- La base : Vous achetiez un titre de créance (une obligation). Ce titre vous garantissait de récupérer votre mise de départ (le capital) à l'échéance et, généralement, de toucher de petits intérêts réguliers. [1, 2]
- Le "plus" de la loterie : En plus de cette épargne classique, chaque titre possédait un numéro. Plusieurs fois par an, de grands tirages au sort étaient organisés. Si votre numéro sortait, vous ne gagniez pas seulement le remboursement de votre titre, mais un « lot » sous forme d'une grosse prime en argent (parfois des millions d'anciens francs). [1, 2, 3]
- À la Ville de Paris, par exemple, ces tirages spectaculaires ont eu lieu de manière très populaire entre 1929 et 1965.
- Des sphères ou tambours géants en verre et en métal (conçus pour certains par l'ingénieur Vico) contenaient des milliers de petits étuis en laiton ou en cuivre renfermant les numéros des obligations.
À des époques où il fallait reconstruire le pays (après les guerres) ou financer de grands travaux urbains (canalisations, métros, écoles), les gens hésitaient parfois à prêter leur argent à faible taux. En ajoutant l'attrait de la loterie, l'État ou les communes s'assuraient un succès immédiat. En contrepartie de cette chance de gain, le taux d'intérêt servi au quotidien était souvent un peu plus bas que le marché. [1, 2]
- La modernisation des marchés financiers : Les techniques pour lever des fonds sont devenues plus globales et standardisées.
