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lundi 7 octobre 2019

Naples par Jean-Noël Schifano

Nous venons de l'écouter dans l'émission La marche de l'histoire d'aujourd'hui.

https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-07-octobre-2019

 

Il nous a appris comment le nord de l'Italie a produit le recul du sud. Garibaldi un sanguinaire, etc.

"Colonisation du sud très riche par le nord très pauvre" 

" Les migrants vers l'Amérique venaient du nord "

Naples ! quelle ville ! ses quartiers, son sous-sol, ses gens, ses églises en décomposition, ses croyances, etc.



  • Dictionnaire amoureux de Naples (Plon, 2007)
  • Sous le soleil de Naples (Gallimard poche, 2004)
  • Everybody is a star. Suite napolitaine (Gallimard, 2003)
  • L’éducation anatomique (Gallimard, 2001)
  • Désir d’Italie (Gallimard, 1996)
  • Les rendez-vous de Fausta (Gallimard, 1989)
  • La danse des ardents (Gallimard, 1986)
  • Chroniques napolitaines (Gallimard, 1984)
  • Naples (Seuil, 1981)


"
Argumentaire de Dictionnaire amoureux de Naples :
La Naples de son Dictionnaire amoureux est la Naples qu’il a vue et vécue au quotidien, de l’intérieur, au fil d’années douces, voluptueuses et violentes traversées par les tremblements de terre et les guerres de clans camorristes ; il dénonce ici, sans détours, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou « trucages » historiques les plus tenaces. Mais, surtout, et à partir de son expérience intime, sensuelle et culturelle, il célèbre le « génie » de la vie napolitaine, d’une « civilisation » unique en Europe ; son rapport à Naples passe d’abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui croulent, nourritures, beautés, merveilles et bizarreries apparentes, de cette immense corne d’abondance qu’est l’ex-capitale du Royaume des Deux Siciles – toujours ville capitale. Ouvrez n’importe quelle entrée du Dictionnaire : elle vous décrit une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, d’intelligences et vous êtes à Naples. Dans une Naples baroque, de ce « baroque existentiel » qui se retrouve et circule partout, de la sfogliatella, « blond coquillage chaud » dégusté le matin à deux pas des hypogées où le culte des morts donne tout son poids à la vie, aux volutes d’or des monastères et aux voix du San Carlo - premier théâtre lyrique du monde.
Face à une ville aux racines trimillénaires, l’auteur se mue en historien, de la plus scrupuleuse précision, lorsqu’il évoque en traits fulgurants, comme dans le feu de l’action, les destinées individuelles nouées et souvent tragiquement accomplies sous le soleil de Naples : Spartacus, Néron, Masaniello, Joachim Murat ; mais aussi les destinées collectives moins connues et qui passent par la rivalité – jamais dite ou édulcorée – entre Rome et Naples, et le prix payé par Naples à l’Italie au nom d’un Garibaldi et de l’Unité d’un Pays qui se cherche depuis cent trente ans..."

Ecoutez cet interview qui est passé sur Radio Classique


et en italien, la femme italienne


samedi 28 janvier 2017

Le sang de San Gennaro est resté figé à Naples


"Le 16 décembre 2016, dans la chapelle San Gennaro de Naples, le « miracle de saint Janvier » n’a pas eu lieu. Le sang contenu dans l’ampoule est resté solide, ce qui est perçu comme « un sombre présage ».
En effet, les exemples dans l’histoire récente où le sang ne s’est pas liquéfié abondent : en septembre 1939, quelques semaines après le début de la Seconde Guerre mondiale ; en septembre 1940, en correspondance avec l’entrée de l’Italie dans le conflit ; en septembre 1943, date de l’occupation nazie, ; en septembre 1973, avant l’éclatement d’une épidémie de choléra à Naples ; ainsi qu’en septembre 1980, un mois avant qu’un terrible tremblement de terre ne frappe Irpinia, près de Naples, faisant près de 3.000 morts."
Est-il bien raisonnable que nous retournions à Naples ? Pourtant, nous avons un vol direct de Nantes à Naples.
On me souffle que c'est d'autant plus préoccupant qu'on nous parle d'un réchauffement climatique !
Ben couillon ! On ne rigole plus !

mardi 24 avril 2012

Naples, ... "Naples et l'Italie du sud" par Delphine Hassan

PUF-Clio

http://www.puf.com/Autres_Collections:Naples_et_l%27Italie_du_Sud
 Extrait du site des PUF:

Table des matières

Le cadre géographique. Une terre de contrastesCampania felix – Du lac Lucrin au Monte Nuovo – Pierres sèches en Méditerranée : les trulli des Pouilles

Les populations d'origine : les Italiques. Une terre de contactsLes peuples italiques – Les premiers contacts – Les Iapyges – Les Lucaniens – Les Samnites

La Grande Grèce. VIIIe-IIIe siècle avant J.-C.Le processus de fondation des cités – Les temples de Grande Grèce : une architecture occidentale spécifique – L’organisation de la cité – Les cités chalcidiennes : Pithécusses, Cumes, Rhegion – Les premières cités achéennes : Sybaris et Crotone – Une cité spartiate : Tarente – La mémoire d’Ajax : Locres épizephyrienne et Siris – Les autres cités achéennes : Métaponte, Kaulonia, Poseidonia – L’expansion des cités italiotes, de la côte ionienne à la côte tyrrhénienne : d’autres fondations – Une cité phocéenne : Élée – La guerre entre les cités achéennes et Siris : la destruction de Siris – La bataille de la Sagra : l’apogée de Locres – Pythagore et les Pythagoriciens – L’apogée de Sybaris – La guerre entre Crotone et Sybaris : la destruction de Sybaris, les difficultés de Crotone à s’imposer – Les monnaies – L’assaut étrusque contre Cumes – Le contrôle du détroit : la fin des tyrannies – Le déclin de Cumes – La fondation d’une nouvelle cité : Nea-polis (Naples) – Les dernières fondations : Thourioi, Sybaris-sur-le-Traente, Héraclée – La Ligue italiote – Le renouveau de Tarente – La menace indigène – Réorganisation urbaine et architecture dans la deuxième moitié du IVe siècle – Attaques indigènes et attaques romaines : la fin de la Grande Grèce – Les bronzes de Riace

La domination romaine. IVe siècle av. J.-C. – Ve siècle ap. J.-C.Les guerres samnites – La conquête de la Grande Grèce – Les guerres puniques – L’expansion romaine – Les Gracques – La guerre sociale et la fin de la République – L’engouement pour les villas de la baie de Naples – La poésie à la gloire d’Auguste – Les quatre styles de peinture dite « pompéienne » – La dynastie julio-claudienne – La dynastie des Flaviens – La dynastie des Antonins : l’apogée de Rome – Pompéi et Herculanum, les cités campaniennes victimes du Vésuve – La dynastie des Sévères, la crise du IIIe siècle et le Bas-Empire

Le millénaire médiéval : 496-1494. De la chute de l'Empire romain aux guerres d'ItalieLe royaume ostrogoth – La reconquête byzantine – Les Lombards – La domination carolingienne – Les attaques des Sarrasins – La dynastie saxonne – Amalfi, cité maritime – L’influence byzantine – Les Normands – La Maison de Souabe – Le château frédéricien de Castel del Monte – La Maison d’Anjou – La cathédrale San Gennaro – Le Castel Nuovo de Naples – Le millénarisme de Joachim de Fiore – L'établissement de la dynastie aragonaise – Le musée de Capodimonte – Sanctuaires napolitains

De la domination espagnole à l'unité italienne. 1494-1860Les guerres d’Italie (1494-1559) – Naples espagnole au temps de Philippe II (1556-1598) – Difficultés économiques et renouveau artistique à l'époque baroque – La guerre de Succession d’Espagne (1701-1714) – La domination autrichienne – La monarchie bourbonienne – Le musée archéologique national de Naples – Le palais de Caserte, un Versailles napolitain – Les castrats – Un bref intermède : la République parthénopéenne (1799) – Le retour des Bourbons – La domination napoléonienne : Joseph Bonaparte (1806-1808) et Joachim Murat (1808-1815) – La Restauration et le Risorgimento (1815-1860) – Alexandre Dumas et Naples – La conquête du royaume de Naples – Deux figures napolitaines qui incarnent le sentiment national : Luigi Settembrini et Francesco De Sanctis

Épilogue. — De l’unité italienne à nos jours

Glossaire
Bibliographie
Index des lieux
Index des noms

jeudi 19 avril 2012

Naples, vers le cimetière souterrain de la Fontanelle (« Cimitero delle Fontanelle ».) et l'adoption des morts

 Nous vous conseillons la lecture de ce texte de Par Jean-Paul Mari. (Du même auteur vous trouverez :
http://www.grands-reporters.com/Naples-le-salaire-des-enfants.html, , http://www.grands-reporters.com/Nouvel-article,966.html,
Avant de partir à Naples, j'avais vu sur FR3 : http://www.grands-reporters.com/Mafia-Une-semaine-avec-les.html, )
http://www.grands-reporters.com/Naples-sous-terre.html

" Les moines obscurantistes du Moyen-âge avaient inventé le « Purgatoire », pénible étape supplémentaire entre la vie et le paradis. Sans sépultures décentes, les pauvres morts des Fontanelles erraient donc comme des âmes en peine. De leur côté, les Napolitains, entre guerres, misère, peste et choléra, vivaient l’enfer sur terre. Chacun, homme ou femme, adoptait un crâne, le débarrassait de ses souillures, le lavait, le polissait, lui offrait un tapis de velours, des fleurs fraîches et la flamme d’une bougie. Les ménagères déposaient leur cabas plein de poireaux et de gousses d’ail. Et priaient, priaient, jusqu’à ce que leurs murmures sacrés atteignent le purgatoire et réchauffent les âmes transies.
Le vivant adoptait un crâne, lui donnait un nom, prenait soin du mort mais l’âme le lui rendait bien : « Doc Ut Des », « donnant-donnant », un mélange de dévotion, de rite macabre de commerce équitable. Là-haut, suspendu entre deux mondes, l’esprit pouvait éloigner le malin, soigner l’enfant malade, faire revenir le mari adultère et surtout, initié aux secrets de la numérologie, il avait la faculté de révéler le numéro de loto gagnant. Entre le vivant et son crâne, naissait un attachement profond, presque charnel, un amour fou, une passion."

Nous habitions près du haut de la via Duomo. Nous avons traversé et visité le quartier du Sanita, parcouru la rue de la Fontanelle.

 Le cimetière souterrain n'était indiqué par aucune flèche. Mais on nous a renseigné. La visite en cette semaine de la culture était gratuite. Dans l'article cité ci-dessus, il est dit que le lundi il y avait foule. Nous n'étions que trois ce lundi 16 avril 2012, nous et une thésarde française de l'EPHE. Il est dit que le quartier du Sanita est dangereux. Nous nous sommes sentis en sécurité. C'est un quartier populaire. On y a vu des marchands itinérants proposant leurs légumes. Près du cimetières il y a pas mal d'artisans, garagistes, etc. dont les ateliers sont dans des grottes creusées dans le tuf. Au-dessus on a construit de hauts immeubles. Cela semble tenir !
Mais J.P. Mari, dont nous vous conseillons la lecture, nous raconte qu'il peut se passer des terribles effondrements. Et que ces artisans sont aussi souvent des camoristes. Si j'avais lu son texte avant la visite du quartier, peut-être que je ne me serais pas senti en sécurité ! Mais quel intérêt puis-je avoir ... je ne suis pas le coffre d'une banque !


Au début de notre parcours, beaucoup de commerces alimentaires (bien plus que dans d'autres quartiers) et ces palais dont le palais espagnol (en photo, leur état paraît convenable !)
En bas de l'arche se trouve un ascenseur qui monte à la rue qui mène du musée national vers le parc de Capodimente.
Et une ouverture dans le tuf...pour souffler un peu !

Mais on n'a pas fini notre tour ...

Et cet ange ... sans tête. Peut-être qu'il attend qu'on lui en propose une parmi tous les cranes du cimetière !

Et cette poupée - n'est-ce pas une poupée Barbie ? - sur ce squelette ...
Une statue...un corps entier ou presque, de chaque côté ce ne sont pas des massifs de fleurs, mais d'ossements humains !


" De l’or et des diamants, Naples en regorge. Et les pauvres peuvent les toucher de leurs doigts tremblants. En plein centre-ville, via dei Tribunali, deux crânes noirs en bronze, aux fronts défoncés par les caresses des fidèles, marquent l’entrée de l’église des « Âmes du Purgatoire ». La chapelle en soi n’a rien d’extraordinaire. Sauf un escalier menant à une autre église, vaste et souterraine. Six tombes rebondies, des veilleuses électriques bleues et quelques couvertures, - de quoi réchauffer les morts -, mènent à la plus célèbre des jeunes mariées.
Elle est belle, Lucia, avec sa coiffe blanche intacte, ses bijoux et des fleurs toujours fraîches, entourant son crâne à peine verdi par la moisissure. Toutes les femmes de Naples viennent l’embrasser. Toutes connaissent l’histoire de cette jeune roturière amoureuse d’un prince qui lui avait promis le mariage. Las, le jour de ses noces, la famille d’aristocrates a dit non. Et Lucia s’est laissé mourir. D’un chagrin d’amour, comme la sirène Partenopê. "
Voir aussi :
http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2009/01/28/les-ames-du-purgatoire-et-autres-curiosites-napolitaines/
Je découvre qu'il n'y a pas qu'à Naples qu'il y a le culte des âmes du Purgatoire.
Voir l'histoire de l'autrichienne Maria Simma, morte en 2004 à Sonntag en Autriche où elle habitait.
http://www.michaeljournal.org/simmaf.htm
On retrouvera des cranes lors de la visite de la Chartreuse de S. Martino et lors de la visite des catacombes de San Gaudosio et de San Gennario (voir nos messages sur ces sujets)

En revenant vers la via Duomo par le même chemin (via Fontanelle, via della Sanita, via dei vergini, vira crocelle a portas gennaro, nous avons pris les photos suivantes (dont un mariage) :
Sur la première, on voit des drapeaux d'équipes de foot flottant au vent.
Vous remarquerez la méthode pour livrer aux étages sans avoir à monter des escaliers.
Sur la "nova invicta " :
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Last_Legion
http://it.wikipedia.org/wiki/L%27ultima_legione
 Une vidéo avec commentaires en italien :
http://www.youtube.com/watch?v=efHEl1rnjTY&feature=related
Pour en savoir plus :
http://bbnapoli.org/news3_fr.php?id_news=455
Des photos en noir et blanc :
http://www.summilux.net/forums/viewtopic.php?t=13612&sid=58ae41b82daa0f1414b38c30263d009a
Un film récent :
http://www.giovannicioni.org/films/in-purgatorio

Il existe une nouvelle de Mérimée  intitulée "Les âmes du purgatoire "(un autre Don Juan)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_%C3%82mes_du_purgatoire

vendredi 20 avril 2012

Naples, santons, Toto et le pape Benoît XVI

 Toto (Antonio Focas Flavio Angelo Ducas Comneno De Curtis di Bisanzio Gagliardi dit Totò ), est né à Naples. On voit sa photo un peu partout.

" Leurs santons pour les crèches sont renommés dans le monde entier mais les artisans de la Via San Gregorio Armeno de Naples mettent en garde: la crise économique actuelle risque de faire disparaître leurs fragiles entreprises familiales.
"C'est un cauchemar, la crise commence vraiment à nous toucher pour de bon. Nous avons perdu 50% de chiffre d'affaires pour la période en cours par rapport à 2010", se lamente Genny Di Virgilio, dont la famille est installée dans la "rue des santons", la via San Gregorio Armeno, depuis 1830.
D'habitude, à l'approche des fêtes, ce quartier en plein centre de Naples est envahi de touristes à la recherche, pour leur crèche, de figurines à l'effigie de Marie, de l'Enfant-Jésus, de l'Archange Gabriel ou encore des Rois Mages.
Cette année, en revanche, les artisans ont dû se résoudre à casser les prix et un artisan a même installé un stand "Tout doit partir!"
"Le gouvernement nous a saignés à blanc avec des impôts et encore des impôts. Maintenant les gens n'achètent plus. Je n'ai plus le choix, c'est fini", déplore Salvatore, 70 ans, alors que deux curieux repartent les mains vides de son magasin.
"L'avenir est très sombre. Nous ne recevons pas d'aide de l'Etat", ajoute son confrère Luciano Capuano, qui dirige avec son frère l'entreprise familiale, où travaillent aussi leurs femmes et leurs soeurs.
Après une timide reprise, la crise touche de plein fouet l'Italie: selon l'organisation patronale Confindustria, la péninsule qui aurait dû croître de 0,2% l'an prochain verra son PIB se contracter de 1,6%.
Face à cette situation, 64% des Italiens prévoient de tailler dans leurs dépenses de Noël, et 22% ont même décidé de réduire ce budget de plus de la moitié, selon l'association de commerçants Confesercenti.
La concurrence chinoise est très forte
Un contexte défavorable qui frappe d'autant plus les fabricants de santons que ces derniers sont confrontés à la concurrence féroce des santons produits en masse en Chine à des prix cassés.
Les traditionnelles statuettes en terre cuite de Luciano Capuano, peintes à la main et habillées de vêtements en soie et en satin, coûtent jusqu'à 500 euros alors que ses concurrents offrent des articles de bien moindre qualité à partir de 20 euros.
Pour survivre, Marco Ferrigno, un artisan de 43 ans qui a commencé très jeune à travailler dans l'atelier familial, s'est lancé dans la fabrication de figurines de personnages célèbres.
"Nous devons nous réinventer pour survivre et les Napolitains sont très doués pour ça", explique-t-il. "A côté des figurines traditionnelles de la Nativité, nous avons maintenant des stars de la chanson, du football et la politique, et même le pape !"
"J'étais vraiment pessimiste, mais nous remontons lentement la pente", dit-il alors qu'un groupe d'enfants s'attarde autour de statuettes de Michael Jackson et de Maradona.
Marco Ferrigno propose aussi à ses clients un service sur mesure: il réalise des statuettes à partir d'une photographie d'un membre de leur famille, d'un ami ou encore d'un de leurs acteurs préférés.
Beaucoup d'artisans ne sont cependant pas convaincus par ce nouveau marché, qu'ils accusent de galvauder la qualité artistique des santons traditionnels.
"Naples est l'une des plus belles villes du monde, mais elle souffre de la corruption, de la criminalité et de la crise des ordures", observe Genny Di Virgilio. "Les santons sont la seule chose qui marche... mais pour combien de temps encore?" s'interroge-t-il. "
AFP

mardi 16 janvier 2018

La crèche de Noël à Naples et sa symbolique

Quand on visite Naples (louez un appartement dans la vieille ville !) on ne peut manquer les crèches extraordinaires.
 

Nos billets sur Naples :


Je lis un roman de Maurizio De Giovanni, Le Noël du commissaire Ricciardi, Rivages


et j'y trouve :

" chaque crèche, même la plus modeste, présente trois niveaux : tout en haut, le château d'Hérodote qui représente le pouvoir et la prévarication ; au milieu, la campagne avec les troupeaux, les bergers et tout le reste ; en bas, au premier plan la grotte de la Nativité. Et éparpillées dans le paysage, les ruines du temple, symbolisant le triomphe de la chrétienté sur les dieux païens, la taverne qui représente l'attirance humaine pour le vice, etc. Chaque élément de la crèche a une signification et beaucoup en ont plusieurs. " 

"Vous voyez le marché au second plan ? Chaque personnage correspond à un moins, janvier c'est le boucher, février, le marchand de ricotta et ainsi de suite, jusqu'à décembre représenté par le poissonnier. Il y en a douze. La gitane avec son panier d'objets en fer prédit l'avenir ; le fer symbolise le destin de Jésus mort sur la croix "

On a ainsi une longue description qui continue.

Un auteur que je viens de découvrir. Je vous le conseille.

Et Naples ! quelle ville !
Dommage qu'il y tombe des trombes d'eau...attention en marchant sur les pavés arrondis, d'un noir luisant.
Quant aux automobilistes, et bien, ils sont bien plus prévenants qu'en France.

jeudi 24 juillet 2025

Je suis revenu à Naples avec le film Nostalgia

Je ne regarde plus guère la télévision car je n'ai pas de prise pour un casque d'écoute sur le récepteur. Et qu'on a les avions au ras du toit. Je sais bien que je devrais fermer les fenêtres, les volets ou monter le son pour en faire profiter les voisins ! Je sais que c'est super écolo cet aéroport nantais. Quand les avions ne sont pas au ras du toit, ils sont au ras du toit de ma fille. Ainsi on peut rêver aux voyages. Demain ils seront aussi au ras du toit du nouveau CHU de Nantes, celui qu'on construit sur pilotis (ça coûte mais on a plein de sous !) fichés dans les boues de Loire (plus tard on dira "on ne savait pas").

Hier une chance, les vents m'étaient favorables. Même après le film, les avions ne passaient pas sur ma tête. J'ai pu dormir.

Et je tombe sur le début d'un film. J'ai reconnu Naples.

A la fin du film, j'ai vu qu'il a pour titre Nostalgia.

Excellent ! j'étais aussi nostalgique de Naples. Nous avions parcouru dans tous les sens le quartier du Sanita. On était allé au cimetière souterrain... 

https://lefenetrou.blogspot.com/2012/04/naples-le-cimetiere-souterrain-de-la.html 

Et ceux qui nous avaient loué un appartement sont devenus des amis.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nostalgia_(film,_2022) 

Le film est sélectionné en compétition officielle pour la Palme d'Or au 75e Festival de Cannes le 24 mai 2022[2],[3].

Le film débute alors qu'après 40 ans d'absence, Felice revient dans sa ville natale de Naples, dans le quartier Sanità, où vit encore sa mère.

Le mois suivant, le film remporte quatre prix Nastro d'Argento, pour le meilleur réalisateur, le meilleur acteur, le meilleur acteur dans un second rôle et le meilleur scénario[4].

Le , il a été sélectionné pour représenter l'Italie aux Oscars 2023 dans la section du meilleur film international[5] ne faisant toutefois pas partie des candidats au prix

 

samedi 28 avril 2012

Naples : "C'était, au XVIIIe siècle, ce qu'est New York aujourd'hui", D. Fernandez

http://delblat.free.fr/texte/essais/fernandez.htm

Ensuite, vous avez été professeur de français à Naples en 57-58. Et c'est votre seconde découverte de l'Italie...

Oui. l'Italie commence réellement à Naples, et continue au Sud, avec la Sicile... Le Nord, c'est l'Europe, tandis que Naples, c'est un autre monde. C'est l'Orient, c'est l'Afrique, c'est tout ce qu'on veut! Et puis, c'est la seule grande ville d'Italie, Rome, c'est un village. Naples a un plan d'ensemble, un urbanisme formidable, c'est une ville du XVIIIe siècle, avec des rues étroites et de grandes tranchées parallèles. Son site est magnifique, ainsi que ses palais... Et puis les Napolitains sont les plus intelligents du monde, par leur art de vivre, leur fatalisme, leur côté débrouillard et leur gentillesse! C'est extraordinaire. C'était, au XVIIIe siècle, ce qu'est New York aujourd'hui. Ville "abourgeoise", qui vit à l'âge préindustriel, monde où tout peut arriver. Une espèce de labyrinthe où l'aventure est sans cesse au coin de la rue, une vraie tribu, avec des mœurs à la fois étranges et fascinantes...

dimanche 22 avril 2012

Naples, ils ont des chapeaux ronds... et ce ne sont pas des Bretons

Ce pourraient être des Angevins !
"Naples fut certainement l'une des toutes premières et des plus brillantes villes de cour d'Occident. Fruit d'une conquête armée, elle demeura française pendant près de deux cents ans, de 1260 à 1440 environ, complètement transformée, embellie et anoblie par une extraordinaire floraison de monuments et de considérables réalisations urbanistiques.
Dixième enfant du roi de France Louis VIII et de Blanche de Castille, frère cadet de Saint Louis, Charles, déjà duc d'Anjou et comte du Maine par ses apanages, comte de Provence et de Forcalquier par son mariage, fut couronné à Rome roi de Naples et de Sicile par le pape français Urbain IV. Il lui fallait encore arracher son royaume des mains des héritiers de l'empereur Frédéric II. Il le fit grâce à deux victoires successives, en 1266 à Bénévent contre l'armée de Manfred, fils bâtard de Frédéric, et en 1268 à Tagliacozzo contre le très jeune Conrad.
Si la sanglante révolte de 1282, connue sous le nom des « Vêpres siciliennes », suscitée par le roi Pierre III d'Aragon, gendre de Manfred, chassa les Français de Palerme et de Sicile, Charles Ier puis ses successeurs, les rois et les reines angevins ont, malgré plusieurs graves crises de succession et guerres civiles, gardé Naples jusqu'en 1442, date où le dernier de ces Angevins, le roi René, abandonna la ville aux Aragonais d'Alphonse le Magnanime."
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_angevins_a_naples_naissance_d_une_capitale.asp 

Le château d'Angers :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Angers 

et le Castel Nuevo de Naples :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Castel_Nuovo

Naples, les ordures partiront en Suède !

Ça va carbonner !

" L´entreprise suédoise Fortum Värme s'occupera de la montagne d'ordures non traitées de Naples, rapporte Dagens Nyheter. Il s'agit de 3000 tonnes d'ordures ménagères qui seront brûlées dans une usine près de Stockholm pour être recyclées sous forme d'électricité et de chauffage. Dans un communiqué de presse, l'entreprise affirme que "les allégations selon lesquelles que Fortum ferait des affaires avec la mafia sont des insinuations grossières".
http://www.courrierinternational.com/breve/2012/04/05/les-ordures-de-naples-traitees-a-stockhlom
5 avril 2012

Une présentation détaillée de la crise des déchets à Naples :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_d%C3%A9chets_en_Campanie

jeudi 27 décembre 2012

Naples : le mal français ou le mal de Naples ?

"Mal de Naples
Nom qu'on donne en France à la grosse vérole, à cause que les Français l'apportèrent autrefois du siège de Naples. Les Italiens l'appellent au contraire le mal français "
Antoine Furetière

dimanche 22 avril 2012

Naples, Stromboli, La Cinq, Echappées belles

" Naples, mystérieuse et rayonnante, flamboyante et sombre, s’étend au pied du Vésuve. Après avoir exploré la ville italienne puis la côte amalfitaine, Sophie Jovillard prend le large pour découvrir l’archipel volcanique des îles Eoliennes."

Alors que j'avais passé ces derniers jours à commenter, relier, mettre sur ce blog mes photos d'un voyage à Rome, Naples, la côte Almafitienne, je tombe sur Échappées Belles de hier soir ! quel plaisir ! on a revu une partie de ce que nous avons visités.
Bande annonce :
http://videos.france5.fr/channel/iLyROoafYYl7.html

Le film complet :

Echappées belles, De Naples aux îles éoliennes  

http://www.pluzz.fr/echappees-belles--2012-04-21-20h45.html

vendredi 7 février 2014

"Paris et Naples, les deux seules capitales" Stendhal

" Naples était à la fin du XVIIIe siècle la troisième ville d'Europe, après Paris et Londres ; la capitale d'un royaume florissant et un centre intellectuel et artistique de premier plan. "Paris et Naples, les deux seules capitales", disait encore Stendhal. L'Unité italienne, faite au bénéfice des villes et des industries du Nord, a ruiné Naples, traumatisme dont les Napolitains ne se sont jamais relevés.  Qu'on évite de perdre de vue ces vicissitudes de l'histoire, si l'on veut comprendre ce mélange de grandeur et de misère, de foi robuste dans la vie et de récurrente démoralisation, d'emphase orgueilleuse et de démission autodestructrice, qui s'offre aujourd'hui au voyageur dans les vieux quartiers de Spaccanapoli. "

Dominique Fernandez, Le voyage d'Italie, Plon

samedi 21 avril 2012

Naples, de Sorrente à Amalfi puis Salerno en passant par Ravello

A Naples, on prend le train à la gare Circumvesuviana (c'est mieux que le prendre à la Gare Centrale, place Garibaldi, car on a plus de chance d'avoir de la place en partant du début de la ligne). On demande le billet pour Sorrento.
En arrivant à Sorrento, on trouve à la sortie de la gare un guichet pour acheter un billet pour faire la côte Amalfitienne. Avec ce billet, vous pouvez descendre à chaque arrêt et prendre le bus suivant (mais attention ! vous risquez vous retrouver sans place assise.) Il faut savoir que le bus prend des personnes debout. Et vu la route, ce n'est pas confortable.
A Amalfi, nous avons pris un bus pour Ravello qui est tout proche. Puis retour à Amalfi pour aller toujours avec le même billet à Salerno. Au terminus du bus, il faut marcher trois minutes pour arriver à la gare des trains. On a pris le train pour Naples. A la gare il faut acheter un nouveau billet pour rejoindre Naples gare centrale.
(avril 2012)


Vers Salerno
La statue est celle de Giovanni Gioia à Amalfi, « inventeur » de la boussole. Je l'ai appris en lisant ce site :
Mais le titre d' "inventeur européen de la boussole" (la boussole fut inventée par le Chinois) lui est contesté :*
éLa boussole passe pour avoir été inventée en Europe par un Amalfitain nommé Flavio Gioja en 1300 ou 1302. S'il ne fait aucun doute que des boussoles furent utilisées par les navigateurs européens dès cette époque, le nom de Flavio Gioja résulte d'une série de déformations et de mauvaises lectures de divers textes. Selon l'historien de la marine française, Charles Bourel de La Roncière, « Flavio Gioja est un mythe, la date et le lieu de l'invention sont controuvés »"
car rien n'est inscrit sur la statue.

 
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