"Le moine de Montaudon prétend, avec sa malveillance habituelle, que les
femmes [du XIIIe siècle] employaient tant de peinture à se mettre sur le
visage qu'il n'en restait plus pour enluminer les statuts des saints.
Elles se mettaient du rouge sur les pommettes, du bleu sous les yeux, du
safran ou du blanc sur les joues. Safran, narcisse, sarcocolle, bourrache,
lait d'ânesse, lait de fèves, poudre d'argent : elles mélangeaient tout
cela et en faisaient des fards. Dieu seul sait à quels autres ingrédients
elles avaient recours pour s'embellir et effacer les rides ! Ces fards et
ces laits de beauté étaient aussi très astringents : ils tendaient la peau
et contractaient les tissus. Et ils donnaient - ce qui a toujours paru
étonnant au profane en ces matières - une certaine incontinence d'urine et
beaucoup de lascivité. Le moine de Montaudon n'hésite donc pas à qualifier
ces belles dames de "pisseuses", et il a sans doute voulu les calomnier à
travers ce terme."
René Nelli, La vie quotidienne des cathares du Languedoc au XIIIe siècle,
Le Livre de Poche, 1969, p. 95.
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*Ce n’est qu’un teckel, mais, elle, sa maîtresse, une toute petite vieille
très fluette, et le chien tire sur sa laisse si bien qu’elle est emportée
comm...
Il y a 3 heures


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