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vendredi 14 février 2014

L'échelle de Bristol, et si on l'utilisait pour les embouteillages nantais ?

Ce matin, quel plaisir d'aller à la fac des sciences à vélo alors qu'il y avait un splendide bouchon... de voitures (qui n'avaient pas de passagers). La cause : le périph coupé du fait des inondations.
Et extra ! il ne pleuvait pas !
J'ai même pu réfléchir au concept de liberté pour me préparer à la conf de cet a-m aux Rencontres de Sophie au L.U. (Une excellentissime conférence !)

Fort intéressante visite de l'IMN, L'Institut des Matériaux de Nantes, avec les retraités de l'Université.


dimanche 14 avril 2013

Obligation de s’asseoir sur le “trône” pour “pisser”

Lu dans La Tribune de Genève :

Michèle Roullet :

" Obligation de s’asseoir sur le “trône” pour “pisser”! Un parti de gauche suédois (qui aurait 22 députés au parlement !) a déposé un projet de loi devant le Conseil général, visant désormais à interdire, à tous les individus de sexe masculin, d’uriner debout, parce que cela créait une discrimination sexuelle. Si cette loi devait passer, les hommes, au nom de l’égalité des sexes, devraient donc s’asseoir sur le “trône” pour “pisser” ! Car, selon ces défenseurs d’une société plus juste et plus “propre”, la seule manière démocratique d’uriner ne pouvait être celle qu’impose la norme masculine. Même Orwell, dans « 1984 », n’avait pas dû imaginer qu’un État veuille exercer un tel contrôle sur sa population ! Ironie de l’histoire, là, le contrôle ne s’exercerait que sur la population masculine (belle revanche pour les femmes !). Mais, d’où vient cette obsession contemporaine de vouloir légiférer sur tout, de créer des normes qui vont s’immiscer jusqu’au plus profond de notre intimité ?..."

Pompidou parlait de créer en France le "socialisme suédois avec le soleil en plus", il n'avait pas pensé aux chiottes !

Je comprends de ce texte qu'on envisage en Suède des chiottes transparents (quel est le genre des chiottes ? chez  nous c'est du genre pas propre !) afin de bien s'assurer des comportements corrects.

Je pense aussi que tous les hommes qui ont des problèmes de prostate et pissent assis seront fort contents. Enfin ils ne se sentiront pas diminués car obligés de pisser comme le sexe faible.

Ben didon, zon encore le sexisme dans le ciboulot les types de ce parti de gauche.

Moi ce que j'aimais bien en Suède c'est de voir les habitants de Stockholm monter les couleurs nationales quand ils arrivaient le week-end à leur toute petite maison de campagne dans leur petit îlot sur leur petit bateau. Ils m'avaient dit : "le roi le fait", nous on fait comme le roi. Mais les moeurs évoluent.

Ben couillon !

mercredi 16 janvier 2013

L'art merdique, les machines à merde de Wim Delvoye

http://www.wimdelvoye.be/cloacafactory.php

Après les oeuvres pionnières de Piero Manzoni et sa merde en boite, les machines de "l'artiste" belge Wim Delvoye.

Wim a vendu ses machines dans plusieurs musées du monde, par exemple au Kaohsiung Museum of Fine Arts. J'aime bien l'anglais, les Fine Arts ! c'est beau, non ?
Wim est aussi appelé un " Belgian conceptualist" . Ah ! le conceptuel !

Voici une des machines en fonctionnement :

http://www.youtube.com/watch?v=VdlLBWymnUA

Ben couillon !

Ça me rappelle ce qu'on disait de l'ordinateur dans l'ancien temps (maintenant, ce serait de très mauvais goût de dire cela ! ), l'ordinateur est GIGO, Garbagge In Garbage Out




L'architecture des toilettes reflète l'idéologie d'un peuple

" L'architecture des toilettes reflète l'idéologie d'un peuple. C'est un des exemples qu'explique le célèbre philosophe slovène, Slavoj Zizek. [...]

Pour les Français, révolutionnaires, le trou d'évacuation se loge au fond pour dégager au plus vite les excréments.

Pour les Allemands, plus conservateurs, le trou est devant, ce qui permet à la matière fécale d'être observée avant d'être chassée.
Enfin, les Britanniques, plus pragmatiques, sont dans le compromis. Ils inondent le réceptacle d'eau, laissant flotter les déjections. La visibilité, sans les odeurs ..."
Revue Europa n° 35, 2013

mercredi 26 décembre 2012

" Que vois-je ! Ciel C'est un étron

Que la matière en est louable!
Il est gros comme un saucisson
Et garnirait bien une table,
C'est l'oeuvre du plus grand des rois,
L'odeur, le goût sentent le trône ;
Et jamais un anus bourgeois
N'en eût accouché, sans matrone "

Alexis Piron, au sujet de Louis XV malade

lundi 17 septembre 2012

Halte aux cartons de rouleaux de papier hygiénique "jetables dans les toilettes" !

 Membre d'un bureau syndical de lotissement, je reçois  copie d'un courriel dont j'extrais  :

" l'encombrement de la canalisation était dû à une très grande quantité de lingettes et cartons de rouleaux de papier hygiénique « jetables dans les toilettes ». L'intervenant a affirmé que 80 % des interventions étaient dues à cette nouvelle pratique, trop courante aujourd'hui, d'utiliser les toilettes comme des « poubelles »
(sic). "

Mais ces rouleaux de papiers sont toujours vendus avec la pub ! tout est bon chez les marqueteurs pour vendre.
 Bon, ça fait marcher les " pompes à merde " !
 Vive la croissance qui nous sauvera !

P.S. Je viens d'entendre de la pub pour ce papier chez mon petit Casino. J'ai prévenu le directeur.

P.S. Il s'agit du papier Lotus.

Avec Lotus vous pourrez chanter en coeur La pompe à merde :

Pompons la merde et pompons-la gaiement
En envoyant s'fair'foutr'ceux qui n'sont pas des frères
Pompons la merde et pompons la gaiement
En envoyant s'fair'foutr'ceux qui n'sont pas contents. 
http://www.chansons-paillardes.net/chansons_paillardes/Disques_mp3/Internes_des_hopitaux/TONUSpdd33T/Tonus04/Mp3_Tonus04/lapompeamerde.html




lundi 29 novembre 2010

Histoire Et Bizarreries Sociales Des Excréments. Des Origines à Nos Jours , Martin Monestier

http://www.alapage.com/m/ps/mpid:MP-2F8BFM1836041#moid:MO-2F8BFM3233484

Pourquoi y-a-t-il des pissotières et pas de cacatières ?

Entendu sur Arte radio.

Vos réponses à cette question philosophique de première importance ?

MERDE, Constat anthropologique, Énoncé méthodologique, Aspects de la merde,

Vous avez jusqu'au 10 janvier 2011 pour proposer vos papiers hygién...





MERDE (Sous la direction de Sébastien Mussi et Dalie Giroux)

Constat anthropologique

La merde est matérialité pure : elle est dépourvue de toute fonction, elle est en quelque sorte la matière par excellence ou, peut-être plus justement, l'antimatière par excellence : c'est ce qui reste une fois que tout acte est accompli. Il s'agit d'une matière qui a épuisé ses potentialités, sa puissance. C'est ce que le corps ne retient pas, n'utilise pas, c'est ce qu'il rejette hors de lui. La merde, c'est le
reste.

Cette vision, bien qu'objectivement questionnable (la merde, c'est encore de l'engrais; le déchet peut être recyclé), suffit à expliquer le peu de cas que la pensée, notamment philosophique, fait de la merde.

La pensée en général se concentre sur l'Etre, l'Esprit, sur ce qui dure, sur l'éternel, le pur, et plus rarement sur ce qui passe, sur le fugitif, le destructible, le sale. L'Esprit, pense-t-on, ne produit pas de restes. L'idée de la merde, quand elle est envisagée par Socrate, provoque surtout le malaise.

De là à dire que l'interdit dont nous parlons renvoie à ce que la pensée et le social n'utilisent pas, à ce qu'ils rejettent en dehors d'eux-mêmes, à ce qu'ils refusent même de penser et de dire, il n'y a qu'un pas. Ne le franchissons pas trop vite.

Énoncé méthodologique

Il s'agira pour nous de traiter de la merde comme telle, et par ce geste même comme partie intégrante de la pensée. Nous serons donc résolument blasphématoires. Non pas gratuitement, mais parce que tout acte de pensée authentique, même tourné vers l'Esprit, l'est. La merde sera donc pensée pour elle-même, et non réduite à un autre de la pensée, ce qui permettrait à cette dernière de s'en dissocier, de la rejeter, de la considérer comme le contraire de l'absolu et de la matière féconde et de l'Etre abstrait.
La merde comme acheminement de la pensée est possible à travers la radicalisation de son devenir-reste menant à un autre usage de la merde, un usage politique, symbolique et philosophique.

Que pourrait donc vouloir dire aujourd'hui : profaner la défécation? Non pas certes, retrouver quelque chose comme une naturalité prétendue, ni en jouir tout simplement sous la forme d'une transgression perverse (ce qui est toujours mieux que rien). Il s'agit, en revanche, de rejoindre de manière archéologique la défécation comme un champ de tensions polaires entre la nature et la culture, le privé et le public, le singulier et le. C'est-à-dire: apprendre un nouvel usage des fèces, comme les
enfants avaient tenté de le faire, à leur manière, avant que n'intervinssent la répression et la séparation. Les formes de cet usage commun ne pourront être inventées qu'à l'échelle collective. (Giorgio Agamben, Profanations, p. 109-10).

Jouer avec la merde, restituer cet objet à une communauté de pensée, avant, donc, « la répression et la séparation ». La pensée se fait enfant – idiote – lorsqu'elle commence à penser ces objets desquels elle est, par nécessité, coupée. Plongeons dans le malaise de Socrate.

Aspects de la merde

Approcher l'objet merde comme fait philosophique – c'est peut-être déjà ce que nous avons découvert en tentant de formuler cette problématique – n'est possible qu'en endossant un perspectivisme radical. Il n'y a pas d'accès privilégié à la « chose », ni comme Idée (parce qu'il s'agirait encore de doubler la chose, de coudre du langage au réel), ni comme phénomène au sens d'une saisie de l'objet par la conscience (parce qu'il s'agirait du récit d'une expérience cérébrale de l'Idée de l'expérience de l'objet merde). Nous devons pour cela nous rabattre, joyeusement, sur la multiplication des regards, et viser le point d'épuisement à partir duquel se manifestera peut-être ce qu'il y a de pensant dans la merde.

Nous envisageons ainsi, sans prétendre à l'exhaustivité, trois aspects de la question de la merde. Il s'agirait à travers ceux-ci de réaliser une première exploration, depuis l'Idée de merde (ou son impossibilité), jusqu'à la gestion urbaine des égouts, en passant pas l'histoire de la disparition du référent scatologique dans la culture populaire, et par une analyse culturelle du capitalisme à partir de sa fonction de conjuration de la merde.

1. Par la philosophie et l'histoire des idées et de la littérature, il s'agira de s'interroger sur l'impossibilité de la merde dans la pensée. A ce titre, on peut rappeler l'hésitation fondatrice de Socrate dans le Parménide : alors que Parménide lui demande si la boue et la crasse ont elles aussi une idée séparée d'elles-mêmes, Socrate finit par avouer : « Mais, à peine m'y suis-je attardé que je m'en détourne en toute hâte de peur de m'aller perdre et noyer en quelque abîme de niaiserie. Aussi, revenu à mon refuge, aux objets à qui nous venons de reconnaître des formes, c'est de ces objets que je fais ma conversation et mon étude. » On notera à ce titre que les arts plastiques semblent mieux s'en sortir : Manzoni met ses matières fécales en boîte, Delvoye fabrique une machine à merde qui fera scandale, Lizene peint avec ses déjections, variant les couleurs via son régime alimentaire, retournant la merde à sa matérialité primordiale… Sans aller jusqu'à tenter ce que Dagognet appelle une « ontologie du minime et du banni », il y a au moins lieu de s'interrogersur le rejet du déjeté.
2. À travers l'analyse des cultures, que ce soit au moyen de l'étude des religions, de l'anthropologie, de la psychanalyse ou encore de l'économie culturelle, on tentera de faire le point sur le rôle du déchet dans le capitalisme contemporain. On peut en effet se demander si ce dernier n'est pas arrivé à ce stade où la « défécation sociale » approche le moment de la constipation ou de l'infection par coliformes fécaux. La merde sous le régime capitaliste devient alors un point de vue privilégié pour tenter un diagnostic comparatif à partir non plus du point de départ (la production), mais de celui du point d'arrivée (la décharge). Y aurait-il un stade ubuesque du capitalisme qu'une analyse scatologique permettrait de mettre à jour? Ce stade ubuesque, lié à une excrémental culture, serait-il un kitsch inversé, propre aux sociétés occidentales déspiritualisées et monoculturelles?

3. Dans une perspective sociologique et historique, nous aimerions amorcer une réflexion vers une « copropolitique » ou une « écopolitique de la merde ». Faire le point sur la gestion de la merde, sur la façon dont cette gestion est conçue et mise en oeuvre, sur les rapports entre la merde et l'eau dans les structures d'hygiène, nous permettra de dresser un portrait scatologique de notre société, portait qui ne sera peut-être pas dénué d'importance et qui, nous le pensons, échappera à l'abîme de niaiserie tant craint par le jeune Socrate. En novembre 1539, un édit du Roi de France exige que chaque Parisien se discipline dans le rejet de ses déjections, notamment en les gardant chez lui jusqu'au ramassage.
Dominique Laporte (Histoire de la merde) fait cette constipation urbaine, de cette nécessaire retenue de la merde dans la sphère privée, un des premiers actes de naissance de la modernité.

source :
http://www.fabula.org/actualites/article33599.php

et lisez les Cahiers de l'Idiotie. Enfin du sérieux en philosophie du XXIe siècle, oui, oui !

http://www.cahiers-idiotie.org/nous.html

vendredi 23 janvier 2009

Echange une pissotière contre un Vélazquez

Un correspondant élargit le débat :

" Dans le "Xi You Ji" de Wou T'cheng-en (il n'y a vraiment que moi pour lire un truc pareil ! C'est un roman très connu, en fait, d'un mandarin chinois du XVIe siècle, époque Ming) l'auteur fait la satire, dans un superbe passage (il faudrait que je te le retrouve, mais je n'ai pas le temps !) de la pensée du Tao ; il parle du concept très compliqué de "vacuité" et, pour cela, il présente un singe (le héros du roman) en train de bouffer les offrandes faites à des divinités, puis de se vider les intestins dans les W.C. (si l'on peut dire, pour l'époque...) d'un temple bouddhiste. Wou T'cheng-en décrit avec force détails le trajet des excréments, et le chemin de leur "purification". L'auteur parle de "transmigration métabolique". C'est du foutage de gueule dans les grandes largeurs. (Tout
à fait contemporain de Rabelais !). Il se moque de la propension des bouddhistes de l'époque à expliquer des phénomènes bassement matériels (et bien dégoutants !) par des concepts hautement spirituels.

Wou Tch'eng-en aurait bien aimé l'exposition Koons ! "

Pas con le mec Koons !

Si l'art c'est l'art de vous montrer ce qu'est la société (pas celle des petites gens dont on n'a rien à f...) alors il est fort le mec. Sa vie est tout un art ! Chapeau Jeff !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeff_Koons


et un commentaire : http://pplemoqueur.blogspot.com/2008/09/jeff-koons-versailles.html
On m'a parlé de sa balayette à chiottes. Je n'ai pas trouvé sur la Toile. Aidez moi ! Vive la haute culture.

Vous avez bien lu sur wikipedia : les œuvres de Koons prennent beaucoup de temps. Il n'oublie pas le coup de la valeur travail le Koons, Oh le Koons !

Et dire que les tablettes des amphis de mon ancien institut et du grand amphi de la fac des sciences ne sont pas de l'art ! Je serais président de l'Université de Nantes, je les mettrais en vente en morceaux. Il suffirait d'être copain avec François Pinault.

Et je suis prêt à me faire payer le voyage à Venise pour accompagner ces œuvres. Je peux faire le catalogue de l'expo.


J'ai encore une proposition à faire à nos universités qui se soucient de l'avenir des étudiants. Il faut créer des chaires "Grands entrepreneurs". On y étudierait les CV de gens comme F. Pinault ou encore de Watson, créateur d'IBM et de ses pratiques qui l'ont conduit en taule (mais c'était avant IBM) ! Pour l'édification de la jeunesse on disait dans l'ancien temps.

P.S.
Un lecteur m'écrit :

"Mais bien sûr que si, mon cher Aredius ! Tu n'as vraiment pas l'œil artiste ! ou plutôt... : tu ne feras jamais carrière au Ministère de la Culture et de la Communication !
Ce n'est pas TOUT A FAIT de l'art, il est vrai, mais Jack Lang a déclaré un jour que c'était "UNE FORME D'EXPRESSION" (ben couillon ! faudra lui dire que quand Gargantua pisse et inonde la ville de Picrochole, c'est aussi une "forme d'expression" !)

J'ai vu (oui !) des tablettes d'amphi exposées dans une galerie à Marseille. Il y avait écrit dessus "bite" "couille", "cul" ... mais in English (les tablettes n'étaient pas françaises) : tu avoueras que c'est bien plus chic ! On y prendrait presque le "4 o'clock tea" dessus !

L'autre jour j'ai entendu K. Lagerfeld à la radio : "Le marron, c'est populaire. C'est plouc !"
Oh couillon !!! Je cours brûler mes chemises marron ! "

Flute, les perfides d'Albion nous ont devancé ! je vieillis, mes idées ne sont pas neuves ! Sont forts ces Anglais *. Je n'ai jamais vu de telles tablettes dans les amphis au Royaume Uni. Ils doivent les recycler en art dès leur production ! Et ils ne doivent pas avoir à passer par le conseil du département, puis le conseil de la composante, puis le conseil de l'université, puis par le contrôleur financier, puis par Sifac, etc etc.

* Mais il n'y a pas que les Anglais qui parlent anglais ! Ce sont peut-être des Français. Un des termes les plus populaires n'est-il pas fuck ?

dimanche 10 février 2008

"Merde !" Cambronne ne l'a jamais dit aux Anglais !

En fait, il leur a dit "Allez vous faire foutre. Grenadiers, en avant !"

C'est ce que nous apprend Armel de Wismes.

Rappel : la statue de Cambronne se trouve Cours Cambronne à Nantes.

Il nous apprend aussi que Cambronne aimait bien la bouteille. Mais quand Cambronne s'aperçevait qu'il avait bu, il se mettait aux arrêts. Ainsi, il devint raisonnable avec la bouteille.

vendredi 26 janvier 2007

"Merde d'artiste", "Merda d'artista", Artist'shit".

Les candidats à l'élection présidentielle nous parlent de la "valeur travail". Voici de quoi alimenter (humour facile ! ) le débat.

Et pour ceux qui parlent de concept (tout est concept, coco de nos jours) et de contenu (le contenu des media et autres expressions bien formées).

Une anectode avant de venir au sérieux.

Quand j'étais en primaire, un jour un instit a demandé "Quel métier voulez-vous faire plus tard ?" Un élève venait de répondre "expert comptable" (normal son père était comptable !), le suivant répondit "expert coiffeur" (normal son père et sa mère étaient coiffeurs). Aujourd'hui, ils répondraient "coiffeur concepteur" ou "comptable concepteur".


Savez-vous que Piero Manzoni, artiste italien (1933-1963), a réalisé en 1961, des boîtes de conserve portant une étiquette écrite en plusieurs langues indiquant qu'il s'agit de "Merde d'artiste", "Merda d'artista", Artist'shit".

Une de ces boîtes a été vendue 220 000 Francs à Sothebys. La Tate Galerie à Londres en a acheté une.

Une de ces boîtes a eu des fuites lors d'une exposition. L'expert a considéré que la perte de valeur de l'objet qui était assuré se mesurait à la quantité de matière perdue (les analyses ont montré qu'il s'agissait bien de merde, mais on n'a pas précisé s'il s'agissait de merde d'homo sapiens ou d'un quelconque animal. )
Une acheteuse américaine ayant vécu la même mésaventure s'est vu répondre qu'elle avait acheté le concept et non le contenu.

En 1994, la boite n° 31 a été offerte en cadeau au Musée Pompidou, lors de l'achat à un galeriste parisien d'une toile de Pierre Manzoni. Interrogé à ce sujet, l'ancien directeur du musée a dit que "ce cadeau est un acte civique du galeriste" qui a enrichi le patrimoine national.

Un artiste parisien a ouvert en public une de ces boites avec un ouvre-boite. Il avait acheté la boîte fermée 200 000. Aujourd'hui, la boite ouverte est devenu un objet d'art qui est évalué 400 000 francs (vous convertirez en euros, de tête. Vive le calcul mental !). La boite contenait une deuxième boîte, qui a été laissée fermée. Les rayons x avaient déjà montré que d'autres boîtes contenaient une deuxième boîte. L'artiste interrogé explique que Manzoni n'a pas fait "de la merde", car il y a un "ordre" : une boîte incluse dans une boite, ce n'est pas de la merde mise comme ça dans une boîte.

En termes mathématiques, et surtout dans les années 60, on aurait dit qu'il y a une structure. En informatique nous avons eu "l'analyse structurée", "la programmation structurée" etc. Aujourd'hui, la mode est "à l'objet", mais ça commence à se démoder. Retour en force des "modèles" et surtout du méta. Attention, lecteur non initié, mon ami le jardinier ! par "Méta" on n'entend pas le métaldéhyde plus connu sous la marque déposée en 1953, Méta. Ce Méta qu'on utilisait en camping (il brûle sans laisser de résidu) ou encore pour tuer les limaces au jardin.

Le meta (qui nous vient du grec) en question est celui que l'on trouve dans métaphysique.

Bibliographie :
Michel Onfray, Antimanuel de philosophie, Bréal, ISBN : 2-84291-741-3, 2001, Chapitre "A quel moment une pissotière peut-elle devenir une oeuvre d'art ?" Vous y trouverez page 88, une photographie couleur d'un ensemble de boites de Manzoni (1958)

et sur le web...http://home.sprynet.com/~mindweb/page14.htm

 
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