"Cette chronique ne cesse d'étudier l'homme, tel que l'actualité le présente, tantôt la tête en haut, tantôt la tête en bas. C'est dans la presse qu'il est le plus beau (les romans auraient moins d'audace). On l'y voit faire ses premiers pas dans les espaces interstellaires ; il y marche dans le vide à côté d'une fusée. A "'la une" il s'entredévore, à "la deux" il s'entredéchire, à la troisième il s'entretue ; il continue monotonement sur les photographies de la "quatre" et des suivantes : puis à "la dix" il s'entre-espionne et à "la onze" il s'entréventre ; dans les autres il s'entredétruit."
Alexandre Vialatte, chronique 626
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*Il n’est déjà pas très facile d’être soi alors même que nous sommes dans
la place, je n’ose imaginer comme il doit être pénible d’être un autre.*
*Où...
Il y a 3 heures


1 commentaire:
Et nous, on continue de s'entredélecter de la prose du grand Alexandre.
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