dimanche 2 décembre 2012

J'ai refermé mon couteau, un livre de Michel Chadeuil

http://assosdecroissanceconviviale.over-blog.com/article-michel-chadueil-j-ai-referme-mon-couteau-112602108.html
http://ieo-lemosin.org/article340.html?lang=oc

sur l'auteur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Chadeuil
http://www.canal-u.tv/video/vo_universite_toulouse_le_mirail/entretien_avec_michel_chadeuil_micheu_chapduelh.5063

Il faut que je me procure ce livre. J'ai noté cet extrait :


 repunhança.

[…] J'écris le mot en occitan même si la différence orthographique infime ne semble pas le justifier. C'est que le concept de « répugnance » est totalement différent selon la langue (occitan / français) et la table (paysanne / bourgeoise). Consultons un dictionnaire français. « Répugnant » signifie « dégoûtant, écœurant, repoussant » voire « ignoble, abject ».[...] « Répugnant » dans notre parler […] signifie : trop bon pour être consommé en grande quantité, trop riche aussi et donc probablement un peu trop lourd à digérer. Le seul point commun entre la répugnance bourgeoise et la répugnance paysanne, c'est donc que les deux coupent l'appétit ! [...]

Je suis d'accord avec l'auteur. Ainsi longtemps pour moi les yaourt sucrés, ou aux fruits tels que proposés par les industriels étaient répugnants. Et ils avaient un goût bien éloigné des yaourts du laitier de St Yrieix, puis ensuite de ceux que faisaient mes parents dans la cocotte minute, puis ceux que j'ai faits dans une yaourtière. Mais aujourd'hui j'ai de la peine à en faire de bons, alors je mets du miel de Bourdoux ou de la confiture de mes prunes pour cacher le goût des yaourts que j'achète.


Je n'avais pas fait attention à l'auteur d'un livre commandée aux éditions Bonneton... c'est le même :

Expressions et dictons du Périgord et du Limousin


par Michel Chadeuil

Présentation
Un livre à ouvrir dès que l'hiver se fait maussade.
Ces expressions (il y en a plusieurs centaines), glanées par Michel Chadeuil dans le Périgord et le Limousin, vous réjouiront.
Ici, le paysan observe les menus objets de son quotidien. Il s'observe lui-même dans ses actions habituelles et voici que, par la magie de la métaphore, elles passent du concret à l'abstrait, prennent un sens universel et deviennent l'expression d'une philosophie populaire dont la malice tempère le pessimisme et où la dérision nous protège de tout dogmatisme.
Fau far dançar la forcha daus calhaus. Il faut faire danser la fourche à cailloux. Soit, mais quand on ne manie pas cet outil et que l'on n'a pas de champ à dépierrer, que peut nous dire ce proverbe ?
Les commentaires de l'auteur-collecteur nous guident avec humour dans cette foison d'images que les mutations accélérées du monde rural rendent de plus en plus floues.
Alors ouvrez vite ce livre car se coneis pas lo bon vin aus cercles.
Ce n'est pas aux cercles du fût que l'on reconnaît le bon vin.

Bruno Bettelheim et l'autisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Bettelheim

Il faut un temps où B. Bettelheim était à la mode en France. Il semble avoir causé bien des dégâts. Il a culpabilisé des mères, des parents.

Voir

"Le nombre de personnes souffrant d'autisme en France est évalué à 440 000. La maladie a été déclarée Grande Cause nationale en France en 2012 . Enfin ! pourrait-on dire. Car que de souffrances accumulées tant du point de vue des enfants que des parents et notamment des mères qui ont parfois été accusées d'être à l'origine des troubles de leur enfant.  
Pendant très longtemps, Josef Schovanec a refusé de témoigner dans un livre malgré de nombreuses sollicitations car son histoire était exemplaire. Et puis finalement, il a accepté de se livrer pour défendre la cause des enfants et s'inscrire dans une démarche positive qui montre la singularité des autistes. Dans ce livre, il raconte son enfance et la souffrance dans la cour de récréation où il se faisait tabasser par les autres,  le mépris et l'indifférence des élèves de Sciences-Po et l'attitude de ceux qui le prenne pour un débile mental dans la vie de tous les jours. Avant de pouvoir être diagnostiqué correctement, Josef a passé cinq années "sous camisole chimique" ( sous neuroleptiques) car taxé de schizophrénie. Le syndrome d'Asperger dont il souffre est une forme d'autisme méconnue qui concerne une personne sur 150 en France. 

"Je suis à l'Est !" de Josef Schovanec et Caroline Glorion - Editions Plon - 256 pages - 17,58€

http://www.francetv.fr/culturebox/je-suis-a-lest-le-temoignage-emouvant-de-josef-schovanec-autiste-asperger-127937

et les psychiatres qui se défendent :

Dépistage du cancer de la prostate Traduction d'un article "comment les patients peuvent-ils donner leur consentement éclairé ? "Dépistage du cancer de la prostate Traduction d'un article "comment les patients peuvent-ils donner leur consentement éclairé ? "


Copie d'un message datant de 2002, traduction d'un article de nov. 93,  publié sur le site

Dépistage du cancer de la prostate
Traduction d'un article "comment les patients peuvent-ils donner leur
consentement éclairé ? "
Kenneth G. MARSHALL (Canadian Family Physician 39 ; Nov. 93, 2385-90)

- Bonjour M. DUPOND, je vous prie d'excuser mon retard mais j'ai dû passer
du temps à expliquer à mes trois premiers patients les difficultés liées au
dépistage du cancer de la prostate.
- Pas de problème docteur, ça sera rapide pour moi, je viens seulement pour
le test de la prostate.
- Je suppose que vous parler des PSA, le dosage sanguin de l'Antigène
Prostatique Spécifique, et d'une exploration au doigt ?
- Je ne connais pas le test avec les doigts, mais je pense qu'il s'agit de
la prise de sang, celui qui vous empêche d'avoir le cancer de la prostate,
dont on parle dans les journaux ?
- C'est cela M. DUPOND, nous parlons bien du même test. Mais il ne prévient
pas le cancer, il est censé nous dire si vous en êtes atteint, ce que nous
ignorerions sans cela. L'idée est que face à un petit cancer, vous pourriez
être traité immédiatement et guéri.
- C'est formidable. Mais puisque vous êtes en retard, pourquoi ne pas me
donner tout de suite l'ordonnance pour que j'aille au laboratoire pour la
prise de sang ?
- J'ai bien peur que cela ne soit pas aussi simple. Je ferais mieux de
préciser un peu plus les choses quant aux PSA. Tout d'abord, vous pouvez
très bien avoir un cancer sans élévation du taux de PSA. Autrement dit, le
test serait normal et vous auriez pourtant un cancer.
- Je sais qu'aucun test n'est parfait, cela ne me gêne pas. Faites moi quand
même l'ordonnance et je file.
- Un instant, il y a encore autre chose : il y a un tas de gens qui ont des
PSA élevées mais pas de cancer.
- Ah bon ? Mais qu'est-ce qu'ils ont alors ?
- Souvent une prostate simplement un peu grosse, c'est très courant, les
médecins appellent ça du joli nom d'hypertrophie bénigne de la prostate.
- Bon alors si j'ai des PSA élevées, comment savez vous si j'ai un cancer de
la prostate ou seulement cette hypertrophie bénigne ?
- C'est parfois difficile. Je dois d'abord vous palper la prostate. Si je
sens un nodule, je peux vous adresser à un urologue.
- Qu'est ce qu'il me ferait ?
- Il ferait également un toucher rectal pour vérifier qu'il existe bien un
nodule suspect, et vous ferait passer une échographie avec une sonde
intrarectale pour voir s'il existe d'autres zones suspectes que l'on ne peut
palper. Une fois certain qu'il n'y en a pas d'autres, il ferait des
biopsies.
- Et comment ferait-il cela ?
- En plantant une aiguille dans votre prostate au travers du rectum.
- Houla ! Ca fait mal ?
- Je n'en sais trop rien, les urologues disent que non ou bien pas beaucoup.
- Mais que se passerait-il si mes PSA étaient augmentées et que vous ne
trouviez pas de nodule sur ma prostate ?
- Bonne question. Je vous enverrais chez l'urologue et il ferait le même
examen ainsi qu'une échographie. Si des images suspectes étaient trouvées,
il pratiquerait une biopsie. Il y serait obligé car de nombreuses images à
l'échographie ont l'air d'un cancer mais n'en sont pas. Les vrais problèmes
se posent si aucune image suspecte n'est découverte : en général on pratique
six biopsies à l'aveuglette à différents endroits de votre prostate, avec
l'idée que l'une d'elle pourrait découvrir un cancer, si vous en avez un.
Nous pratiquons ainsi car nous savons que non seulement l'échographie
surestime le nombre de cancers, mais qu'elle en laisse passer un bon nombre.
- Cela ne paraît pas très agréable. Peut-il y avoir des complications avec
vos six piqûres ?
- J'ai cru comprendre qu'il n'y en avait pas tellement. Vous pouvez avoir un
peu de sang dans le sperme pendant un certain temps, mais si vous en arrivez
là, parlez en à l'urologue.
- Je commence à m'apercevoir que c'est plus compliqué que je ne croyais,
mais je pense que de cette façon, ce serait une bonne nouvelle que de ne pas
trouver de cancer dans ces six piqûres, je serais au moins sur de ne pas en
avoir.
- Ce n'est même pas sûr. Vous n'en auriez probablement pas, mais vous ne
pourriez en être certain. L'urologue vous demanderait probablement de
contrôler vos PSA chaque année, et si elle venait à s'élever, il vous
réexaminerait et vous re-biopsierait très probablement.
- Donc ça mettrait des années avant que je sache si j'ai un cancer ou pas.
Cela va être gai de vivre avec cette idée. Il semble y avoir un tas
d'incertitude là-dessus non ?
- Oui en effet. Comme vous pouvez le constater, les examens ont leurs
inconvénients.
- Mais vous êtes certainement trop pessimiste sur tout ça. Il doit bien
apporter quelque chose d'intéressant ce test. Ne peut-on pas détecter un
cancer très tôt et le guérir ? Je veux dire que, si je fais la prise de
sang, que les PSA sont augmentées et que vous trouvez un cancer, vous pouvez
le guérir, non ? C'est bien ça n'est-ce pas ?
- C'est bien ça, en principe. Parfois, on trouve effectivement un cancer
débutant, et du moins en théorie, il peut être guéri. Cependant, même traité
à ce stade précoce, ce cancer peut récidiver et 20% des patients peuvent
mourir de leur cancer, parfois des années après. Vous devez comprendre qu'il
y a de nombreuses choses que les médecins font, qui sont fondées plus sur un
espoir que sur une réalité. Nous saurons peut être dans 10 ou 20 ans si le
dépistage a sauvé des vie, mais nous nous apercevrons peut-être du
contraire. Il semble logique de dire que les petits cancers traités
précocement guérissent toujours, mais ce n'est pas obligatoire.
Malheureusement, il n'y a pas encore d'étude prouvant que le dépistage du
cancer de la prostate sauve des vies.
- Je peux dire à vous entendre que le sujet devient même moins clair.
- Nous avons passé quelques moments ensemble et vous commencez à me
connaître. Le problème est en effet délicat. Pour commencer, quand on
réalise des tests et que l'on dépiste des cancers de la prostate, seuls la
moitié ou les 2/3 d'entre eux sont théoriquement curables. Les autres sont
déjà étendu et ne peuvent être guéris. Dans ces cas là, on a probablement
fait plus de mal que de bien en faisant un dosage des PSA. Si cela vous
arrivait, je devrais vous dire "désolé M. DUPONT, vous avez un cancer de la
prostate mais nous ne pouvons vous guérir. Si nous n'avions pas fait de
prise de sang, nous n'aurions probablement rien su de votre cancer pendant
des mois ou des années, car certaines de ces tumeurs évoluent lentement. Si,
plus tard, vous présentez des symptômes gênants, nous pourrions certainement
les traiter. Parallèlement, je serais heureux de vous revoir de temps en
temps pour vous aider à vous faire à l'idée que vous avez un cancer
inopérable.
- Mais qu'est-ce qui se passe avec les cancers opérables ? Je commence à
m'apercevoir qu'il ne doit pas y en avoir beaucoup, mais vous avez dit que
cela existe.
- Il y en a en effet. Je pense que certaines personnes peuvent être guéries,
mais là encore demeurent certaines incertitudes. Voyez vous, certains
cancers de la prostate n'évoluent pas, ou évoluent si lentement qu'ils ne
vous gêneraient jamais. Ceux-ci ne nécessitent aucun traitement. Mais nous
n'avons aucun moyen de dire lequel de ces cancers, petit ou précoce,
évoluera ou pas. En fait, à l'exception de quelques urologues anglais ou
suédois, on les traite habituellement tous et ce traitement est loin d'être
sans risque.
- J'allais justement vous en parler. Comment faites vous donc pour traiter
le cancer de la prostate ?
- Il y a deux façons de traiter un cancer de la prostate débutant avec
l'intention de la guérir. L'une est la radiothérapie, l'autre est la
chirurgie radicale de la prostate. Commençons par parler de la chirurgie. Un
certain nombre de complications peuvent survenir, mais je ne citerai que les
principales : certains patients meurent de l'opération, leur nombre varie
d'un hôpital à l'autre mais la moyenne est de 1%. Par ailleurs, 5% des
opérés auront une incontinence urinaire définitive et 30% resteront
impuissants.
- Ben dites donc, ça parait pas très encourageant. Dites moi docteur, tout
ce machin devient impossible, que pensez vous que je doivent faire ?
- Je sais que nous sommes maintenant sur ce sujet depuis un bon moment, mais
si vous souhaitez prendre une décision rationnelle et éclairée, vous avez
besoin d'informations, et vous ne les avez pas encore toutes.
- Ah bon ? je trouve que j'en ai déjà trop !
- Je conçois que cela fait beaucoup, mains nous n'avons pas discuté pour
savoir si vous vouliez que je palpe votre prostate dans le cadre du
dépistage du cancer.
- Ce n'est pas vrai, J'ai beau trouver un peu obscur ce que vous m'avez
raconté, je me souviens parfaitement que vous avez parlé de me mettre le
doigt où je pense !
- Je l'ai dit, mais en envisageant ce qui arriverait si vos PSA étaient
élevées, ce qui est différent. Toutes sortes de sociétés savantes médicales,
telles que l'American Cancer Society, et la Canadian Urological Association,
recommandent aux hommes de votre âge de faire pratiquer un toucher rectal de
leur prostate chaque année pour dépister un cancer.
- OK, je sais ce que vous allez dire : c'est recommandé, mais ce n'est pas
aussi simple.
- Je deviens absolument transparent. Vous avez raison, le toucher rectal
conduit aux mêmes problèmes que le dosage des PSA. Alors que l'on détecte
certains cancers de cette façon, personne ne sait si l'on finit par sauver
des vies humaines. D'un autre côté, certains cancers avancés sont détectés,
ce qui est dommage puisqu'il n'existe aucun traitement curatif pour eux. Par
ailleurs, sachez que la majorité des nodules que l'on palpe au toucher
rectal ne sont pas des cancers, mais que vous devrez passer systématiquement
par l'échographie et les biopsies. Enfin, de nombreux cancers passent
inaperçus avec le toucher rectal, et même si je vous en fais un et ne trouve
rien, cela ne veut pas dire que vous n'avez pas de cancer prostatique.
- Alors, qu'est-ce que je décide ?
- Je ne sais pas vraiment. Une telle décision pourrait bien être plus
philosophique que médicale. On pourrait dire que ceux qui choisissent de
faire le test on tendance à croire au Saint Graal, alors que ceux qui ne le
font pas sont fatalistes ou nihilistes. Si vous vous tournez vers des
spécialistes, vous n'irez pas bien loin car vous recevrez des avis
"autorisés" contradictoires. Un des aspects les plus intéressants de tout
cela est que l'avis que vous recevrez dépendra beaucoup de votre lieu de
résidence. Alors que quelques urologues américains affirment qu'il n'est pas
évident que le dépistage du cancer de la prostate apporte quelque chose, la
quasi-totalité des urologues des USA poussent activement au dépistage. De
nombreux urologues européens en revanche, avancent que le dépistage du
cancer de la prostate n'a pas de valeur étayée. Il y a tout de même certains
articles de la littérature médicale qui tentent de résoudre ce dilemme.
Laissez moi vous en citer deux. La première étude a été conduite par le Dr
Mold de l'université de l'Oklahoma : puisque personne n'avait jamais conclu
à un bénéfice du dépistage, son équipe a décidé de développer un programme
informatique d'analyse décisionnelle afin d'évaluer les effets probables
d'un dépistage sur l'espérance de vie et la qualité de celle-ci. Leur
conclusion a été qu'un tel dépistage augmenterait statistiquement d'un mois
la durée de la vie et diminuerait celle-ci en qualité de trois mois et demi.
La seconde étude a été réalisée par un groupe d'experts canadiens qui ont lu
la totalité de la littérature médicale sur le sujet. Leurs conclusions sont
provisoires car toutes les données ne sont pas encore disponibles. Ils ont
découvert que l'évidence pesait contre le dosage des PSA et qu'une ambiguïté
demeurait quant au toucher rectal.
- Bon, maintenant je suppose que je dois m'être fait une idée ? Je n'y
arrive pas. Je ne peux même pas me rappeler la moitié de ce que vous m'avez
raconté. C'est vous le docteur. C'est à vous de me dire ce que je dois
faire.
- Non M. DUPONT c'est à vous de décider, mais pour vous aider, je vais vous
dire ce que je ferais à votre place, je vais vous indiquer mon choix
personnel, subjectif, philosophique et inévitablement biaisé. Mais avant de
le faire, nous avons un autre sujet à aborder : Vous fumez toujours deux
paquets de cigarettes par jour ?

mercredi 28 novembre 2012

Comment se faire prescrire des pilules de perlimpin sans le savoir, ou l'effet placebo pas cher. Qu'en pense la sécu ?

Bien des études montrent que bien des médicaments alimentant le trou de la sécu ne font pas mieux qu'un placebo. On peut d'ailleurs les qualifier de placebo, mais de placebo qui coûte cher.
Voici par exemple :

http://www.pharmacorama.com/ezine/20111002121016.php

Maintenant, comment le médecin peut-il me prescrire un caché de qq milligrammes de sucre sans que je sache ce qu'il y a dedans ?

p.s

Merci au lecteur qui m'a corrigé. Le cachet ! Quant au cacher, c'est autre chose...

p.p.s.

J'ai trouvé la solution : les pilules des homéopathes  mais comme je n'y crois pas, pour moi il faudra trouver autre chose.

J'ai dû raconter ici cette histoire vraie :
les enfants du voisins jouaient à la dînette et avalaient des tas de pilules. Les parents étaient visiteurs médicaux. Nous avons prévenu d'urgence ces parents. Ils nous ont répondu : ils peuvent en manger, il n'y a rien dedans
Plus tard, je me suis bien amusé quand j'ai vu des adultes avaler leurs pilules en faisant attention de ne pas les toucher du doigt ! ils sont pas c... les homéopathes ! pas comme l'Eglise catho qui a perdu ses ouailles quand tout un chacun a pu toucher l'hostie consacrée.


Dieu et mon doigt

Lu sur un forum de cyclistes :

"Il ya quand même des injustices particulièrement scandaleuses : se faire offrir un toucher rectal gratos par la sécu quand certains claquent des fortunes pour se le faire pratiquer en des lieux où l'hygiène laisse à désirer par des travelos mal rasés au rimmel dégoulinant des paupières bouffées par des substances illicites, je trouve qu'il y a vraiment deux poids, deux mesures.
Je propose qu'on organise une manif pour réclamer la gratuité du toucher rectal offert par la sécu sans condition d'âge, ni autre.
Non mais où va-t-on ? Si l'on doit rayer des frontons de nos bâtiments publics le mot "égalité", exigeons l'adoption de la devise britanique : "Dieu et mon doigt".....    
http://www.velo101.com/forum/voirsujet/rions-avec-la-journee-de-la-prostate--


Plus sérieusement, 
http://www.velo101.com/forum/voirsujet/la-selle-et-la-prostate--12342/

Une chose m'a étonné. Le médecin qui vous prescrit un test de psa après toucher rectal, vous dit de ne faire la prise de sang que 4 semaines après ce toucher. Mais, faisant du vélo chaque jour (pas de sport !) je me suis dis ... pourquoi ne m'a-t-il rien dit à ce sujet. L'appui de la selle, ce n'est pas rien tout de même. Alors je suis allé sur la Toile...

prostate, vélo, psa

Le plagiat, copie servile, à l'université, en plein développement

http://responsable.unige.ch/Documents/lettre48/Plagiat_Algerie.pdf

Lu dans cette lettre dont nous avons déjà parlé sur ce bloc-notes (blog pour ceux qui ne parlent pas français)


Lettre 48 
27.11. 2012

Chers collègues, chers étudiants, chers lecteurs,
Le plagiat et la fraude scientifique sont aujourd'hui abordés de front. A preuve, cette information qui nous vient d'Algérie. Pourtant, de nombreux collègues algériens nous ont exprimé (par téléphone et mail) leur angoisse à la pensée de ce qu'il adviendrait d'eux s'ils dénonçaient de telles pratiques dans leur pays.
Notre focus de ce mois concerne ce que nous situons comme étant la source du plagiat et de l'appauvrissement du savoir : Les thèses de complaisance.
  • Dans notre rapport, nous les définissons ainsi : « Remise d'un titre officiel de docteur pour une thèse qui ne le mérite pas, parce que le manuscrit acte d'une connaissance insuffisante du domaine concerné, et/ou d'une absence d'originalité de la pensée, et/ou parce qu'il comporte du plagiat textuel et/ou des modèles présentés, et/ou analyses frauduleuses. ».
  • Pourquoi les situons-nous comme la source d'appauvrissement du savoir ? Le détenteur d'une thèse de complaisance se trouve dans sa carrière (académique ou non) vite confronté à l'injonction de réalisation d'écrits : soit il n'en est pas intellectuellement capable et devra « produire » en fraudant à un titre ou à un autre, soit il n'a pas acquis les règles d'éthique de notre profession et il n'aura aucun scrupule à poursuivre son activité de plagieur et/ou de fraudeur des analyses.
Nous avons intégré dans notre rapport sur « Les thèses de complaisance », les analyses des réponses reçues aux questionnements de Jean-Noël Darde à propos d'une thèse plagiée jamais annulée. Son blog accueille maintenant une pétition « Refusons de fermer les yeux sur le plagiat dans la recherche » rédigée par un groupe d'universitaires français.
Nous avons également analysé vos réponses au cas « humoristique » du mois dernier où tout était plagié dans un article, tout sauf la plante :« Eucalyptus globulus » était devenu «Carapa procera ». Mais, tandis que d'importants fonds européens ont été attribués sur base d'un CV falsifié, ce cas pourrait induire un danger pour la population. Nous présenterons donc la suite de ce feuilleton dans une prochaine lettre.
Pour conclure, nous vous proposons comme activités ce mois-ci :
Encore un tout grand merci pour vos contributions régulières à notre travail collaboratif via le site «Responsable». Vous êtes maintenant plus de 21'000 abonnés fidèles et plus de 300 contributeurs réguliers.

Bien cordialement

Michelle Bergadaà
Professeur de communication et de marketing 
Faculté des SES, Université de Genève

http://blogs.rue89.com/matouk/2011/02/11/le-plagiat-une-maladie-dont-luniversite-doit-se-debarrasser-189840

Ambrose Bierce à Nantes


4 décembre 2012
12h30
Campus Tertre
En partenariat avec la bibliothèque municipale de Saint-Herblain, les Bibliothèques universitaires proposent trois fois par an, un rendez-vous avec un auteur dramatique contemporain sur le temps du déjeuner. Après le "mardi côté cour" de Saint-Herblain, venez découvrir les "Midi-théâtre".
Michel et Rita ont pour mission de rendre public le talent littéraire d'Ambrose Bierce, auteur américain du XIXe siècle, dont les fables courtes et insolentes épinglent avec bonheur, politiciens, bandits, journalistes et autres batraciens...

Toujours d'actualité 100 ans plus tard, ces fables sont pleines d'ironie, d'humour et de pamphlet, au grand désarroi des deux personnages, complètement dépassés par leur tâche. 

Un livre pour jeunes enfants

http://celinevassogne.eklablog.com/

Camille et l'oiseau messager.

mardi 27 novembre 2012

L'homme qui rit, le film

http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Homme_qui_rit_(film,_2012)
de Jean-Pierre Améris
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Am%C3%A9ris
http://www.lefigaro.fr/cinema/2012/03/29/03002-20120329ARTFIG00600-depardieu-chez-victor-hugo.php
Nous avons vu la première l'autre soir à Nantes au Gaumont. Excellent film. Et le réalisateur est un type très agréable qui a très bien parlé de son film.
Nous conseillons   vivement ce film.

Parfum de femmes de Dino Risi

vu hier soir sur Arte. Merci Arte
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parfum_de_femme
et des vues de Naples !

Touche ou touche pas à ma prostate, that is the question

http://www.atoute.org/n/Touche-pas-a-ma-prostate.html
http://www.ligue-cancer.net/shared/brochures/depistage-cancers.pdf

"La Haute autorité de santé se prononce contre le dépistage généralisé du cancer de la prostate avec le test PSA pour les hommes considérés "à risque". Un sujet très polémique. Explications. "
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sante/20120405.OBS5600/cancer-de-la-prostate-le-test-qui-fait-polemique.html

"

Un "désastre de santé publique"

Mais ce sont finalement les conclusions américaines de l’USPSTF (Preventive Services Task Force) qui ont porté l’estocade contre le PSA en octobre. Après reprise des plus récentes et sérieuses études existantes à ce jour, elle a en effet conclu à l’inefficacité du test. C’est l’inventeur du PSA lui-même, le Dr Richard J. Ablin, qui avait énergiquement désavoué son propre test peu de temps auparavant dans les colonnes du New York Times. Dans un article intitulé The great prostate mistake (Prostate : la grande erreur), il qualifiait son invention de «désastre de santé publique» en raison de ses imperfections et de son coût démesuré, 3 milliards de dollars rien qu’aux Etats-Unis. Car ce que l’on reproche aussi au dépistage par ce fameux test PSA, c’est sa prescription trop facile avec, en France, environ 5 millions de tests réalisés en 2010. Le fruit, souvent, d’une ordonnance rédigée à la va-vite, sans explications ni information appropriée."

Faire ou ne pas faire le test ?

"

Faire ou ne pas faire le dépistage? 

Reste à faire passer le message auprès du grand public. «Il est évident que le fait de ne pas recommander ce dépistage peut être mal perçu, admet le Dr Dupagne, car certains hommes, parmi ceux qui ne se feront pas dépister par choix ou qui ne seront pas incités à le faire, développeront un cancer. Quand ils le sauront, ils pourront le reprocher au médecin et se demander si un test qui aurait été pratiqué plus tôt aurait pu les sauver. En revanche, en ne se faisant pas dépister, beaucoup d’autres hommes seront, eux, sauvés des conséquences des traitements. A l’inverse, ceux-ci ne le sauront pas. C’est la raison pour laquelle il faut du courage pour ne pas conseiller le dépistage. Personnellement, j’agis au nom du premier principe de la médecine, primum non nocere (d’abord ne pas nuire).» Evidemment, la position du Dr Coloby est tout autre: «Doser un PSA n’entraîne pas toujours des biopsies ou un traitement! Le risque de ne pas traiter me paraît tout aussi délétère, voire supérieur à celui du sur-traitement.»
Alors, PSA ou pas? Il faut bien se rendre à l’évidence: c’est à chacun de choisir en son âme et conscience. Certains hommes préféreront mesurer leur taux de PSA pour désamorcer leurs angoisses, et ce même au prix des risques des explorations et des traitements. D’autres, au contraire, opteront pour l’abstention. En revanche, certaines données peuvent être déterminantes. Des antécédents familiaux ou des origines africaines par exemple –deux facteurs de risque connus– orienteront plus facilement vers la réalisation du test, la décision dépendant évidemment de la qualité du dialogue établi avec le médecin. Reste à mettre en place, sur Internet et ailleurs, cette fameuse information «loyale et transparente»."

Nos désirs sont des ordres !Nos désirs sont des ordres !


"Nos désirs sont des ordres !" - de Smith à Sade
jusqu'à Fourest et en oubliant Marx, l'itinéraire de la Gauche moderne ne
passe pas par le peuple. Oublié le socialisme partageux, place au
sociétalisme progressiste ; oublié le bien commun, place au caprice
indifférencié ! "Le maximum de droits pour le maximum de gens avec le
minimum de devoirs" : programme anti-social. Triste gauche libérale qui
déçoit le pauvre et rassure le bobo, triste gauche libertaire qui précarise
en déconstruisant (repères et institutions) et déresponsabilise en
infantilisant (le désir érigé en principe politique). Hélas, quand
l'égalité des droits se confond avec la soumission aux caprices, le marché
a tout à gagner, la société tout à perdre.

Jean-Claude MICHEA, Pour en finir avec le XXIème siècle, Avant-propos à La
Culture du narcissisme, La Vie
américaine à un âge de déclin des espérances, Flammarion, Champs-essais,
2010, p. 10.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Mich%C3%A9a

lundi 26 novembre 2012

Notes sur une conférence de Régis Debray

Je  viens de trouver des notes sur un calepin, sur une conférence de Régis Debray,
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gis_Debray

- différence des trois cas :
credere deo
credere deum
credere in deum
- croire que est différent de croire en
- opinion, certitude, croyance (Kant)
- croire c'est affirmer d'un objet plus qu'on en sait
- au MA, révélé, autorisé, authentifié, allégué
- au MA, la croyance était le savoir. Par ex, le sang menstruel trouble les miroirs était un savoir (St Thomas)
- Les hébreux ne croyaient pas en Dieu, ils vivaient avec. Le mot croyance n'apparaît pas dans la bible
- Dans la langue de Bornéo, "Je crois en dieu" n'a aucun sens car suppose un moi (je) et un "il", un transcendant non incorporé dans l'existant
- au XIIIe s. "credo in unum deum" aurait fait de Dieu un sujet de doute. Veut dire "donner son âme à Dieu"
- croyance, manque de savoir, credo opposé au cogitum
- quand on aura expliqué l'effet placebo, on pourra dire que l'homme est objet de savoir
- l'incroyance serait le luxe des légumes
- en toute doctrine le baptême précède
- on cherche le sens pour avoir la relation
- les nihilistes sont des croyants : ils posent des bombes...
- la croyance, petite soeur de l'entreprendre
- on peut épouser des doctrines religieuses et être athée
- en Europe, baisse du religieux, hausse des croyances. Les rationalistes devraient s'inquiéter de voir les églises se vider
- le papier monnaie fonctionne à la croyance
- la croyance dans la pouvoir est constitutif du pouvoir
- on n'est martyr que pour les choses dont on n'est pas très sûr
- des récits incroyables (la genèse, l'Iliade, le livre des morts) demeurent alors que caducité de la production scientifique
- "Que serions-nous sans le secours de ce qui n'existe pas ? " P. Valéry
- L'homme est un être qui s'attend
- Il n'est pas nécessaire d'avoir la foi au sens religieux du terme pour fonctionner à la croyance
- première croyance : la sépulture, rapport de confiance avec un au-delà immatériel
- croyance, autre nom du symbolisme
- il n'y a pas de communauté sans communauté de croyance
- "je sais ce que je crois", "je crois ce que je sais" sont des distinctions tardives dans l'histoire.
- N'y aurait-il pas un avantage de l'espèce de croire ?
- les communautés humaines qui restent sont les religieuses
- la croyance n'est pas frappée de péremption
- Rousseau ... idée de la religion civile nécessaire
- il faut que la loi soit doublée d'imaginaire
- Europe remplacée par un galimatia procédural
- l'Euro est sans devise, sans figure et sans date
- les USA se sont donné les moyens d'exister, un condensé de mythologie dont un vers de Virgile
- avoir des mains propres mais pas de mains
- quand on adhère, on se retranche
- secte ... couper... tout acte de croyance coupe
- pas de définition de la secte mais de la dérive sectaire
- l'Europe n'existera que lorsqu'elle se donnera un adversaire
- le boudhisme s'est construit contre l'indouisme
- pour avoir un nous, il faut un eux
- première occurrence du mot europe, IXe s. , deuxième, bataille de Lépante
- pour qu'il y ait un objet croyance, il faut que l'objet puisse être nié
- chez les hébreux prérabiniques, tout le monde avait des dieux. C'était une condition a priori de l'existence collective


L'otarie, les rêves, le genou et l'homéopathe... sans oublier la sécurité sociale

Lu sur un forum de atoute.org

Mon épouse souffre depuis plusieurs années de gonarthrose du genou gauche suite sans doute d'une ablation du ménisque interne il y a 20 ans.
Petit à petit elle n'a plus supporté les traitements pour cette maladie, je pense surtout aux anti inflammatoires. 
Nous en sommes venus à envisager l'opération. Une prothése unicompartimentale lui sera donc posée en octobre.
Mais d'ici là il faut tenir la douleur.
Elle a voulu essayer l'homéopathie( ne commencer pas à rire, s'il vous plait...).
Ainsi depuis 6 mois elle prends des granules et des gouttes une fois par mois...
Comme j'avais un peu de temps cet aprés-midi j'ai accompagné mon épouse chez son homéopathe pour son rendez-vous mensuel.
Et, pour la première fois de ma vie j'ai vu... un type , qui est docteur en médecine, entre deux mégots, la faire parler de ses rêves.
Ca a donné ceci: « Alors Madame, parlez moi de votre dernier rêve.
Et bien, Docteur, j'ai rêvé que ma petite-fille se faisait mordre par une otarie...
Mais Madame c'est passionnant. En effet j'ai sur mon ordinateur un cas d'école d'une personne qui avait mal aux genoux, qui rêvait d'otarie et qui avait eu la tuberculose. Vous n'avez pas eu la tuberculose? Ou vos grands parents peut-être? Cherchez bien dans votre famille?
Si j'ai une cousine...
Donc je vais vous donner une dose de D... en 10000K parce que c'est ce qui a soigné ce cas d'école. Voilà cela fera 50€ ( conventionné honoraires libres). Je ne prends pas la carte vitale parce que la machine est en panne aujourd'hui ».

Maintenant vous pouvez rigoler  et en plus j'ai payé   et en plus cette consultation me sera remboursée    moins un euro. Elle est pas belle la vie... 
 
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