" La cigogne exécute les faibles et mange parfois ses cigogneaux ; la pie est voleuse de naissance ; le perroquet se saoule au vin rouge, comme un charretier ; le pigeon symbole de paix , qu'on donne pour si fidèle, bat son épouse comme plâtre pour lui faire accepter une affreuse concubine qui a traîné dans tous les ruisseaux ; il détraque les horloges en se posant sur l'aiguille et fait caca dans l'engrenage, si bien qu'on ne peut plus savoir l'heure par aucun monument de Paris. Le faisan est dur comme du bois ; il faut le laisser presque pourrir pour arriver à lui manger la cuisse. Le moineau assassine le pinson à seule fin de lui voler son nid ; partout où il s'installe les autres races disparaissent. "
Alexandre Vialatte, chronique 555 du 29 octobre 1963, suite de celle de hier
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*L’écrivain est un arbre qui part à l’aventure de tous côtés sans bouger et
se couvre de feuilles qu’il finit par froisser et jeter par terre. Puis,
curi...
Il y a 2 heures
1 commentaire:
Ici, ce sont les pies et les pigeons qui nous cassent les oreilles. J’achèterai bien une carabine à plombs, mais un élu qui tire à la carabine, ma femme dit que ce n'est pas convenable. Alors l'an prochain...
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