vendredi 12 janvier 2007

Les villages bulle

France culture ce matin,

Revue de presse européenne.

Des articles sur les "villages bulle", ces lotissement fermés qui se répandent et pas seulement aux USA. Comme quoi le fameux sentiment d'insécurité ne touche pas que ces sentimentaux de pauvres. La presse européenne (en France, on n'en parle pas encore) nous apprend que maintenant la classe moyenne s'enferme elle aussi.

Au fait, il y a un livre que m'a passé mon collègue anglais Bill (ils sont pragmatiques ces Anglais, un défaut m'a-t-on appris en fac) d'un auteur de sociologie fiction dont le nom m'échappe (je vous le donnerai dans une prochaine note) qui se passe sur la Côte d'Azur et qui raconte où cela mène.


"On" a brulé 600 voitures pour fêter Noël cette année (le Ministère de l'intérieur (tiens ! intérieur, intérieur !) nous a dit que s'il a annoncé 300, il a bien utilisé le même algorithme que celui utilisé les années passées, mais qu'"on" n'a pas saisi toutes les données. Toujours la même histoire : on fait des lois, des procédures, des algorithmes mais quant à leur fournir des données. Les données ne sont pas données (théorème de Rigal). Elles dépendent du chef.

Question : combien brûle-t-on de voitures en Allemagne, Suisse, Grande-Bretagne, Espagne ?
Sommes-nous les champions ?

Proclamons-nous expert en sociologie : les villages bulle, coco, c'est l'avenir des promoteurs quand ils auront détruit les centres ville, avec l'aide des municipalités qui veulent voir leur ville "grossir". Allez voir la mise à jour des POS.

Et allez voir où vivent nos élus. Non, ne faites pas cela. L'important ce n'est pas ce qu'ils font en privé, c'est ce qu'ils font pour la collectivité. Ce n'est pas parce qu'un ministre sacrifie ses enfants en ne respectant pas la carte scolaire qu'il devrait ne pas vous faire profiter des classes hétérogènes et des dons d'ubiquité de ces merveilleux enseignants qui appliquent ses consignes : faire un enseignement individualisé dans de telles conditions.

Nous vivons dans un monde formidable comme dit... qu'il m'excuse, j'ai oublié son nom.

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