" Chez moi, le sexe et la marche ne font pas bon ménage. Les pas écrasent les fantasmes comme champignons dans la mousse. L'accouplement des marcheurs, quoi qu'il arrive, pose de problèmes techniques. Il exige un minimum d'hygiène, de discrétion. Rester plusieurs jours sans point d'eau, avec sueur dégoulinante et effluves ambigus, voilà qui n'invite guère au batifolage. Le marcheur qui se défonce ne voit rien venir. Il n'espère trouver sur son chemin ni gnome obscène, ni nymphe lascive. Il est déjà accouplé à la terre, d'un bout à l'autre du parcours, et lui fait l'amour, la caresse, la pénètre, l'ensemence, s'en repaît. "
Jacques Lanzmann, dans une chronique d'Alpinisme et randonnée
cité par Antoine de Baecque, in La traversée des Alpes, Gallimard
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*Comment réussissons-nous à avancer, sachant que les routes opèrent en même
temps leur demi-tour ?*
*Puis soudain, l'échelle a besoin de moi pour viss...
Il y a 9 heures
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