jeudi 2 avril 2020

Je me souviens du mot le plus long » anticonstitutionnellement « , maintenant je connais le mot le plus sale de la langue française : » Concupiscent «


PATHER
Le mot le plus sale de la langue française : Concupiscent.
 
 
 » anticonstitutionnellement  » je l’ai appris à l’école des casernes à Saint-Yrieix. L’instit avait tenté de nous expliquer ce qu’il voulait dire. C’est au collège en  » Instruction civique  » que j’ai compris.
 
Je me souviens de la Constitution de la Ve République. Je l’avais conservée dans la pochette des documents fournis au collège pour cet enseignement. »
 
Mon blogueur m’écrit :
« Pour le plus long avec l’Europe on est passé à INTERGOUVERNEMENTALISATIONS« 
Bé non, nous dit l’Académie française !
 
 
 »
 
Non, l’Académie n’a pas changé le mot le plus long du dictionnaire
Sur les réseaux sociaux, la rumeur est tenace. Les Immortels auraient élu «intergouvernementalisations» en tant que mot le plus long de la langue française, détrônant le célèbre «anticonstitutionnellement». Billevesée ! « 
 »
Est-ce à dire que notre «anticonstitutionnellement» peut continuer son règne sans partage au titre de mot le plus long de la langue française? Certes non! Il s’agit là aussi d’un mythe populaire. En réalité, les dictionnaires regorgent de mots bien plus tarabiscotés qui dépassent les 25 lettres. «Ils ne sont pas utilisés dans la langue courante et ne sont, de ce fait, enregistrés que par des lexiques techniques et spécialisés», explique Virginie Chouraqui. Le mot
«cobaltidithiocyanatotriaminotriéthylamine»,
que l’on retrouve dans le Dictionnaire de la chimie de Duval, par exemple, possède 41 lettres!
Désolé donc pour les
hippopotomonstrosesquippedaliophobiques,
qui ont la peur des mots trop longs, mais il existe bien pire que notre «anticonstitutionnellement» et que cet hypothétique «intergouvernementalisations». Nos voisins allemands possèdent d’ailleurs un sacré monstre (aujourd’hui désuet) composé de 63 lettres:
«Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz»,
soit «loi sur le transfert des obligations de surveillance de l’étiquetage de la viande bovine». La vache ! « 

Covid19, avec les achats de masques, je me souviens de » Cash and carry «

 » La clause Cash and Carry (Payez et emportez) est une disposition introduite dans deux lois de neutralité adoptées par les États-Unis à la fin des années 1930 : la première (1er mai 1937) autorise le commerce en direction d’un pays belligérant, mais en exclut les armes et fait obligation à l’acquéreur de payer au comptant et d’assurer lui-même le transport des marchandises ; la seconde (4 novembre 1939) lève l’embargo sur les armes et leur applique la clause Cash and Carry. »
 »
Le but était de conserver la neutralité des États-Unis vis-à-vis des pays européens, tout en accordant une aide à la Grande-Bretagne, en exploitant le fait que l’Allemagne n’avait pas de fonds et ne pouvait pas assurer le transport transatlantique alors sous contrôle britannique. Diverses politiques, telles que les lois de neutralité de 1935, 1936 et 1937, prohibait la vente de matériel de guerre ou le prêt d’argent aux pays belligérants quelles que soient les conditions. L’économie américaine rebondissait à ce moment, après la Grande Dépression, mais il y avait toujours un besoin de créer des emplois dans l’industrie manufacturière. Le programme Cash and Carry aida à résoudre ce problème et la Grande-Bretagne bénéficia de la possibilité d’acheter des armes et d’autres marchandises.

Ce programme empêcha également les entreprises américaines de miser sur le succès ou l’échec des nations en guerre. À la suite de la conclusion du Comité Nye, qui affirmait que l’implication des États-Unis dans la Première Guerre mondiale avait été motivée par des intérêts privés de fabricants d’armes, les Américains pensaient que l’investissement dans un belligérant conduirait à terme à une participation américaine à la guerre.

Les navires de transports américains furent interdits d’entrer dans les zones de conflit et les passagers américains voyageant à bord de navires étrangers le faisaient à leurs risques et périls.

La législation Cash and Carry, adoptée en 1939, mit fin à l’embargo sur les armes qui avait été en place depuis la loi de neutralité de 1936. Elle a ouvert la voie au Prêt-bail (Lend-Lease).

La loi Cash and Carry, adoptée en 1939, ne fut pas un échec, elle n’était tout simplement plus une mesure efficace après que l’Allemagne eut commencé à envahir ses voisins. Après la chute de la Belgique et des Pays-Bas, et l’invasion et la capitulation de la France, Roosevelt a fait pression pour l’introduction du Prêt-bail. En outre, le concept de Cash and Carry avait permis au Japon de continuer à beaucoup commercer avec les États-Unis tandis que le commerce avec la Chine avait chuté à presque rien, compte tenu de leurs faibles ressources économiques5. Aider un ennemi au détriment d’un allié n’était pas ce que Roosevelt avait espéré. Cela affecta également l’Italie. Le Prêt-bail était un régime dans lequel les alliés européens n’avaient pas à payer rubis sur l’ongle ou à organiser le transport. Au lieu de cela, les États-Unis demandaient le paiement à une date ultérieure.

Conformément à la doctrine Monroe, les États-Unis ne participèrent pas activement à la guerre jusqu’à ce que le Japon et l’Allemagne leur déclarent la guerre, après quoi ils sont passés d’une aide à une participation active. »

Il y a aussi le


Bien des restaurateurs ne cuisinent pas. Ils vont à coté de chez moi au cash and carry. Mais on y vend aussi des matières premières pour cuisiner.

Quatre moyens de détruire les coronavirus : savon et eau, solution d’eau de Javel, désinfectant pour les mains à base d’alcool, peroxyde d’hydrogène


Four-ways-to-destroy-coronavirus


»
How do you fight something you can’t see? That’s the question when it comes to the coronavirus crisis which currently has many of us holed up at home. Physical distancing is one important answer to preventing the spread of the virus, as avoiding catching it in the first place stops you from spreading it to others. But how can we take the fight directly to the virus?
First, the bad news. You’ve probably seen this virus referred to as ‘novel coronavirus’. This has nothing to do with long reads — it’s just another way of saying that it’s a type of coronavirus we haven’t seen in humans before. Coronaviruses are actually a big virus family, and some of them cause types of what we call the common cold. SARS-CoV-2 is the particular member of this family that’s causing this outbreak.

Anyway, because it’s a new virus, we don’t have a vaccine for it, and making vaccines tends to take a while. And we don’t have any proven treatments for it either (regardless of whatever claims to the contrary you’ve heard from random WhatsApp groups/social media/US presidents). This is why stopping the disease from spreading rapidly and overwhelming hospitals is currently our best bet.

Outside of the body, there are ways for us to destroy the virus and reduce our own chances of contracting it. To understand how these work, it’s useful to know about the structure of this particular virus. SARS-CoV-2 is a type of enveloped virus. This just means it’s got an outside layer around its genetic material. The outside layer is made of fat molecules and is one of the possible targets for destroying the virus. We can also target proteins in this layer, or even the genetic material itself.

‘Wash your hands for 20 seconds’ is a mantra you’ll have heard oft-repeated over the past month. That’s because it’s comfortably the best way to destroy the virus. Soap contains molecules called surfactants, which have two ends: one end dissolves really well in fats, while the other end dissolves really well in water. When these molecules come into contact with the fatty outside layer of SARS-CoV-2, they dissolve it and tear the virus apart.

All types of soap contain these surfactant molecules, so it really doesn’t matter which type you use. Some soaps contain additional antibacterial ingredients, but these are active against (you guessed it) bacteria, so they don’t affect the virus. The surfactant molecules these soaps contain still do the job, though.
If you want to delve deeper into the chemistry of soaps and surfactants, The Chronicle Flask has a great explainer of the history of soap and how it works. Soap and water isn’t just good for your hands — it’s also effective at cleaning surfaces, too, so you don’t need to rush out and buy any fancy surface cleaners.
Right, so soap is great. But what if you can’t wash your hands right away? If you’re popping to the supermarket to pick up your food shopping, you probably won’t have easy access to soap and a sink. This is where hand sanitisers come in — assuming you managed to get your hands on some before it seemingly sold out everywhere.

Firstly, it’s important to note that hand sanitisers are not all created equal. Alcohol-based hand sanitisers are the type that you want. There are non-alcohol-based sanitisers, but these have been shown to be less effective against viruses. The alcohol-based sanitisers, on the other hand, are effective against many types of virus, including SARS-CoV-2.

Another point is that they need to contain at least 60% alcohol. If you’re using it to clean surfaces, the CDC recommends that a minimum concentration of 70% alcohol is needed. The alcohol molecules are doing the dirty work here — they damage the structure of virus proteins, destroying the virus. In a double whammy, they also dissolve the fatty outside layer of the virus. There’s a whole graphic dedicated to how they work here.
Hand washing and alcohol-based sanitisers
are the best options for destroying any traces of virus on your hands. For hard surfaces, you’ve also got a couple of other options which work in similar ways against the virus.

A bleach solution is very effective at cleaning hard surfaces. The Centers for Disease Control and Prevention (CDC) explain how to make a 0.1% solution from household bleach on their website. Bleach reacts with and destroys virus proteins and the virus genetic material. It’s important to spray it on the surface and then leave it to act for around 10 minutes for the maximum effect.

It’s also very important not to mix bleach with other cleaners. There’s no need to anyway, as it does a very effective job on its own. And if you do, there’s the risk of the cleaner reacting with the bleach and generating toxic chlorine gas. We’re trying to kill the virus here, not you.

A 3% hydrogen peroxide solution is also effective against viruses. It works in a similar manner to chlorine bleaches, reacting with and destroying virus proteins and genetic material. Similarly, it should be left to act for up to ten minutes. It’s also a good idea not to mix it with other cleaners, particularly those containing vinegar. Vinegar and hydrogen peroxide makes corrosive peracetic acid, and while this is also used in some cleaners, it’s not a good idea to mix it up like this yourself.

Really, the bleach and peroxide options are overkill. Soap and water will do an effective job on any surface you can clean with them. Soap’s less hazardous to work with, too, and can be easily used to regularly clean surfaces you touch frequently.

With all the above said, it’s disclaimer time. You could be washing your hands every five minutes, and cleaning the surfaces in your house on loop. It still doesn’t guarantee you won’t catch the virus. What we’re trying to do here is to decrease the risk of you catching it, but it’s very difficult to reduce that risk to zero.

But outside of the physical distancing you’r
e hopefully all practising, washing our hands and surfaces are the best direct action we can take to prevent the virus spreading. By doing so, we’re reducing the burden on our health services and hopefully helping save lives.  »

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Épurge ( Euphorbia lathyris ) contre les taupes ? !



J’ai longtemps cru qu’il s’agissait de fritillaire. Est-ce dû à une erreur de ma mère ? ou à un défaut de ma mémoire visuelle ?

Ma mère m’avait dit avoir planté des fritillaires à Bourdoux contre les taupes qui habitent le coin depuis longtemps. Mais je ne reconnaissais pas les fritillaires dont je voyais les photos dans les livres. En fait la plante qui s’est répandue est l’épurge, facilement reconnaissable.

 » Cette plante bisannuelle a un port très particulier : une tige dressée, droite, simple, creuse, se ramifiant seulement vers son sommet et portant des feuilles opposées décussées, c’est-à-dire disposées par paires en croix, à l’horizontale. La tige se prolonge en terre par une racine pivotante. La hauteur de la plante est de 30 à 150 cm.

Les feuilles, d’un vert bleuté (glaucescentes), sont sessiles, entières, allongées, glabres, un peu embrassantes, se rétrécissant vers leur extrémité terminée par une petite pointe. Elles n’ont qu’une seule nervure blanchâtre. La largeur des feuilles atteint 15 mm.

Les fleurs sont en réalité de petites inflorescences condensées (cyathes), dont les glandes ont ici une forme de croissant à cornes courtes. Les fleurs, jaunes ou verdâtres, sont réunies en grandes ombelles à 4-6 rayons qui se subdivisent plusieurs fois. Les bractées, libres, qui marquent ces bifurcations ont une forme ovale différente de celle des feuilles. L’involucre à la base des ombelles est composée de 4 bractées réunies en croix.

Les fruits (capsules), de la taille d’une grosse câpre (jusqu’à 2 cm), sont formés de trois parties arrondies, lisses, spongieuses. Les graines globuleuses sont brunes, rugueuses.  »

Cette année elles s’est particulièrement répandue.

Les taupes s’en moquent ! je trouve des taupinières aux pies des épurges !
Wikipedia nous dit tout !

 » Comme toutes les euphorbes, la plante laisse s’écouler un latex blanc quand on la coupe.
L’huile extraite des graines a été utilisée pour l’éclairage.
C’est une plante qui a la réputation, non vérifiée, de faire fuir les taupes. Cette réputation doit être attribuée aux tiges fraîches que l’on introduit cassées dans les galeries de taupe ou de campagnol, c’est le latex corrosif qui irrite le nez de la taupe et non pas la plante proprement dite. On peut réaliser un extrait fermenté et le répandre dans les galeries, son effet est considéré comme répulsif.
Les graines ont été utilisées comme purgatif, plutôt violent. Le latex a servi à traiter les verrues. Elle fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les jardins du domaine royal par le capitulaire De Villis. C’est une plante toxique. Le contact du latex avec la peau crée une irritation assez rapide et persistante. En cas d’ingestion, des brûlures des muqueuses de la bouche et de l’œsophage sont à craindre ainsi que des douleurs d’estomac pouvant entraîner des vomissements.  »

Je vais tenter ! ce sera mieux que de mettre des bouts de verre cassé ! Les taupes ne sont pas hémophiles !

Avant nos photos voici celles de Tela Botanica


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Ça pousse comme du chiendent !
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 » des feuilles opposées décussées, c’est-à-dire disposées par paires en croix, à l’horizontale »
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 » Les feuilles, d’un vert bleuté (glaucescentes), sont sessiles, entières, allongées, glabres, un peu embrassantes, se rétrécissant vers leur extrémité terminée par une petite pointe. Elles n’ont qu’une seule nervure blanchâtre. La largeur des feuilles atteint 15 mm. «

Confinement : on va pouvoir devenir auto-suffisants alimentaires !



Coronavirus. Plants potagers : leur vente considérée comme « de première nécessité 


 » Ce mercredi 1er avril 2020, après avoir été interpellée par le sénateur du Maine-et-Loire Emmanuel Capus, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances Agnès Pannier-Runacher a annoncé l’autorisation, pour les horticulteurs, de commercialiser leurs plants potagers. «  Ouest-France


Si je comprends bien, les Français n’ont pas fait ce qu’il fallait. Mais ils ne sont pas responsables. On ne leur a pas dit qu’il fallait faire des semis. Et ne pas attendre la crise !

Du coup, heureusement que les horticulteurs ont fait le boulot. Mais y aura-t-il assez de plants pour tous ? Ou va-t-on crever de faim ?

Mais je suis sûr que tous ceux qui ont un bout de terre autour de leur maison ont déjà préparé le terrain. Et ceux qui avaient bétonné parce que les plantes natures c’est chiant, ont cassé le béton et ameubli la terre. Et ont commencé le compost.

lundi 30 mars 2020

On va certainement se faire chier en confinement ! " Ruée sur le "papier de toilette" (le papier cul)

Au départ, il y a sûrement eu quelqu'un qui a dit : « On va vachement se faire chier en #confinement ! » Et hop ! La #Team1erDegré s'est ruée sur le papier toilette !

La Suède de Greta Thunberg, un exemple à suivre ? On ne nous en parle guère ! Qu’en disent les écologistes patentés ?

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-la-suede-se-resigne-interdire-les-rassemblements-de-50-personnes-6793546


« La Suède, qui a opté pour une méthode plus douce que la plupart des autres pays européens en vue d’endiguer la propagation de la pandémie de Covid-19 et a maintenu son économie en ordre de marche, a interdit ce vendredi 27 mars les rassemblements de plus de 50 personnes, après avoir interdit ceux de plus de 500.
Une session extraordinaire du conseil des ministres a décidé aujourd’hui de limiter les rassemblements à 50 personnes, suivant une recommandation de l’Agence publique de la Santé ce matin, a dit à la presse le Premier ministre Stefan Lofven.
L’interdiction entrera en vigueur dimanche. Ceux qui organisent des évènements qui violeront cette règle seront passibles d’une amende ou d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à six mois.
Si vous n’avez pas besoin de voyager, restez à la maison. C’est sérieux à présent, a déclaré le Premier ministre, don t le pays recense 92 décès parmi 3 046 cas de coronavirus confirmés.

Contraste

Face à la crise sanitaire en cours, la Suède, en contraste saisissant avec le reste de l’Europe, a maintenu ses écoles, ses cafés et ses restaurants ouverts et a encouragé les enfants à poursuivre leurs activités sportives.
Mardi, le gouvernement avait exhorté les bars et les restaurants à se limiter aux services à table, afin d’éviter les files d’attente et d’assurer une distance minimale entre chaque client.
Les autorités appelaient les citoyens à prendre leurs responsabilités et à suivre les recommandations du gouvernement, comme celle de télétravailler si c’est possible, de rester à la maison quand on est malade, de pratiquer la distanciation sociale et de ne pas sortir si on appartient à un groupe à risque ou qu’on a plus de 70 ans.
Alors que cette stratégie douce a été critiquée par plusieurs experts à la fois en Suède et à l’étranger, les autorités suédoises n’ont cessé de répondre que les mesures draconiennes n’étaient pas suffisamment efficaces au regard de leur impact sur la société.  »

Et ici :
 »
La BBC pointe également un autre facteur pertinent: la démographie. «Contrairement aux foyers multigénérationnels des pays méditerranéens, plus de la moitié des ménages suédois sont composés d’une seule personne, ce qui réduit le risque de propagation du virus au sein des familles.»
Les responsables politiques ont également assumé qu’ils souhaitaient garder les habitants en bonne santé physique et mentale, une autre raison pour laquelle ils souhaitent éviter les règles qui garderaient les gens enfermés chez eux. Une stratégie populaire aussi bien chez les gens que chez les entreprises. «Le monde des affaires ici pense vraiment que le gouvernement suédois et l’approche suédoise sont plus raisonnables que dans de nombreux autres pays», explique Andreas Hatzigeorgiou, PDG de la Chambre de commerce de Stockholm. Les autorités n’ont cependant pas exclu devoir mettre en place un confinement à l’avenir. «Je pense que les gens sont enclins à écouter les recommandations, mais dans ce genre de situation critique, je ne suis pas sûr que ce soit suffisant», a expliqué le docteur Emma Frans, épidémiologiste suédoise. »

Greta doit avoir lu les experts mondiaux. Elle doit certainement être écoutée par son gouvernement. Là-bas ils n’ont pas décroché le portrait de leur premier ministre. Ils n’ont pas de président, c’est une royauté ! C’est con, nous on a des milliers d’experts sur les réseaux sociaux et ils ne lisent pas le suédois ! Ils diraient sinon que notre Président s’est précipité en nous confinant.

P.S. : Je lis sur twitter : »

“Ce tweet n’est plus disponible car il a enfreint les règles de #Twitter.” C’est ainsi que le réseau social a supprimé deux posts du président Jair #Bolsonaro qui nie la nécessité de prendre des mesures fortes contre l’épidémie de Covid-19. »
Ah ! « plus fortes » vs « douces » en Suède !
 
 
PPS : Je ne suis ni bolsonariste ni bolsonarien ni trumpien, ni trumpiste ! mais je suis lecteur.

14e jour de confinement : les ordinateurs en panne, le mot de passe perdu, on est maintenant au fond du Périgord Vert !


L’ordinateur en panne, on a sorti celui de secours, celui qui rame. Et au bout d’un jour, il tombe en panne (l’ordi ou le logiciel ? lors d’une mise à jour automatique ? on ne sait).

Il nous restait encore deux ordinateurs !

Un don fait à ma fille et sur lequel on venait d’installer Ubuntu. Il fonctionnait. Je le branche. Pas moyen de faire fonctionner la souris, ni les flèches du clavier ! Pour l’arrêter j’ai dû enlever la batterie.

J’ai repensé à Chirac : les emmerdes arrivent en escadrille !

Je recommence ce matin. Et je n’obtiens qu’un tiret en haut à gauche de l’écran !
Cette fois je peux éteindre par le bouton de l’ordinateur ! c’est déjà ça. Il faut apprendre à se contenter de peu.

Je rallume. Cette fois il semble charger ce qu’il faut. Pas de tiret. Rien. J’enlève la souris. Et ça marche, la preuve, j’écris ce billet.

Mais pas d’accès à mes courriels habituels via le webmail de l’université de Nantes. Sur le site il est dit que l’université est sur le pont, mais je sais que mon ancien département est fermé et sans personnel. Et pas de réponses aux courriels. Aucune procédure automatique pour les mots de passe comme ailleurs. Je m’imagine les étudiants qui ont une panne d’ordi à la maison, etc.
Des parents qui n’ont pas d’ordinateurs, pas de smart-phone…et qui ne reçoivent plus le journal … n’ont pas l’attestation dérogatoire. Bé,  » ont qu’à la recopier ! » Où ? pas vue affichée à la télévision !

Au sujet des personnes âgées, je sais que certaines qui avaient été hospitalisées suite à impossibilité pour le conjoint de s’occuper d’eux, ont été renvoyés dans leur foyer. On comprend bien que le confinement y est de meilleur qualité et le moral aussi. Mais s’il faut appeler les pompiers tous les jours, pas simple…

Ouf, le téléphone marche. On a à la maison 2 portables et un fixe (il a été remis en service par Free avant le confinement, il ne fonctionnait plus depuis 1 mois). Je ne sais comment on récupère une free-box maintenant. Et dans mon cas, il a fallu faire venir un technicien.


Hier j’ai regardé la télé. Décidemment je suis comme mes parents en vieillissant. Je n’accroche pas. Sur Arte, un bon film. Mais vu des tas de fois. Avant le dîner vu une émission sur la vie en Thaïlande pour les Français qui y travaillent. Et aux « infos », un écho de ce qui se passe en Suède. Mais rapide. Pourtant, on y a appris que la Suède ne confine pas. Une jeune interrogée nous a dit qu’ils s’auto-vaccinent et qu’ils ne veulent pas tuer leur économie.

Mais dites ! Greta est suédoise ! on ne l’entend plus !
 
Ni les écolos patentés ! Ni les anti-vaccins !

Bé c’est qu’il faut de la chimie pour faire des médicaments ! et la chimie ça pollue. Par contre coller des étiquettes sur des boites, on doit pouvoir faire en France. On coud bien des étiquettes sur les vêtements ! Enfin, on  » conçoit  » les étiquettes. Car on les fait coudre, et réaliser en Asie ou ailleurs.

Pour faire de la biodynamie il faut de la bouse, pour avoir de la bouse il faut des animaux domestiques (bé attention aux autres ! les chevreuils je peux vous dire que c’est comme les taupes, c’est plein de puces !), pour faire du bio c’est pareil. Et vous fournir en pâtes suppose du blé dur. Et si on ne fait ça qu’avec le jardin … on n’est pas prêt d’approvisionner les rayons des supermarchés !

On nous annonce qu’on a commandé un milliard de masques à la Chine. Une fois sortis de la pandémie, on fera tout pour ne plus acheter en Chine. Tout le monde dit ça. On fera de l’anti-chinois comme on a fait de l’anti-américanisme dans l’après-guerre. C’est normal. Et on verra le succès des chansons chinoises en chinois, des films chinois, etc.


 » Si tu dois ton pain à un chien, dis-lui « bonjour monsieur le chien »  » est un proverbe chinois.
 
Un sujet de bac session 2020 !

Et mon autre ordinateur ?

C’est celui que j’avais au labo. On m’a dit que je pouvais l’emporter en retraite. On y a mis Linux. Il peut fonctionner pour le courriel. Pas plus. Et pas de Wifi. Dernier recours. Mais peut-être que la pile de démarrage est HS !

Espérons que l’escadrille n’a pas plus de 3 emmerdes !

P.S.
Au sujet de la Thaïlande. On connaît l’importance du roi pour la population. On a vu dans le reportage hier encore.
Bé c’est qu’il le mérite le roi ! pas comme notre Président de la république !
« Coronavirus. Les Thaïlandais furieux contre leur roi parti se confiner dans un hôtel allemand

Son pays a beau être placé en état d’urgence avec la pandémie de coronavirus, cela n’a pas empêché le roi de Thaïlande, Maha Vajiralongkorn, de partir se confiner ailleurs. Il a pris ses quartiers dans un hôtel de luxe en Bavière avec vingt concubines et une dizaine de serviteurs.  » Ouest-France


On ne dit pas s’il a osé gaspiller un masque comme notre président.

dimanche 29 mars 2020

13e jour de confinement : la panne d’ordinateur nous fait passer à la petite vitesse


Hier soir, sans prévenir, l’ordinateur est tombé en panne. Panne logicielle. Mais pas évidente. On a ressorti l’ancien au tout petit écran (mais plus confortable qu’un smart-phone !) qui mettait avec Windows 15 minutes pour démarrer. On venait d’y installer Unbuntu Light (il a très peu de mémoire pour notre époque, certes plus que 34 K comme l’ordinateur que j’ai connu en mairie et qui faisait des tas de choses fort utiles mais on n’avait pas les images, youtube etc . Utilisant principalement le webmail de l’université de Nantes et comme j’avais la connexion sans saisir le mot de passe, j’ai oublié ce dernier. Il est sans doute quelque part crypté dans une contrepéterie dans un agenda. Pas retrouvé. Et il me faut contacter le « correspondant » de mon ancien département. J’ai trouvé une adresse de courriel. Pas sûr que j’obtienne une réponse lundi. En cette époque d’achats par Drive, sans ticket pour retirer la marchandise, … Peut-être que ça va être enfin mon départ définitif  à la retraite ! laissant l’université de Nantes pour Yahoo ou Gmail ! Heureusement, j’avais un compte sur Yahoo qui me servait quand je ne voulais pas faire apparaître mon nom. C’est ce compte que j’avais ouvert, quand encore « actif », j’avais voulu voir ce qu’était Facebook utilisé par les étudiants. J’avais vu bien vite. En quelques jours j’ai reçu des demandes via Facebouc d’amis qui voulaient être mes amis fessebouc. Je les ai contactés par courriel. « Facebook, c’est quoi ?  » Facebook avait pompé mon carnet d’adresses que je venais de créer sur Yahoo (heureusement encore réduit). Il devait y avoir une case précochée dans un angle non visible sur mon tout petit écran sans manipulation. Et Facebook a continué ces pratiques. Notre radio de service public lui a fait de la publicité tous les jours (gratuite ? ne complotons pas ! sans doute imbécile). Tout le monde est sur les réseaux sociaux vont répète-t-on. Ah ! mes voisins, deux informaticiens retraités, de mes anciens étudiants n’y sont pas (confirmation hier lors de notre distanciation physique quotidienne dans nos jardins), un ancien collègue qui fut chef de département informatique n’y est pas. Je peux en citer des tas autour de moi, et des gens qui ont passé pas mal de leur temps sur un clavier d’ordinateur.

Avec le courriel Yahoo, j’ai contacté le vendeur/réparateur samedi soir. Il m’a répondu aussitôt. Je lui avais indiqué ce qui s’affiche sur l’écran, mes commandes et les résultats. Il m’a dit qu’il lui faudrait avoir l’ordinateur sous la main et que l’agence était fermée du fait du confinement.

Je vais voir un voisin ex administrateur Unix. Je peux ne lui fournir que l’ordi, sans les périphs. Donc je peux désinfecter facilement la boite.

Hier soir je n’ai pas poursuivi ma lecture de La Peste de Camus (je l’économise, la recopie presqu’entièrement tellement je trouve cela excellent), ma machine est trop lente à afficher. Quand je tape actuellement, je dois ralentir ma frappe. Mais j’ai lu quelques fables de La Fontaine. Le papier la sauvegarde essentielle. Ah si on avait eu des ordinateurs dans la plus haute antiquité, nous n’aurions pas eu des guerres de religions. Bible, Coran etc auraient disparus comme ce qui se trouvait sur les bandes magnétiques, les disquettes …

Et j’ai rebranché la télé. Il a fallu dégager le canapé qui était transformé en support  linge après séchage. Rien ne m’a intéressé. J’ai parcouru les chaînes. En fait ce qui m’aurait intéressé (Arte) je l’avais vu plusieurs fois.  Mais la télé marche.


Cette nuit j’ai entendu ma femme parler toute seule. Qu’y a-t-il ?

Ce n’était pas un voleur ! Car figurez-vous qu’ils sont doués. Ils volent actuellement alors que les gens sont confinés ! La télé fait de la lumière !
Elle ne savait que je l’avais rebranchée et j’avais mis le son bas pour ne pas troubler ses lectures.

Eh bien, je n’avais plus su l’arrêter !

Je suis donc bien entré dans un autre monde !

P.S. Ah je dois être un cas rare ! tout se fait maintenant via l'Internet. On doit même si on n'a pas d'imprimante y recopier l'autorisation dérogatoire de sortie. Sinon on crève de faim !

Et quand la freebox ne marche plus et avec elle le téléphone. Il ne manque plus que la panne d'électricité et les volets roulants électriques baissés. On entre alors dans le noir. Il paraît que c'est bon pour la relaxation et le moral.

"Coronavirus : à Nantes, de retour d'Italie, des voyageurs étonnés de l'absence de mesures à leur arrivée à l'aéroport"


Par FB avec Vincent Calcagni





"Ce jeudi après-midi, ce qui surprend le plus les passagers du vol de14h25 en provenance de Milan, après leur atterrissage à l'aéroport de Nantes-Atlantique , c'est le contraste entre les mesures appliquées en Italie et l'absence de ces mêmes mesures une fois de retour sur le sol français.
Même pas une prise de température comme à l'arrivée à Milan, s'étonne Victor, l'un des passagers du vol
"Ce qui est surprenant c'est qu'on nous demande de ne pas retourner sur les lieux de travail, de rester chez nous, de prendre notre température et, quand on arrive là, on rentre comme on veut en France", s'étonne Carole, une autre passagère.

A son arrivée à Nantes, Isabelle porte un masque sanitaire, "je ne suis pas inquiète, j'ai juste mis le masque par respect pour les gens, si jamais j'ai récupéré un virus", explique-t-elle.

Seules mesures visibles à l'aéroport de Nantes-Atlantique, la présence, en zone d'embarquement et en zone d'arrivée, d'affiches relayant les directives de l'Agence régionale de la Santé des Pays de la Loire.

"Les voyageurs arrivant à l'aéroport de Nantes sont, depuis mi-février, informés par voie d'affichage des précautions à prendre lorsqu'ils reviennent d'une zone d'exposition à risque. L'aéroport dispose, comme tous les aéroports internationaux, de matériel de protection."
Fiche coronavirus à destination des voyageurs ayant voyagé à l'étranger / © France Televisions
Fiche coronavirus à destination des voyageurs ayant voyagé à l'étranger / © France Televisions

Le service médical aéroportuaire, ouvert H24

A l'aéroport de Nantes-Atlantique, c'est le service médical aéroportuaire à proximité des arrivées qui prend en charge les passagers éventuellement signalés ou se sentant fébriles.

"Des professionnels de santé sont là 24h/24" explique Thibault Jung, responsable du département sécurité de l'aéroport, "ils accueillent les passagers qui se présenteraient spontanément ou orientés par d'autres professionnels de l'aéroport".

Au cours de leur voyage, les passagers ayant des doutes sur leur état de santé peuvent en faire part au personnel de bord ou au personnel de l'aéroport lors de leur débarquement.

"Soit vous êtes malade et c'est le service médical qui vient directement à vous pour vous amener au service médical aéroportuaire" explique Thibault Jung, "vous entrez dans un schéma de secours. Le Samu décidera de votre orientation", "soit vous n'êtes pas malade et donc vous recevez une information particulière. Vous venez d'une zone à risques, et on va vous rappeler toutes les consignes que vous devez respecter".

Quant aux compagnies aériennes, à l'image d'Easyjet qui a affrêté le vol de ce jeudi après-midi en provenance de Milan,  elles s'abritent derrière les recommandations de l'Agence Européeenne de la Sécurité Aérienne.
Et préviennent qu'en cas d'annulation des passagers, aucun remboursement n'est prévu."

samedi 28 mars 2020

Coronavirus, Le peuple juge mais n'a pas de mémoire !

« Ce n’est pas évidemment au moment où une pandémie surviendra qu’il s’agira de constituer les stocks [de masques] », 

disait Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, au moment de la crise de la grippe A.



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L’ancienne ministre de la santé a été violemment mise en cause en 2009, lors de la crise de la grippe H1N1, pour avoir commandé en masse des masques et des vaccins.
Ces derniers jours, elle a visionné pour la première fois des images qu’elle refoulait, depuis si longtemps. Notamment cette séance du 12 janvier 2010, à la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale où, alors ministre de la santé de Nicolas Sarkozy, elle encaisse les admonestations de Michel Issindou, député socialiste de l’Isère. Nous étions alors en pleine post-crise de la grippe A (H1N1). C’était il y a dix ans, autant dire un siècle.
Lire aussi Roselyne Bachelot défend sa gestion de la grippe A
 
Premier signe de la pandémie repéré au Mexique au printemps 2009, premier décès connu en France le 30 juillet 2009. Dès le 4 juillet 2009, Roselyne Bachelot, soutenue par Nicolas Sarkozy et son premier ministre, François Fillon, passe commande de 94 millions de doses de vaccins, tandis que 195 millions d’euros sont prévus pour l’acquisition de masques, chirurgicaux et FFP2. Tant et si bien qu’à l’automne 2009, la France compte un stock de 1,7 milliard de masques.[...] "

Coronavirus : Nos animaux sauvages seraient-ils différents des animaux sauvages chinois ?


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" Très impliqué dans la création de l'Institut Pasteur au Laos, Didier Sicard a pu constater à quel point la transformation de la forêt primaire rapproche l'homme des chauves-souris et donc d'un réservoir de virus qu'on a trop peu étudié.
Par ailleurs, si la Chine a interdit le 24 février dernier "totalement et immédiatement" le trafic et la consommation d'animaux sauvages, une législation analogue existe déjà depuis 2003 sans être appliquée réellement par Pékin. Le professeur Sicard plaide donc pour la création d'un tribunal sanitaire international.
L'ancien président du Comité consultatif d'éthique de 1999 à 2008 souligne enfin combien, dans cette épidémie où la question du contact est primordiale, il faut que chacun se comporte comme un modèle.

Vous souhaitez revenir aux origines du mal ?
Le point de départ de cette pandémie, c’est un marché ouvert de Wuhan dans lequel s’accumulent des animaux sauvages, serpents, chauves-souris, pangolins, conservés dans des caisses en osier. En Chine, ces animaux sont achetés pour la fête du Rat. Ils coûtent assez cher et ce sont des aliments de choix. Sur ce marché, ils sont touchés par les vendeurs, dépecés, alors qu’ils sont maculés d’urine et que les tiques et les moustiques font une sorte de nuage autour de ces pauvres animaux, par milliers. Ces conditions ont fait que quelques animaux infectés ont forcément infecté d’autres animaux en quelques jours. On peut faire l’hypothèse qu’un vendeur s’est blessé ou a touché des urines contaminantes avant de porter la main à son visage. Et c’est parti !
Ce qui me frappe toujours, c’est l’indifférence au point de départ. Comme si la société ne s’intéressait qu’au point d’arrivée : le vaccin, les traitements, la réanimation. Mais pour que cela ne recommence pas, il faudrait considérer que le point de départ est vital. Or c’est impressionnant de voir à quel point on le néglige. L’indifférence aux marchés d’animaux sauvages dans le monde est dramatique. On dit que ces marchés rapportent autant d’argent que le marché de la drogue. Au Mexique, il y a un tel trafic que les douaniers retrouvent même des pangolins dans des valises…

Ce n’est pourtant pas la première fois que des animaux sont à l’origine de crises sanitaires ?
Les animaux sont effectivement à l’origine de la plupart des crises épidémiques depuis toujours : le VIH, les grippes aviaires type H5N1, Ebola. Ces maladies virales viennent toujours d’un réservoir de virus animal. Et on ne s’y intéresse pratiquement pas. C’est la même chose pour la dengue. J’ai des relations très étroites avec le Laos et sur place, au moment où la maladie apparaît, les populations disent : 'Il faut démoustiquer '. Mais en réalité c’est pendant la saison sèche, au moment où il n’y a que des larves, qu’il faudrait mener une politique d’extermination des larves de moustique. Or personne ne le fait parce que les gens se disent 'oh, il n’y a pas de moustiques, pourquoi voulez-vous qu’on utilise des insecticides ?'. Et l’Institut Pasteur du Laos s’époumone en vain, en demandant aux populations locales de porter l’effort avant que la maladie n’éclate. "

J'ai pu voir à Libreville au Gabon sur le marché ! Les singes au crane décalotté, les gens revenant avec des chats crevés non dépiautés (bé nous on achète bien des lapins crevés et des poulets crevés au supermarché !)

Je vis avec une colonie de chauves-souris quand je suis à Jumilhac en Périgord Vert. On nous dit de les protéger. Je balaye leurs crottes tous les jours.

Fouines, lérots, belettes, renards, sangliers, chevreuils, cerfs se promènent. Certains squattent le grenier et m'empêchent de dormir. 

La grande couleuvre verte et jaune niche sous l'escalier.
 

Mais nos écologistes nous disent que la nature c'est tout bon. Ces bêtes sont naturelles, on ne les a pas élevées en cages ! certaines rentrent dans les cages et bouffent les poules ou les œufs. Les fouines savent faire et même grimper le mur de la maison en y portant des œufs.

En lisant cet article, j'étais comme une truie qui doute !

Quand le confinement cessera, en tout cas, je vais avoir du boulot contre la nature. Ne le répétez pas à Greta ou à Hulot ! ou pire à Mme Rivasi agrégée de sciences naturelles , écologiste patentée ! le datura a dû envahir le jardin. Et comme je ne le fume pas !

Confinement, 12e Jour : Le « Drive Casino » me limite mon approvisionnement ! on vit le rationnement 3.0 !


Hier soir ma fille s’est inquiétée. On ne doit pas avoir assez à manger. J’ai eu beau lui dire quels étaient mes repas habituels, que je mange principalement du poisson, du riz, des pâtes, des légumes et des fruits. Que les pêcheurs ne sortent plus. Et que nous n’avons qu’un tout petit conservateur en haut du frigo. Que j’ai un stock de boites de sardines à l’huile d’olive et de boîtes de thon, une dizaine de plats cuisinés, quelques boites de conserves de légumes, mes conserves de cèpes et d’oronges des Césars – le luxe ! conserves « maison » bios et tout et tout – , du pâté de Périgueux, des saucissons, du riz, des pâtes, du vermicelle, des biscottes, de la confiture, du miel de Jumilhac et de Saint-Yrieix pour longtemps – il nous en reste même de l’an dernier (je sais faire les exercices d’arithmétique), que notre marchand de légumes et de fruits et de produits laitiers habite la rue d’à côté et va nous livrer de frais. Et pas de problème pour le contacter… elle nous a passé une commande au Casino devant lequel je passais à vélo tous les jours avant le confinement. Et même quelques bonnes bouteilles de vin, et du cidre breton.


Et je m’inquiète ! vous vous inquiéteriez vous aussi en lisant ce que je lis dans les conditions générales que m’adresse Casino :


Conformément à la réglementation en vigueur sur la vente d’alcool, toute commande dépassant le volume maximum autorisé, ne pourra être honorée, à savoir :

– 10 litres pour les alcools et boissons spiritueuses (toutes boissons d’un degré alcoolique supérieur à 22 % vol.)
– 60 litres pour les vins mousseux
– 90 litres pour les vins et produits fermentés (cidres.)
– 110 litres pour les bières
– 20 litres pour les autres boissons (entre 1,2 % vol. et 22 % vol.)
-Toute commande de sucre ne pourra excéder 25 kg.

Pas de doute, nous sommes entrés dans une époque de rationnement, celle dont me parlaient mes parents ! celle de la dernière guerre.  » Nous sommes en guerre !  »

Je comprends pourquoi une caissière m’a dit que des gens s’inquiètent : y aura-t-il toujours de la bière ?


P.S. Lettre d’Italie

Lettre d’Italie,

Il est 00h28 à Brescia.


« Je vous écris d’Italie, je vous écris donc depuis votre futur. Nous sommes maintenant là où vous serez dans quelques jours. Les courbes de l’épidémie nous montrent embrassés en une danse parallèle dans laquelle nous nous trouvons quelques pas devant vous sur la ligne du temps, tout comme Wuhan l’était par rapport à nous il y a quelques semaines. Nous voyons que vous vous comportez comme nous nous sommes comportés. Vous avez les mêmes discussions que celles que nous avions il y a encore peu de temps, entre ceux qui encore disent « toutes ces histoires pour ce qui est juste un peu plus qu’une grippe », et ceux qui ont déjà compris.
D’ici, depuis votre futur, nous savons par exemple que lorsqu’ils vous diront de rester confinés chez vous, d’aucuns citeront Foucault, puis Hobbes. Mais très tôt vous aurez bien autre chose à faire. Avant tout, vous mangerez. Et pas seulement parce que cuisiner est l’une des rares choses que vous pourrez faire. Sur les réseaux sociaux, naîtront des groupes qui feront des propositions sur la manière dont on peut passer le temps utilement et de façon instructive ; vous vous inscrirez à tous, et, après quelques jours, vous n’en pourrez plus. Vous sortirez de vos étagères La Peste de Camus, mais découvrirez que vous n’avez pas vraiment envie de le lire.
Vous mangerez de nouveau.
Vous dormirez mal.
Vous vous interrogerez sur le futur de la démocratie.
Vous aurez une vie sociale irrésistible, entre apéritifs sur des tchats, rendez-vous groupés sur Zoom, dîners sur Skype.
Vous manqueront comme jamais vos enfants adultes, et vous recevrez comme un coup de poing dans l’estomac la pensée que, pour la première fois depuis qu’ils ont quitté la maison, vous n’avez aucune idée de quand vous les reverrez.
De vieux différends, de vieilles antipathies vous apparaîtront sans importance. Vous téléphonerez pour savoir comment ils vont à des gens que vous aviez juré de ne plus revoir.
Beaucoup de femmes seront frappées dans leur maison.
Vous vous demanderez comment ça se passe pour ceux qui ne peuvent pas rester à la maison, parce qu’ils n’en ont pas, de maison.
Vous vous sentirez vulnérables quand vous sortirez faire des courses dans des rues vides, surtout si vous êtes une femme. Vous vous demanderez si c’est comme ça que s’effondrent les sociétés, si vraiment ça se passe aussi vite, vous vous interdirez d’avoir de telles pensées.
Vous rentrerez chez vous, et vous mangerez. Vous prendrez du poids.
Vous chercherez sur Internet des vidéos de fitness.
Vous rirez, vous rirez beaucoup. Il en sortira un humour noir, sarcastique, à se pendre.
Même ceux qui prennent toujours tout au sérieux auront pleine conscience de l’absurdité de la vie.
Vous donnerez rendez-vous dans les queues organisées hors des magasins, pour rencontrer en personne les amis – mais à distance de sécurité.
Tout ce dont vous n’avez pas besoin vous apparaîtra clairement.
Vous sera révélée avec une évidence absolue la vraie nature des êtres humains qui sont autour de vous : vous aurez autant de confirmations que de surprises.
De grands intellectuels qui jusqu’à hier avaient pontifié sur tout n’auront plus de mots et disparaîtront des médias, certains se réfugieront dans quelques abstractions intelligentes, mais auxquelles fera défaut le moindre souffle d’empathie, si bien que vous arrêterez de les écouter. Des personnes que vous aviez sous-estimées se révéleront au contraire pragmatiques, rassurantes, solides, généreuses, clairvoyantes.
Ceux qui invitent à considérer tout cela comme une occasion de renaissance planétaire vous aideront à élargir la perspective, mais vous embêteront terriblement, aussi : la planète respire à cause de la diminution des émissions de CO2, mais vous, à la fin du mois, comment vous allez payer vos factures de gaz et d’électricité ? Vous ne comprendrez pas si assister à la naissance du monde de demain est une chose grandiose, ou misérable.
Vous ferez de la musique aux balcons. Lorsque vous avez vu les vidéos où nous chantions de l’opéra, vous avez pensé « ah ! les Italiens », mais nous, nous savons que vous aussi vous chanterez la Marseillaise. Et quand vous aussi des fenêtres lancerez à plein tube I Will Survive, nous, nous vous regarderons en acquiesçant, comme depuis Wuhan, où ils chantaient sur les balcons en février, ils nous ont regardés.
Beaucoup s’endormiront en pensant que la première chose qu’ils feront dès qu’ils sortiront, sera de divorcer. Plein d’enfants seront conçus.
Vos enfants suivront les cours en ligne, seront insupportables, vous donneront de la joie. Les aînés vous désobéiront, comme des adolescents ; vous devrez vous disputer pour éviter qu’ils n’aillent dehors, attrapent le virus et meurent. Vous essaierez de ne pas penser à ceux qui, dans les hôpitaux, meurent dans la solitude. Vous aurez envie de lancer des pétales de rose au personnel médical.
On vous dira à quel point la société est unie dans un effort commun, et que vous êtes tous sur le même bateau. Ce sera vrai. Cette expérience changera à jamais votre perception d’individus. L’appartenance de classe fera quand même une très grande différence. Etre enfermé dans une maison avec terrasse et jardin ou dans un immeuble populaire surpeuplé : non, ce n’est pas la même chose. Et ce ne sera pas la même que de pouvoir travailler à la maison ou voir son travail se perdre. Ce bateau sur lequel vous serez ensemble pour vaincre l’épidémie ne semblera guère être la même chose pour tous, parce que ça ne l’est pas et ne l’a jamais été.
À un certain moment, vous vous rendrez compte que c’est vraiment dur.
Vous aurez peur. Vous en parlerez à ceux qui vous sont chers, ou alors vous garderez l’angoisse en vous, afin qu’ils ne la portent pas. Vous mangerez de nouveau.
Voilà ce que nous vous disons d’Italie sur votre futur. Mais c’est une prophétie de petit, de très petit cabotage : quelques jours à peine. Si nous tournons le regard vers le futur lointain, celui qui vous est inconnu et nous est inconnu, alors nous ne pouvons vous dire qu’une seule chose : lorsque tout sera fini, le monde ne sera plus ce qu’il était. »


Francesca Melandri, écrivaine
(traduit de l’italien par Robert Maggiori)

Copyright. Francesca Melandri 2020 traduit de l’italien par Robert Maggiori – Libération 18 mars 2020
 
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