" Il y a des luxes nécessaires. L'homme lui-même est-il autre chose que le luxe de la planète ?
Superflu
et ruineux, il consomme des fortunes. On a calculé que dans sa vie il
mange pour 3 325 000 francs de pâtes alimentaires aux œufs de poule,
sans compter le vermicelle fin ; ses fraudes fiscales s'élèvent à 114
milliards : et il ne laisse pas une goutte du bon vin des Fauchés. C'est
un gouffre.
Et pourtant, que deviendraient sans lui les «
Sociétés d'originaires », les marchands de lunettes de soleil, les
institutions les plus graves, Brigitte Bardot et la retraite des
vieillards ? Qui tuerait la famille Drummond ? Que ferait le Congo de
son indépendance ? À qui serviraient le blouson noir, le chapeau
tyrolien, le maire-gangster, le piège à tigres inoxydable et peint en
vert de la Manufacture de Saint-Étienne ? Qui photographierait les
parricides connus, qui acquitterait les assassins célèbres ?
On le garde donc, provisoirement.
Pour la bonne bouche. "
(Les mœurs des Iroquois – La Montagne – 26 juillet 1960)
Quelle est cette famille Drummond ?
Celle de l'affaire Dominici.
Je m'en souviens. Est-ce que mes souvenirs remontent à 1952-53 ? J'avais 6-7 ans. Est-ce que je lisais à cette époque L'Aurore (ma mère m'avait dit que j'apprendrais à l'école l'affaire Dreyfus et ma mémé n'appréciait pas que ma mère lise Zola, elle, elle lisait toute la bibliothèque paroissiale) ? ou ai-je appris à la radio à lampes ?
Qui peut me dire ce qu'est le "vin des Fauchés" ?
Quant aux Sociétés d'originaires ...
Limousins de Paris. Les sociétés d'originaires du Limousin sous la IIIe République
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