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Ce blog traite d'éducation, d'enseignement supérieur, du Limousin et du Périgord, de Nantes et alentours, de société, de ce que nous lisons, il pose des questions, attend des réponses, informe. Espérons que personne ne dira "quoras auras-tu'chabat de platussar ?" quand auras-tu fini de faire du blablaware ? "When will you stop quacking?" (blog joint :http://quoras-tu-chabat.hautetfort.com/)
=============== Un 6ème m'explique ce qu'est une larve : "c'est du toxique, ça sort des volcans" ============= Travail très difficile en AP avec un groupe de secondes : la conjugaison du futur simple... J'envoie une élève au tableau ; évidemment j'ai eu le célèbre : je boivrai, nous buverons. Je luis demande ensuite de conjuguer le verbe mettre et là, hallucination et tout le monde mort de rire dans la classe : je mitte tu mittes etc. =============== Sinon, au détour d'un calcul, je viens d'avoir droit à un "7-13" dont a résulté un "-4"... En première ça fait mauvais genre ================ En 5e, cours d'histoire sur la place de l'Eglise au Moyen-âge, je projette une photo aérienne de la basilique Saint-Sernin de Toulouse, un élève me demande : "Monsieur, elle date du Moyen-âge la photo ?", je préfère ne pas répondre et laisse une de ses camarades le faire : "Ben non, il y a des voitures sur la photo, y'avait pas de voitures au Moyen-âge !"... ================ En, troisième, grâce à Google et les tablettes, on sait tout ! http://www.servimg.com/view/11236555/309 ==================
À présent, c'est le futur simple qui se raréfie et devient un anachronisme, voire un snobisme. Se substituant à ce diplodocus en tout lieu, le verbe "aller" suivi d'un infinitif, qui signifiait autrefois le futur proche, a pris rang, le présentisme aidant, d'auxiliaire universel du futur, ou même de présent de narration passe-partout. Aux nouvelles, on n'entend plus : "Le président de la République se rendra en Chine", mais "va se rendre en Chine", quelle que soit l'échéance, demain, la semaine, le mois, l'an prochain, ou jamais. Parler au futur, et même écrire, cela fait démodé, élitiste, exclusif. [...]
Mercredi, je visitais l'exposition Gustave Bourdin au musée Jacquemart-André. Là aussi, excellente exposition. Enfin, pour les années baudelairiennes, celles des plages mondaines et des cieux - ou plutôt ciels - crépusculaires. Mais le premier panneau me désappointa tant que je renonçai à lire les suivants : "Influencé par l'exemple de Constant Troyon, Eugène Boudin va réaliser tout au long de sa vie de nombreuses études de vaches. De ce sujet apparemment anecdotique, il va tirer de multiples variations." Mon sang, comme on dit, ne fit qu'un tour. Pourquoi pas "réalisera" et "tirera", ou un présent de narration, "réalise" et "tire" ? Quoi de plus désolant que cette langue à la va-comme-je-te-pousse !