"J'ai été élevé dans le christianisme. Je n'en garde ni amertume ni colère, bien au contraire. Je dois à cette religion, donc aussi à cette Église (en l'occurrence la catholique), une part essentielle de ce que je suis, ou de ce que j'essaie d'être. Ma morale, depuis ses années pieuses, n'a guère changé. Ma sensibilité non plus. Même ma façon d'être athée reste marquée par cette foi de mon enfance et de mon adolescence. Pourquoi devrais-je en avoir honte . Pourquoi devrais-je, même m'en étonner . C'est mon histoire, ou plutôt la nôtre; Que serait l'Occident sans le christianisme ? Que serait le monde sans ses dieux . Être athée, ce n'est pas une raison pour être amnésique. L'humanité est une : la religion en fait partie, l'irréligion aussi, et ni l'une ni l'autre n'y suffisent.
J'ai horreur de l'obscurantisme, du fanatisme, de la superstition. Je n'aime pas davantage le nihilisme et la veulerie. La spiritualité est une chose trop importante pour qu'on l'abandonne aux fondamentalistes. La tolérance, un bien trop précieux pour qu'on la confonde avec l'indifférence ou la mollesse. "
André Comte-Sponville
L'Esprit de l'athéisme
Introduction à une spiritualité sans Dieu
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