jeudi 17 janvier 2019

Le tandem des années 60


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Selles en cuir bien sûr ! tout est français dans ce tandem. Il est à vendre.
 » D’origine anglaise, le nom est un emprunt au latin tandem, qui signifie « enfin ». Le mot tandem était utilisé dans l’argot étudiant anglais pour exprimer l’idée de longueur.
Les étudiants raillaient les carrosses des personnes huppées, attelés d’une double colonne de chevaux, l’une à l’avant, et l’autre à l’arrière. Ces hippomobiles devenaient irraisonnablement longues. Le jeu des étudiants aurait été alors de crier « Tandem ! », soit « Enfin ! », quand la dernière rangée de chevaux était passée devant eux. Le propriétaire était ridiculisé et les chevaux effrayés. « Tandem » désigna alors argotiquement ces attelages, puis au fur et à mesure a désigné un cabriolet à deux chevaux attelés en flèche. Toutefois, on peut trouver une autre explication dans des traités sur les attelages hippomobiles : l’attelage de deux chevaux en flèche (« à la Tandem ») aurait été popularisé par un écuyer anglais du XVIIIe siècle, Lord Tandem. Mais l’existence de Lord Tandem ne semble pas avérée. Le sens actuel est attesté en 1884. Le double attelage a laissé place à un double pédalier…  »

Le fusil à broches de mon grand-père paternel


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mercredi 2 janvier 2019

Frege Sinn (sens) und Bedeutung (signification ou référence), 1892


"Le vainqueur d'Iena", "le vaincu de Waterloo" sont deux sens différents qui désignent la même entité, Napoléon
"l'élève de Platon", "le maître d'Alexandre" sont deux sens différents qui désignent la même entité Aristote
"L'étoile du matin", "l'étoile du soir" sont deux sens différents qui désignent la même entité Vénus
Le sens c'est ce que dit une expression linguistique.
La référence c'est ce au sujet de quoi cela est dit.
Il peut y avoir sens sans qu'il y ait une référence, i.e. une entité désignée par ce sens. Par exemple, il n'y a pas d'entité ayant une vitesse supérieure à celle de la lumière.
Supposons que nous modélisons un micro monde.
SETS
ENTITE = {Vénus, Aristote, Napoléon };
SENS = {Le vainqueur d'Iena", "le vaincu de Waterloo", "l'élève de Platon", "le maître d'Alexandre", "L'étoile du matin", "l'étoile du soir", "Vitesse supérieure à la vitesse de la lumière"}
VARIABLES
estDésignéPar
INVARIANT
estDésignéPar : ENTITE >+-> SENS

DEFINITIONS
aPourRéférence == estDésignéPar~

" Signifier (avoir un sens) et désigner (quelque chose) ne coïncident pas. Alors que les sens est idéal (i.e. irréductible aussi bien à la réalité physique des choses qu'à la réalité mentale de la représentation), la référence ajoute la prétention de saisir la réalité. Comme le dit fortement Frege, nous ne sommes pas satisfaits avec le sens, nous voulons en outre la référence ; cette "intention" qui fait la flèche du sens, cette "impulsion" (Drang) à "avancer" du sens vers la référence n'est autre que l'exigence de vérité.
"Aller vers l'idéal et chercher le réel " (Jean Jaurès)
 
Le nom propre
Modélisation en Niam
[Au moment où nous rédigeons ce texte, nous écoutons une émission de la Cinquième et nous apprenons que "foufoune" qui vient d'entrer dans Le Robert, désigne le sexe féminin en français de France et désigne les fesses en français du Québec. Attention au sens et à la référence si vous faites votre stage au Québec.
De même, nous avons vécu cette scène au Québec. A la fin d'un repas au Québec, un des convives a demandé à l'hôtesse : "Vous permettez que j'aille me branler sur la terrasse ? ", ce à quoi l'hôtesse a répondu "Mais bien sûr, nous vous rejoindrons prendre le café ". Vous avez compris qu'il s'agissait d'aller se balancer sur le rocking-chair qui se trouvait sur la terrasse, en québécois, se masturber se dit se frotter., voir Léandre Bergeron, Dictionnaire de la langue québécoise, Typo, 1997, ISBN : 2-89295-147-X]
La position de Strawson (On Referring, 1951)
Strawson rejette le concept de "vrais noms propres, les noms propres logiques, lesquels seuls désignent quelque chose qui est". En effet, pour lui, les noms logiquement propres sont introuvables parce qu'ils devraient désigner tous les 'ceci' et tous les 'cela' d'une expérience privée (ce crayon que je vous montre, cet autre qui est dans votre main, c'est ça l'expérience privée) ; ce qui suppose un lexique infini et incommunicable.  : hypothèse qui ruine deux fois le langage (le langage permet d'émettre un nombre infini de phrase avec un nombre fini de mots : lexique fini ; le langage permet de communiquer).
"Comme le dit fortement Frege, nous ne sommes pas satisfaits avec le sens, nous voulons en outre la référence ; cette "intention" qui fait la flèche du sens, cette "impulsion" (Drang) à "avancer" du sens vers la référence n'est autre que l'exigence de vérité.
Dans le cas du nom propre, cette exigence est la simple correspondance du nom à la chose singulière dénommée " 'Dictionnaire de la philosophie" (Enc. Univers., p. 1317)
Ce que nous traduisons en termes ensemblistes par "bijection".
" dans le cas de la phrase entière, c'est la valeur de vérité elle-même qui constitue la référence ; autrement dit, il y a 'connaissance', au sens fort du mot, lorsque la pensée est considérée avec sa valeur de vérité, i.e. avec sa référence plénière "
Exemple :
"foufoune est un mot du Robert en 2002" pourra se modéliser ainsi :
SETS
MOT; ANNEE; DICTIONNAIRE
VARIABLES
estPrésentEnDans
INVARIANT
estPrésentEnDans : MOT * ANNEE <--> DICTIONNAIRE

bool (((foufoune |-> 2002) |-> Le Robert) : estPrésentEnDans) = TRUE
/* remarquons que l'on dit que dans les bases de données, on ne met que des informations "positives", i.e. que, par exemple, on enregistrera votre année de naissance et non toutes les années qui ne sont pas votre année de naissance*/

vendredi 28 décembre 2018

Je n'ai pas lu "Sérotonine" mais j'ai lu P. Assouline

Après avoir lu dans Le Monde de ce jour, la critique favorable par Birnbaum du dernier Houellebecq (Je n'ai pas à apprendre par cœur l'orthographe du Michel, mon dico en ligne la connaît comme celle de l'autre, Montaigne !),

 « il y a chez lui une véritable phénoménologie de la fellation « .


j'ai lu celle de Pierre Assouline , plus .... dans http://larepubliquedeslivres.com/captorix-mon-amour/
et j'y ai découvert ce terme charmant d'Assouline :

néoproustifier

 "on croit néoproustifier en rebaptisant un volume de la Recherche « A l’ombre des jeunes chattes humides » ; et on se permet de traiter Goethe de « vieil imbécile »et de « radoteur ».Qu’est-ce qu’on est postmoderne !" 

Notre Vialatte quotidien : l'homme n'est pas fait pour se régler sur les leçons de l'expérience.

" Car l'homme n'est pas fait pour se régler sur les leçons de l'expérience. Où en serait-il ? Il n'existerait plus. S'il vit encore, c'est qu'il peut oublier, en coiffant un chapeau pointu, sur des ruines noires qui fument encore, vingt millions de morts et son prochain trépas.

C'est pourquoi il faut déplorer que l'année commence sur une mauvaise nouvelle : M. Mamadou Rodolo, qui est le président du syndicat des sorciers de l'Afrique du Sud, vient d'augmenter fâcheusement ses tarifs : il demandera trois livres poour rendre intelligent, quatre livres pour envoyer au ciel et cinq livres pour rendre amoureux. L'intelligence va disparaître et personne n'ira plus au ciel : on n'y trouvera que des nouveaux riches. "

Alexandre Vialatte, chronique du 28 décembre 1965

Notre Vialatte quotidien : L'homme est devenu environnaire

" Dans le roman on n'en est même plus à ne le chercher que dans les caves de son subconscient, mais à l'expliquer tout entier par les objets qui l'environnement. L'homme est devenu environnaire. On l'a remplacé par un trou.
Il est à vendre à un collectionneur de trous. Il y en a un en Amérique, sur les bords du lac Michigan. C'est un monsieur avec une grande barbe ; un milliardaire très important. Peut-être en donnerait-il très cher. Il achète tous les trous du monde. Il l'exposerait sur un socle en velours vert, entre un tunnel et un puits de mine, avec les tickets perforés.
Il l'ornerait d'une étiquette en ronde. il le regarderait en fumant de gros cigares.
Mais que n'attendre de la Noël ? Il reste une raison d'espérer. C'est par les trous que passe la lumière.
Et c'est ainsi qu'Allah est grand. "

Alexandre Vialatte chronique du 21 décembre 1965

Notre Vialatte quotidien : C'est le schéma de Noël au bout de l'hiver.




"  Les habiles Suédois fabriquent, avec deux ou trois fils de cuivre et quatre angelots en métal découpé, un gadget étonnant qui tient dans une enveloppe et qu'on peut monter en deux secondes, comme le barnum des marchands forains. il tient du dessous-de-plat à musique, des chevaux de bois, du kiosque turc et des mobiles de Calder. Quatre petites chandelles qu'on allume font tourner à l'air chaud, autour d'un mât, une roue horizontale où sont accrochés des angelots. Les angelots sonnent de la trompette. Fictivement. En réalité, ils portent une tringle mobile, accrochée à leur main. Au passage, elle heurte un timbre. Une lueur, une dorure, un tintement. C'est le schéma de Noël au bout de l'hiver. "

Alexandre Vialatte, chronique du 21 décembre 1965

mardi 4 décembre 2018

Envoyé spécial, complément d'enquête : où disparaissent les stylos à bille ?


Vous achetez un gros paquets de stylos à bille. Et au bout d'un mois, il ne vous en reste plus un !

Tout le monde vit cette perte. Nous vivons dans un pays riche. Qui se baisse pour ramasser un stylo à terre ?

Mais que deviennent tous ces stylos qui disparaissent ? Où vont-ils ? On nous parle des pailles en plastique. Mais rien sur les stylos ? Est-ce qu'on ne se fout pas de notre tronche ? Est-ce que le lobby des stylos billes a sévi à l'Assemblée Nationale ? à Matignon ? à l'Elysée ? On a vu des présidents s'échanger des stylos, il y a à fouiller de ce côté là. On va trouver des tiroirs plein de stylos !

Les médias sont certainement complices. Ils ne nous disent rien sur ce scandale de la disparition des stylos billes. Les Gilets Jaunes ce n'est pas mieux.

j'ai écrit à mon député. Il ne m'a pas répondu. Il aurait dû c'est une macroniste. Elle va avoir besoin de moi maintenant que le vent de la révolte a tourné.
Vous achetez un gros paquets de stylos à bille. Et au bout d'un mois, il ne vous en reste plus un !

Tout le monde vit cette perte. Nous vivons dans un pays riche. Qui se baisse pour ramasser un stylo à terre ?

Mais que deviennent tous ces stylos qui disparaissent ? Où vont-ils ? On nous parle des pailles en plastique. Mais rien sur les stylos ? Est-ce qu'on ne se fout pas de notre tronche ? Est-ce que le lobby des stylos billes a sévi à l'Assemblée Nationale ? à Matignon ? à l'Elysée ? On a vu des présidents s'échanger des stylos, il y a à fouiller de ce côté là. On va trouver des tiroirs plein de stylos !

Les médias sont certainement complices. Ils ne nous disent rien sur ce scandale de la disparition des stylos billes. Les Gilets Jaunes ce n'est pas mieux.

j'ai écrit à mon député. Il ne m'a pas répondu. Il aurait dû c'est une macroniste. Elle va avoir besoin de moi maintenant que le vent de la révolte a tourné.

samedi 3 novembre 2018

Notre Vialatte quotidien : " pour les amateurs d'annexion de la Nouvelle-Calédonie "


L´épopée de Guillaume Douarre (1810-1853)

 " Pour les amateurs d'annexion de la Nouvelle-Calédonie, je dirai donc Mgr Douarre. Il était de Job, ou de La Forie ; son père, un pauvre ouvrier papetier. Un jour, il monte sur un pilon de la papeterie ; il pouvait bien avoir huit ans. Le pilon se met en action. Il manque de tomber dans la cuve et tourner en pâte à papier. A l'heure présente, tatouage effrayant, nous écririons peut-être encore sur le cadavre de Mgr Douarre ; on le distribuerait à la poste ; l'idée d'un corps si plat impressionne l'esprit. Dans une telle passe, à cheval sur son marteau, il fait vœu de se faire missionnaire. Il en réchappe. On le nom évêque. Évêque de quoi ? de l’Océan, d'îles à chercher. Évêque d'un diocèse introuvable. Évêque de rien. Il y  va. Il plante un drapeau sur sa case. Les anthropophages l'examinent. Nulle civilisation. Ces affreux paroissiens mangent de l'homme le vendredi. Mais, comme il est très maigre et protégé de Dieu, tout fibreux, à force de jeûnes (et d'une fibre bien auvergnate sur laquelle les dents s'émoussent, sauf peut-être celle de Kaeppelin, mais Kaeppelin n'est pas encore né), il en échappe par un miracle à la gourmandise des fidèles. L’Église le blâme de son drapeau qu'elle taxe de nationalisme. Mais douze années plus tard, la France annexe l'île. Cent ans plus tard, c'en est le centenaire ; et Pourrat en fait un livre, L'Épopée de Guillaume Douarre, à paraître prochainement. Si bien que deux ministres et le nonce du pape viendront à Ambert, cet été, fêter tant d'îles, de folklore et de Nouvelle-Calédonie. "


Alexandre Vialatte, chronique du 23 décembre 1952

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Kaeppelin

"l rencontre Alexandre Vialatte en 1945 en Allemagne8, lors de la fin de la Seconde Guerre mondiale, où tous deux y étaient correspondants de guerre. Cette amitié durera jusqu'au décès de Vialatte en 1971. Leur correspondance sera en partie éditée, et Alexandre Vialatte, dans ses chroniques journalistiques, évoque à plusieurs reprises le travail de son ami Kaeppelin. Il l'évoquera aussi, accompagné de ses sculptures, lors de son passage en 1969 à la télévision, durant l'émission de Remo Forlani L’Invité du dimanche.

Leur amitié déborde sur le travail de Kaeppelin, puisque pour ses œuvres sculptées d'animaux, ses bestiaires, Vialatte invente des noms pour ces animaux fantaisistes8, et ensemble, à partir de ces noms, en font ensuite des sortes de définitions cocasses. Ce travail croisé sur les bestiaires de Kaeppelin seront édités par deux fois : en 1969, avec une préface de Vialatte, et en 1983. Ces bestiaires seront aussi exposés à diverses reprises.

Dans Bestiaire de Philippe Kaeppelin, Alexandre Vialatte écrit :
« Kaeppelin est sculpteur jusqu’à l’os. Il n’imagine que par volumes. Il ne voit jamais qu’avec ses doigts. Il refait la réalité… La réalité frappe son regard, puis sort de ses doigts, réinventée comme une plaisanterie monstrueuse. Ironique, caricaturale, bougonne, cocasse et tourmentée. C’est pourtant elle, à n’en pas douter. Poétique, lyrique, compliquée : simplifiée en même temps. Synthétique et charmante. Elle tient du cauchemar, de Daumier, de l’humour noir, et du rire d’enfant. »
Philippe Kaeppelin réalise une sculpture de la tête de Vialatte, en son hommage9 : elle est exposée en extérieur, près de la gare d'Ambert (Puy-de-Dôme), où a vécu l'écrivain, et où il est inhumé."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Kaeppelin

mardi 16 octobre 2018

Notre Vialatte quotidien : " Peine perdue, on n'est pas parvenu qu'à créer un roman sans lecteur. C'est un genre connu depuis longtemps ! "

" On a tout essayé pour trouver du nouveau : le roman sans histoire, le roman sans personnages, le roman ennuyeux, le roman sans talent, peut-être même le roman sans texte. La bonne volonté a fait rage. Peine perdue, on n'est pas parvenu qu'à créer un roman sans lecteur. C'est un genre connu depuis longtemps ! La chronique le signale déjà à l'époque de Charles le Chauve ; il flortissait au temps de Boileau [...]
" L'avenir, vient de dire un éditeur célèbre, l'avenir est au papier blanc. " "

Alexandre Vialatte, chronique du 17 octobre 1961

jeudi 11 octobre 2018

Mystère à SGXV : Une nouvelle aventure de Mormenfou

Notre ancien collègue Jean-Louis Coquerelle nous signale ses nouveaux ouvrages

 

Mystère à SGXV : Une nouvelle aventure de Mormenfou

Éditeur : cocquerelle jean-louis

Prix de vente au public (TTC) : 10 €

icône livre mystère à SGXV
126 pages ; 21 x 14,85 cm
ISBN 978-2-9546211-3-5
EAN 9782954621135

Mots-clés : Mystere Résumé : Ce roman est une intrigue policière humoristique, avec course poursuite, enlèvement, séquestration, évasion, opération commando, réconciliation… L’action qui se déroule à Saint Gilles Croix de Vie (SGXV) est plus précisément « centrée » sur le Bar : le Théo-Spot, quartier de la grande Plage. Ce livre est également un recueil de réflexions diverses qui se veulent amusantes et distrayantes. Pas d’horreur, pas de brutalité, du rire. De l’humour, de l’amitié, beaucoup d’amitié…

==============

Il s'agit du  4e roman. Le 3e a pour titre :

"Myrtille et Morlavye la vie sans amour n'est que ruine du cœur"


Résultat de recherche d'images pour "Myrtille et Morlavye la vie sans amour n'est que ruine du cœur"

samedi 18 août 2018

Samir Amin qui fut prof à l'université de Poitiers, est décédé


"
Samir Amin est mort soudainement, dimanche 12 août, à l’âge de 86 ans, après avoir consacré sa vie, son travail théorique et sa praxis politique au service des pays du Sud et de leur émancipation de l’héritage colonial. Il a été probablement le seul économiste du Tiers-Monde étudié dans les universités du monde entier.
Dès le début des années 1960, Samir Amin brise l’univers fermé et opaque de la réflexion économique et porte avec une rare intelligence et une verve critique la voix du Sud. Il a ainsi dénoncé les rouages de l’économie mondiale qui sont au cœur de la « marginalisation de la périphérie », comme on le disait à l’époque, et a contribué à la réflexion sur un autre monde plus solidaire, bien avant que les altermondialistes ne soient à la mode.
Des générations entières d’étudiants, de chercheurs, d’universitaires et d’intellectuels ont été formées à la lecture de ses œuvres. Son travail a abordé toutes les questions qui se sont posées aux pays dits en développement, jusqu’à l’analyse de l’islamisme et du néolibéralisme. Mais derrière l’économiste et le grand penseur dont les idées ont marqué le monde, il y a l’homme qui a fait le choix de mener une vie simple et totalement consacrée aux idées."


Les étudiants en sciences éco à Poitiers vers 1968 se souviennent de Samir Amin 

La NR le rappelle.

" Né au Caire en 1931, formé à Paris dans les années 1950, Samir Amin a travaillé de 1957 à 1960 dans l'administration égyptienne du développement économique puis au sein du gouvernement malien, avant d'être nommé professeur aux universités de Poitiers, Dakar et Vincennes, selon le site des éditions de Minuit. "

C'était l'époque où Poitiers a vu passer des profs d'économie connus, de droite comme de gauche.

jeudi 12 juillet 2018

Au foot, la France (66,9 millions d'habitants) a battu la Belgique (11, 35 millions d'habitant). Cocorico !

Avec la société 3.0, on en est toujours au "panen et circenses". Mais là on bat des records !

Et quel dommage que le Mondial de billes n'ait pas lieu cette année ! Dans les cours de recré bétonnées mais écolos bobos, on aurait mis des terrains en plastique et on aurait amélioré notre balance des paiements en achetant un peu moins de tablettes (mais c'est démodé), de smart-phones etc.

Souhaitons à notre Emmanuel qu'il ait en plus la coupe du monde de foot. Un modèle de performance. Qu'il porte bien son prénom. On l'attendait le divin président depuis la nuit des temps modernes. Il va pouvoir mettre son Edouard en vacances. Tout va baigner dans l'huile de coco.

Et j'apprends que la Croatie a battu l'Angleterre. On voit ce qu'il en coute de ne pas y aller unis. Si ça avait été le United Kindom contre la Yougoslavie, on aurait vu ce que donne le collectif comme ils causent dans le foutbal comme on dit dans les pays d'Oc. 2 à 1. La Croatie est donc deux fois plus forte que l'Angleterre. Ouf, les Ingliches quittent l'Union Européenne. Ils nous feraient plonger dans les classements mondiaux les ingliches. Et on leur a déjà piqué leur langue. On parle ingliche bien mieux qu'eux. Il suffit de voir nos pubs et enseignes.
La Croatie a vengé la Belgique.




Je prépare la relève dans mon jardin. 



jeudi 5 juillet 2018

Notre Vialatte quotidien : " On ne peut plus être célèbre sans que tout le monde le sache "

Alexandre Vialatte, chronique du 28 septembre 1954

Notre Vialatte quotidien : "Les anglais sont timides, charmants et monotones. '

"Les anglais sont timides, charmants et monotones. Un peu comme du veau de choix dans une assiette de fleurs. Le français doit tirer son charme de lui-même, l'anglais le tire de l'Angleterre. Et c'est toujours le même, mais on ne s'en lasse jamais. Car il repose comme un fauteuil de cuir, en face d'un bouquet de roses qui se reflète dans une table à côté de la théière d'argent. Les anglais ont des souliers jaunes qui sentent la litière de pur-sang ; ils les agitent sur des pelouses en tapant sur des boules avec de longs bâtons. Ils font bouillir le gigot du mouton et le mangent avec de la menthe. Ils parlent un langage que personne ne comprend. Bref, ils sont purement britanniques. Debout sur les pattes de derrière, ils contribuent avec le kangourou à faire de notre brumeuse planète un astre étrange et merveilleux peuplé d'êtres inexplicables.
Ils se réveillent avec le besoin injustifiable de commencer par manger des pruneaux et de faire circuler sur leur peau des brouillards froids, gluants et jaunes, ce qui relève des moeurs de fantômes de cimetière.
Ils ne ressemblent à rien, et d'abord pas à l'homme. Ils sont loin de l'homme et près d'eux-mêmes. Et, par exemple, ils ne font pas pipi. (Nul texte anglais, du moins, n'a jamais fait mention d'une habitude si dégradante.) Ou alors ils ne le savent pas. S'ils l'ont appris, comme me la affirmé une vieille demoiselle écossaise, ce ne peut être que tout récent. Jusqu'alors ils n'en savaient rien ; ou n'en éprouvaient pas le besoin. Ou alors ils trouvaient la chose trop indécente.. On se demande comments ils ont pu se retenir jusqu'au XXe siècle.
Où sont passés les ivrognes de Hogarth, les énergumènes de Shakespeare ? les escogriffes et les monstres du XVIe ? Peut-être pas tellement loin. Je pourrais en dire certaines choses. Je ne le ferai pas, car j'adore les Anglais. Où serait le plaisir d'aimer sans l'injustice ? Ce que nous donnons de meilleur, c'est la partialité. "


Alexandre Vialatte, chronique du 24 août 1954
 
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