lundi 11 août 2008

Critiques du livre de Fernand Mourguet

Critiques des livres de Fernand Mourguet...

J'entends cette critique : si on veut écrire en phonétique, il ne faut pas vouloir écrire le patois (pardon, la langue d'oc... mais je sais qu'il y avait bien des différences entre ce que parlaient mes grand-mères de St-Yrieix et d'Excideuil (24 kms de distance) en matière de vocabulaire (au moins)). Mourguet d'ailleurs le découvre.
Il devrait écrire avec l'alphabet phonétique international. Mais qui le lirait ? J'ai suivi des cours de phonologie et j'ai apprécié. Et pourtant je n'aurais pas lu Mourguet en phonétique !
Il lui est reproché d'écrire pour les vieux. C'est manifeste. Mais la réalité est que ceux qui parlent encore patois parlent le plus souvent français et n'ont sans doute jamais lu du patois ... Il faut qu'il s'y retrouvent. Et leur référentiel en matière de langue écrite est le français (ils font moins de fautes d'orthographe que 50 % des bacheliers du XXIe siècle).

Je pense que le patois limousin, la langue d'oc c'est foutu. Il faut de la vitalité. Il n'y a plus de vitalité. On est loin de la Bretagne.

Et où y a t il des formations au Limousin dans "le 44 ou le 87" ?

Je voudrais des éléments allant dans l'autre sens ... qui en a ?

A l'occasion, profitez de ce blog pour aller sur les liens proposés.

3 commentaires:

Bibliothèque intercommunale a dit…

Bonsoir,

Je découvre au détour de mes pérégrinations numériques ce blog et cet article en particulier.

Je souhaitais simplement dire que des gens, dont des jeunes, se passionnent aujourd'hui encore pour la langue de leurs aïeux : la langue d'oc sous sa forme limousine, communément le patois des parents ou grands-parents. Seulement, leurs actions sont insuffisamment relayées par les médias.

Dire que tout est presque fini n'est pas tout à fait juste. Certes, la probabilité est forte. La transmission familiale est interrompue et il ne faut plus compter dessus. Toutefois, il existe des cours du soir, des animations faites par quelques derniers des mohicans, pas si peu nombreux, auxquels se rendent tout un chacun pour apprendre, réapprendre, se réapproprier le beau parler limousin.

Quant aux variations dialectales, elles sont le plus souvent prises en compte dans les cours, encore savoir faire preuve d'ouverture d'esprit pour ne pas rejeter l'usage de l'autre en ne retenant que le sien.

Et si la variation dialectale existe bel et bien (c'est d'ailleurs un phénomène à la fois ultra-commun et passionant dans toutes les langues du monde, même les plus standardisées), elle n'empêche pas une intercompréhension même avec des parlers éloignés quand bien même une (re)connaissance de l'altérité soit parfois nécessaire.

Bref, il existe bien des passerelles d'un parler à l'autre et on exagère souvent les différences par esprit de clocher ou méconnaissance. N'ai-je pas reconnu sans mal la langue de mes grands-parents, n'ayant alors à l'âge de vingt ans guère à l'oreille que les accents chantants de cet idiome, dans la bouche de mes beaux-parents à 70 km de distance ?

Quant aux cours, bien entendu qu'il en existe plusieurs aussi bien en Haute-Vienne qu'en Dordogne. Pour avoir les adresses, on peut notamment consulter le site http://aprenemloccitan.free.fr/?Aquitaine:Dordogne.

Il existe également “tout plein” de groupes qui se réunissent pour parler patois çà et là mais généralement non-recensés.

Allons, que vive la langue du Limousin-Périgord et de tous les pays d'oc.

Au reveire, ad'un autre còp.

Jean-Christophe

PS : Quoras-tu chabat de platussar ? est mal “segmenté”/découpé, il s'agit en fait de : quora as-tu chabat de platussar ? Mais effectivement, avec la liaison, cela donne bien à l'oral Koura tu...

Pep Si a dit…

Bonjorn

Je suis le rédacteur de cet article et du correspondant pour l'auvergnat https://oc.wikipedia.org/wiki/Lemosin_(dial%C3%A8cte). je serais ravi de toute remarque, proposition de correction, précision ou adjonction, notamment dans la partie Lexique

En graphie néoclassique, celle la plus panlatine et celle de presque tous les médias et l'enseignement:

La Gerba Bauda
Qu'es uei que nos fan gerba bauda
Qu'es uei que nos mingem lu jau
Anuei (si on veut: einuei) n'auram la testa chauda
Deman la feure dins los piaus.
Nos som 'quí per chantar 'mai beure
Portatz-nos de 'queu vin clar
Io (iò) n'aime mas mon gobelet
Vautres podetz me creure (-EW-??)
Io (iò) n'aime mas mon gobelet
Quand aul es plen

Moriçon & Co a dit…

Adiu v'autres,
Je rebondis de nouveau sur la traduction de La Gerba Bauda. "Anuei" s'écrira plutôt avec un "t" muet "nuèit" qui diffère de "nuech" prononcé "nuè" ou "nè" ; " 'mai" n'a pas besoin de l'apostrophe "culbutée" ; "Quand aul es plen" (Quant o ei plè) s'écrira : quante eu es plen, "eu" en haut-limousin se prononce souvent "òu" (òou), c'est étonnant de le voir ainsi écrit mais, rappelle qu'il s'agit du pronom personnel.

Pour ce qui est de l'activité occitano-limousine en Limousin (en Pays de la Loire, je pense que la sauvegarde du gallo et de l'angevin est plus pertinente), il y a pas mal de choses. Allez voir le site Internet de l'IEO Limousin (http://ieo-lemosin.org/?lang=fr), la briaça est pleine de collectages à savourer ; la Librària Occitana de Limoges ; le collectif de jeunes occitans Arri! (arrilemosin.free.fr) dans lequel je suis bénévole (malgré mes 30 piges maintenant).

Chaque mois depuis Janvier nous organisons une soirée Café en Occitan au O'Brian, un fois par mois nous nous retrouvons entre jeunes occitanophone à la table occitan du Café des Langues, dans le même pub (le patron parle un peu limousin, et est originaire de La Coquille !). Enfin, parmis les événements autour de la langue, la musique, la danse et de la culture limousines, ne pas oublier, tous les ans la Dictada Occitana, à Limoges, à Seilhac, en Charente Limousine (à Charras)...

Au plaser de contunhar a legir vòstre blòg.
Au còp que ven.

Jiròni B.
lu-chapeu.jimdo.com

 
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