lundi 13 juillet 2026
Notre Vialatte quotidien " L'homme lui-même est-il autre chose que le luxe de la planète ? Superflu et ruineux, il consomme des fortunes"
dimanche 12 juillet 2026
Le peintre Michel Adlen
Cliquez sur le premier lien pour voir un tableau de Saint-Yrieix-la-Perche peint par Michel Adlen. Je l'ai vu le peindre route de la butte de champs ou au moulin du puy, plus bas. Il faudra que j'y retourne.
https://en.wikipedia.org/wiki/Michel_Adlen
Si vous voulez voir quelques tableaux du peintre, cliquez sur les liens suivants :
1898 – 1980 :Michel Adlen né à Loutsk (Ukraine) le 15
mai 1898.De 1915 à 1922, Michel Adlen suit des cours de peinture à
Vienne où il expose pour la première fois. En 1923 il est à Berlin et
participe à plusieurs expositions d’art graphique. La même année, il
arrive à Paris et traverse une brève période cubiste en 1925.En 1936, il
participe à l’Exposition Internationale de gravure sur bois à Varsovie.
Les musées de Moscou et de Kiev font acquisition de ses gravures dès
1928.
Jeanne, son modèle qui deviendra son épouse, originaire de
Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne) lui fait découvrir les paysages du
Limousin. Il partagera son temps entre son atelier à Paris et des
séjours de le Limousin et la région de Nice.Il décédé à Paris le 21
janvier 1980.
https://galerieleminotaure.net/fr/artist/adlen-michel/
Un nouvel artiste dans le groupe des exilés à Paris
Michel Adlen, peintre et graveur de l’Europe de l’Est, naît en 1898 en Ukraine à Loutsk. Il suit des cours de peinture à Vienne de 1915 à 1922 avant d’exposer et de participer à des expositions d’art graphique à Berlin dès 1923. À Paris, il rejoint l’Union des Artistes russes de Paris ainsi que les groupes La Satire et Les Imagiers. En 1929, il prend la nationalité française. Michel Adlen rejoint le groupe des peintres de l’Est exilés à Paris, poussés hors de leur pays par la Révolution russe et participe de cette révolution visuelle inaugurée par l’École de Paris. Il a été fortement influencé par la décennie 1900-1910 et contribue à renforcer l’ensemble des courants novateurs propagés à partir de la Belle Époque. Tout en apportant ses techniques, il s’inspire de ses contemporains pour proposer une peinture novatrice. Il est prêt à s’engager dans le réveil intellectuel, culturel et politique qui s’agite dans la capitale.
Entre cubisme et pittoresque
Dès son arrivée à Paris, Michel Adlen s’imprègne de l’art cubiste. Sa muse et modèle est sa femme Jeanne, qui lui fait découvrir les paysages du Limousin. Ses terrains d’observation et d’inspiration privilégiés sont Paris et sa banlieue dépouillée (« La Rue St Rustique à Montmartre ») ainsi que de nombreuses natures mortes. Tous ses tableaux urbains cherchent à témoigner à la fois d’une certaine douceur, mais également d’un sentiment de solitude, on ne trouve peu voire pas d’expression de présence humaine dans ses toiles. La nature y est reine. Ses tableaux sont très colorés (« Le saxophoniste » représentant le clown Achille Zavatta) et témoignent d’un amour marqué pour la France et ses spécialités souvent dans les tons jaunes et orangés. Dans ses portraits, il propose un éloge implicite à la beauté et à la grâce féminine (« Jeune fille pensive »). On rapproche parfois son art de celui de Matisse comme en témoigne par exemple sa toile « Jeune femme nue ». Son trait se caractérise par un dépouillement et une certaine pureté dans la composition.
Michel Adlen évolue également dans le milieu de la littérature et de la presse. Pendant dix ans, de 1929 à 1939, il illustre de nombreux journaux parisiens comme par exemple la revue « Nos artistes ». Il réalise des illustrations pour des contes et des romans. Un album lithographique dont la préface est d’André Salmon est publiée en 1932.
Un talent reconnu
En 1936, Michel Adlen participe à l’Exposition Internationale de gravure sur bois à Varsovie. Ses gravures sont convoitées par les musées de Kiev et de Moscou dès 1928. En 1955, Armand Lanoux publie un monographe sur Adlen. En 1960 paraît un album d’estampes sur le thème du cirque : « Clown de Paris ». Pierre Mac Orlan lui préface son dernier album intitulé « Île-de-France ». Son œuvre « Profil de statue baulé de Côte d’ivoire » a été estimée entre 6000 et 8000 euros par Sotheby’s.
https://mr-expert.com/artistes/estimation-cote-prix-michel-adlen/
https://ecoledeparis.org/fr/michel-adlen/
https://www.millon.com/createurs/michel-adlen
"Ce n’est pas de rentabilité que vous avez besoin" ou "dont vous avez besoin" ?
Il fut un temps où j'avais un collègue agrégé de lettres modernes (y-a-t-il des agrég de grands-mères ? ) qui me corrigeait. Aujourd'hui j'ai Touiteur, maintenant X. Et je n'ai pas eu besoin pour cela de passer le concours pour aller à l'école de la Montagne de sainte Geneviève à Paris.
J'ai été traumatisé dans ma jeunesse quand j'ai appris que j'employais "que" quand il fallait employer "dont".
Alors quand j'ai lu « Ce n’est pas de rentabilité que vous avez besoin, mais de revenus » paroles de Sandrine Rousseau, j'ai réagi. Je voulais un "dont" au lieu d'un "que".
Et Jo Zefka @JZefka a réagi (c'est mon correcteur actuel) :
"Ce n’est pas de rentabilité que vous avez besoin" : la phrase est absolument correcte. Si elle avait dit "c'est de rentabilité dont vous avez besoin", cela aurait été une faute de français (un grand classique).
Ce à quoi j'ai répondu :
Ah oui ! "c’est la pomme que je mange et dont j'ai besoin pour éloigner le médecin." disait Chirac
Et je me suis fait avoir. La pomme que je mange a été compris comme celle que je suis en train de manger (en Dordogne, certains disent, je me prends une pomme, je me la pèle et je me la mange") et les pommes dont j'ai besoin pour éloigner le médecin. C'est ce que j'ai compris quand Jo m'a répondu :
Non. Deux situations distinctes : "c'est la pomme dont j'ai besoin" (parmi trois pommes) "c'est de pomme que j'ai besoin" (pas d'oranges).
Cette disputacio (?!) m'a fait penser à ce qu'a écrit Tony Hoare
"One of the first discoveries of the research by the Z team was the
necessity of separating small chunks of formal material by paragraphs of
informal prose, explaining the relationship between the formal symbols
and reality, and motivating the decisions that are captured by the
formalisation.
The drafting of the informal prose was even more
difficult to teach, learn and practice than the mastery of mathematical
notations and concepts. "
C.A. R. Hoare, Préface à VDM'90, VDM and Z - Formal Methods in Software Developemnt, LNCS, ISBN 3-540-52513-0
et à :
file:///home/utilisateur/T%C3%A9l%C3%A9chargements/ontologieensembliste2105.pdf
Quelqu'un a demandé :
Et "Ce n'est pas la rentabilité dont vous avez besoin" ? Plus mieux ? Plus moins bien ? Je profite de l'occasion pour poser la question.
Jo a répondu :
Moins bien, mais acceptable.
En résumé :
- la rentabilité dont vous avez besoin (dont = de laquelle)
- c'est de rentabilité que vous avez besoin (parce que le "de" est dans la première partie de la phrase : si j'écrivais "dont", c'est comme si je disais deux fois "de").
Un commentaire :
C’est d’un radiateur que j’ai besoin.
Le radiateur dont j’ai besoin mesure 85 cm de hauteur.
Jo a fait un touit final :
"C'est de ça qu'on parle" ou "c'est de ça dont on parle" ?
À la demande de quelques abonnés, je récapitule la règle.
En réalité, c'est très simple :
"Dont" signifie "duquel, de laquelle, de quoi". Dans une phrase clivée, on ne doit pas cumuler "de" et "dont".
"C'est de toi dont je parle" est courant, mais incorrect, du moins pour ceux aux yeux de qui il existe un bon usage ; il faut dire : "c'est de toi que je parle".
Exemple 1 J'ai besoin d'un livre. Un livre dont j'ai besoin.... C'est d'un livre QUE j'ai besoin. (ou, selon le contexte : "c'est un livre dont j'ai besoin")
Exemple 2 Il s'agit d'une affaire criminelle. L'affaire criminelle dont il s'agit... C'est d'une affaire criminelle QU'il s'agit.
Pourquoi "que" et pas "dont" ?
Si le nom mis en relief est introduit par « de » dans "c'est de...", on clive avec QUE (pas dont) tout simplement parce que le « de » est déjà là. "De... dont" serait redondant. On garde "dont" seulement quand l'élément clivé n'a pas déjà son "de" explicite : « C'est ce livre dont j'ai besoin » (pas de "de" avant ce livre, donc "dont" n'est pas redondant).
Et voilà pourquoi, pour une fois, Sandrine Rousseau ne se trompe pas
samedi 11 juillet 2026
Relisons Oedipe Roi de Sophocle
Démesure fait germer tyrannie !
Démesure qui, amplement gavée
d'incartades et de chimères,
ne prend pied en haut du pinacle
que pour culbuter dans l'abîme
d'un inévitable désastre,
jarrets coupés, désemparée !
vendredi 3 juillet 2026
Pourquoi le Limousin et la Dordogne voient leur population continuer à décliner ?
Pourquoi le Limousin et la Dordogne voient leur population continuer à décliner ?
Le Limousin et une partie de la Dordogne rurale déclinent surtout parce que leur démographie est déséquilibrée : il y a plus de décès que de naissances, et les arrivées de nouveaux habitants ne compensent pas toujours le départ des jeunes actifs.
Le moteur principal : le vieillissement
Ces territoires ont une population plus âgée que la moyenne nationale. En Dordogne, par exemple, les 60-74 ans forment la tranche d'âge la plus nombreuse, et les 15-29 ans sont relativement peu nombreux d'après les données récentes citées par The Connexion à partir de l'INSEE.
Quand une population est âgée, deux effets se cumulent :
- Les décès augmentent mécaniquement.
- Les naissances diminuent, car il y a moins de jeunes adultes en âge d'avoir des enfants.
Même si des retraités, des résidents secondaires ou des néo-ruraux s'installent, cela ne suffit pas toujours à relancer la natalité locale.
Le départ des jeunes actifs
Le Limousin historique - Creuse, Corrèze, Haute-Vienne - souffre depuis longtemps d'un exode rural. Les jeunes partent souvent vers Limoges, Brive, Bordeaux, Toulouse, Clermont-Ferrand, Paris ou d'autres bassins d'emploi pour les études, les formations et le travail.
Les raisons sont classiques :
- Moins d'emplois qualifiés ou diversifiés qu'en métropole.
- Peu d'universités et de grandes écoles hors Limoges.
- Dépendance à la voiture et transports publics limités.
- Moins de services dans les petites communes : santé, commerces, garde d'enfants, activités culturelles.
- Marché du travail étroit, surtout pour les couples où deux personnes cherchent un emploi.
Ce n'est donc pas seulement une question de beauté du territoire. Le Limousin et la Dordogne attirent, mais pas toujours les profils qui inversent la pyramide des âges.
Une économie rurale qui crée peu de population jeune
Historiquement, ces régions reposaient beaucoup sur l'agriculture, l'élevage, la forêt, l'artisanat, de petites industries et le tourisme. Or ces secteurs ont changé :
| Facteur | Effet démographique |
|---|---|
| Mécanisation agricole | Moins de main-d'oeuvre nécessaire dans les campagnes. |
| Déclin de certaines petites industries | Moins d'emplois stables locaux. |
| Tourisme saisonnier | Activité économique réelle, mais emplois souvent précaires ou saisonniers. |
| Résidences secondaires | Elles maintiennent du patrimoine, mais n'ajoutent pas toujours des habitants permanents. |
| Vieillissement des commerçants et médecins | Fermetures ou raréfaction des services, ce qui rend l'installation familiale plus difficile. |
C'est un cercle assez puissant : moins d'habitants signifie moins de services, ce qui rend le territoire moins attractif pour les familles, ce qui accélère encore le vieillissement.
Dordogne : le cas est plus nuancé
La Dordogne ne décline pas partout. Le département a même connu une hausse de population sur certaines périodes longues, et certaines petites communes ont récemment gagné des habitants. Selon l'article cité, la Dordogne comptait 416 325 habitants au 1er janvier 2022, avec une légère hausse depuis 2016, portée par un solde migratoire positif.
Mais cette hausse masque des contrastes :
- Certaines communes rurales gagnent des habitants grâce aux installations de retraités, télétravailleurs ou étrangers.
- Les villes-centres comme Périgueux, Bergerac, Sarlat-la-Canéda ou Nontron peuvent perdre légèrement des habitants.
- Le solde naturel reste négatif : les arrivées compensent parfois les décès, mais pas toujours.
- Les jeunes restent sous-représentés, ce qui limite le renouvellement démographique.
Donc la Dordogne n'est pas uniformément en déclin ; elle est plutôt dans une situation de croissance fragile, vieillissante et très inégale selon les communes.
Limousin : un déclin plus structurel
Le Limousin, surtout la Creuse et certaines zones de Corrèze et de Haute-Vienne hors Limoges, est davantage marqué par une faible densité et une longue histoire de dépopulation rurale.
Limoges concentre une part importante de l'emploi régional, tandis que beaucoup de communes rurales ont peu d'activité économique et peu de jeunes ménages. Le vieux Limousin a longtemps perdu des habitants, puis a connu quelques stabilisations grâce à des arrivées de retraités, de Britanniques, de Néerlandais ou de néo-ruraux, mais cela ne suffit pas partout à compenser le vieillissement.
Le paradoxe : ces territoires attirent, mais ne rajeunissent pas assez
Le Limousin et la Dordogne attirent pour leur cadre de vie : espace, nature, immobilier moins cher, calme, patrimoine, qualité paysagère. Mais l'attractivité résidentielle n'est pas automatiquement une attractivité démographique durable.
Il y a une différence entre :
- Attirer des retraités ou résidents secondaires, ce qui soutient certains commerces et le bâtiment.
- Attirer des familles jeunes, ce qui maintient les écoles, la natalité, les clubs, les services et l'économie locale.
- Attirer des emplois durables, ce qui fixe vraiment la population active.
Le noeud du problème est là : sans emplois, services, mobilité et santé accessibles, l'installation de jeunes ménages reste limitée.
En résumé
Le déclin ou la stagnation démographique du Limousin et d'une partie de la Dordogne vient surtout de cinq causes :
- Vieillissement élevé de la population.
- Solde naturel négatif, avec plus de décès que de naissances.
- Départ des jeunes vers les villes universitaires et les bassins d'emploi.
- Économie locale peu créatrice d'emplois qualifiés nombreux.
- Services publics et privés plus fragiles dans les zones peu denses.
La Dordogne s'en sort mieux que certains territoires du Limousin parce qu'elle bénéficie d'une image touristique forte et d'arrivées résidentielles, mais elle reste confrontée au même problème de fond : elle gagne parfois des habitants sans vraiment rajeunir.
(Claude, Anthropic)
Pourquoi la plupart des logiciels essentiels des banques, assurances, etc sont des logiciels écrits en Cobol ?
Pourquoi la plupart des logiciels essentiels des banques, assurances, etc sont des logiciels écrits en Cobol ?
Parce que ces systèmes ont été construits à une époque où COBOL était le langage idéal pour l’informatique de gestion, puis ils sont devenus trop critiques, trop vastes et trop risqués à remplacer brutalement.
COBOL n’est pas là par hasard : il a été conçu dès la fin des années 1950 pour traiter des opérations administratives, financières et comptables à grande échelle. Banques, assurances, administrations, compagnies aériennes et grandes entreprises l’ont massivement adopté pour leurs systèmes de cœur métier.
Pourquoi COBOL s’est imposé
COBOL est très adapté aux traitements de gestion :
- Transactions massives : paiements, virements, retraits, remboursements, primes d’assurance, pensions, salaires.
- Calculs décimaux précis : essentiel pour l’argent, où les erreurs d’arrondi sont inacceptables.
- Traitements batch : clôtures journalières, relevés, calculs d’intérêts, facturation, rapprochements comptables.
- Lisibilité métier : sa syntaxe ressemble davantage à de l’anglais structuré qu’à des langages plus mathématiques.
- Fiabilité : ces programmes ont souvent tourné pendant des décennies, avec des bugs connus, corrigés et maîtrisés.
Un système bancaire central doit privilégier la stabilité plutôt que la nouveauté. Si un langage fait correctement le travail depuis 40 ans, le remplacer juste parce qu’il est ancien n’est pas forcément rationnel.
Pourquoi ils ne les ont pas simplement remplacés
Le vrai sujet n’est pas seulement COBOL, mais tout l’écosystème autour : mainframes, bases de données, fichiers, processus batch, règles métier, interfaces, procédures opérationnelles, conformité, audit, sécurité.
Dans une grande banque ou assurance, un ancien système peut contenir :
| Élément | Pourquoi c’est difficile à remplacer |
|---|---|
| Millions de lignes de code | Personne ne connaît toujours toutes les règles métier implicites |
| Données historiques | Migration risquée, coûteuse et réglementée |
| Interfaces nombreuses | Le système parle avec agences, applis web, cartes, reporting, partenaires |
| Règles métier anciennes | Certaines règles ne sont documentées que dans le code |
| Disponibilité critique | Une panne peut bloquer paiements, retraits ou sinistres |
Réécrire un cœur bancaire ou assurantiel peut coûter des centaines de millions, prendre des années, et introduire de nouveaux bugs dans des fonctions qui marchaient déjà.
Le paradoxe : vieux, mais solide
COBOL est souvent associé à du “vieux code”, mais les systèmes COBOL ne sont pas nécessairement mauvais. Beaucoup sont :
- extrêmement optimisés pour les volumes de transactions ;
- très fiables parce qu’ils ont été testés par des décennies de production ;
- bien adaptés aux traitements de masse ;
- hébergés sur mainframes, qui restent très robustes pour certains usages.
Le problème principal n’est pas que COBOL “ne marche plus”. Le problème est plutôt que :
- il y a moins de développeurs COBOL ;
- l’intégration avec le cloud, les API modernes et les applications mobiles est moins naturelle ;
- la documentation est parfois insuffisante ;
- les coûts de maintenance peuvent devenir élevés ;
- les cycles d’évolution sont souvent plus lents.
Pourquoi les banques modernes utilisent quand même autre chose autour
Aujourd’hui, les banques et assurances ne font pas “tout en COBOL”. Souvent, elles ont une architecture hybride :
Les interfaces modernes, les applis mobiles, les moteurs de recommandation, les parcours client ou les outils analytiques sont souvent écrits en Java, JavaScript, Python, C#, Go, etc. Mais le système de référence - comptes, contrats, soldes, sinistres, historique - peut encore être en COBOL.
Pourquoi une nouvelle banque peut éviter COBOL
Une banque créée aujourd’hui n’est pas obligée d’utiliser COBOL. Elle peut démarrer avec des systèmes modernes, cloud, API-first, microservices, bases relationnelles ou distribuées.
Mais une banque historique n’a pas le même problème : elle ne part pas d’une page blanche. Elle a des décennies de données, de règles, d’audits, d’obligations réglementaires et de dépendances. C’est comme changer les moteurs d’un avion en plein vol.
En résumé
COBOL reste présent dans les banques et assurances parce qu’il est au cœur de systèmes qui sont :
- anciens, mais très fiables ;
- critiques, donc difficiles à modifier ;
- énormes, donc coûteux à réécrire ;
- riches en règles métier, parfois non documentées ailleurs ;
- performants pour les traitements transactionnels et batch.
Le mouvement actuel n’est généralement pas “tout jeter et réécrire”, mais plutôt moderniser progressivement : exposer des API, isoler les vieux composants, migrer certaines fonctions, documenter le code, et remplacer petit à petit ce qui peut l’être sans mettre en danger le système central.
Claude (Anthropic)
Minçalors ! même avec une AI/IA on n'y arrive pas ! Dire que nos étudiants d'IUT ont fait des choses "
Mais sans beaux écrans où on cherche où cliquer, avec de l'écriture de couleur noir sur fonds bleu foncé.

