"Qui sait que Hugo a composé des poèmes contre le darwinisme et des vers à la gloire de Halley ? Que Lamartine et l’astronome Arago se sont affrontés à la Chambre pour savoir quelle place l’école devait donner aux sciences ? Qu’Ampère et Carnot mêlaient à leurs calculs mathématiques des quatrains amoureux ? De la Révolution française aux années 1900, la science inspira nombre de poètes, qui n’hésitèrent pas à évoquer les dernières percées médicales, les ptérodactyles, l’algèbre, la géologie, l’astronomie ou le gaz acétylène. Héritiers des Lumières, ces auteurs voulurent émousser les "épines des sciences" grâce aux "fleurs de la poésie", pour favoriser la diffusion des savoirs, mais aussi pour défendre l’unité d’une culture à une époque où littérature et sciences organisaient leur séparation de fait. La présente anthologie ressuscite cette poésie étonnante et les débats qu’elle a suscités. Elle dévoile un XIXe siècle inattendu, pour lequel le partage actuel des disciplines n’eut rien d’une évidence. Une constellation de discours qui impliqua les plus grandes figures de notre panthéon littéraire et scientifique, tels Ampère, Hugo, Lamartine, Carnot, Baudelaire, Cuvier, Balzac, Lautréamont, Verlaine, Pasteur ou Flaubert. Ce recueil inclut plus de 200 textes, richement illustrés et commentés, pour donner à savourer l’inventivité d’une poésie qui s’employa à célébrer, méditer, enseigner, faire rire ou polémiquer, quand elle ne flirta pas avec la publicité. Cette production méconnue est replacée dans son histoire, pour interroger tant la tradition qui l’a précédée, que sa survie dans la création actuelle, et peut-être future."
Seuil
Le détroit d’Ormuz, rente et fardeau du sultanat d’Oman en raison du
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La monarchie, qui tire son influence de sa situation géographique, en
bordure du couloir maritime, est bousculée par la stratégie iranienne de
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Il y a 7 heures


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