vendredi 15 mai 2026

Le carbu, la 2CV, la tôle, et la machine à laver

 Je suis sur X (touiteur) un ingénieur qui vit en Corrèze.

"Satrape de première classe avec palmes et fourragères, traiteur de signal à poil dur, éleveur de circuits électroniques et d'amplificateurs à tubes." 

 Il réagit à un long touit.

 

" Le carburateur est médiocre. Non, absolument pas. On peut dire ce qu'on veut de l'injection électronique qui permet d'optimiser les polluants mais le carburateur n'est pas thermodynamiquement médiocre. Exemple : une BX14 avec un carbu consommait la même chose qu'avec l'injection. Même poids, même puissance, même conducteur. Diviser par deux la consommation, c'est un chiffre qui sort d'un chapeau. 

La 2CV nécessite un entretien permanent ? Ah bon ? À partir de la pose du filtre à huile, c'est une vidange tous les 10 000 (années 1970) et un graissage par an. Le truc qui tombe le plus en panne (en dehors des vis platinées à surveiller tous les 20 000 km), c'est la bobine à pyralène. On change ça pour une bobine sèche type Harley et on n'est plus emmerdé. Par ailleurs, une 2CV rouille plutôt moins qu'une voiture du même âge. 5/

Parlons les machines à laver. Elles ne servaient pas forcément moins qu'aujourd'hui (même globalement plus parce que les textiles étaient plus difficilement lavables : moins de synthétique, plus de trucs à faire bouillir). 

La différence, c'est qu'on mettait de la tôle (coucou Brandt avec tes machines qui se transformaient en dentelle et de la tôle de 3/10e d'épaisseur !), des roulements en véritable inox et des moteurs synchronisés sur le réseau pour les vitesses. 

Pas d'électronique, de l'électromécanique. Et des pièces sérieuses. On est passé des roulements inox à des roulements acier + joints spi puis à des roulements en plastique voire des paliers graissés par l'eau parce que c'est moins cher. 
 
Résultat : des casses. Et je ne ne parle pas des résistances fines parce que l'inertie thermique est moindre. Résistances qui claquent plus vite que leur ombre ! Quant à l'électronique à la place de l'électromécanique, c'est la garantie de jeter l'appareil 
 au premier défaut. L'électromécanique, c'est simple, robuste, mais ça ne permet pas autant de programmes de lavages différents (mais a-t-on réellement besoin d'autant de programmes différents ?). 
 
Un peu plus bas : "un ingénieur utilise le calcul de structure pour ne jamais surdimensionner une pièce". Je l'encadre. Non, c'est exactement le contraire. Un ingénieur ne calcule le point de rupture que lorsqu'il veut faire des économies de bouts de chandelles. 
 
Exemple : la Peugeot 203 vs la SIMCA P60. Peugeot a mis du métal sachant parfaitement qu'il y en avait plus que nécessaire pour avoir un engin fiable. SIMCA a réduit le métal au strict nécessaire (moteur et carrosserie). 60 ans plus tard, on trouve toujours des 203,   

      

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