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lundi 30 mars 2020

14e jour de confinement : les ordinateurs en panne, le mot de passe perdu, on est maintenant au fond du Périgord Vert !


L’ordinateur en panne, on a sorti celui de secours, celui qui rame. Et au bout d’un jour, il tombe en panne (l’ordi ou le logiciel ? lors d’une mise à jour automatique ? on ne sait).

Il nous restait encore deux ordinateurs !

Un don fait à ma fille et sur lequel on venait d’installer Ubuntu. Il fonctionnait. Je le branche. Pas moyen de faire fonctionner la souris, ni les flèches du clavier ! Pour l’arrêter j’ai dû enlever la batterie.

J’ai repensé à Chirac : les emmerdes arrivent en escadrille !

Je recommence ce matin. Et je n’obtiens qu’un tiret en haut à gauche de l’écran !
Cette fois je peux éteindre par le bouton de l’ordinateur ! c’est déjà ça. Il faut apprendre à se contenter de peu.

Je rallume. Cette fois il semble charger ce qu’il faut. Pas de tiret. Rien. J’enlève la souris. Et ça marche, la preuve, j’écris ce billet.

Mais pas d’accès à mes courriels habituels via le webmail de l’université de Nantes. Sur le site il est dit que l’université est sur le pont, mais je sais que mon ancien département est fermé et sans personnel. Et pas de réponses aux courriels. Aucune procédure automatique pour les mots de passe comme ailleurs. Je m’imagine les étudiants qui ont une panne d’ordi à la maison, etc.
Des parents qui n’ont pas d’ordinateurs, pas de smart-phone…et qui ne reçoivent plus le journal … n’ont pas l’attestation dérogatoire. Bé,  » ont qu’à la recopier ! » Où ? pas vue affichée à la télévision !

Au sujet des personnes âgées, je sais que certaines qui avaient été hospitalisées suite à impossibilité pour le conjoint de s’occuper d’eux, ont été renvoyés dans leur foyer. On comprend bien que le confinement y est de meilleur qualité et le moral aussi. Mais s’il faut appeler les pompiers tous les jours, pas simple…

Ouf, le téléphone marche. On a à la maison 2 portables et un fixe (il a été remis en service par Free avant le confinement, il ne fonctionnait plus depuis 1 mois). Je ne sais comment on récupère une free-box maintenant. Et dans mon cas, il a fallu faire venir un technicien.


Hier j’ai regardé la télé. Décidemment je suis comme mes parents en vieillissant. Je n’accroche pas. Sur Arte, un bon film. Mais vu des tas de fois. Avant le dîner vu une émission sur la vie en Thaïlande pour les Français qui y travaillent. Et aux « infos », un écho de ce qui se passe en Suède. Mais rapide. Pourtant, on y a appris que la Suède ne confine pas. Une jeune interrogée nous a dit qu’ils s’auto-vaccinent et qu’ils ne veulent pas tuer leur économie.

Mais dites ! Greta est suédoise ! on ne l’entend plus !
 
Ni les écolos patentés ! Ni les anti-vaccins !

Bé c’est qu’il faut de la chimie pour faire des médicaments ! et la chimie ça pollue. Par contre coller des étiquettes sur des boites, on doit pouvoir faire en France. On coud bien des étiquettes sur les vêtements ! Enfin, on  » conçoit  » les étiquettes. Car on les fait coudre, et réaliser en Asie ou ailleurs.

Pour faire de la biodynamie il faut de la bouse, pour avoir de la bouse il faut des animaux domestiques (bé attention aux autres ! les chevreuils je peux vous dire que c’est comme les taupes, c’est plein de puces !), pour faire du bio c’est pareil. Et vous fournir en pâtes suppose du blé dur. Et si on ne fait ça qu’avec le jardin … on n’est pas prêt d’approvisionner les rayons des supermarchés !

On nous annonce qu’on a commandé un milliard de masques à la Chine. Une fois sortis de la pandémie, on fera tout pour ne plus acheter en Chine. Tout le monde dit ça. On fera de l’anti-chinois comme on a fait de l’anti-américanisme dans l’après-guerre. C’est normal. Et on verra le succès des chansons chinoises en chinois, des films chinois, etc.


 » Si tu dois ton pain à un chien, dis-lui « bonjour monsieur le chien »  » est un proverbe chinois.
 
Un sujet de bac session 2020 !

Et mon autre ordinateur ?

C’est celui que j’avais au labo. On m’a dit que je pouvais l’emporter en retraite. On y a mis Linux. Il peut fonctionner pour le courriel. Pas plus. Et pas de Wifi. Dernier recours. Mais peut-être que la pile de démarrage est HS !

Espérons que l’escadrille n’a pas plus de 3 emmerdes !

P.S.
Au sujet de la Thaïlande. On connaît l’importance du roi pour la population. On a vu dans le reportage hier encore.
Bé c’est qu’il le mérite le roi ! pas comme notre Président de la république !
« Coronavirus. Les Thaïlandais furieux contre leur roi parti se confiner dans un hôtel allemand

Son pays a beau être placé en état d’urgence avec la pandémie de coronavirus, cela n’a pas empêché le roi de Thaïlande, Maha Vajiralongkorn, de partir se confiner ailleurs. Il a pris ses quartiers dans un hôtel de luxe en Bavière avec vingt concubines et une dizaine de serviteurs.  » Ouest-France


On ne dit pas s’il a osé gaspiller un masque comme notre président.

dimanche 29 mars 2020

13e jour de confinement : la panne d’ordinateur nous fait passer à la petite vitesse


Hier soir, sans prévenir, l’ordinateur est tombé en panne. Panne logicielle. Mais pas évidente. On a ressorti l’ancien au tout petit écran (mais plus confortable qu’un smart-phone !) qui mettait avec Windows 15 minutes pour démarrer. On venait d’y installer Unbuntu Light (il a très peu de mémoire pour notre époque, certes plus que 34 K comme l’ordinateur que j’ai connu en mairie et qui faisait des tas de choses fort utiles mais on n’avait pas les images, youtube etc . Utilisant principalement le webmail de l’université de Nantes et comme j’avais la connexion sans saisir le mot de passe, j’ai oublié ce dernier. Il est sans doute quelque part crypté dans une contrepéterie dans un agenda. Pas retrouvé. Et il me faut contacter le « correspondant » de mon ancien département. J’ai trouvé une adresse de courriel. Pas sûr que j’obtienne une réponse lundi. En cette époque d’achats par Drive, sans ticket pour retirer la marchandise, … Peut-être que ça va être enfin mon départ définitif  à la retraite ! laissant l’université de Nantes pour Yahoo ou Gmail ! Heureusement, j’avais un compte sur Yahoo qui me servait quand je ne voulais pas faire apparaître mon nom. C’est ce compte que j’avais ouvert, quand encore « actif », j’avais voulu voir ce qu’était Facebook utilisé par les étudiants. J’avais vu bien vite. En quelques jours j’ai reçu des demandes via Facebouc d’amis qui voulaient être mes amis fessebouc. Je les ai contactés par courriel. « Facebook, c’est quoi ?  » Facebook avait pompé mon carnet d’adresses que je venais de créer sur Yahoo (heureusement encore réduit). Il devait y avoir une case précochée dans un angle non visible sur mon tout petit écran sans manipulation. Et Facebook a continué ces pratiques. Notre radio de service public lui a fait de la publicité tous les jours (gratuite ? ne complotons pas ! sans doute imbécile). Tout le monde est sur les réseaux sociaux vont répète-t-on. Ah ! mes voisins, deux informaticiens retraités, de mes anciens étudiants n’y sont pas (confirmation hier lors de notre distanciation physique quotidienne dans nos jardins), un ancien collègue qui fut chef de département informatique n’y est pas. Je peux en citer des tas autour de moi, et des gens qui ont passé pas mal de leur temps sur un clavier d’ordinateur.

Avec le courriel Yahoo, j’ai contacté le vendeur/réparateur samedi soir. Il m’a répondu aussitôt. Je lui avais indiqué ce qui s’affiche sur l’écran, mes commandes et les résultats. Il m’a dit qu’il lui faudrait avoir l’ordinateur sous la main et que l’agence était fermée du fait du confinement.

Je vais voir un voisin ex administrateur Unix. Je peux ne lui fournir que l’ordi, sans les périphs. Donc je peux désinfecter facilement la boite.

Hier soir je n’ai pas poursuivi ma lecture de La Peste de Camus (je l’économise, la recopie presqu’entièrement tellement je trouve cela excellent), ma machine est trop lente à afficher. Quand je tape actuellement, je dois ralentir ma frappe. Mais j’ai lu quelques fables de La Fontaine. Le papier la sauvegarde essentielle. Ah si on avait eu des ordinateurs dans la plus haute antiquité, nous n’aurions pas eu des guerres de religions. Bible, Coran etc auraient disparus comme ce qui se trouvait sur les bandes magnétiques, les disquettes …

Et j’ai rebranché la télé. Il a fallu dégager le canapé qui était transformé en support  linge après séchage. Rien ne m’a intéressé. J’ai parcouru les chaînes. En fait ce qui m’aurait intéressé (Arte) je l’avais vu plusieurs fois.  Mais la télé marche.


Cette nuit j’ai entendu ma femme parler toute seule. Qu’y a-t-il ?

Ce n’était pas un voleur ! Car figurez-vous qu’ils sont doués. Ils volent actuellement alors que les gens sont confinés ! La télé fait de la lumière !
Elle ne savait que je l’avais rebranchée et j’avais mis le son bas pour ne pas troubler ses lectures.

Eh bien, je n’avais plus su l’arrêter !

Je suis donc bien entré dans un autre monde !

P.S. Ah je dois être un cas rare ! tout se fait maintenant via l'Internet. On doit même si on n'a pas d'imprimante y recopier l'autorisation dérogatoire de sortie. Sinon on crève de faim !

Et quand la freebox ne marche plus et avec elle le téléphone. Il ne manque plus que la panne d'électricité et les volets roulants électriques baissés. On entre alors dans le noir. Il paraît que c'est bon pour la relaxation et le moral.

lundi 2 avril 2018

Paul Braffort, qui dit mieux ?


- , il participe avec ses camarades de mathématique spéciale préparatoire à la manifestation des étudiants et lycéens, place de l’Étoile. Avec Jacques Baudry, élève de spéciale, et d’autres jeunes communistes et gaullistes, il participe ensuite à la diffusion de L'Étudiant patriote pour le Front national des lycéens

- Après avoir projeté de soutenir une thèse sur le fondement des mathématiques (sous la direction de Gaston Bachelard), mais n’ayant pu obtenir une bourse du CNRS, il entre en mars 1949 au Commissariat à l’énergie atomique comme bibliothécaire, pour concevoir une nouvelle Classification matières à l’usage du Service de la Documentation.
En 1954, Maurice Surdin, chef du département d’électronique, le charge de créer et de diriger un laboratoire de calcul analogique. Il est détaché à Euratom, de 1959 à 1963, puis au Centre européen de technologie spatiale (ESTEC), de 1964 à 1971, dont il dirige les centres de calcul et la recherche en intelligence artificielle, alors à ses débuts.
Avec Christophe Tzara et Maurice Spighel, en 1954, puis avec Maurice Surdin et Adolfo Taroni, en 1958, il a développé une théorie physique originale : l’électrodynamique stochastique.

Nommé professeur d'informatique à l'université de Paris XI (Orsay), de 1971 à 1976, il oriente ses recherches vers la logique et la linguistique. Il a alors l'opportunité de collaborer avec Alain Smoucovit, un informaticien bien connu de quelques-uns parmi les meilleurs du domaine. Il dirige ensuite une société de services informatiques (GAI), de 1977 à 1982 avant d'être nommé visiting scholar à l'université de Chicago de 1988 à 1991, puis d'intervenir comme expert au Centre d'informatique et méthodologie en architecture (CIMA) avec Jean Zeitoun.

- De 1992 à 1998, directeur de programme au Collège international de philosophie

- Par ailleurs, ami de longue date de Raymond Queneau et de François Le Lionnais, il avait été élu membre de l’OuLiPo le . Sa première contribution, présentée le 5 juin suivant, avait trait aux possibilités offertes par les machines à calculer électroniques (qu’on n’appelait pas encore « ordinateurs »)
- Admirateur de Charles Trenet, il a composé plusieurs centaines de chansons sur des poèmes de Raymond Queneau, Jacques Bens, Paul Éluard, Guillaume Apollinaire, etc., a

mercredi 21 février 2018

L'histoire de Logabax, la société qui est passée de l'usinage de pièces mécaniques à la conception et fabrication de micro-ordinateurs



La prochaine séance du séminaire d'Histoire de l'informatique et du numérique aura lieu le jeudi 15 mars 2018 de 14h30 à 17h00,
 dans l'amphi AG "Abbé Grégoire" du Cnam, 292 rue saint Martin, 75003 Paris. Plan d'accès :


Jean-Pierre Talvard nous présentera : "Logabax, le récit d'une reconversion"

Avec l'arrivée de l'informatique, certaines sociétés spécialisées dans la production de matériels mécaniques ont dû évoluer pour s'engager vers la production de matériels électroniques. Ce fut le cas de la société Logabax, connue pour ses micro-ordinateurs, mais qui se souvient qu'en 1965, cette société essayait de survivre en usinant essentiellement des pièces mécaniques pour l'automobile, l'aviation....et commercialisait des machines électromécaniques pour la comptabilité, achetées en Allemagne de l'Est ? C'est cette mutation que va nous présenter et expliquer Jean-Pierre Talvard.

Jean-Pierre Talvard fut l'artisan de cette reconversion. Engagé comme ingénieur d'étude, en 1965, il était le seul électronicien au milieu de mécaniciens. Il a accompagné le développement de cette entreprise de 200 personnes vers  une société de 2000 personnes dont il finit Directeur Général en 1981.


L'accès est libre sur simple inscription obligatoire auprès de isabelle.astic@lecnam.net

La séance sera également retransmise en direct sur internet. Si vous êtes intéressé-e, le lien
vous sera communiqué sur simple demande, au plus tard 2 jours avant la séance.

mardi 9 janvier 2018

" Le SEA CAB 500 - le premier ordinateur individuel ?"

La prochaine séance du séminaire d'Histoire de l'informatique et du numérique aura lieu le jeudi 18 janvier 2018
de 14h30 à 17h00, au Cnam, 292 rue saint Martin, 75003 Paris.

** Exceptionnellement, cette séance se tiendra dans l'amphithéâtre Jean-Fourastié  **

Plan d'accès :   http://presentation.cnam.fr/adminsite/photo.jsp?ID_MEDIA=1147941706053

Elle sera dédiée au CAB 500 de la société SEA  :  " Le SEA  CAB 500 - le premier  ordinateur individuel  ?"

Créée  en 1949, la Société d'Électronique  et d'Automatisme  (la SEA)  était la première startup  informatique en France sinon en Europe.

Constructeur des premiers  ordinateurs en  France, la SEA  se lance, en 1958, dans le  développement du  CAB 500, une petite  machine, de  la taille d'un bureau, conçue pour un  usage facile. Parmi plusieurs autres innovations, le CAB500 est doté  d'un langage  interactif, et il préfigure les  ordinateurs individuels  des années 1970 et de  plus récents. C'est à sa découverte que nous convie Hans Pufal  durant  cette séance.

Hans Pufal, informaticien  de profession, est passionné depuis 45 ans par l'histoire  de l'informatique.  Grâce aux émulations, il fait  revivre des machines historiques, et souvent peu  connues, pour permettre  l'étude de leur architecture  et de leurs logiciels.


L'accès est libre sur simple inscription obligatoire auprès de isabelle.astic@lecnam.net

La séance sera également retransmise en direct sur internet. Si vous êtes intéressé-e, le lien vous sera communiqué sur simple demande, au plus tard 2 jours avant la séance.



Sur cette machine :




Détails :

L'histoire de la SEA
 
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