mercredi 23 septembre 2026

D'où vient le kaolin utilisé dans la porcelaine de Limoges en 2026 ?

 

Réponse de l'IA de Gougueule :

En 2026, le kaolin utilisé pour fabriquer la porcelaine de Limoges ne provient plus du tout du Limousin, les gisements historiques locaux s'étant totalement taris. [1, 2, 3]
L'approvisionnement en matières premières pour les manufactures de Limoges repose désormais sur les sources suivantes :
  • En France : Le kaolin est principalement extrait des grands gisements français restants, situés notamment en Bretagne (kaolins de Bretagne) et dans l'Allier (site de Beauvoir près de Montluçon). [1]
  • À l'international : Une part significative de la matière première est importée d'autres gisements mondiaux en fonction des besoins de production et de l'internationalisation de la chaîne logistique. [1]
La transformation locale :
Même si le kaolin est extrait ailleurs, il est acheminé en Haute-Vienne où l'entreprise Imerys (ancienne Société des Kaolins et Pâtes Céramiques du Limousin - KPC, basée à Aixe-sur-Vienne) formule et produit la pâte à porcelaine finale. C’est ce travail de la pâte et le savoir-faire de façonnage et de cuisson local qui permettent à la porcelaine de Limoges de conserver son Indication Géographique Protégée (IGP)
 
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Je ne sais donc toujours pas d'où ça vient ! certainement pas de la falaise de la mine d'or à Pénestin (alors que les ganivelles viennent bien de St-Yrieix ! j'y ai rencontré l'ancien fabricant de St-Yrieix quand je suis arrivé dans le coin). De Bretagne ? le kaolin qui en vient sert pour la pharmacie, etc. et en Bretagne, à Quimper ou à Pornic, on fait de la faïence ! 
Il fut un temps ça venait d'Allemagne. 
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Où se fournit Imerys ?
Imerys se fournit principalement à la source par l'exploitation de ses propres gisements et carrières, complétée par des importations de matières premières spécifiques pour ses usines de transformation.
En tant que leader mondial des spécialités minérales pour l'industrie, le modèle économique d'Imerys repose sur l'intégration verticale : l'entreprise extrait elle-même la grande majorité de ses ressources minérales avant de les transformer. [1]
1. Ses propres carrières et gisements (Auto-approvisionnement)
Le groupe dispose de plus de 230 sites industriels et carrières à travers plus de 40 pays pour extraire directement ses matériaux : [1]
  • En France : Imerys exploite 28 sites industriels et carrières. Elle extrait par exemple du talc à la carrière de Trimouns (Ariège), le plus grand gisement d'Europe, du kaolin à Ploemeur, de l'andalousite à Glomel (Côtes-d'Armor) ou encore du quartz de haute pureté en Dordogne. [1, 2, 3, 4]
  • Dans le monde : L'entreprise possède des gisements massifs de bentonite, de carbonates de calcium, de diatomite ou de perlite aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud et en Asie. [1]
  • Projets futurs : Avec son grand projet EMILI dans l'Allier, Imerys prévoit de s'approvisionner directement en lithium en exploitant le sous-sol de son site de Beauvoir. [1]
2. L'importation de matières premières spécifiques
Pour certains sites industriels de transformation qui ne disposent pas de gisements locaux, Imerys achète et importe des matières premières à l'échelle internationale.
  • C'est le cas par exemple du site d'Imerys Beyrède dans les Pyrénées, qui transforme des minéraux par fusion mais doit importer ses composants de base comme la bauxite, le zircone ou l'alumine. [1]
3. Fournisseurs et partenaires commerciaux
Pour ses besoins hors extraction (énergies, logistique, équipements industriels, produits chimiques de traitement), Imerys s'appuie sur un réseau mondial de sous-traitants. L'entreprise impose à ces partenaires une charte stricte en matière de RSE, exigeant le respect des droits humains, de la sécurité et des engagements de décarbonation de leur propre chaîne de valeur.
Imerys ne se fournit pas auprès de tiers : l'entreprise est le premier producteur mondial de kaolin pour la céramique. Elle extrait et transforme cette argile blanche directement depuis ses propres gisements et carrières, situés en France et à l'international. [1]
Pour la fabrication de la porcelaine et des céramiques, ses principaux sites d'approvisionnement sont :
🇫🇷 En France
  • Ploemeur (Morbihan, Bretagne) : Ce site historique de la filiale Imerys Ceramics France extrait le célèbre « or blanc breton », un kaolin très réputé pour sa qualité. [1, 2]
  • Échassières (Allier, Auvergne-Rhône-Alpes) : Le site de Beauvoir extrait également du kaolin (et est actuellement au cœur du projet de production de lithium EMILI). [1]
  • Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne, Limousin) : Situé à proximité de Limoges (berceau de la porcelaine française), ce site reçoit et stocke les matières premières pour fabriquer directement de la pâte de porcelaine prête à l'emploi (mélange de kaolin, feldspath et quartz). [1, 2]
🌍 À l'international
Pour alimenter les marchés mondiaux, le groupe Imerys exploite des gisements et des usines de traitement de kaolin dans plusieurs autres pays clés : [1]
  • Le Royaume-Uni
  • Les États-Unis
  • Le Brésil
  • La Thaïlande [1]
 L'origine actuelle : Une partie du kaolin utilisé aujourd'hui pour fabriquer la pâte à porcelaine à Limoges provient effectivement des carrières de Bretagne (dont Ploemeur), ainsi que d'autres gisements français ou internationaux (Royaume-Uni, Ukraine, etc.). [1, 2]
 

dimanche 20 septembre 2026

Issoglose

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Isoglosse

Une isoglosse (grec : « langue identique ») est une ligne imaginaire séparant deux zones géographiques qui se distinguent par un trait linguistique (dialectal) particulier. Celui-ci peut être de nature lexicale, sémantique, phonologique, phonétique ou morphosyntaxique

https://www.languesetcite.fr/204 

" Dans le cas du Croissant, la définition de limites nettes de type oc-oïl d’un idiome à l’autre trouve un écueil. Les linguistes ont toutefois établi, ou tenté d’établir, avec plus ou moins de succès selon les zones, une typologie des idiomes du Croissant, souvent en fonction du degré de proximité avec les deux ensembles (oc et oïl) voisins (cf. les travaux de Marcel Coq en Charente par exemple), sortant ainsi rarement d’une approche binaire qui prendrait en compte l’originalité de ces parlers. Entre haut-limousin et poitevin, l’expérience du terrain montre malgré tout parfois une ambivalence entre la description formelle et le sentiment des locuteurs, les différences entre les deux ensembles étant avérées mais somme toute à relativiser du fait du substrat d’oc au sein du poitevin-saintongeais (en matière morphologique et surtout lexicale). Or les locuteurs de limousin ont souvent tendance à considérer le poitevin-saintongeais comme un parler radicalement « français » malgré une série de traits pourtant communs. Il se joue là sans doute une certaine idée de l’identité ou de l’altérité linguistique, comme si les locuteurs se différenciaient socioculturellement les uns des autres sur le critère linguistique. C’est d’ailleurs plus nettement le cas encore entre Gascogne et Saintonge où une forme de mépris sociolinguistique a pu avoir cours, les Gascons traitant les Saintongeais du nom péjoratif de « Gavaches », si ce n’est qu’entre Limousin et Poitou, ou Angoumois, le prestige social serait plutôt du côté du Poitou et de l’Angoumois.

Cependant, la limite oc-oïl demeure plus consciente chez les locuteurs en Charente (16) que dans le nord de la Haute-Vienne (87) notamment où le Croissant s’élargit fortement. En effet, comme la frontière reste relativement ténue dans le Confolentais (Charente), il est encore possible, d’une part, de rattacher tel parler du Croissant plutôt à l’occitan ou au poitevin, en fonction de ses caractéristiques, et, d’autre part, de recueillir chez les locuteurs un sentiment, d’ordre sociolinguistique, quant aux affinités de leurs idiomes locaux. En Charente, les locuteurs de haut-limousin ont en effet une conscience aiguë de l’altérité des parlers de type poitevin présents plus à l’ouest. Ainsi, un locuteur de haut-limousin de Montemboeuf (16), par exemple, saura, du fait que des idiomes variés peuvent se côtoyer sur une foire rurale comme celle de Chasseneuil-sur-Bonnieure (16), que le parler de Couture (de type poitevin) diffère assez radicalement de son propre parler. Les locuteurs sont, ou étaient, même capables, dans une certaine mesure, d’établir une classification des parlers selon le degré de proximité avec leur propre parler. Ainsi, ils classeront comme compréhensible, mais moins caractérisé que le leur (à l’égard du français), le parler de Cellefroin (16) alors qu’ils classeront le parler de Champagne-Mouton (à la limite ouest interne du Croissant en Charente) et a fortiori de Couture (poitevin), comme n’étant « même pas du patois mais du français déformé ». "

 

DE LA MARCHE AU LIMOUSIN par les Noms de Lieux --- Entre Oïl et Oc, Yves Lavalade

 

Je vous ai déjà parlé de madeleines (dont celles de St-Yrieix) ... et de croissants :

https://lefenetrou.blogspot.com/2026/01/proust-na-pas-parle-que-de-la-madeleine.html
https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2020/11/15/le-croissant-linguistique/

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2013/12/28/je-suis-un-espece-dissoglosse/ 

 

  

Yves LAVALADE



Yves LAVALADE


DE LA MARCHE AU LIMOUSIN


par les Noms de Lieux


Entre Oïl et Oc



Zone d’étude : 373 communes

Éditions de L’Esperluette


DE LA MARCHE AU LIMOUSIN par les Noms de Lieux

--- Entre Oïl et Oc –-19 € + port

Editions de L’Esperluette – Le Loubanel – 19260 – Treignac


15 gros Fichiers de travail ont permis l’élaboration de cette étude ; qui contient 73 cartes : Croissant (liste de mots-souches et références) et 125 encarts tirés des bases de l’IGN ; 194 pages.


C’est une vaste et exceptionnelle synthèse sur 373 communes, de la Dordogne limousine au sud de l’Indre, en passant par la Charente occitane, la Basse-Marche, la Vienne et le nord de la Creuse pour identifier et analyser un certain nombre de racines toponymiques de base. C’est une partie de ce travail qui est ici présentée.


Y. Lavalade, limousin d’origine et occitanophone, ancien professeur de langues et Docteur en Études Romanes, s’est attaché depuis plus de 50 ans à la défense et à l’illustration de l’occitan limousin. Pour ce faire, il a rédigé de très nombreux ouvrages qui touchent à notre identité : trois dictionnaires de langue ; des études d’ordre grammatical ; d’autres qui concernent la botanique, l’anthroponymie limousine ; des recueils de proverbes, de chroniques, d’expressions populaires, de poèmes ; des adaptations d’œuvres étrangères (dont deux ouvrages de Pablo Neruda, d’un roman brésilien, de contes irlandais, danois, inuits, curdes, de Maupassant ...). Dans le même temps il a accompli un travail de fond sur la toponymie dans l’ensemble dialectal nord-occitan (Limousin, Marche, Périgord), dont l’édition d’un monumental dictionnaire de la Haute-Vienne, celle d’un dictionnaire de tous les noms de lieux de la Creuse, réalisé diverses éditions concernant cantons et communes de notre région (en Dordogne, Charente, Creuse, Corrèze, Haute-Vienne, Indre), à partir de plus de 650 enquêtes de terrain auprès d’occitanophones fiables. Pour ce qui intéresse la zone de la Marche creusoise et du Croissant occitan, il a approfondi l’examen des noms de lieux des anciens cantons de Dun-le-Palestel, de La Souterraine, de Bénévent-l’Abbaye, du Grand-Bourg, d’une trentaine de communes du Bas-Berry (dont la Marche occitane).

 
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