Ce blog traite d'éducation, d'enseignement supérieur, du
Limousin et du Périgord, de Nantes et alentours, de
société, de ce que nous lisons, il pose des questions,
attend des réponses, informe. Espérons que personne ne
dira "quoras auras-tu'chabat de platussar ?" quand auras-tu fini de faire du blablaware ? "When will you stop quacking?" (blog joint :http://quoras-tu-chabat.hautetfort.com/)
Cette année, comme je n'est pas planté mes (oui mes !) tomates, mes courgettes (je ne les plante pas, je les sème. Mais je connais des nouveaux jardiniers qui ont eu la révélation avec le confinement, qui plantent des radis. Ils se les font livrer par le supermarché. Idem pour les poireaux. ... donc je vais me rendre au drive du :
" John Ernst Worrell Keely ( – ) est un inventeuraméricain de Philadelphie.
Il a affirmé avoir découvert une nouvelle force motrice qui a été
initialement décrite comme force « éthérique » ou « vaporique ». Plus
tard elle est décrite comme une force sans nom fonctionnant par
« sympathie vibratoire », par laquelle on pouvait produire un « éther
interatomique » à partir d'eau et d'air. Malgré les nombreuses demandes
des actionnaires de la Keely Motor Company, qui avait été créée pour
produire un moteur sur la base de son travail, il a toujours refusé de
révéler les principes sur lesquels son moteur fonctionnait et a
également refusé à plusieurs reprises de réaliser un produit commercial
en prétendant qu'il avait besoin d'effectuer d'autres expériences.
Il a obtenu des investissements substantiels de nombreuses personnes, parmi lesquelles se trouvait John Jacob Astor IV."
" Morphéus veut promouvoir l’esprit critique humain dans
la tolérance, le respect de l’homme et la clairvoyance des enjeux
cruciaux de notre époque. "
Oui oui. Sinon, c'est l'époque des salons de pipeautique et de zéphologie, bio, , biodynamie, zen et tout et tout.
Bé c'est que la science c'est du pipeau mes amis. Et les médecins officiels nous tuent. On vivait bien plus vieux dans le temps béni de la nature bonne et douce.
Ah ah ! les avions renifleurs sous Giscard ! vous vous en souvenez ! peut-être de la biodynamie renifleuse ?
- ,
il participe avec ses camarades de mathématique spéciale préparatoire à
la manifestation des étudiants et lycéens, place de l’Étoile. Avec Jacques Baudry, élève de spéciale, et d’autres jeunes communistes et gaullistes, il participe ensuite à la diffusion de L'Étudiant patriote pour le Front national des lycéens
- Après avoir projeté de soutenir une thèse sur le fondement des mathématiques (sous la direction de Gaston Bachelard), mais n’ayant pu obtenir une bourse du CNRS, il entre en mars 1949 au Commissariat à l’énergie atomique comme bibliothécaire, pour concevoir une nouvelle Classification matières à l’usage du Service de la Documentation.
En 1954, Maurice Surdin, chef du département d’électronique, le charge de créer et de diriger un laboratoire de calcul analogique. Il est détaché à Euratom, de 1959 à 1963, puis au Centre européen de technologie spatiale (ESTEC), de 1964 à 1971, dont il dirige les centres de calcul et la recherche en intelligence artificielle, alors à ses débuts.
Avec Christophe Tzara et Maurice Spighel, en 1954, puis avec Maurice
Surdin et Adolfo Taroni, en 1958, il a développé une théorie physique
originale : l’électrodynamiquestochastique.
Nommé professeur d'informatique à l'université de Paris XI
(Orsay), de 1971 à 1976, il oriente ses recherches vers la logique et
la linguistique. Il a alors l'opportunité de collaborer avec Alain
Smoucovit, un informaticien bien connu de quelques-uns parmi les
meilleurs du domaine. Il dirige ensuite une société de services
informatiques (GAI), de 1977 à 1982 avant d'être nommé visiting scholar à l'université de Chicago de 1988 à 1991, puis d'intervenir comme expert au Centre d'informatique et méthodologie en architecture (CIMA) avec Jean Zeitoun.
- Par ailleurs, ami de longue date de Raymond Queneau et de François Le Lionnais, il avait été élu membre de l’OuLiPo le .
Sa première contribution, présentée le 5 juin suivant, avait trait aux
possibilités offertes par les machines à calculer électroniques (qu’on
n’appelait pas encore « ordinateurs »)
- Admirateur de Charles Trenet, il a composé plusieurs centaines de chansons sur des poèmes de Raymond Queneau, Jacques Bens, Paul Éluard, Guillaume Apollinaire, etc., a
Jean-Pierre Talvard nous présentera : "Logabax, le récit d'une reconversion"
Avec l'arrivée de l'informatique, certaines
sociétés spécialisées dans la production de matériels mécaniques ont dû
évoluer pour s'engager vers la production de matériels électroniques. Ce
fut le cas de la société Logabax, connue pour ses
micro-ordinateurs, mais qui se souvient qu'en 1965, cette société
essayait de survivre en usinant essentiellement des pièces mécaniques
pour l'automobile, l'aviation....et commercialisait des machines
électromécaniques pour la comptabilité, achetées en Allemagne
de l'Est ? C'est cette mutation que va nous présenter et expliquer
Jean-Pierre Talvard.
Jean-Pierre Talvard fut l'artisan de cette
reconversion. Engagé comme ingénieur d'étude, en 1965, il était le seul
électronicien au milieu de mécaniciens. Il a accompagné le développement
de cette entreprise de 200 personnes vers
une société de 2000 personnes dont il finit Directeur Général en 1981.
L'accès est libre sur simple inscription obligatoire auprès de isabelle.astic@lecnam.net
La séance sera également retransmise en direct sur internet. Si vous êtes intéressé-e, le lien
vous sera communiqué sur simple demande, au plus tard 2 jours avant la séance.
La prochaine séance du séminaire d'Histoire de l'informatique et du numérique aura lieu le jeudi 18 janvier 2018
de 14h30 à 17h00, au Cnam, 292 rue saint Martin, 75003 Paris.
** Exceptionnellement, cette séance se tiendra dans l'amphithéâtre Jean-Fourastié **
Elle sera dédiée au CAB 500 de la société SEA : " Le SEA CAB 500 - le premier ordinateur individuel ?"
Créée en 1949, la Société d'Électronique et d'Automatisme (la SEA)
était la première startup informatique en France sinon en Europe.
Constructeur des premiers ordinateurs en France, la SEA se lance, en
1958, dans le développement du CAB 500, une petite machine, de la
taille d'un bureau, conçue pour un usage facile. Parmi plusieurs autres
innovations, le CAB500 est doté d'un langage
interactif, et il préfigure les ordinateurs individuels des années
1970 et de plus récents. C'est à sa découverte que nous convie Hans
Pufal durant cette séance.
Hans Pufal, informaticien de profession, est passionné depuis 45 ans
par l'histoire de l'informatique. Grâce aux émulations, il fait
revivre des machines historiques, et souvent peu connues, pour
permettre l'étude de leur architecture et de leurs logiciels.
L'accès est libre sur simple inscription obligatoire auprès de isabelle.astic@lecnam.net
La séance sera également retransmise en direct sur internet. Si vous
êtes intéressé-e, le lien vous sera communiqué sur simple demande, au
plus tard 2 jours avant la séance. Sur cette machine :
Philippe Jorrand nous fait part du décès d'Alain Colmerauer, à Marseille, le samedi 13 mai 2017. Alain Colmerauer était un ancien de l'IMAG, devenu une personnalité scientifique de premier plan par le rayonnement international de l'œuvre majeure de sa recherche, le langage PROLOG.
Alain Colmerauer était un élève de la première promotion de l'ENSIMAG, diplômée en 1963. Il a débuté sa recherche au Laboratoire de Calcul de l'Université de Grenoble, l'ancêtre du LIG. Dans sa thèse, soutenue en 1967, il développait les bases théoriques d'une méthode d'analyse syntaxique. Puis, pendant son séjour de deux ans à l'Université de Montréal, c'est en imaginant une utilisation originale des grammaires à deux niveaux (les "W-grammaires"), qu'il a établi les bases embryonnaires de ce qui allait devenir PROLOG.
De retour en France en 1970, il accomplit ensuite toute sa carrière à l'Université de Marseille, où il devient professeur. C'est là, au Laboratoire d'Intelligence Artificielle du campus de Luminy, qu'il forme avec détermination une petite équipe de jeunes doctorants, puis d'enseignants-chercheurs, pour développer la PROgrammation en LOGique. Sous sa direction, c'est ce petit groupe qui a élaboré les fondements théoriques de cette approche originale de la programmation, puis conçu et mis en œuvre les versions successives du langage qui allait connaître un succès international et être la source d'un courant de recherche fertile : PROLOG I, PROLOG II, puis PROLOG III où les contraintes linéaires venaient rejoindre la logique.
Alain Colmerauer a toujours été un esprit original. Il se défiait de tout ce qui peut ressembler à une pensée unique, et n'hésitait pas à exprimer des idées parfois iconoclastes, mais souvent fécondes. Il croyait à ce qu'il faisait, et sa ténacité lui a souvent été utile face à quelques difficultés institutionnelles et à l'incrédulité de collègues plus installés que lui dans les modes scientifiques. Pour ceux qui l'ont bien connu pendant de longues années, Alain était un ami solide.
--
Eric Gaussier, Prof. Univ. Grenoble Alpes
Director of LIG, Laboratoire d'Informatique de Grenoble
À partir de « l’affaire Bull » (1964) et des difficultés croissantes des producteurs français de composants, des comités d’experts se sont efforcés de combiner la politique d’indépendance gaulliste, les intérêts des industriels abonnés aux subventions et ceux des grands clients du secteur public. Leur activisme en faveur d’une politique de l’informatique reçoit une justification supplémentaire lorsque Washington décrète un embargo sur les supercalculateurs commandés par la division militaire du CEA. Il aboutit au lancement d’un Plan Calcul fin 1966. Une Délégation à l’informatique est créée au niveau gouvernemental comme maître d’œuvre du Plan. Une Compagnie internationale pour l’informatique (CII), filiale des groupes privés CGE, Thomson et CSF, fusionne deux petits constructeurs de calculateurs scientifiques avec pour mission essentielle de développer une « gamme moyenne de gestion » et de participer à terme à la constitution d’une informatique européenne. Le dispositif est complété l’année suivante par la création d’une société pour les périphériques, d’une autre pour les composants résultant de la fusion des filiales spécialisées de Thomson et de CSF. Et d’un Institut de recherches en informatique et automatique (IRIA, devenu l’Inria), seul survivant aujourd’hui de cet ambitieux programme. La CII démarre difficilement, soutenue à bout de bras par les subventions et les achats préférentiels des administrations. Elle vend d’abord surtout des machines développées en Californie par son partenaire Scientific Data Systems (SDS). Puis réalise des ordinateurs techniquement avancés (séries Iris, Mitra et Unidata), qui remporteront des succès commerciaux hors du secteur public et lui permettront de négocier des accords avec d’autres constructeurs européens (Unidata). Quant à l’IRIA, il abritera notamment l’équipe qui développera le réseau Cyclades, l’un des prédécesseurs d’Internet.
Cette séance sera présentée par Pierre-Eric Mounier-Kuhn, historien de l'informatique, CNRS Université Paris-Sorbonne.
Comment fut inventé l’ordinateur ? Comment notre monde s’est-il numérisé ? Qui sont les héros de cette aventure ? Comment s’inscrit-elle dans l’évolution de l’humanité ? Connaître l’histoire de l’informatique relève désormais de la culture générale. De la machine d’Anticythère au cyberespionnage et aux Big Data, des cartes perforées à l’Internet, des tabulatrices aux tablettes, ce livre vous propose un voyage dans le temps, une archéologie de notre environnement numérique. Laissez-vous emporter dans cette lecture fabuleuse, où chacun retrouvera ou découvrira ces merveilleuses créations de l’esprit humain.
THÉRÈSE (TERabit RESeau) is a project built around a powerful local network with high transmission speed. A lot of goodies have been incorporated to the product in order that it can be used as a general multi-purpose tool in such areas as software engineering, artificial intelligence, robotics, office automation, VLSI design, fundamental mechanics, theoretical physics, applied mathematics, computer assisted education, high speed satellite communications, performance evaluation, general system theory, reliability, high resolution graphics, public messages, private massages, fast Fourier transform, personal computing, image processing, etc... Moreover my taylor is rich. A first publication of this paper has appeared in the BIGRE bulletin."
Extraits de l'article :
"Il était également nécessaire d'étudier soigneusement les modalités d'accès au réseau. Il fallait en particulier éviter les collisions, qui auraient pu faire de gros dégâts, étant donnée la vitesse à laquelle circulent les bits. Nos études nous ont conduit à réaliser une interface répondant au schéma de la figure 3. L'interface ainsi conçue est portable, fiable, faisable et aimable: en un mot, conviviale. Plus généralement, THÉRÈSE sera un modèle de convivialité."
"En 1955, Nantes n’a pas d’université mais une école d’ingénieurs, l’école nationale Supérieure de mécanique (ENSM), dépendant de la Faculté des Sciences de Rennes. L’un des deux professeurs de mathématiques de l’ENSM, Georges Brillouët, s’intéresse au calcul numérique en partie pour répondre aux besoins de la formation des ingénieurs. G. Brillouët est nommé professeur d’analyse numérique à la faculté de Rennes en 1959 et obtient la création d’un certificat d’analyse numérique en 1960. Parallèlement, l’ENSM cherche à s’équiper en moyens de calculs et reçoit en 1960 des crédits pour l’acquisition d’un IBM 650.
Paradoxalement, c’est l’ouverture en 1961 d’une Faculté des sciences à Nantes qui porte un coup d’arrêt au développement de l’informatique locale, car G. Brillouët en est nommé doyen : “Mes fonctions de Doyen d’une Faculté nouvelle ont alors pris le pas sur mes activités informatiques. Il fallait assurer les enseignements fondamentaux, et, ce qui compliquait les choses, il y avait à l’époque une sérieuse crise du recrutement : listes d’aptitudes presque vides, peu d’enthousiasme à venir jouer les pionniers, etc. ” (G. Brillouët).
À la suite de ce changement, c’est plutôt à Rennes que l’informatique se développe, nettement plus tard, sur la base des cours de calcul numérique. L’un des enseignants de mathématiques appliquées, Jean Céa, inaugure en 1969 un enseignement d’informatique avec l’aide de jeunes assistants et d’intervenants grenoblois. En 1970 s’ouvre une maîtrise d’informatique ; la petite équipe rennaise bénéficie de l’arrivée de 8 informaticiens dont 6 grenoblois sur des postes d’enseignement ou d’ingénieurs du centre de calcul. À partir de là, l’informatique connaît un essor rapide à Rennes, qui bénéficie par ailleurs de la décentralisation en Bretagne d’activités du CNET, puis de l’IRIA. L’actuel Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA) rassemble actuellement 11% des chercheurs ou enseignants-chercheurs de la discipline intégrés dans une unité CNRS.
Nantes se spécialise plutôt en Automatique (renouvellement assez naturel de l’école de mécanique), autour de R. Menzecev dont l’équipe "Identification et optimalisation par voie hybride" est associée au CNRS en 1968."
extrait de
Les débuts de l’informatique dans les universités
Un moment de la différentiation géographique des pôles scientifiques français.
Revue Française de SociologieXXXVI, n°2, pp.295-324
Je découvre cette personnalité par mon ami Christian et suite au "doodle" de Google ce jour sur René Laennec. Il faut dire que même France-Culture passe plus de temps pour nous parler du décès de Bowie ou des dernières frasques de tel footballeur ou "politique", que de savants.
"Avec Olivier, né en novembre 1974 nous avons bénéficié des premiers enregistrements du rythme cardiaque fœtal par effet Doppler avec enregistrement des courbes de vitesse à partir d'un appareillage mis au point par un de mes collègues (Léandre Pourcelot). Celui-là même qui mit au point le premier échographe à balayage électronique mondial nettement plus pratique que le balayage manuel."
Limousin et NantaisMembre du Club des Vialattiens notoirement méconnushttp://vialatte.lamontagne.fr/annee_vialatte/contact : aredius44 à yahoo point fr
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