jeudi 27 août 2026

On a revisité Dinan

 On voulait voir la ville d'en bas, mais il y avait tellement de monde...

Un secret :

Si vous voulez un parking longue durée, et si vous n'avez pas peur que des morts viennent casser votre voiture, garez-vous à côté du cimetière. Puis passez sous le pont de chemin de fer, les remparts sont tout proches. Et en plus c'est gratuit. 




Ce parking en bas n'est pas gratuit. Une partie est pour les camping-cars








 













 









Notre appartement avait un balcon que vous voyez sur la photo, rue de l'horloge, plein centre. On conseille.














Anne de Bretagne à Dinan.
 



























mercredi 26 août 2026

La guerre des émeus va émouvoir Nantes !

 https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/9164-la-guerre-des-emeus

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_%C3%A9meus 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meu_d%27Australie 

 

Je n'en ai pas vu en Australie du nord-est. 

Normal, on a construit une barrière de corail ! 



" L’Émeu d’Australie (Dromaius novaehollandiae) est la seule espèce encore vivante au XXIe siècle du genre Dromaius. Elle fait partie de la famille des Casuariidae.

Pouvant atteindre deux mètres de haut, c'est aussi, par sa taille, le deuxième plus grand oiseau du monde actuel derrière les deux autruches. Cet oiseau brun, au plumage original, est commun sur presque tout le territoire australien bien qu'il évite les régions trop densément peuplées, les zones trop humides ou trop sèches. Il peut voyager sur de grandes distances d'un bon pas et si besoin courir à 58 km/h[1]. Ce sont des oiseaux nomades capables de parcourir de nombreux kilomètres à la recherche d'une nourriture variée à base de plantes et d'insectes. "

Au Hangar aux bananes (les bananes ont disparu du hangar !) à Nantes, il y a le Théâtre sans nom qui a joué La guerre des émeus à Avignon cet été. 

 Revenons en Australie 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Queensland 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Magn%C3%A9tique 

 A Magnetic Island, il y a un oiseau qui vous empêche de dormir ! 

Alors j'ai passé une partie de la première nuit à regarder... l'équipe de France de rugby qui faisait une tournée en Australie. 

https://lefenetrou.blogspot.com/2007/03/magnetic-isalnd-townsville-queensland.html 

Et il y avait dans la chambre à côté un Japonais qui répétait un discours en anglais. Le lendemain, j'étais président d'une session de la conférence. Et c'est ce japonais qui parlait avant le déjeuner. Il a largement dépassé la durée prévue. Il ne pouvait s'arrêter, ne pouvait résumer.  Et j'avais appris au Japon qu'un japonais ne pouvait perdre la face... 

Les Koalas eux roupillent en se droguant à l'eucalyptus. Je ne savais pas ça quand j'ai acheté ma première cigarette chez le pharmacien à St-Yrieix ! 

L'un des habitants les plus représentatifs de Magnetic Island est le natif Œdicnème bridé — un oiseau possédant un cri perçant qui a réveillé plus d'un visiteur la nuit, période durant laquelle ils sont le plus actifs. Les koalas sont relativement communs sur l'île et il est facile de les apercevoir sur le célèbre sentier des Forts (Forts Walk).  

 

Un conseil : écoutez ce que vous disent les Australiens ! ne prenez pas ce qu'ils vous disent pour de l'humour pour Parigots !

A la fin du dîner de gala de la conférence (sont très bons les vins australiens !) avec un autre français on s'est dit, pourquoi rentrer en bus, le chemin n'est pas long.

On nous a dit "vous allez rencontrer des serpents !"

Et notre route a été coupé par un serpent bien plus long qu'une couleuvre noire et jaune comme on en voit en Limousin/Périgord. Et j'ai plus tard découvert que c'était un

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pseudonaja_textilis 


 

"Les adultes sont d'un brun uni et peuvent atteindre 4 mètres." 

"Le serpent brun est le deuxième serpent terrestre le plus venimeux au monde juste après le Taïpan du désert (Oxyuranus microlepidotus), endémique de l'Australie. C'est un serpent qui évite le contact humain mais qui a un venin qui peut être mortel. " 

 

Je me souviens que dans la troupe y'a pas de jambe de bois

 https://chantsdefrance.fr/repertoire/chants/les-carabiniers/

"Les couplets des carabiniers sont issus de l’opéra-bouffe Les Brigands de Jacques Offenbach, créé le 10 décembre 1869 au Théâtre des Variétés à Paris. Le livret, signé par Henri Meilhac et Ludovic Halévy — les collaborateurs habituels d’Offenbach —, met en scène une troupe de brigands italiens et les carabiniers chargés de les neutraliser. Ces derniers incarnent un ressort comique immuable : quelle que soit l’urgence, ils arrivent invariablement trop tard.

Dans l’œuvre, les carabiniers forment un chœur burlesque qui surgit à chaque moment décisif, mais toujours après que le danger est passé. Offenbach habille ce décalage d’une musique délibérément martiale et solennelle, dont le sérieux apparent contraste avec l’inutilité totale de la troupe. Ce procédé — la forme pompeuse au service de l’absurde — est la marque de fabrique de la satire offenbachienne, à son apogée sous le Second Empire.

L’impact des couplets dépassa rapidement la scène lyrique. L’expression « arriver comme les carabiniers » s’imposa dans le parler courant pour désigner toute personne ou institution intervenant systématiquement trop tard. Cette postérité linguistique, toujours en usage en français contemporain, témoigne du retentissement immédiat qu’eut Les Brigands sur le public parisien.

Séparés de leur contexte d’origine, les couplets ont connu une longue vie dans les répertoires populaires, scouts et de plein air. La structure répétitive du refrain et l’humour universel du propos en ont fait un chant de groupe facilement mémorisable, transmis oralement avec des variantes de couplets au fil des générations.'

 

https://www.youtube.com/watch?v=Q3Yoel8jSVY 

 

https://www.youtube.com/watch?v=c6OXcda92qU 

 

mardi 28 juillet 2026

Lutter contre la canicule, les films et autre solution

 Les films pour les ouvertures sans volets.

Pour un Velux, on a un volet (noir noir ! génial ! on l'a découvert à la pause). Et avec on a plus chaud que sans volet.

 Pour une extension, on a suivi le discours (bé commercial ! ben dame !) de l'architecte/constructeur (oui on a découvert le mélange, papa archi, fils ... faisant appel à des sous, sous, sous traitants). Et on a une partie sans volet. Or la couche au dessus de la laine de verre fait quelques millimètres ! découvert trop tard. Quand on sait qu'on est à côté d'un quartier où il y a eu cette année 3 morts par tirs d'armes à feu... . Allez faire installer un volet dans de la laine de verre !



Faut être spécialiste pour les poser !


 Produit par une filiale de Saint-Gobain, il y a plusieurs niveaux de réflexion. Ici un exemple :

Maintenant des médecins conseillent ....

 
 
Aujourd'hui un médecin généraliste doit aussi pouvoir être capable de conseiller ses patients âgés sur l'adaptation thermique de leur logement à la canicule ;-) Je parle de conseils généraux, pas de rédiger un devis.
 

 
 
 Il propose qu'on fixe avec un adhésif double face. Avantage : utilisation seulement par canicule.
 

 
 On me signale sur Touiteur (X) : Le vitrage à contrôle solaire

Quelle différence entre un vitrage solaire et un film solaire ?

Le vitrage à contrôle solaire intègre sa protection directement en usine lors de sa fabrication, tandis que le film solaire est une alternative plus simple et plus économique en rénovation :

 

  • La vitre solaire nécessite de remplacer les vitrages (voire l’ensemble de la fenêtre, selon son état). C’est une solution idéale lorsque les menuiseries sont anciennes ou si vous prévoyez de changer vos fenêtres pour améliorer globalement l’efficacité énergétique de votre logement.
     

  • Le film solaire (ou film anti-chaleur) s’applique directement sur les vitrages existants. Il est composé de micro-couches de polyester teintées ou métallisées et rejette une partie de l'énergie du soleil sans avoir besoin de remplacer les vitres. C’est la solution rapide pour traiter une pièce exposée plein sud à moindres frais.

 
 

 

lundi 13 juillet 2026

Notre Vialatte quotidien " L'homme lui-même est-il autre chose que le luxe de la planète ? Superflu et ruineux, il consomme des fortunes"

 

" Il y a des luxes nécessaires. L'homme lui-même est-il autre chose que le luxe de la planète ?
Superflu et ruineux, il consomme des fortunes. On a calculé que dans sa vie il mange pour 3 325 000 francs de pâtes alimentaires aux œufs de poule, sans compter le vermicelle fin ; ses fraudes fiscales s'élèvent à 114 milliards : et il ne laisse pas une goutte du bon vin des Fauchés. C'est un gouffre.
Et pourtant, que deviendraient sans lui les « Sociétés d'originaires », les marchands de lunettes de soleil, les institutions les plus graves, Brigitte Bardot et la retraite des vieillards ? Qui tuerait la famille Drummond ? Que ferait le Congo de son indépendance ? À qui serviraient le blouson noir, le chapeau tyrolien, le maire-gangster, le piège à tigres inoxydable et peint en vert de la Manufacture de Saint-Étienne ? Qui photographierait les parricides connus, qui acquitterait les assassins célèbres ?

On le garde donc, provisoirement.
Pour la bonne bouche. "

(Les mœurs des Iroquois – La Montagne – 26 juillet 1960)

Quelle est cette famille Drummond ?
 
Celle de l'affaire Dominici.
 
 
Je m'en souviens. Est-ce que mes souvenirs remontent à  1952-53 ? J'avais 6-7 ans. Est-ce que je lisais à cette époque L'Aurore (ma mère m'avait dit que j'apprendrais à l'école l'affaire Dreyfus et ma mémé n'appréciait pas que ma mère lise Zola, elle, elle lisait toute la bibliothèque paroissiale) ? ou ai-je appris à la radio à lampes ?
 
Qui peut me dire ce qu'est le "vin des Fauchés" ?  
 
Quant aux Sociétés d'originaires ...
 
Limousins de Paris. Les sociétés d'originaires du Limousin sous la IIIe République
 

dimanche 12 juillet 2026

Le peintre Michel Adlen

 Cliquez sur le premier lien pour voir un tableau de Saint-Yrieix-la-Perche peint par Michel Adlen. Je l'ai vu le peindre route de la butte de champs ou au moulin du puy, plus bas. Il faudra que j'y retourne.

 https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2021/12/28/apres-un-mois-denquete-on-a-retrouve-le-nom-des-marchands-de-peinture-papier-peint-flytox-verre-etc-du-bd-de-lhotel-de-ville-a-saint-yrieix-la-perche-dans-les-annees-50-60/

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2014/12/16/je-me-souviens-du-peintre-michel-adlen-a-saint-yrieix-la-perche-dans-les-annees-60/ 

https://en.wikipedia.org/wiki/Michel_Adlen 

Si vous voulez voir quelques tableaux du peintre, cliquez sur les liens suivants : 

1898 – 1980 :Michel Adlen né à Loutsk (Ukraine) le 15 mai 1898.De 1915 à 1922, Michel Adlen suit des cours de peinture à Vienne où il expose pour la première fois. En 1923 il est à Berlin et participe à plusieurs expositions d’art graphique. La même année, il arrive à Paris et traverse une brève période cubiste en 1925.En 1936, il participe à l’Exposition Internationale de gravure sur bois à Varsovie. Les musées de Moscou et de Kiev font acquisition de ses gravures dès 1928.
Jeanne, son modèle qui deviendra son épouse, originaire de Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne) lui fait découvrir les paysages du Limousin. Il partagera son temps entre son atelier à Paris et des séjours de le Limousin et la région de Nice.Il décédé à Paris le 21 janvier 1980. 

https://galerieleminotaure.net/fr/artist/adlen-michel/ 

 

Un nouvel artiste dans le groupe des exilés à Paris

Michel Adlen, peintre et graveur de l’Europe de l’Est, naît en 1898 en Ukraine à Loutsk. Il suit des cours de peinture à Vienne de 1915 à 1922 avant d’exposer et de participer à des expositions d’art graphique à Berlin dès 1923. À Paris, il rejoint l’Union des Artistes russes de Paris ainsi que les groupes La Satire et Les Imagiers. En 1929, il prend la nationalité française. Michel Adlen rejoint le groupe des peintres de l’Est exilés à Paris, poussés hors de leur pays par la Révolution russe et participe de cette révolution visuelle inaugurée par l’École de Paris. Il a été fortement influencé par la décennie 1900-1910 et contribue à renforcer l’ensemble des courants novateurs propagés à partir de la Belle Époque. Tout en apportant ses techniques, il s’inspire de ses contemporains pour proposer une peinture novatrice. Il est prêt à s’engager dans le réveil intellectuel, culturel et politique qui s’agite dans la capitale.

Entre cubisme et pittoresque

Dès son arrivée à Paris, Michel Adlen s’imprègne de l’art cubiste. Sa muse et modèle est sa femme Jeanne, qui lui fait découvrir les paysages du Limousin. Ses terrains d’observation et d’inspiration privilégiés sont Paris et sa banlieue dépouillée (« La Rue St Rustique à Montmartre ») ainsi que de nombreuses natures mortes. Tous ses tableaux urbains cherchent à témoigner à la fois d’une certaine douceur, mais également d’un sentiment de solitude, on ne trouve peu voire pas d’expression de présence humaine dans ses toiles. La nature y est reine. Ses tableaux sont très colorés (« Le saxophoniste » représentant le clown Achille Zavatta) et témoignent d’un amour marqué pour la France et ses spécialités souvent dans les tons jaunes et orangés. Dans ses portraits, il propose un éloge implicite à la beauté et à la grâce féminine (« Jeune fille pensive »). On rapproche parfois son art de celui de Matisse comme en témoigne par exemple sa toile « Jeune femme nue ». Son trait se caractérise par un dépouillement et une certaine pureté dans la composition.

Michel Adlen évolue également dans le milieu de la littérature et de la presse. Pendant dix ans, de 1929 à 1939, il illustre de nombreux journaux parisiens comme par exemple la revue « Nos artistes ». Il réalise des illustrations pour des contes et des romans. Un album lithographique dont la préface est d’André Salmon est publiée en 1932.

Un talent reconnu

En 1936, Michel Adlen participe à l’Exposition Internationale de gravure sur bois à Varsovie. Ses gravures sont convoitées par les musées de Kiev et de Moscou dès 1928. En 1955, Armand Lanoux publie un monographe sur Adlen. En 1960 paraît un album d’estampes sur le thème du cirque : « Clown de Paris ». Pierre Mac Orlan lui préface son dernier album intitulé « Île-de-France ». Son œuvre « Profil de statue baulé de Côte d’ivoire » a été estimée entre 6000 et 8000 euros par Sotheby’s.

https://mr-expert.com/artistes/estimation-cote-prix-michel-adlen/ 

https://ecoledeparis.org/fr/michel-adlen/ 

https://www.millon.com/createurs/michel-adlen

https://art.paris/collections/artiste-adlen-michel?srsltid=AfmBOoouRGWDuaE7TsI3imLRLDijcgEJwiAvAdPn-YCgDZgN1MYeg_k5 

 

 

"Ce n’est pas de rentabilité que vous avez besoin" ou "dont vous avez besoin" ?

 Il fut un temps où j'avais un collègue agrégé de lettres modernes (y-a-t-il des agrég de grands-mères ? ) qui me corrigeait. Aujourd'hui j'ai Touiteur, maintenant X. Et je n'ai pas eu besoin pour cela de passer le concours pour aller à l'école de la Montagne de sainte Geneviève à Paris.

J'ai été traumatisé dans ma jeunesse quand j'ai appris que j'employais "que" quand il fallait employer "dont". 

Alors quand j'ai lu  « Ce n’est pas de rentabilité que vous avez besoin, mais de revenus » paroles de Sandrine Rousseau, j'ai réagi. Je voulais un "dont" au lieu d'un "que".


Et 
Jo Zefka @JZefka a réagi (c'est mon correcteur actuel) :

"Ce n’est pas de rentabilité que vous avez besoin" : la phrase est absolument correcte. Si elle avait dit "c'est de rentabilité dont vous avez besoin", cela aurait été une faute de français (un grand classique). 

Ce à quoi j'ai répondu :

Ah oui ! "c’est la pomme que je mange et dont j'ai besoin pour éloigner le médecin." disait Chirac

Et je me suis fait avoir. La pomme que je mange a été compris comme celle que je suis en train de manger (en Dordogne, certains disent, je me prends une pomme, je me la pèle et je me la mange")  et les pommes dont j'ai besoin pour éloigner le médecin. C'est ce que j'ai compris quand Jo m'a répondu :

Non. Deux situations distinctes : "c'est la pomme dont j'ai besoin" (parmi trois pommes) "c'est de pomme que j'ai besoin" (pas d'oranges). 

  

Cette disputacio (?!) m'a fait penser à  ce qu'a écrit Tony Hoare

  "One of the first discoveries of the research by the Z team was the necessity of separating small chunks of formal material by paragraphs of informal prose, explaining the relationship between the formal symbols and reality, and motivating the decisions that are captured by the formalisation.
The drafting of the informal prose was even more difficult to teach, learn and practice than the mastery of mathematical notations and concepts. "  

C.A. R. Hoare, Préface à VDM'90, VDM and Z - Formal Methods in Software Developemnt, LNCS,  ISBN 3-540-52513-0

et à :

file:///home/utilisateur/T%C3%A9l%C3%A9chargements/ontologieensembliste2105.pdf

 

Quelqu'un a demandé :

Et "Ce n'est pas la rentabilité dont vous avez besoin" ? Plus mieux ? Plus moins bien ? Je profite de l'occasion pour poser la question.

Jo a répondu :

Moins bien, mais acceptable. 

 

En résumé : 

 - la rentabilité dont vous avez besoin (dont = de laquelle) 

- c'est de rentabilité que vous avez besoin (parce que le "de" est dans la première partie de la phrase : si j'écrivais "dont", c'est comme si je disais deux fois "de"). 

 

Un commentaire :

C’est d’un radiateur que j’ai besoin. 

Le radiateur dont j’ai besoin mesure 85 cm de hauteur. 

 

Jo a fait un touit final :

"C'est de ça qu'on parle" ou "c'est de ça dont on parle" ? 

À la demande de quelques abonnés, je récapitule la règle. 

En réalité, c'est très simple : 

"Dont" signifie "duquel, de laquelle, de quoi". Dans une phrase clivée, on ne doit pas cumuler "de" et "dont". 

"C'est de toi dont je parle" est courant, mais incorrect, du moins pour ceux aux yeux de qui il existe un bon usage ; il faut dire : "c'est de toi que je parle".  

Exemple 1 J'ai besoin d'un livre. Un livre dont j'ai besoin.... C'est d'un livre QUE j'ai besoin. (ou, selon le contexte : "c'est un livre dont j'ai besoin") 

 Exemple 2 Il s'agit d'une affaire criminelle. L'affaire criminelle dont il s'agit... C'est d'une affaire criminelle QU'il s'agit. 

 Pourquoi "que" et pas "dont" ? 

Si le nom mis en relief est introduit par « de » dans "c'est de...", on clive avec QUE (pas dont) tout simplement parce que le « de » est déjà là. "De... dont" serait redondant. On garde "dont" seulement quand l'élément clivé n'a pas déjà son "de" explicite : « C'est ce livre dont j'ai besoin » (pas de "de" avant ce livre, donc "dont" n'est pas redondant). 

Et voilà pourquoi, pour une fois, Sandrine Rousseau ne se trompe pas 

 

 

samedi 11 juillet 2026

Relisons Oedipe Roi de Sophocle

 Démesure fait germer tyrannie !

Démesure qui, amplement gavée

d'incartades et de chimères,

ne prend pied en haut du pinacle

que pour culbuter dans l'abîme

d'un inévitable désastre,

jarrets coupés, désemparée ! 

vendredi 3 juillet 2026

Pourquoi le Limousin et la Dordogne voient leur population continuer à décliner ?

 

Pourquoi la plupart des logiciels essentiels des banques, assurances, etc sont des logiciels écrits en Cobol ?

 

Pourquoi la plupart des logiciels essentiels des banques, assurances, etc sont des logiciels écrits en Cobol ?

Parce que ces systèmes ont été construits à une époque où COBOL était le langage idéal pour l’informatique de gestion, puis ils sont devenus trop critiques, trop vastes et trop risqués à remplacer brutalement.

COBOL n’est pas là par hasard : il a été conçu dès la fin des années 1950 pour traiter des opérations administratives, financières et comptables à grande échelle. Banques, assurances, administrations, compagnies aériennes et grandes entreprises l’ont massivement adopté pour leurs systèmes de cœur métier.

Pourquoi COBOL s’est imposé

COBOL est très adapté aux traitements de gestion :

  • Transactions massives : paiements, virements, retraits, remboursements, primes d’assurance, pensions, salaires.
  • Calculs décimaux précis : essentiel pour l’argent, où les erreurs d’arrondi sont inacceptables.
  • Traitements batch : clôtures journalières, relevés, calculs d’intérêts, facturation, rapprochements comptables.
  • Lisibilité métier : sa syntaxe ressemble davantage à de l’anglais structuré qu’à des langages plus mathématiques.
  • Fiabilité : ces programmes ont souvent tourné pendant des décennies, avec des bugs connus, corrigés et maîtrisés.

Un système bancaire central doit privilégier la stabilité plutôt que la nouveauté. Si un langage fait correctement le travail depuis 40 ans, le remplacer juste parce qu’il est ancien n’est pas forcément rationnel.

Pourquoi ils ne les ont pas simplement remplacés

Le vrai sujet n’est pas seulement COBOL, mais tout l’écosystème autour : mainframes, bases de données, fichiers, processus batch, règles métier, interfaces, procédures opérationnelles, conformité, audit, sécurité.

Dans une grande banque ou assurance, un ancien système peut contenir :

ÉlémentPourquoi c’est difficile à remplacer
Millions de lignes de codePersonne ne connaît toujours toutes les règles métier implicites
Données historiquesMigration risquée, coûteuse et réglementée
Interfaces nombreusesLe système parle avec agences, applis web, cartes, reporting, partenaires
Règles métier anciennesCertaines règles ne sont documentées que dans le code
Disponibilité critiqueUne panne peut bloquer paiements, retraits ou sinistres

Réécrire un cœur bancaire ou assurantiel peut coûter des centaines de millions, prendre des années, et introduire de nouveaux bugs dans des fonctions qui marchaient déjà.

Le paradoxe : vieux, mais solide

COBOL est souvent associé à du “vieux code”, mais les systèmes COBOL ne sont pas nécessairement mauvais. Beaucoup sont :

  • extrêmement optimisés pour les volumes de transactions ;
  • très fiables parce qu’ils ont été testés par des décennies de production ;
  • bien adaptés aux traitements de masse ;
  • hébergés sur mainframes, qui restent très robustes pour certains usages.

Le problème principal n’est pas que COBOL “ne marche plus”. Le problème est plutôt que :

  • il y a moins de développeurs COBOL ;
  • l’intégration avec le cloud, les API modernes et les applications mobiles est moins naturelle ;
  • la documentation est parfois insuffisante ;
  • les coûts de maintenance peuvent devenir élevés ;
  • les cycles d’évolution sont souvent plus lents.

Pourquoi les banques modernes utilisent quand même autre chose autour

Aujourd’hui, les banques et assurances ne font pas “tout en COBOL”. Souvent, elles ont une architecture hybride :

Les interfaces modernes, les applis mobiles, les moteurs de recommandation, les parcours client ou les outils analytiques sont souvent écrits en Java, JavaScript, Python, C#, Go, etc. Mais le système de référence - comptes, contrats, soldes, sinistres, historique - peut encore être en COBOL.

Pourquoi une nouvelle banque peut éviter COBOL

Une banque créée aujourd’hui n’est pas obligée d’utiliser COBOL. Elle peut démarrer avec des systèmes modernes, cloud, API-first, microservices, bases relationnelles ou distribuées.

Mais une banque historique n’a pas le même problème : elle ne part pas d’une page blanche. Elle a des décennies de données, de règles, d’audits, d’obligations réglementaires et de dépendances. C’est comme changer les moteurs d’un avion en plein vol.

En résumé

COBOL reste présent dans les banques et assurances parce qu’il est au cœur de systèmes qui sont :

  • anciens, mais très fiables ;
  • critiques, donc difficiles à modifier ;
  • énormes, donc coûteux à réécrire ;
  • riches en règles métier, parfois non documentées ailleurs ;
  • performants pour les traitements transactionnels et batch.

Le mouvement actuel n’est généralement pas “tout jeter et réécrire”, mais plutôt moderniser progressivement : exposer des API, isoler les vieux composants, migrer certaines fonctions, documenter le code, et remplacer petit à petit ce qui peut l’être sans mettre en danger le système central.

 

Claude (Anthropic) 

 

Minçalors ! même avec une AI/IA on n'y arrive pas !  Dire que nos étudiants d'IUT ont fait des choses  "

  • anciennes, mais très fiables ;
  • critiques, donc difficiles à modifier ;
  • énormes, donc coûteux à réécrire ;
  • riches en règles métier, parfois non documentées ailleurs (on a jeté les dossiers d'"analyse" des analystes-programmeurs ? ) ;
  • performants pour les traitements transactionnels et batch.
  • Mais sans beaux écrans où on cherche où cliquer, avec de l'écriture de couleur noir sur fonds bleu foncé.  


     
    Site Meter