mardi 4 décembre 2018

Envoyé spécial, complément d'enquête : où disparaissent les stylos à bille ?


Vous achetez un gros paquets de stylos à bille. Et au bout d'un mois, il ne vous en reste plus un !

Tout le monde vit cette perte. Nous vivons dans un pays riche. Qui se baisse pour ramasser un stylo à terre ?

Mais que deviennent tous ces stylos qui disparaissent ? Où vont-ils ? On nous parle des pailles en plastique. Mais rien sur les stylos ? Est-ce qu'on ne se fout pas de notre tronche ? Est-ce que le lobby des stylos billes a sévi à l'Assemblée Nationale ? à Matignon ? à l'Elysée ? On a vu des présidents s'échanger des stylos, il y a à fouiller de ce côté là. On va trouver des tiroirs plein de stylos !

Les médias sont certainement complices. Ils ne nous disent rien sur ce scandale de la disparition des stylos billes. Les Gilets Jaunes ce n'est pas mieux.

j'ai écrit à mon député. Il ne m'a pas répondu. Il aurait dû c'est une macroniste. Elle va avoir besoin de moi maintenant que le vent de la révolte a tourné.
Vous achetez un gros paquets de stylos à bille. Et au bout d'un mois, il ne vous en reste plus un !

Tout le monde vit cette perte. Nous vivons dans un pays riche. Qui se baisse pour ramasser un stylo à terre ?

Mais que deviennent tous ces stylos qui disparaissent ? Où vont-ils ? On nous parle des pailles en plastique. Mais rien sur les stylos ? Est-ce qu'on ne se fout pas de notre tronche ? Est-ce que le lobby des stylos billes a sévi à l'Assemblée Nationale ? à Matignon ? à l'Elysée ? On a vu des présidents s'échanger des stylos, il y a à fouiller de ce côté là. On va trouver des tiroirs plein de stylos !

Les médias sont certainement complices. Ils ne nous disent rien sur ce scandale de la disparition des stylos billes. Les Gilets Jaunes ce n'est pas mieux.

j'ai écrit à mon député. Il ne m'a pas répondu. Il aurait dû c'est une macroniste. Elle va avoir besoin de moi maintenant que le vent de la révolte a tourné.

samedi 3 novembre 2018

Notre Vialatte quotidien : " pour les amateurs d'annexion de la Nouvelle-Calédonie "


L´épopée de Guillaume Douarre (1810-1853)

 " Pour les amateurs d'annexion de la Nouvelle-Calédonie, je dirai donc Mgr Douarre. Il était de Job, ou de La Forie ; son père, un pauvre ouvrier papetier. Un jour, il monte sur un pilon de la papeterie ; il pouvait bien avoir huit ans. Le pilon se met en action. Il manque de tomber dans la cuve et tourner en pâte à papier. A l'heure présente, tatouage effrayant, nous écririons peut-être encore sur le cadavre de Mgr Douarre ; on le distribuerait à la poste ; l'idée d'un corps si plat impressionne l'esprit. Dans une telle passe, à cheval sur son marteau, il fait vœu de se faire missionnaire. Il en réchappe. On le nom évêque. Évêque de quoi ? de l’Océan, d'îles à chercher. Évêque d'un diocèse introuvable. Évêque de rien. Il y  va. Il plante un drapeau sur sa case. Les anthropophages l'examinent. Nulle civilisation. Ces affreux paroissiens mangent de l'homme le vendredi. Mais, comme il est très maigre et protégé de Dieu, tout fibreux, à force de jeûnes (et d'une fibre bien auvergnate sur laquelle les dents s'émoussent, sauf peut-être celle de Kaeppelin, mais Kaeppelin n'est pas encore né), il en échappe par un miracle à la gourmandise des fidèles. L’Église le blâme de son drapeau qu'elle taxe de nationalisme. Mais douze années plus tard, la France annexe l'île. Cent ans plus tard, c'en est le centenaire ; et Pourrat en fait un livre, L'Épopée de Guillaume Douarre, à paraître prochainement. Si bien que deux ministres et le nonce du pape viendront à Ambert, cet été, fêter tant d'îles, de folklore et de Nouvelle-Calédonie. "


Alexandre Vialatte, chronique du 23 décembre 1952

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Kaeppelin

"l rencontre Alexandre Vialatte en 1945 en Allemagne8, lors de la fin de la Seconde Guerre mondiale, où tous deux y étaient correspondants de guerre. Cette amitié durera jusqu'au décès de Vialatte en 1971. Leur correspondance sera en partie éditée, et Alexandre Vialatte, dans ses chroniques journalistiques, évoque à plusieurs reprises le travail de son ami Kaeppelin. Il l'évoquera aussi, accompagné de ses sculptures, lors de son passage en 1969 à la télévision, durant l'émission de Remo Forlani L’Invité du dimanche.

Leur amitié déborde sur le travail de Kaeppelin, puisque pour ses œuvres sculptées d'animaux, ses bestiaires, Vialatte invente des noms pour ces animaux fantaisistes8, et ensemble, à partir de ces noms, en font ensuite des sortes de définitions cocasses. Ce travail croisé sur les bestiaires de Kaeppelin seront édités par deux fois : en 1969, avec une préface de Vialatte, et en 1983. Ces bestiaires seront aussi exposés à diverses reprises.

Dans Bestiaire de Philippe Kaeppelin, Alexandre Vialatte écrit :
« Kaeppelin est sculpteur jusqu’à l’os. Il n’imagine que par volumes. Il ne voit jamais qu’avec ses doigts. Il refait la réalité… La réalité frappe son regard, puis sort de ses doigts, réinventée comme une plaisanterie monstrueuse. Ironique, caricaturale, bougonne, cocasse et tourmentée. C’est pourtant elle, à n’en pas douter. Poétique, lyrique, compliquée : simplifiée en même temps. Synthétique et charmante. Elle tient du cauchemar, de Daumier, de l’humour noir, et du rire d’enfant. »
Philippe Kaeppelin réalise une sculpture de la tête de Vialatte, en son hommage9 : elle est exposée en extérieur, près de la gare d'Ambert (Puy-de-Dôme), où a vécu l'écrivain, et où il est inhumé."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Kaeppelin

mardi 16 octobre 2018

Notre Vialatte quotidien : " Peine perdue, on n'est pas parvenu qu'à créer un roman sans lecteur. C'est un genre connu depuis longtemps ! "

" On a tout essayé pour trouver du nouveau : le roman sans histoire, le roman sans personnages, le roman ennuyeux, le roman sans talent, peut-être même le roman sans texte. La bonne volonté a fait rage. Peine perdue, on n'est pas parvenu qu'à créer un roman sans lecteur. C'est un genre connu depuis longtemps ! La chronique le signale déjà à l'époque de Charles le Chauve ; il flortissait au temps de Boileau [...]
" L'avenir, vient de dire un éditeur célèbre, l'avenir est au papier blanc. " "

Alexandre Vialatte, chronique du 17 octobre 1961

jeudi 11 octobre 2018

Mystère à SGXV : Une nouvelle aventure de Mormenfou

Notre ancien collègue Jean-Louis Coquerelle nous signale ses nouveaux ouvrages

 

Mystère à SGXV : Une nouvelle aventure de Mormenfou

Éditeur : cocquerelle jean-louis

Prix de vente au public (TTC) : 10 €

icône livre mystère à SGXV
126 pages ; 21 x 14,85 cm
ISBN 978-2-9546211-3-5
EAN 9782954621135

Mots-clés : Mystere Résumé : Ce roman est une intrigue policière humoristique, avec course poursuite, enlèvement, séquestration, évasion, opération commando, réconciliation… L’action qui se déroule à Saint Gilles Croix de Vie (SGXV) est plus précisément « centrée » sur le Bar : le Théo-Spot, quartier de la grande Plage. Ce livre est également un recueil de réflexions diverses qui se veulent amusantes et distrayantes. Pas d’horreur, pas de brutalité, du rire. De l’humour, de l’amitié, beaucoup d’amitié…

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Il s'agit du  4e roman. Le 3e a pour titre :

"Myrtille et Morlavye la vie sans amour n'est que ruine du cœur"


Résultat de recherche d'images pour "Myrtille et Morlavye la vie sans amour n'est que ruine du cœur"

samedi 18 août 2018

Samir Amin qui fut prof à l'université de Poitiers, est décédé


"
Samir Amin est mort soudainement, dimanche 12 août, à l’âge de 86 ans, après avoir consacré sa vie, son travail théorique et sa praxis politique au service des pays du Sud et de leur émancipation de l’héritage colonial. Il a été probablement le seul économiste du Tiers-Monde étudié dans les universités du monde entier.
Dès le début des années 1960, Samir Amin brise l’univers fermé et opaque de la réflexion économique et porte avec une rare intelligence et une verve critique la voix du Sud. Il a ainsi dénoncé les rouages de l’économie mondiale qui sont au cœur de la « marginalisation de la périphérie », comme on le disait à l’époque, et a contribué à la réflexion sur un autre monde plus solidaire, bien avant que les altermondialistes ne soient à la mode.
Des générations entières d’étudiants, de chercheurs, d’universitaires et d’intellectuels ont été formées à la lecture de ses œuvres. Son travail a abordé toutes les questions qui se sont posées aux pays dits en développement, jusqu’à l’analyse de l’islamisme et du néolibéralisme. Mais derrière l’économiste et le grand penseur dont les idées ont marqué le monde, il y a l’homme qui a fait le choix de mener une vie simple et totalement consacrée aux idées."


Les étudiants en sciences éco à Poitiers vers 1968 se souviennent de Samir Amin 

La NR le rappelle.

" Né au Caire en 1931, formé à Paris dans les années 1950, Samir Amin a travaillé de 1957 à 1960 dans l'administration égyptienne du développement économique puis au sein du gouvernement malien, avant d'être nommé professeur aux universités de Poitiers, Dakar et Vincennes, selon le site des éditions de Minuit. "

C'était l'époque où Poitiers a vu passer des profs d'économie connus, de droite comme de gauche.

jeudi 12 juillet 2018

Au foot, la France (66,9 millions d'habitants) a battu la Belgique (11, 35 millions d'habitant). Cocorico !

Avec la société 3.0, on en est toujours au "panen et circenses". Mais là on bat des records !

Et quel dommage que le Mondial de billes n'ait pas lieu cette année ! Dans les cours de recré bétonnées mais écolos bobos, on aurait mis des terrains en plastique et on aurait amélioré notre balance des paiements en achetant un peu moins de tablettes (mais c'est démodé), de smart-phones etc.

Souhaitons à notre Emmanuel qu'il ait en plus la coupe du monde de foot. Un modèle de performance. Qu'il porte bien son prénom. On l'attendait le divin président depuis la nuit des temps modernes. Il va pouvoir mettre son Edouard en vacances. Tout va baigner dans l'huile de coco.

Et j'apprends que la Croatie a battu l'Angleterre. On voit ce qu'il en coute de ne pas y aller unis. Si ça avait été le United Kindom contre la Yougoslavie, on aurait vu ce que donne le collectif comme ils causent dans le foutbal comme on dit dans les pays d'Oc. 2 à 1. La Croatie est donc deux fois plus forte que l'Angleterre. Ouf, les Ingliches quittent l'Union Européenne. Ils nous feraient plonger dans les classements mondiaux les ingliches. Et on leur a déjà piqué leur langue. On parle ingliche bien mieux qu'eux. Il suffit de voir nos pubs et enseignes.
La Croatie a vengé la Belgique.




Je prépare la relève dans mon jardin. 



jeudi 5 juillet 2018

Notre Vialatte quotidien : " On ne peut plus être célèbre sans que tout le monde le sache "

Alexandre Vialatte, chronique du 28 septembre 1954

Notre Vialatte quotidien : "Les anglais sont timides, charmants et monotones. '

"Les anglais sont timides, charmants et monotones. Un peu comme du veau de choix dans une assiette de fleurs. Le français doit tirer son charme de lui-même, l'anglais le tire de l'Angleterre. Et c'est toujours le même, mais on ne s'en lasse jamais. Car il repose comme un fauteuil de cuir, en face d'un bouquet de roses qui se reflète dans une table à côté de la théière d'argent. Les anglais ont des souliers jaunes qui sentent la litière de pur-sang ; ils les agitent sur des pelouses en tapant sur des boules avec de longs bâtons. Ils font bouillir le gigot du mouton et le mangent avec de la menthe. Ils parlent un langage que personne ne comprend. Bref, ils sont purement britanniques. Debout sur les pattes de derrière, ils contribuent avec le kangourou à faire de notre brumeuse planète un astre étrange et merveilleux peuplé d'êtres inexplicables.
Ils se réveillent avec le besoin injustifiable de commencer par manger des pruneaux et de faire circuler sur leur peau des brouillards froids, gluants et jaunes, ce qui relève des moeurs de fantômes de cimetière.
Ils ne ressemblent à rien, et d'abord pas à l'homme. Ils sont loin de l'homme et près d'eux-mêmes. Et, par exemple, ils ne font pas pipi. (Nul texte anglais, du moins, n'a jamais fait mention d'une habitude si dégradante.) Ou alors ils ne le savent pas. S'ils l'ont appris, comme me la affirmé une vieille demoiselle écossaise, ce ne peut être que tout récent. Jusqu'alors ils n'en savaient rien ; ou n'en éprouvaient pas le besoin. Ou alors ils trouvaient la chose trop indécente.. On se demande comments ils ont pu se retenir jusqu'au XXe siècle.
Où sont passés les ivrognes de Hogarth, les énergumènes de Shakespeare ? les escogriffes et les monstres du XVIe ? Peut-être pas tellement loin. Je pourrais en dire certaines choses. Je ne le ferai pas, car j'adore les Anglais. Où serait le plaisir d'aimer sans l'injustice ? Ce que nous donnons de meilleur, c'est la partialité. "


Alexandre Vialatte, chronique du 24 août 1954

Notre Vialatte quotidien : " Le moustique vrombit sur les eaux, la chaleur s’étend sur le monde. "

» Le moustique vrombit sur les eaux, la chaleur s’étend sur le monde.  » Le tisserand est plus mal qu’une fourmi : ses genoux touchent son estomac et sa bouche ne goûte jamais l’air.  » Ainsi parlait déjà la  » satire des métiers  » vingt siècles avant Jésus-Christ. La campagne, autour des blés mûrs, n’est plus que vipères, cailloux, nids de guêpe, piqûres d’insectes et coups de soleil. Le citadin fuit les guerres mondiales, qui se passent presque toujours aux champs. Le jardinier se trempe tout nu dans la benzine pour échapper à l’aoûtat ; l’aveugle qui vole ses carottes le devine maintenant à quinze mètres à son odeur de lampe Pigeon. Le cheval reste à l’écurie ; l’Egyptien agite son chasse-mouches ; le kangourou s’éponge le front et met une canette dans sa poche. Résumons-nous : c’est la saison de la carludovice palmée dont la négresse au teint bronzé extrait le chapeau de panama.  »
Alexandre Vialatte, chronique du 7 juillet 1959
Nos jeunes lecteurs – potentiels ! – ne savent peut-être pas ce qu’est une lampe Pigeon. C’est que leurs parents voulant leur économiser des efforts lors de leur décès, alimentent les déchetteries municipales de tous ces objets anciens. Il est loin le temps où on électrifiait les lampes Pigeon.
S’ils sont nantais peut-être qu’ils ont été menés de force par leur enseignant au Parc du Grand Blottereau pour voir la carludovica palmée.
https://jardins.nantes.fr/N/Information/SeveInfo/liste/1401.pdf
La carludovica palmée fait partie de la famille des Cyclanthaceae

Notre Vialatte quotidien : " En un mot, l’Auvergnat est un Breton de montagne, le Breton un Auvergnat de la mer…"

Pour l’édification de notre Président de la République, l’Emmanuel, voici :

« Les Bretons habitent à Paris. Ils y sont au moins neuf cent mille ; les autres habitent en Bretagne, où ils ont inventé le lit clos.
Ils naissent dans un placard, m’écrivit un ami, vivent en mer, et meurent dans l’alcool.  (Certains aussi vivent dans l’alcool et meurent en mer).
J’eus le tort de publier dans un journal d’Auvergne cette information erronée. Et d’ailleurs élogieuse, car rien n’est plus glorieux que de vivre ou mourir en mer, ni plus folklorique que de naître dans un placard chanté par Théodore Botrel. Quant à boire, ce fut toujours un aimable défaut ou une nécessité pressante : l’Irlandais s’en fait une réclame, le légionnaire s’en vante, le marin en a besoin. Et on ne saurait reprocher de se tuer lentement à des gens que la mer ou le feu vont tuer tout de suite. Tristan Corbière serait entièrement de mon avis.
Un hebdomadaire breton ne m’en accusa pas moins de diffamer le Finistère… Ce qui déplaisait le plus à cet hebdomadaire, c’était que ce qu’il prenait pour une accusation (et qui n’était qu’un vif éloge) lui vînt d’un journal auvergnat. Le coup lui semblait fratricide : l’Auvergnat n’est-il pas une espèce de Breton ? Ne jouent-ils pas tous deux de la cabrette ? Ne sont-ils pas tous deux folkloriques ? En un mot, l’Auvergnat est un Breton de montagne, le Breton un Auvergnat de la mer… «
Alexandre Vialatte – Antiquité du grand chosier, 1984

lundi 25 juin 2018

Élisabeth Vigée-Lebrun, Conseils pour la peinture du portrait, 1869




"
Élisabeth Vigée Le Brun, née Louise-Élisabeth Vigée le à Paris, et morte dans la même ville le , est une artiste peintre française, considérée comme une grande portraitiste de son temps. Elle a pu être comparée à Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze.
Son art et sa carrière exceptionnelle, en font un témoin privilégié des bouleversements de la fin du XVIIIe siècle, de la Révolution Française et de la Restauration. Fervente royaliste, elle sera successivement peintre de la cour de France, de Marie-Antoinette et de Louis XVI, du Royaume de Naples, de la Cour de l'empereur de Vienne, de l'empereur de Russie et de la Restauration. "

"
L'historien anglais Colin Jones considère que le premier autoportrait de la peintre Élisabeth Vigée Le Brun avec sa fille (1786) est le premier vrai sourire représenté de l'art occidental où les dents sont apparentes. Lors de sa présentation, il est jugé scandaleux. En effet, depuis l'Antiquité, les représentations de bouches avec les dents existent mais elles concernent des personnages connotés négativement, comme le peuple ou des sujets ne maîtrisant pas leurs émotions (peur, rage, extase, etc.), par exemple sur les toiles flamandes du XVIIe siècle avec des ivrognes ou encore des enfants[Quoi ?] comme sur La Marchande de crevettes de William Hogarth. Rarement, des artistes font d'eux des autoportraits où on les voit sourire avec leurs dents (Rembrandt, Antoine Watteau, Georges de La Tour) mais Colin Jones considère cela comme un hommage à Démocrite, où le rire furieux fait écho à la folie du monde (comme sur la toile d'Antoine Coypel représentant le philosophe antique). Il convient également de noter que l'hygiène déficiente de l'époque gâte les dents et les fait souvent perdre avant l'âge de 40 ans : garder la bouche fermée et contrôler son sourire répond donc à une certaine nécessité pratique. Néanmoins, sous la houlette de Pierre Fauchard, la dentisterie progresse au XVIIIe siècle. La toile de Vigée Le Brun choque ainsi car elle transgresse les conventions sociales de son temps qui demande une maîtrise de son corps, l'art n'en étant que le reflet. Par la suite, la démocratisation de la médecine et la possibilité de conserver des dents saines et blanches permet au sourire de s'afficher50.
La première rétrospective de son œuvre en France a lieu de septembre 2015 au au Grand Palais de Paris."

vendredi 8 juin 2018

L'art contemporain de se foutre de la gueule du contribuable avec la participation de l'université !


Je fais souvent visiter Nantes à vélo à des amis français ou étrangers. On passe devant ces blocs.



Plusieurs fois on m'a dit " L'université va construire un bâtiment là ? " ( ces blocs seraient utiles pour installer une grue ) ou bien mes amis sont passés sans s'arrêter. Avant l'existence de ces blocs ils regardaient le château du Tertre. J'ai des amis incultes, je devrais le savoir. D'ailleurs ils loupent des œuvres pérennes du VAN, je suis obligé d'insister pour leur faire admirer.

Lisez la plaque !
C'est le pire !
Quant à pique-niquer sur ces blocs, essayez ! d'ailleurs je n'y ai jamais vu quelqu'un tenter l'expérience. Certains s'en servent pour allumer des feux à l'abri du vent. D'autres pour inscrire des pensées profondes, aussi profondes que le texte de la plaque.
Et une pensée pour le personnel du Service des Espaces Verts de Nantes.
Le pire est quand j'ai vu le logo de l'université de Nantes. 
Certainement que le conseil d'administration de l'université est venu y pique-niquer, a voté pour cette œuvre d'art. Ou que la décision de saloper le site a été prise dans un de ces consultations citoyennes où l'on joue du pipeau. Le peuple devait réclamer depuis longtemps, c'est sûr.
Positivons : que de belles thèses qui auraient plu à Alexandre Vialatte, à Pierre Dac et Pierre Desproges vont être écrites sur ces œuvres, de la recherche avec un grand air !  et scientifique !

jeudi 7 juin 2018

Noreen Riols, Ma vie dans les services secrets, 1943-1945

L'école des espions de Churchill, Calmann-lévy, 2014 pour la traduction française


"
Résumé :
Lorsque la France s'effondre en 1940, Winston Churchill aide de Gaulle à passer à Londres et fonde le SOE, ou Special Operations Executive. Objectifs de cette armée secrète : infliger le maximum de pertes aux Allemands dans les pays qu'ils occupent, créer des réseaux de résistance et informer Londres des mouvements de l'ennemi. Pour cela, il faut former des agents bilingues capables de sauter en parachute, de tuer par tous les moyens, d'envoyer des informations par radio, de faire sauter des ponts.
Et tout cela dans le plus grand secret, sécurité oblige. Noreen Riols sort à peine de l'adolescence lorsqu'elle se voit contrainte de travailler dans une usine de munitions ou de rejoindre la Royal Navy. Mais s'apercevant qu'elle parle couramment français, quelqu'un l'expédie dans un bâtiment de Baker Street où règne une activité aussi folle qu'entourée de mystère. Sans le savoir, Noreen Riols vient d'atterrir au QG du SOE.
Recrutée à la section F (comme France), elle va travailler quatre ans durant sous les ordres du colonel Buckmaster et débriefer des agents revenus de France, servir d'appât, trouver des codes, faire passer des messages. Soixante-dix ans plus tard, seule survivante de la section F avec Bob Maloubier, Noreen se souvient de ce que furent ces années et nous dit les êtres d'un courage exceptionnel qui aidèrent tant la France à retrouver la liberté.
Tour à tour aimables, plaisants, humoristiques et terrifiants, ces souvenirs sont l’œuvre d'une femme aussi exceptionnelle qu'extraordinairement modeste."

Ma vie dans les services secrets par Riols


Conférence de Noreen Riols


Le SOE


Première opération de parachutage effectuée en plein jour

Les instructions opérationnelles prévoient l'envoi de forteresses volantes B-17, réparties comme suit 1 :
"

Domps (Haute-Vienne)

72 bombardiers larguent 864 containers pour le maquis du Limousin de Georges Guingouin ; liaison avec Londres assurée par le réseau Hamlet—Salesman de Philippe Liewer (alias major Staunton), opérateur radio Jean-Claude Guiet ; terrain de la « Borderie ». "

lundi 4 juin 2018

Les sardines du soir à Nantes


" « C'est la meilleure sardine ! » Véronique Gaborieau est fière de ses ventes et il y a de quoi. Achetées le matin au port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée), dès le retour de bateau, les sardines sont ramenées à Nantes par le couple de marchands et vendues à partir de 16 h dans le centre-ville, rue du Calvaire "

"La sardine, c'est aussi et surtout une tradition vieille de 300 ans. À l'époque des grandes famines, entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, les pêcheurs remontaient la Loire en bateau pour approvisionner la ville de Nantes."

Quand je suis arrivé à Nantes en 1971, il y avait des vendeuses un peu partout. 
Et j'ai vite appris à les déguster, cuites au grill, avec du beurre salé, des pommes de terre nouvelles, une vraie salade, et du Muscadet (du bon !) ou du Gros-Plant (que je découvrais). 
Des Nantais les font cuire dans le beurre !


La sardine du soir a sa page facebouc. Le lundi, il n'y en a pas. Normal ! n'achetez pas le poisson le dimanche ou le lundi.


J'ai mes fournisseurs au marché de Talensac. Et j'ai appris à reconnaître les poissons frais !
Je suis sans doute bourré de mercure, je consomme trop de poisson.

D'aucuns disent que le poisson c'est cher. Ont-ils pensé aux pêcheurs, à la commercialisation, aux pertes ? [beaucoup de poissonneries ont disparu des quartiers de Nantes] et puis, bien souvent j'en ai pour moins de 2 euros pour une personne ! Par exemple, le petit maquereau TRES frais c'est extra. A Nantes on l'appelle "lisette". J'en ai mangé une 1/2 heure après l'avoir pêché et maintenant je sais ce que veut dire frais. 


En 1935 et 36 on a envoyé les sardines à Paris par avion !

http://www.crezan.net/pag_cpg/sardin.html

Sur la sardine :
http://museeimaginairedelasardine.blogspot.com/2015/

Les campeurs connaissent les sardines ! ils en mangent (en boite c'est très bon et pratique) et en piquent dans le sol.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sardine_(tente)

"« Tout simplement parce qu'ils avaient la forme de poisson », explique Pierre Bauvois, délégué parisien du Camping Club de France. « A l'origine, c'était des pièces en taule brillante tout en longueur avec une partie saillante pour accrocher les ficelles, le corps et la queue du poisson », poursuit-il. Mais quand les Français optent pour « sardine », les Allemands et les Hollandais, eux, lui préfèrent le mot « hareng » : « hering » pour les premiers, « tentharing » pour les seconds.
A noter qu'en France il est aussi question de « maquereaux » pour des « sardines » de grande taille, mais on en croise peu dans les campings de l'Hexagone, où la sardine est reine."
http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/les-piquets-de-tente-s-appellent-ils-des-sardines-13-08-2013-3049091.php
 
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