On m'écrit :
" Ce soir, à la TV, vers 20h30, vous pourrez voir sur France 2 un enregistrement de "L'Avare", de Molière, par les Comédiens-Français, dans la célèbre mise en scène de Denis Podalydès (qui s'est fait connaître dans le rôle du Matamore de l'"Illusion comique"). Il joue cette fois le rôle titre, Harpagon.
J'ai vu cette mise en scène il y a deux ou trois ans. Je vous la recommande très chaudement !
-- Cours de français, classe de Première :
"L'Avare", c'est 1668. Molière est au sommet de son succès populaire et aussi des attaques dont il a toujours été la victime (par le Parti des dévots). Mais il est déjà très affaibli par la tuberculose (qui l'emporte début 1673 - d'où la fluxion de poitrine d'Harpagon, puisque Molière jouait ce rôle. Tout les personnages joués par Molière, à partir de 1665, sont des tousseurs. Molière a totalement intégré sa maladie à l'écriture de ses rôles).
Il y a deux représentations de l'avarice, en littérature. L'avarice rigolote, futile, dérisoire, ridicule : c'est l'Harpagon de Molière.
L'avarice noire, terrible, méchante, destructrice et malfaisante : c'est le Marchand de Venise, de Shakespeare (invention du personnage du juif au théâtre) - c'est lui qui vous demande, lorsque vous ne pouvez vous acquitter de votre dette envers lui, de lui verser "une livre de votre chair".
Il ne faut pas en déduire pour autant que "L'Avare" est une comédie futile. Molière est un écrivain à messages. Mais pour cause de censure (Louis XIV met Molière sous surveillance étroite à partir du Tartuffe), il dit les choses toujours très indirectement.
Le clef de la pièce : Molière veut montrer qu'il n'est PAS POSSIBLE de s'enrichir honnêtement. (Le fils emprunte aux usuriers, le père prête à l'usurier, le commissaire ne pense qu'au paiement de ses écritures, les femmes à marier ne s'intéressent qu'au portefeuille de leur prétendant, voyez aussi Frosine, sympathique mais très vénale, etc.) En réalité, si Harpagon est ridicule, il assume son avarice, ce qui n'est pas le cas des autres personnages... pourtant aussi avares et méchants que lui, mais plus malins et plus sournois. C'est ce que veut montrer Molière. Un Grand Siècle corrompu et moralement dégradé. Le triomphe de l'hypocrisie... comme toujours chez Molière ! (je vous renvoie à ses médecins, qui ne
soignent rien, mais font croire beaucoup)."
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