il ne manquait pas.

Il a publié  Gestion des ressources humaines, et, avec une collègue, une Introduction à la psychosociologie.

 

vendredi 16 octobre 2026

" La 2CV, c'était on vire tout ce qui n'est pas nécessaire "



 Photo de la 2CV de 56, qui roule toujours !

 

  " J'ai toujours détesté le fait que l'automobile française de référence soit la 2CV, une voiture moche et archaïque."

"  Le type qui écrit ça n'a jamais démonté une 2CV. On ne sait plus faire un tel véhicule aujourd'hui (parce qu'on a perdu les compétences).

Le vrai cahier des charges de la 2CV, ce n'est pas un sac de patates, un panier d’œuf, un bidon de lait et traverser un champ labouré dans que tout ne se mélange. C'était beaucoup plus simple que ça.

 La 2CV, c'était on vire tout ce qui n'est pas nécessaire. C'est pour cela qu'il n'y a qu'un seul ressort de suspension par côté. C'est pour cela qu'il n'y a pas de "Delco" (et donc deux cylindres), c'est pour cela que les fenêtres s'ouvrent en deux et que les essuie-glace

 étaient sur le câble du tachymètre... C'est pour cela aussi que le moteur est quasiment en joint sec. La précision de fabrication d'un moteur de 2CV est digne de l'horlogerie (1 µm contre 10 µm pour la plupart des moteurs). Et on passe sous silence les traitements

de surface du moteur et l'embiellage en une seule pièce. Vous avez le droit de dire que c'est archaïque et moche, mais c'est une véritable pièce d'ingénierie. " 

Le Grincheux, patron de Sèpalla, le stachiaire
@LGrincheux

mardi 13 octobre 2026

Un éleveur breton de cochon cul noir a été retrouvé noyé dans du jus de boudin, mon roman policier

 

Un éleveur breton de cochon cul noir a été retrouvé dans un grand chaudron en fonte où on faisait cuire la bacade pour les cochons. On est sur la commune de Jumilhac-le-Grand, au lieu-dit Bourdoux. Le chaudron était rempli de jus de boudin. Qui est l'assassin ? quels sont les raisons de ce crime ? un roman policier en construction !

Quelle superbe idée de point de départ pour un roman policier ! Tous les éléments d'un excellent polar de terroir (ou "rural noir") sont réunis : le choc des cultures (Bretagne vs Périgord/Limousin), la guerre des races porcines, la gastronomie locale détournée de manière macabre, et un cadre géographique très précis.
Jumilhac-le-Grand (surnommée la "Perle Noire" du Périgord) se prête magnifiquement à l'atmosphère. Le lieu-dit Bourdoux existe réellement au nord de la commune, tout près de la frontière de la Haute-Vienne, ce qui renforce l'ancrage réaliste de votre récit. [1, 2, 3]
Voici une proposition de structure narrative pour identifier l'assassin et démêler ses mobiles, taillée sur mesure pour votre intrigue :

👤 La victime
Corentin Le Gall, 42 ans, originaire des Côtes-d'Armor. C'est un Breton "tête de mule" installé depuis trois ans à Bourdoux. Bravant les traditions locales, il a décidé d'y élever des Porcs Culs Noirs du Limousin, mais en appliquant des méthodes intensives de pâturage bretonnes, et surtout, en court-circuitant la coopérative historique du Limousin pour vendre sa viande d'exception directement aux grands restaurateurs de Périgueux et de Limoges. [1]

🕵️‍♂️ Qui est l'assassin ?
Le coupable est Jean-Paul "Popaul" Vignaud, 61 ans, une figure locale de Jumilhac. Il est à la fois le voisin direct de Corentin à Bourdoux, un éleveur historique de Cul Noir "pure souche", et le président de la section locale des producteurs de la race. C'est un homme fier, taiseux, endetté jusqu'au cou par les récentes normes de biosécurité (les fameuses doubles clôtures anti-sangliers). [1]

🔍 Les raisons du crime (Les mobiles)
Pour donner de l'épaisseur à votre roman, l'assassinat ne doit pas reposer sur une seule cause, mais sur un empilement de tensions :
1. Le mobile économique et la trahison de la race
Popaul Vignaud ne supportait plus de voir ce "Breton" s'approprier le joyau du patrimoine limousin. Pire encore : Corentin vendait ses bêtes hors du circuit officiel, cassant les prix et menaçant l'équilibre de la marque collective. Popaul considérait que Le Gall "salissait" le nom du Cul Noir en nourrissant ses cochons avec de la nourriture de récupération (la bacade) au lieu des châtaignes réglementaires, modifiant la qualité du gras.
2. La paranoïa sanitaire (La goutte d'eau)
Quelques jours avant le meurtre, une battue de chasse a révélé la présence de sangliers rôdant près des parcs de Corentin. Popaul, dont l'exploitation est à quelques mètres, a paniqué. Si les cochons du Breton fraternisaient avec les sangliers ou attrapaient la peste porcine, c'est tout le village qui serait confiné et condamné à l'abattage total du cheptel. Une violente dispute a éclaté à propos du manque d'étanchéité des clôtures de Corentin.
3. La vengeance symbolique (La mise en scène)
Pourquoi le chaudron de fonte et le jus de boudin ? C'est la signature de la rancœur paysanne. La bacade est le repas traditionnel (pommes de terre cuites, restes de légumes, sérum de lait) destiné à engraisser les cochons. En plongeant le Breton dedans, Popaul a voulu faire passer un message : "Tu as traité nos bêtes d'exception comme de vulgaires cochons industriels, tu finis comme eux." Le jus de boudin (l'eau de cuisson résiduelle enrichie de sang) symbolise le gaspillage du sang de la filière.

📌 Pistes et indices pour votre enquêteur
Si votre gendarme (ou détective) cherche des indices, en voici trois parfaits pour l'intrigue :
  • L'alibi qui prend l'eau : Popaul prétend qu'il surveillait ses clôtures à l'autre bout de la commune à l'heure du crime. Mais on retrouve sur ses bottes des traces de graisse de porc figée... et une odeur caractéristique de clou de girofle et de cannelle, les épices exactes que Corentin utilisait secretement dans sa recette de boudin noir.
  • Le caryotype suspect : L'enquête révèle que Popaul avait secrètement payé un laboratoire vétérinaire pour analyser le sang des porcelets de Corentin, espérant prouver une hybridation avec des sangliers pour le faire couler administrativement. Le refus du laboratoire de valider sa thèse a poussé Popaul à faire justice lui-même.
  • Le passé minier de Jumilhac : Jumilhac-le-Grand est connue pour ses anciennes mines d'or gauloises et son "sentier de l'or". Vous pourriez cacher l'arme du crime (un vieux pic de mineur ou une barre à mine pour assommer la victime avant de la jeter dans le chaudron) dans l'une des galeries abandonnées qui serpentent sous le lieu-dit Bourdoux. [1, 2, 3]
Bonne écriture pour ce polar qui s'annonce savoureux et terriblement noir !
 
Avec ça vous pourrez comparer avec mon bouquin qui va être dans le top 5 du Prix des courses de Pompadour. 
 
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