" Et pourquoi le collectionnez-vous ? Parce que c'est un sport difficile, parce que c'est une chose exaltante, parce que, dirait Pascal, ce jeu vous cache la mort. Pascal constatait, en effet, que nous n'inventons d'occupations que pour songer à autre chose que la misère de notre condition mortelle : tant le joueur tape sur une balle, tant que le chasseur poursuit un lièvre, ils ne songent qu'au lièvre, à la balle : "Un lièvre nous cache la mort." Ainsi le "triangulaire orange de Tasmanie" ou le "Guyane à charge bleue". (C'est aussi beau que les noms de lapins ou de choux de Bruxelles dans les catalogues spécialisés.) Mais bientôt le jeu devient trop simple ; il faut le corser. C'est le rôle du génie : il se vautre dans l'invention de la "carte postale maximum".
Alexandre Vialatte, suite de la chronique 111 du 8 février 1955
« Aujourd’hui, on paie pour travailler » : dans les alpages, les bergers ne
veulent plus passer pour des moutons
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Pour les jeunes gardiens de troupeau, la dureté du métier, souvent choisi
par passion, n’est pas une fatalité. Regroupés en syndicat, ils veulent
peser sur...
Il y a 8 heures


1 commentaire:
Vialatte devait sans doute collectionner les noms de choux, de pommes, de poires, de carottes, d'oiseaux et même d'écrevisse. Il googlisait ensuite dans ses petits carnet. A moins qu'il n'eut une mémoire d'éléphant, d'éléphant indiscutable bien sûr.
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