dimanche 11 octobre 2026

La sophistique (Le Zhuangzi )

 Relevé sur la Toile (texte chinois qui y était publié en français, je n'ai pas encore d'assez bonnes lunettes pour lire le chinois)

Un enfant demande à Zhuangzi : « Qu’est-ce que la sophistique ? » 
 
Zhuangzi lui renvoie la question : « Deux invités arrivent chez moi, l’un est très propre, l’autre très sale. Je leur propose à tous les deux de prendre un bain, à ton avis, qui va le faire ? » 
 
L’enfant répond sans hésiter : « Sûrement celui qui est sale ! » 
 
Zhuangzi secoue la tête : « Non. La personne propre aime la propreté, la personne sale se moque de la saleté, c’est donc la personne propre qui va se laver. » 
 
L’enfant corrige vite : « Alors c’est la propre qui se lave. » 
 
Zhuangzi rit à nouveau : « Encore faux. La personne propre n’a pas besoin de se laver, seule la personne sale en a besoin, c’est donc la sale qui se lave. » 
 
L’enfant s’énerve : « Mais au final, qui est-ce qui se lave ? » 
 
 Zhuangzi répond : « La personne propre a l’habitude, la personne sale en a le besoin, les deux se lavent. » Sans laisser l’enfant réagir, il ajoute : « En fait, aucun des deux ne se lave. La propre n’en a pas besoin, la sale n’en a pas envie. » 
 
 L’enfant est complètement perdu. 
 
Zhuangzi explique alors : « C’est ça, la sophistique. La logique est cohérente, mais les conclusions varient. Beaucoup de gens débattent avec toi, leur raisonnement semble sans faille, mais la conclusion peut changer à volonté. Ça tourne en rond, le but n’est pas de chercher la vérité, juste de te désorienter. 
 
Face à ce genre de sophistique, inutile de débattre.
 
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Le Zhuangzi ou Tchouang-tseu (chinois : 莊子 ; pinyin : Zhuāngzǐ ; Wade : Chuang-tzu ; EFEO : Tchouang-tseu) est un ancien texte chinois de la fin de la période des Royaumes combattants (476 à 221 av. J.-C.), qui contient des histoires illustrant la nature insouciante du sage taoïste idéal. Nommé d'après son auteur traditionnel, Zhuangzi (369 à 288 av. J.-C. environ), c'est l'un des deux textes fondateurs du taoïsme, avec le Dao de jing.

Il se compose d'une grande collection d'anecdotes, d'allégories, de paraboles et de fables, qui sont souvent de nature humoristique ou irrévérencieuse. Il est composé de 33 chapitres, dont seuls les sept premiers — appelés « chapitres intérieurs » — sont réellement attribués à la personne de Zhuangzi tandis que les chapitres restants — respectivement « chapitres extérieurs » et « chapitres divers » — sont attribués à diverses écoles s'inscrivant dans la continuité intellectuelle de Zhuangzi, et voient leur paternité débattue par les sinologues."

 
 
 
 

 

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