Dans la vidéo, il cite d’emblée l’occultiste autrichien Rudolf Steiner (1861-1925), fondateur de l’anthroposophie, qui, après la grippe espagnole de 1918, assurait que les virus étaient des excrétions de cellules toxiques. A la fin de sa « démonstration », Thomas Cowan cible les vaccins qui, avec leur adjuvant contenant des sels d’aluminium, feraient de nous des parfaits récepteurs de champs électro-magnétiques. Sans surprise, la vidéo est devenue… virale. […]
mardi 24 mars 2020
J’ai honte !
Dans la vidéo, il cite d’emblée l’occultiste autrichien Rudolf Steiner (1861-1925), fondateur de l’anthroposophie, qui, après la grippe espagnole de 1918, assurait que les virus étaient des excrétions de cellules toxiques. A la fin de sa « démonstration », Thomas Cowan cible les vaccins qui, avec leur adjuvant contenant des sels d’aluminium, feraient de nous des parfaits récepteurs de champs électro-magnétiques. Sans surprise, la vidéo est devenue… virale. […]
dimanche 22 mars 2009
La madeleinde de Commercy vs La madeleine de St-Yrieix
Une concurrence pour Bijou ?
Hier nous sommes passé chez Les Porcelaines Sami à la sortie sud de Nantes (ancienne route que nous suivions pour aller à St Yrieix, cette route est maintenant un centre commercial continu. On a de la peine à penser crise en parcourant cette voie). On a été déçus. Normal, la porcelaine blanche dans ce décors...ce n'est pas pareil que rue du marché à St-Yrieix. Madeleine, Proust, porcelaine...
vendredi 11 mai 2007
Moulins (suite)
Quand notre Président de la République visitait un pays et qu'étaient annoncés des accords de coopération, l'année suivante nous avions des auditeurs de ces pays. Je me souviens que dans le cas de pays "communistes", l'auditeur était doublé d'un commissaire politique.
Je me souviens aujourd'hui (ma madeleine en l'occurrence n'est pas une madeleine de Saint-Yrieix mais un moulin à café !) :
- qu'à la cantine hongroise, il n'y avait presque rien à manger
- que le personnel compensait en buvant de l'alcool
- que le personnel passait une partie de son temps à tenter de trouver des objets pour la maison sur des marchés plus ou moins "au noir"
- des bus Ikarus (monoproduction inventée par l'URSS pour ce qui n'était pas appelé "ses colonies") invendables en Europe de l'ouest étant donné leur suspension
samedi 17 mars 2007
Madeleine de St-Yrieix la Perche
(...) Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C'est à lui de trouver la vérité. Mais comment ? Grave incertitude, toutes les fois que l'esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher ? pas seulement : créer. II est en face de quelque chose qui n'est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière. Et je recommence à me demander quel pouvait être cet état inconnu, qui n'apportait aucune preuve logique, mais l'évidence, de sa félicité, de sa réalité devant laquelle les autres s'évanouissaient. Je veux essayer de le faire réapparaître. Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s'enfuit. Et, pour que rien ne brise l'élan dont il va tâcher de la ressaisir, j'écarte tout obstacle, toute idée étrangère, j'abrite mes oreilles et mon attention contre les bruits de la chambre voisine. Mais sentant mon esprit qui se fatigue sans réussir, je le force au contraire à prendre cette distraction que je lui refusais, à penser à autre chose, à se refaire avant une tentative suprême. Puis une deuxième fois, je fais le vide devant lui, je remets en face de lui la saveur encore récente de cette première gorgée et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s'élever, quelque chose qu'on aurait désancré, à une grande profondeur ; je ne sais ce que c'est, mais cela monte lentement ; j'éprouve la résistance et j'entends la rumeur des distances traversées. Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l'image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu'à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément ; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l'insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne peux distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m'apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s'agit. Arrivera-t-il jusqu'à la surface de ma claire conscience, ce souvenir, l'instant ancien que l'attraction d'un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être ; qui sait s'il remontera jamais de sa nuit ? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute oeuvre importante, m'a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d'aujourd'hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine. Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé ; les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot - s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir."
Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. Du côté de chez Swann
Il est fort le Marcel ! Je ne sais trop ce qu'en pensent les étudiants américains qui ont Proust à leur programme de français. Peut-on remplacer la madeleine par ce truc dont le nom m'échappe et qui s'est répandu en France comme la vérole sur le bas clergé breton (la densité de ces distributeurs de mou doit être plus importante en France qu'aux USA. Le client est roi, on vous l'a dit.)
En plus court, on peut lire aussi Delerm et ses petits plaisirs minuscules.
samedi 10 février 2007
Saint-Yrieix la Perche
Voici des photos de ma ville natale :
- La tour du Plô vue d'une ruelle
- L'église romane du Chalard
- St Yrieix - Le château des pénitents
- St Yrieix - rue du marché
- Vue générale de St Yrieix
- Vue de St Yrieix
- La collégiale du Moustier
- La collégiale et la tour du Plô
- La tour du Plô
Saint-Yrieix-la-Perche est une ville d'environ 8000 habitants, située à 41 kms au sud de Limoges. C'est à Saint-Yrieix que le chirurgien Darnet a découvert le kaolin à l'origine de la porcelaine de Limoges. Les habitants s'appellent les arédiens du nom latin de Saint Yrieix (Arédius) qui y a fondé un monastère au milieu du XIe siècle. On appelle aussi les habitants des culs noirs du nom de la race de cochons élevés dans la région, cochons ayant le cul noir. Le veau dit de Saint-Yrieix, les boudins noirs aux chataignes, les madeleines sont des spécialité de Saint-Yrieix. Pour la fête de Rameaux, on consomme des brioches en forme de Y appelées "cornues".
Tout les 7 ans, ont lieu, comme dans le reste du Limousin, des cérémonies appelées Ostentions. On y fait des processions où l'on montre les reliques des saints. Eglise des XIIe et XIIIe siècles. Ceux qui ont visité la section du Moyen-Age du Metropolitan Museum de New-York (USA) on pu y voir le chef-reliquaire de St-Yrieix (XVe siècle). Un chef reliquaire identique se trouve à Saint-Yrieix-La-Perche. Nous n'avons pu savoir à New-York quelle était l'histoire de l'exemplaire du Metropolitan. Si vous avez des informations sur le sujet, merci de me les faire connaître. nom aredius44 à yahoo point fr.
Saint-Yrieix est tout proche des départements de la Corrèze et de la Dordogne. En Corrèze, se trouve le chateau de Pompadour (XVe siècle), ancienne séigneurie qui fut érigée en marquisat en faveur d'Antoinette Poisson, la célèbre favorite de Lois XV, en Dordogne celui de Jumilhac le Grand (fin XIVe siècle)

