http://www.journaldunet.com/management/0503/050374long.shtml
extrait :
"Trois choses sont extrêmement frappantes quand on passe du monde du monastère à celui de l'entreprise. La faiblesse de l'engagement, la difficulté de transmission des savoirs entre générations, la montée de la peur. L'engagement d'un moine est total. Cela contraste puissamment la démobilisation et l'absence de foi dans le projet de l'entreprise, l'individualisme et le chacun pour soi qui marquent l'entreprise en ce début de 21ème siècle. Ceux qui montent sont souvent les gens incolores et inodores. Or sans générosité dans l'engagement, sans prise de risque, sans volonté d'entreprendre on tue l'innovation, la capacité à ouvrir un avenir. Ensuite, un monastère est une école d'apprentissage permanent. Le monde du travail, lui, favorise peu la transmission du savoir, l'auto-apprentissage interne. La pyramide des âges n'est pas un vecteur d'excellence, surtout dans les technologies de l'information où les salariés sont jeunes. L'entreprise s'attache à la compétence immédiate qu'elle va souvent puiser à l'extérieur d'elle-même. "
Didier Long
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