" Le gibus, c'est la gêne inutile. Rien n'est plus fécond. mais on ne s'en aperçoit que très tard. Lorsque j'étais enfant on me traînait chez de vieilles dames qui me partageaient un gâteau sec. De leur côté elles buvaient un petit verre de Malaga en se torchant la moustache du revers de la main la dernière gorgée avalée. Je ne puis dire combien j'ai souffert dans ces endroits crépusculaires, où je devais passer deux heures sans un mouvement au pied d'une laitue exotique qui portait le nom d'aspidistra. Mais c'est à ce prix que survivent les civilisations. "
Alexandre Vialatte, chronique 458 du 12 décembre 1961
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*L’écrivain est un arbre qui part à l’aventure de tous côtés sans bouger et
se couvre de feuilles qu’il finit par froisser et jeter par terre. Puis,
curi...
Il y a 11 heures
1 commentaire:
C'est en tout cas, à ce prix que l'on peut faire une éducation. Reste à savoir où fixer la limite et la taille du gibus.
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