" C'est un luxe et c'est une mystique. Le timbre-poste est plus grand que lui-même ; il se dépasse ; il se transcende. On sent bien qu'il n'a pas réalisé sa fin en passant sous le tampon gras. Il est fait pour quelque autre chose de plus vaste et de plus inutile, de plus pur, de plus haut, de plus désintéressé. (Quoi ? on ne sait pas encore, on le trouvera peut-être.) Cela ne s'explique pas, cela se sent ; il faut sentir le timbre-poste. Le sentez-vous ? Dès le premier frisson, vous êtes guetté par la philatélie. Le timbre-poste vous devient magique. En attendant de savoir, vous le collectionnez. "
Alexandre Vialatte, chronique 111, suite, du 8 février 1955
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*Une femme, au loin, téléphone. Je n’entends pas ce qu’elle dit, mais son
interlocuteur ne voit pas les grands gestes qu’elle fait pour appuyer ses
propo...
Il y a 1 jour
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