http://artsrtlettres.ning.com/
C'était notre contribution à la francophonie, pour pas un rond !
Quand on voit ces grandes messes de la francophonie (voir Monstrueux, pardon Montreux) et la pauvreté de l'action de la France sur le terrain (voir l'état des Alliances Françaises par exemple, en Inde)
Ce blog traite d'éducation, d'enseignement supérieur, du Limousin et du Périgord, de Nantes et alentours, de société, de ce que nous lisons, il pose des questions, attend des réponses, informe. Espérons que personne ne dira "quoras auras-tu'chabat de platussar ?" quand auras-tu fini de faire du blablaware ? "When will you stop quacking?" (blog joint :http://quoras-tu-chabat.hautetfort.com/)
jeudi 28 octobre 2010
Understand France (pour retraités américains (des USA))
Le système français des retraites présenté aux habitants des USA "Retiring in France" :
http://www.understandfrance.org/Paris/Life4.html
http://www.understandfrance.org/France/MoreFacts2.html#ancre1571628
J'aime bien lire ce que les autres disent de nous. On ne connaît bien sa langue que quand on en connait une autre. C'est pareil pour un pays.
Pénible de devoir préciser "des USA" : 'Amérique étant un continent dont les habitants sont des Américains !
et comme me le faisaient remarquer des Mexicains, il y a d'autres Etats Unis.... par exemple, ceux du Mexique.
Génial idée de marquetinge que d'avoir pris le nom "USA" ! D'ailleurs, Nantes a eu le culot de nommer son aéroport " Nantes Atlantique" comme si ça faisait tout un. Bordeaux, etc... doivent apprécier.
http://www.understandfrance.org/Paris/Life4.html
http://www.understandfrance.org/France/MoreFacts2.html#ancre1571628
J'aime bien lire ce que les autres disent de nous. On ne connaît bien sa langue que quand on en connait une autre. C'est pareil pour un pays.
Pénible de devoir préciser "des USA" : 'Amérique étant un continent dont les habitants sont des Américains !
et comme me le faisaient remarquer des Mexicains, il y a d'autres Etats Unis.... par exemple, ceux du Mexique.
Génial idée de marquetinge que d'avoir pris le nom "USA" ! D'ailleurs, Nantes a eu le culot de nommer son aéroport " Nantes Atlantique" comme si ça faisait tout un. Bordeaux, etc... doivent apprécier.
mercredi 27 octobre 2010
Chaire Liliane Bettencourt au Collège de France
Je viens de recevoir une annonce sur la Chaire d'Innovation technologique
Les années passées on disait "chaire Bettencourt". Cette année... non ! les sous ont changé d'odeur ?!
Pourtant, il faut dire que d'après mes connaissances (je ne suis pas dans ses connaissances !) c'est la seule super riche de France qui finance la recherche, l'enseignement etc.
On me fait remarquer que si elle donne c'est parce que Liliane Bettencourt est protestante (contrairement à son mari, d'ailleurs, qui était catholique) : tradition de la philanthropie,etc.
Et encore :
" Tiens, à propos de sa chère fille, Françoise Bettencourt-qui-réclame-son-héritage : savez-vous quel est le métier de cette dame ? Elle est exégète et professeur de théologie. Ah oui... ça défrise, pas vrai ?...
La presse ne vous le dira jamais. "
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_Bettencourt-Meyers
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaire_d%27Innovation_technologique_-_Liliane_Bettencourt
Voici le programme :
Martin Abadi
Informatique et sciences numériques
* cours et séminaires
* Historique de la Chaire
Cours et séminaires
Leçon inaugurale
Sécurité informatique
La leçon inaugurale aura lieu le jeudi 10 mars 2011, à 18 heures
Collège de France
Amphithéâtre Marguerite de Navarre
11, place Marcelin Berthelot
75005 Paris
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Partenariat
Créée en partenariat avec l’INRIA, la Chaire Informatique et sciences numériques marque une volonté commune de faire valoir l’importance de cette discipline scientifique et la nécessité de lui octroyer une place pleine et entière.
Cours
Sécurité informatique
Les mercredis, à 10 heures
Premier cours : 16 mars 2011
Dernier cours : 18 mai 2011
Pas de cours les 13 et 20 avril
Séminaire
En relation avec le sujet du cours
Les mercredis, à 11 heures
Premier séminaire : 16 mars 2011
Dernier séminaire : 18 mai 2011
Pas de séminaire les 13 et 20 avril
16 mars: John Mitchell (Stanford)
23 mars: Ron Rivest (MIT)
30 mars: Andrew Myers (Cornell)
6 avril: Butler Lampson (Microsoft)
27 avril: David Pointcheval (CNRS)
4 mai: Adi Shamir (Institut Weizmann)
11 mai: Leslie Lamport (Microsoft)
18 mai: Véronique Cortier (CNRS)
http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/cha_inf/
Les années passées on disait "chaire Bettencourt". Cette année... non ! les sous ont changé d'odeur ?!
Pourtant, il faut dire que d'après mes connaissances (je ne suis pas dans ses connaissances !) c'est la seule super riche de France qui finance la recherche, l'enseignement etc.
On me fait remarquer que si elle donne c'est parce que Liliane Bettencourt est protestante (contrairement à son mari, d'ailleurs, qui était catholique) : tradition de la philanthropie,etc.
Et encore :
" Tiens, à propos de sa chère fille, Françoise Bettencourt-qui-réclame-son-héritage : savez-vous quel est le métier de cette dame ? Elle est exégète et professeur de théologie. Ah oui... ça défrise, pas vrai ?...
La presse ne vous le dira jamais. "
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7oise_Bettencourt-Meyers
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaire_d%27Innovation_technologique_-_Liliane_Bettencourt
Voici le programme :
Martin Abadi
Informatique et sciences numériques
* cours et séminaires
* Historique de la Chaire
Cours et séminaires
Leçon inaugurale
Sécurité informatique
La leçon inaugurale aura lieu le jeudi 10 mars 2011, à 18 heures
Collège de France
Amphithéâtre Marguerite de Navarre
11, place Marcelin Berthelot
75005 Paris
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Partenariat
Créée en partenariat avec l’INRIA, la Chaire Informatique et sciences numériques marque une volonté commune de faire valoir l’importance de cette discipline scientifique et la nécessité de lui octroyer une place pleine et entière.
Cours
Sécurité informatique
Les mercredis, à 10 heures
Premier cours : 16 mars 2011
Dernier cours : 18 mai 2011
Pas de cours les 13 et 20 avril
Séminaire
En relation avec le sujet du cours
Les mercredis, à 11 heures
Premier séminaire : 16 mars 2011
Dernier séminaire : 18 mai 2011
Pas de séminaire les 13 et 20 avril
16 mars: John Mitchell (Stanford)
23 mars: Ron Rivest (MIT)
30 mars: Andrew Myers (Cornell)
6 avril: Butler Lampson (Microsoft)
27 avril: David Pointcheval (CNRS)
4 mai: Adi Shamir (Institut Weizmann)
11 mai: Leslie Lamport (Microsoft)
18 mai: Véronique Cortier (CNRS)
http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/cha_inf/
lundi 25 octobre 2010
du Maguy Thatcher
J'aime gouverner par temps de crise. Au moins, on se sent utile et on fait des choses. Cela change du "train-train" et des réformes inutiles sur l'écologie" (1982).
" Le seul moyen de sauver Venise des eaux : privatiser ".
Il n'est ni aberrant ni scandaleux que le pouvoir soit détenu par les plus riches ".
Je me fiche de mon déficit d'image. Demandez aux mineurs..."
" Le seul moyen de sauver Venise des eaux : privatiser ".
Il n'est ni aberrant ni scandaleux que le pouvoir soit détenu par les plus riches ".
Je me fiche de mon déficit d'image. Demandez aux mineurs..."
Message aux ressortissants des USA présents sur le territoire de la République française
MESSAGE de l'AMBASSADE DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE A SES RESSORTISSANTS
PRESENTS SUR LE TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.
U.S. EMBASSY PARIS, FRANCE
SECURITY UPDATE
October 21, 2010
This Warden Message alerts U.S. citizens to avoid demonstrations currently
taking place in France.
According to media reports, there have been isolated outbursts of violence and lawlessness in Lyon, western Paris (Nanterre), and other Frenchcities.
We remind U.S. citizens that even demonstrations intended to be peaceful can turn confrontational and possibly escalate into violence. You should avoid these areas and exercise caution if within the vicinity. U.S. citizens should stay current with media coverage of local events and be aware of their surroundings at all times.
Since the situation in France regarding strikes and their impact on travel is somewhat unpredictable, we recommend that you maintain close contact with your airline to determine if there are last-minute changes to your flight schedule or cancellations. You should also monitor French news sites, many of which are available in English. If you plan to rent a car, contact your rental agency for the latest fuel situation in your intended area of travel. For French rail travel, you should consult
http://www.sncf.fr for current rail information.
PRESENTS SUR LE TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.
U.S. EMBASSY PARIS, FRANCE
SECURITY UPDATE
October 21, 2010
This Warden Message alerts U.S. citizens to avoid demonstrations currently
taking place in France.
According to media reports, there have been isolated outbursts of violence and lawlessness in Lyon, western Paris (Nanterre), and other Frenchcities.
We remind U.S. citizens that even demonstrations intended to be peaceful can turn confrontational and possibly escalate into violence. You should avoid these areas and exercise caution if within the vicinity. U.S. citizens should stay current with media coverage of local events and be aware of their surroundings at all times.
Since the situation in France regarding strikes and their impact on travel is somewhat unpredictable, we recommend that you maintain close contact with your airline to determine if there are last-minute changes to your flight schedule or cancellations. You should also monitor French news sites, many of which are available in English. If you plan to rent a car, contact your rental agency for the latest fuel situation in your intended area of travel. For French rail travel, you should consult
http://www.sncf.fr for current rail information.
"France on strike"
De très belles photographies du mouvement social actuel ont paru dans un
journal américain (spécialisé dans le photo-reportage) :
http://www.boston.com/bigpicture/2010/10/france_on_strike.html
journal américain (spécialisé dans le photo-reportage) :
http://www.boston.com/bigpicture/2010/10/france_on_strike.html
Perles
bouquet-mystère
poteau rose
le pape pissette
Hé madame, c'est quoi l'avarice ?
Elle: Cherche dans le dictionnaire. (ça tombe bien, elle faisait une séquence avec un dictionnaire).
L'élève cherche, puis: Bah je vois pas le rapport!
Elle: Lis nous la définition.
L'élève: "Dilatation veineuse pathologique..."
Il avait cherché à "Varice" bien sûr.
"Albert Einstein avait un frère, il s'appelait Franck." (ce n'était même pas une blague !)
"Ben Madame, dans le texte, y a des "i" à l'envers !
-Viens ici ! (il court me montrer le texte) Ben...Ce sont des points d'exclamation ! "
Prof: "Hmmm, et vous pourriez me parler de l'époque à laquelle vivait Voltaire?"
Super-candidate: "Euhhh, Voltaire, c'était lui qui faisait le philosophe à des années lumières, non..."
je viens d'apprendre que le lait s'écaille...
"Dans le jardin d'Eden, il y a un arbre : le pêcher originel" !
Je leur donne l'organisation hebdomadaire. Un élève me demande ce que cela veut dire. Un de mes petits cinquièmes :
Moi je sais Madame, moi je sais !!!
Oui ?C'est un animal de mon pays .... Gné
Tu ne confonds pas avec dromadaire ?
Non !
A 7 ou 8 ans, une grand tante revient du catéchisme et dit à sa mère :
- Maman, le petit Jésus a une sœur.
- Mais non voyons le petit jésus n'a jamais eu de sœur.
- Mais si, même qu'elle s'appelle Thérèse.
- heu Mais non !
- Si, aujourd'hui au caté on nous a parlé de Sœur Thérèse de L'Enfant Jésus. Alors tu vois !
Entendu à la Matinale sur Canal+ ce matin à 7h01 :
"La SNCF a modifié ses prévisions de trafic. Il y aura aujourd'hui 2 TER sur 5 en circulation, et non, comme il était annoncé hier, 4 TER sur 10".
J'ai eu une élève qui m'avait fait tout un scandale car je l'avais traitée de "cul rance" en plein cours...
J'avais juste dit "En l'occurrence, tu n'as pas fait ton travail."
un collègue à un élève: "obtempère"
réponse de l'élève:"nique ta mère!"
Ben oui, c'est grave ça de dire "zob ton père" à un élève
Vous cherchez les embrouilles là les collègues!!
lu sur http://www.neoprofs.org
poteau rose
le pape pissette
Hé madame, c'est quoi l'avarice ?
Elle: Cherche dans le dictionnaire. (ça tombe bien, elle faisait une séquence avec un dictionnaire).
L'élève cherche, puis: Bah je vois pas le rapport!
Elle: Lis nous la définition.
L'élève: "Dilatation veineuse pathologique..."
Il avait cherché à "Varice" bien sûr.
"Albert Einstein avait un frère, il s'appelait Franck." (ce n'était même pas une blague !)
"Ben Madame, dans le texte, y a des "i" à l'envers !
-Viens ici ! (il court me montrer le texte) Ben...Ce sont des points d'exclamation ! "
Prof: "Hmmm, et vous pourriez me parler de l'époque à laquelle vivait Voltaire?"
Super-candidate: "Euhhh, Voltaire, c'était lui qui faisait le philosophe à des années lumières, non..."
je viens d'apprendre que le lait s'écaille...
"Dans le jardin d'Eden, il y a un arbre : le pêcher originel" !
Je leur donne l'organisation hebdomadaire. Un élève me demande ce que cela veut dire. Un de mes petits cinquièmes :
Moi je sais Madame, moi je sais !!!
Oui ?C'est un animal de mon pays .... Gné
Tu ne confonds pas avec dromadaire ?
Non !
A 7 ou 8 ans, une grand tante revient du catéchisme et dit à sa mère :
- Maman, le petit Jésus a une sœur.
- Mais non voyons le petit jésus n'a jamais eu de sœur.
- Mais si, même qu'elle s'appelle Thérèse.
- heu Mais non !
- Si, aujourd'hui au caté on nous a parlé de Sœur Thérèse de L'Enfant Jésus. Alors tu vois !
Entendu à la Matinale sur Canal+ ce matin à 7h01 :
"La SNCF a modifié ses prévisions de trafic. Il y aura aujourd'hui 2 TER sur 5 en circulation, et non, comme il était annoncé hier, 4 TER sur 10".
J'ai eu une élève qui m'avait fait tout un scandale car je l'avais traitée de "cul rance" en plein cours...
J'avais juste dit "En l'occurrence, tu n'as pas fait ton travail."
un collègue à un élève: "obtempère"
réponse de l'élève:"nique ta mère!"
Ben oui, c'est grave ça de dire "zob ton père" à un élève
Vous cherchez les embrouilles là les collègues!!
lu sur http://www.neoprofs.org
Sarkos et pneumo
On vient de m'écrire :
Apprenez que " sarkos ", en grec ancien, signifie " la chair ", et plus exactement ce qui donne sa forme à l'être humain, la matière. Chez les auteurs chrétiens (Qumran, Paul), " sarkos " désigne souvent le caractère transitoire de la vie, sa fragilité.
L'antonyme de " sarko s" est " pneum a" = le souffle, l'esprit (formé sur le verbe " pneuo " = souffler, respirer). " Pneuma " désigne le souffle du vent, le vent, le souffle de Dieu, la présence divine et surtout... dans le Nouveau Testament : le Saint-Esprit. (En hébreu : " ruah ").
Apprenez que " sarkos ", en grec ancien, signifie " la chair ", et plus exactement ce qui donne sa forme à l'être humain, la matière. Chez les auteurs chrétiens (Qumran, Paul), " sarkos " désigne souvent le caractère transitoire de la vie, sa fragilité.
L'antonyme de " sarko s" est " pneum a" = le souffle, l'esprit (formé sur le verbe " pneuo " = souffler, respirer). " Pneuma " désigne le souffle du vent, le vent, le souffle de Dieu, la présence divine et surtout... dans le Nouveau Testament : le Saint-Esprit. (En hébreu : " ruah ").
putain, l'arnaque !
Conversation (réelle !) entre un proviseur de lycée professionnel et un élève. Seuls les noms ont été modifiés - et tout le reste est absolument VERIDIQUE :
Kévin en a marre de ce lycée pourri... D'ailleurs il me le dit, ce matin dans mon bureau... " j'en ai marre de ce lycée de merde ! j'ai envie de me barrer ! j'me casse, rien à foutre ! "
-mais je vous en prie, Kévin, partez, je ne vous retiendrai pas! mais vous allez faire quoi ?
- m'en fous je vais dans un autre lycée! dans une autre filière !
- bien, mais là on est en janvier, et pour trouver une filière qui a encore de la place, ça va être rigolo !
- nan ! rien à foutre ! j'me suis renseigné, au lycée Steffie Graff y sontd'la place en BEP vente!
- vente ? c'est votre vocation ?
- ouais! j'veux faire vendeur !
- oui, c'est bien mais vous savez, à Steffie Graff, leur filière "vente" c'est " vente en librairie !"
- ç'veut dire quoi ?
- vendre des livre !
- ça veut dire y faut j'écris des livres ?
(on note la tournure grammaticale de la phrase qui nous dépasse... mais c'est comme ça)
- mais non, pas les écrire, les vendre !
- mais pour les vendre faut bien les écrire !
- Mais il y a des gens qui les écrivent et d'autres qui les vendent ! (et encore d'autres qui les lisent, mais je ne voulais pas entraîner Kévin dans un monde étrange et terrifiant qu'il méconnait)
- mais ça veut dire quand on achète un livre c'est pas lui qui vend qui l'a écrit ?
- mais non !
- putain, l'arnaque !
publié sur http://educator.hautetfort.com/archive/2010/01/index.html
Kévin en a marre de ce lycée pourri... D'ailleurs il me le dit, ce matin dans mon bureau... " j'en ai marre de ce lycée de merde ! j'ai envie de me barrer ! j'me casse, rien à foutre ! "
-mais je vous en prie, Kévin, partez, je ne vous retiendrai pas! mais vous allez faire quoi ?
- m'en fous je vais dans un autre lycée! dans une autre filière !
- bien, mais là on est en janvier, et pour trouver une filière qui a encore de la place, ça va être rigolo !
- nan ! rien à foutre ! j'me suis renseigné, au lycée Steffie Graff y sontd'la place en BEP vente!
- vente ? c'est votre vocation ?
- ouais! j'veux faire vendeur !
- oui, c'est bien mais vous savez, à Steffie Graff, leur filière "vente" c'est " vente en librairie !"
- ç'veut dire quoi ?
- vendre des livre !
- ça veut dire y faut j'écris des livres ?
(on note la tournure grammaticale de la phrase qui nous dépasse... mais c'est comme ça)
- mais non, pas les écrire, les vendre !
- mais pour les vendre faut bien les écrire !
- Mais il y a des gens qui les écrivent et d'autres qui les vendent ! (et encore d'autres qui les lisent, mais je ne voulais pas entraîner Kévin dans un monde étrange et terrifiant qu'il méconnait)
- mais ça veut dire quand on achète un livre c'est pas lui qui vend qui l'a écrit ?
- mais non !
- putain, l'arnaque !
publié sur http://educator.hautetfort.com/archive/2010/01/index.html
samedi 23 octobre 2010
Origine du nom propre Eco (d'Umberto Eco)
" Eco désigne un enfant trouvé, ou son descendant. Celui-ci est né de grand-père inconnu. Un jour, l’un de ses amis qui effectuait des recherches à la bibliothèque vaticane, est tombé par hasard sur un fonds d’archives des Jésuites. Sur une liste établie il y a quelques siècles, ce qui a fait déjà la joie du professore, passionné de taxinomie; il s’agissait des noms de baptême destinés aux enfants trouvés. Le premier sur la liste était ECO. Pour Ex Caelis Oblatus. Apporté par les cieux… "
source :
http://passouline.blog.lemonde.fr/2010/10/12/umberto-eco-cadeau-du-ciel/
source :
http://passouline.blog.lemonde.fr/2010/10/12/umberto-eco-cadeau-du-ciel/
jeudi 21 octobre 2010
La Villa Déchets
La Villa Déchets, un défi collectif !
La Villa Déchets est un projet 100% durable visant à construire sur l’île de Nantes, à partir du 20 octobre, la 1ère Villa d’architecte en France réalisée entièrement à partir de déchets urbains.
La réussite de ce défi surprenant repose entièrement sur une forte mobilisation des bénévoles de l’agglomération nantaise… et d’ailleurs !
http://www.villa-dechets.org/
La Villa Déchets est un projet 100% durable visant à construire sur l’île de Nantes, à partir du 20 octobre, la 1ère Villa d’architecte en France réalisée entièrement à partir de déchets urbains.
La réussite de ce défi surprenant repose entièrement sur une forte mobilisation des bénévoles de l’agglomération nantaise… et d’ailleurs !
http://www.villa-dechets.org/
Contrepet de DSK
Interrogé sur la crise financière sans précédent que connaissaient les pays asiatiques, le futur directeur général du FMI ne résista pas au plaisir de répondre: « Ce cas de Corée me turlupine ».
Un député ne manqua pas alors de lui rappeler que la Corée est entre les Nippons et la Chine.
Un député ne manqua pas alors de lui rappeler que la Corée est entre les Nippons et la Chine.
mardi 19 octobre 2010
" Lucien Jerphagnon : l'attrape-sottise "
Un papier de Philippe Labro dans le Figaro du lundi 18 octobre, page 21
Je vous le conseille.
Quelques extraits :
- un citation de Jean d'Ormesson :
" Le seul sort du bonheur est de se changer en souvenir."
- des citations de L. Jerphanion :
- " Nous sommes tous des cons en puissance, qui risquent, à tout moment, de passer à l'acte. "
- Jerphagnon cite U. Eco (Le nom de la rose)
- " Ils ont toujours la vraie réponse à Paris ? " Le maître répond : " Jamais, mais ils sont toujours très sûrs de leurs erreurs." Jerphagnon a fait sienne la suite du dialogue ; " Et vous, vous n'en commettez jamais d'erreur ?
- Souvent. Mais au lieu d'en concevoir une seule, j'en imagine beaucoup, ainsi je ne deviens esclave d'aucune."
- " Comme disait Talleyrand, je me sens devenir étranger à ce monde. Mais ce qui domine, de nos jours, c'est la peur de parler autrement que tout le monde., le sémantiquement correct. Je me suis toujours réfugié dans l'Antiquité; j'ai l'impression parfois que Saint Augustin est un copain de promo ! "
- conseils à un jeune lecteur : "regarder souvent ce que personne ne lit."
La ... Sottise ?
de Lucien Jerphagnon
Albin Michel, 06/10/2010
ISBN : 9782226218520
8.55 €
Le site de L. Jerphagnon :
http://www.jerphagnon.com/
Jerphignon sur Augustin chez Pivot :
http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I09364750/lucien-jerphagnon-a-propos-de-saint-augustin.fr.html
Sur Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Jerphagnon
Je vous le conseille.
Quelques extraits :
- un citation de Jean d'Ormesson :
" Le seul sort du bonheur est de se changer en souvenir."
- des citations de L. Jerphanion :
- " Nous sommes tous des cons en puissance, qui risquent, à tout moment, de passer à l'acte. "
- Jerphagnon cite U. Eco (Le nom de la rose)
- " Ils ont toujours la vraie réponse à Paris ? " Le maître répond : " Jamais, mais ils sont toujours très sûrs de leurs erreurs." Jerphagnon a fait sienne la suite du dialogue ; " Et vous, vous n'en commettez jamais d'erreur ?
- Souvent. Mais au lieu d'en concevoir une seule, j'en imagine beaucoup, ainsi je ne deviens esclave d'aucune."
- " Comme disait Talleyrand, je me sens devenir étranger à ce monde. Mais ce qui domine, de nos jours, c'est la peur de parler autrement que tout le monde., le sémantiquement correct. Je me suis toujours réfugié dans l'Antiquité; j'ai l'impression parfois que Saint Augustin est un copain de promo ! "
- conseils à un jeune lecteur : "regarder souvent ce que personne ne lit."
La ... Sottise ?
de Lucien Jerphagnon
Albin Michel, 06/10/2010
ISBN : 9782226218520
8.55 €
Le site de L. Jerphagnon :
http://www.jerphagnon.com/
Jerphignon sur Augustin chez Pivot :
http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/I09364750/lucien-jerphagnon-a-propos-de-saint-augustin.fr.html
Sur Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Jerphagnon
lundi 18 octobre 2010
Décès de Jean-Claude Laprie
Cher collègue,
C'est avec une très grande tristesse que nous vous annonçons le décès de
Jean-Claude Laprie, survenu dans la nuit de samedi à dimanche après avoir lutté
pendant de longs mois contre un cancer.
Des informations précises sur les obsèques vous seront communiquées ultérieurement.
Le groupe TSF du LAAS
J.C. Laprie avait été récompensé l'an dernier
Jean-Claude Laprie : Le chercheur toulousain récompensé pour ses travaux
Belle reconnaissance pour le chercheur toulousain.
Le grand Prix de l'Académie des sciences en informatique 2009 vient d'être décerné à Jean-Claude Laprie, directeur de recherche au LAAS-CNRS, qu'il a dirigé de 1997 à 2002, pour ses travaux dans le domaine de la sûreté de fonctionnement informatique. Ce prix annuel des sciences de l'informatique et de leurs applications a été créé en 2007 par la fondation d'entreprise EADS. Il récompense l'ensemble des travaux d'une personnalité scientifique dans un laboratoire français, qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche en informatique tout en établissant une coopération remarquable avec l'industrie.
Jean-Claude Laprie a fondé au LAAS et dirigé dès 1975 une équipe de recherche dédiée à la sûreté de fonctionnement informatique, une discipline alors à peine naissante et a établi très tôt, des liens étroits avec l'industrie, notamment dans le domaine des systèmes avioniques, des transports ferroviaires ou la production et la distribution d'énergie électrique.
C'est avec une très grande tristesse que nous vous annonçons le décès de
Jean-Claude Laprie, survenu dans la nuit de samedi à dimanche après avoir lutté
pendant de longs mois contre un cancer.
Des informations précises sur les obsèques vous seront communiquées ultérieurement.
Le groupe TSF du LAAS
J.C. Laprie avait été récompensé l'an dernier
Jean-Claude Laprie : Le chercheur toulousain récompensé pour ses travaux
Belle reconnaissance pour le chercheur toulousain.
Le grand Prix de l'Académie des sciences en informatique 2009 vient d'être décerné à Jean-Claude Laprie, directeur de recherche au LAAS-CNRS, qu'il a dirigé de 1997 à 2002, pour ses travaux dans le domaine de la sûreté de fonctionnement informatique. Ce prix annuel des sciences de l'informatique et de leurs applications a été créé en 2007 par la fondation d'entreprise EADS. Il récompense l'ensemble des travaux d'une personnalité scientifique dans un laboratoire français, qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche en informatique tout en établissant une coopération remarquable avec l'industrie.
Jean-Claude Laprie a fondé au LAAS et dirigé dès 1975 une équipe de recherche dédiée à la sûreté de fonctionnement informatique, une discipline alors à peine naissante et a établi très tôt, des liens étroits avec l'industrie, notamment dans le domaine des systèmes avioniques, des transports ferroviaires ou la production et la distribution d'énergie électrique.
Power-point, Enquête sur ce logiciel qui rend stupide
Dans "Le Monde" daté de ce jour :
"Que le cadre sup' qui ne s'est jamais assoupi, après déjeuner, dans l'ambiance tamisée d'une réunion PowerPoint, qui ne s'est jamais arraché les cheveux à résumer une année de travail en dix slides (diapositives) et cinquante bullet points (points forts), jette le premier rétroprojecteur à Franck Frommer.
Ce quinquagénaire, ex-journaliste amoureux de la langue française, est tombé dans la communication d'entreprise il y a une vingtaine d'années, au sein d'un grand groupe financier international. Il y a découvert l'outil dont on ne saurait se passer sous peine de déchoir de son statut de salarié modèle : PowerPoint, le logiciel Microsoft de présentation visuelle destiné à accompagner les exposés oraux.
Il a constaté son omniprésence. Et sa vacuité, à l'en croire. Le formatage par le bas de la pensée auquel il contribue. Le patron des éditions La Découverte, lui-même tenu d'assister à son lot de présentations PowerPoint, lui a suggéré d'en faire un livre, paru le 7 octobre, La Pensée PowerPoint. Enquête sur ce logiciel qui rend stupide.
" La Pensée PowerPoint. Enquête sur ce logiciel qui rend stupide ", de Franck Frommer, Ed. La Découverte, 264 p., 17 €."
La suite est ici, et à lire IMPERATIVEMENT pour vous libérer de PP :
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/10/17/powerpoint-c-est-du-cinema_1425723_651865.html
"Que le cadre sup' qui ne s'est jamais assoupi, après déjeuner, dans l'ambiance tamisée d'une réunion PowerPoint, qui ne s'est jamais arraché les cheveux à résumer une année de travail en dix slides (diapositives) et cinquante bullet points (points forts), jette le premier rétroprojecteur à Franck Frommer.
Ce quinquagénaire, ex-journaliste amoureux de la langue française, est tombé dans la communication d'entreprise il y a une vingtaine d'années, au sein d'un grand groupe financier international. Il y a découvert l'outil dont on ne saurait se passer sous peine de déchoir de son statut de salarié modèle : PowerPoint, le logiciel Microsoft de présentation visuelle destiné à accompagner les exposés oraux.
Il a constaté son omniprésence. Et sa vacuité, à l'en croire. Le formatage par le bas de la pensée auquel il contribue. Le patron des éditions La Découverte, lui-même tenu d'assister à son lot de présentations PowerPoint, lui a suggéré d'en faire un livre, paru le 7 octobre, La Pensée PowerPoint. Enquête sur ce logiciel qui rend stupide.
" La Pensée PowerPoint. Enquête sur ce logiciel qui rend stupide ", de Franck Frommer, Ed. La Découverte, 264 p., 17 €."
La suite est ici, et à lire IMPERATIVEMENT pour vous libérer de PP :
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/10/17/powerpoint-c-est-du-cinema_1425723_651865.html
SNCF vs Air France pour aller à Toulouse
1) Air France
209 euros aller et retour (vol Britair) pour un voyage fin novembre. Avec possibilité de modifier les dates avant la date prévue de départ, sans frais
durée du voyage aller 1 heure et il faut compter l'aller à l'aéroport et son coût
2) SNCF
170 euros selon les mêmes conditions. Durée du voyage 10 heures
"On" m'avait raconté que le train c'était plus "économique" que l'avion. Que je sache, Air France ne vend pas des produits "made in China".
Merci de m'expliquer. Ohé les élus écologistes ... Ohé BB (Brigitte Bardot), toi qui candidate écolo président de la république. Tu m'expliques ?
209 euros aller et retour (vol Britair) pour un voyage fin novembre. Avec possibilité de modifier les dates avant la date prévue de départ, sans frais
durée du voyage aller 1 heure et il faut compter l'aller à l'aéroport et son coût
2) SNCF
170 euros selon les mêmes conditions. Durée du voyage 10 heures
"On" m'avait raconté que le train c'était plus "économique" que l'avion. Que je sache, Air France ne vend pas des produits "made in China".
Merci de m'expliquer. Ohé les élus écologistes ... Ohé BB (Brigitte Bardot), toi qui candidate écolo président de la république. Tu m'expliques ?
Flymo Microlite, la tondeuse pipeau
Attention ! la tondeuse sur coussin d'air Flymo Microlite c'est un jouet. Deux vendeurs de cette tondeuse me l'ont fortement déconseillée : ils ont systèmatiquement des retours des clients. La lame est en plastique, etc. Il m'a été dit que dans l'ancien temps cette tondeuse était fabriquée en Allemagne (à vérifier !). Mon voisin en a eu une pendant 15 ans. Très satisfait.
J'ai appris aussi que Flymo, McCulloch c'était de la même famille (à vérifier et à préciser). Or je me suis fait avoir par une tronçonneuse McCulloch qui n'a jamais marché. Castorama me l'a changée par une autre... qui ne marche pas sans danger (absence de frein). J'ai acheté une Stihl (tiens la qualité allemande .... et la balance commerciale allemande ! sont fous ces Allemands avec leur industrie. Nous on nous a raconté qu'on pouvait se passer d'usines. On est trop forts !) avec un bon service après-vente dans un magasin spécialisé à St Yrieix (à Nantes, je ne sais s'il en reste, je n'en ai pas trouvé). Alors je l'ai mise à la décharge. Mais maintenant on fait dans le DD, de "développement durable" attrape couillons. Jamais on a vendu autant de m... On a tellement fait croire que tout est gratuit et facile. Le journal gratos, la musique gratos, etc.
Il reste de la Flymop Turbo 400 (bon, je sais, turbo ça fait encore gling gling, vroum vroum). D'après le vendeur ils n'ont pas de retour sur cette machine
Sur l'histoire de la tondeuse sur coussin d'air :
Son inventeur : Karl Dahlman
http://www.klippo.com/node2890.aspx
Sur l'histoire de Flymo :
http://www.flymo.fr/node2003.aspx
J'ai appris aussi que Flymo, McCulloch c'était de la même famille (à vérifier et à préciser). Or je me suis fait avoir par une tronçonneuse McCulloch qui n'a jamais marché. Castorama me l'a changée par une autre... qui ne marche pas sans danger (absence de frein). J'ai acheté une Stihl (tiens la qualité allemande .... et la balance commerciale allemande ! sont fous ces Allemands avec leur industrie. Nous on nous a raconté qu'on pouvait se passer d'usines. On est trop forts !) avec un bon service après-vente dans un magasin spécialisé à St Yrieix (à Nantes, je ne sais s'il en reste, je n'en ai pas trouvé). Alors je l'ai mise à la décharge. Mais maintenant on fait dans le DD, de "développement durable" attrape couillons. Jamais on a vendu autant de m... On a tellement fait croire que tout est gratuit et facile. Le journal gratos, la musique gratos, etc.
Il reste de la Flymop Turbo 400 (bon, je sais, turbo ça fait encore gling gling, vroum vroum). D'après le vendeur ils n'ont pas de retour sur cette machine
Sur l'histoire de la tondeuse sur coussin d'air :
Son inventeur : Karl Dahlman
http://www.klippo.com/node2890.aspx
Sur l'histoire de Flymo :
http://www.flymo.fr/node2003.aspx
dimanche 17 octobre 2010
samedi 16 octobre 2010
La "loi de Reiser" (Reiser Law) et non la "loi de Wirth"
Avec la Toile, les erreurs sont répétés en centaines d'exemplaires. Mais c'est excellent, n'est-ce pas, elles permettent d'améliorer son "page rank" ! ah ah ah !
Ainsi on trouve la "loi de Wirth, mais sans que la source ne soit cité. Il faut reconnaître que sur wikipedia, l'absence de référence est mise en avertissement.
N. Wirth dans un article de la revue Computer "A Plean For Lean Software" a écrit :
"- "Software is getting slower more rapidly than hardware becomes faster." (Reiser)
http://www.inf.ethz.ch/personal/wirth/Articles/LeanSoftware.pdf
Ça me rappelle des auteurs de mémoire au CNAM qui citaient comme auteurs de phrases d'Aristote ... des auteurs du mémoire CNAM où ils avaient recopié la citation !
C'est qu'Aristote ça a plus de 5 ans d'âge ! ce ne se met pas dans des biblio d'informatique tic et toc !
Computing, computer science, Reiser law
Ainsi on trouve la "loi de Wirth, mais sans que la source ne soit cité. Il faut reconnaître que sur wikipedia, l'absence de référence est mise en avertissement.
N. Wirth dans un article de la revue Computer "A Plean For Lean Software" a écrit :
"- "Software is getting slower more rapidly than hardware becomes faster." (Reiser)
http://www.inf.ethz.ch/personal/wirth/Articles/LeanSoftware.pdf
Ça me rappelle des auteurs de mémoire au CNAM qui citaient comme auteurs de phrases d'Aristote ... des auteurs du mémoire CNAM où ils avaient recopié la citation !
C'est qu'Aristote ça a plus de 5 ans d'âge ! ce ne se met pas dans des biblio d'informatique tic et toc !
Computing, computer science, Reiser law
The plague of software explosition
" The plague of software explosition is not a "lax of nature". It is avoidable, and it is the software engineer's task to curtain it. "
" To reduce software complexity by concentrating only on the essentials is a proposal swiftly dismissed as ridiculous in view of customer's love for bells and whistles.
When "everything goes" is the modus operandi, methodologies and discipline are te first casualities."
N. Wirth in A Plea For Lean Software;
Computer, Feb. 1995, p. 64-68
" To reduce software complexity by concentrating only on the essentials is a proposal swiftly dismissed as ridiculous in view of customer's love for bells and whistles.
When "everything goes" is the modus operandi, methodologies and discipline are te first casualities."
N. Wirth in A Plea For Lean Software;
Computer, Feb. 1995, p. 64-68
Good Ideas, Through the Looking Glass, Niklaus Wirth
Abstract
An entire potpourri of ideas is listed from the past decades of Computer Science and Computer Technology. Widely acclaimed at their time, many have lost in splendor and brilliance under today’s critical scrutiny. We try to find reasons. Some of the ideas are almost forgotten. But we believe that they are worth recalling, not the least because one must try to learn from the past, be it for the sake of progress, intellectual stimulation, or fun.
Extrait sur les différents types de langages de programmation :
6. Programming paradigms
6.1. Functional programming
Functional languages had their origin in Lisp [2]. They have undergone a significant amount of development and change, and they have been used to implement small and large software systems. This author has always maintained a critical attitude towards such efforts. Why?
What is, or what characterizes a functional language? It has always appeared that it was their form, the fact that the entire program consists of function evaluations, nested, recursive, parametric, etc. Hence the term functional. However, the core of the idea is that functions inherently have no state. This implies that there are no variables and no assignments. The place of variables is taken by immutable function parameters, variables in the sense of mathematics. As a consequence, freshly computed values cannot be reassigned to the same variable, overwriting its old value. This is why repetion must be expressed with recursion. A data structure can at best be extended, but no change is possible in its old part. This yields an extremely high degree of storage recycling; a garbage collector is the necessary ingredient. An implementation without automatic garbage collection is unthinkable.
To postulate a state-less model of computation on top of a machinery whose most eminent characteristic is state, seems to be an odd idea, to say the least. The gap between model and machinery is wide, and therefore costly to bridge. No hardware support feature can wash this fact aside: It remains a bad idea for practice. This has in due time also been recognized by the protagonists of functional languages. They have introduced state (and variables) in various tricky ways. The purely functional character has thereby been compromised and sacrificed. The old terminology has become deceiving.
Looking back at the subject of functional programming, it appears that its truly relevant contribution was certainly not its lack of state, but rather its enforcement of clearly nested structures, and of the use of strictly local objects. This discipline can, of course, also be practiced using conventional, imperative languages, which have subscribed to the notions of nested structures, functions and recursion long ago. Of course, functional programming implies much more than avoiding goto statements. It also implies restriction to local variables, perhaps with the exception of very few global state variables. It probably also considers the nesting of procedures as undesirable. The B5000
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computer apparently has been right, after all, in restricting access to strictly local and strictly global variables.
Are functional languages thus a category of their own merely due to terminology? Are their functions functions by form only, but not by substance? Or is the substance of the functional paradigm expressed by simply saying: “No side-effects”?
Many years ago, and with increasing frequency, it is claimed that functional languages are the best vehicle to introduce parallelism. It would be more to the point to say: To facilitate compilers to detect opportunities for parallelizing a program. After all, it is relatively easy to determine which parts of an expression may be evaluated concurrently. More important is that parameters of a called function may be evaluated concurrently, provided, of course, that side-effects are banned (which cannot occur in a truly functional language). As this may be true and perhaps of marginal benefit, this writer believes that a more effective way to let a system make good use of parallelism is provided by object-orientation, each object representing its own behaviour in the form of a “private” process.
6.2. Logic programming
Another instance of programming paradigm that has received wide attention is that of logic programming. Actually, there is only a single well-known language representing this paradigm: Prolog. Its principal idea is that the specification of actions, such as assignment to variables, is replaced by the specification of predicates on states. If one or several of a predicate’s parameters are left unspecified, the system searches for all possible argument values satisfying the predicate. This implies the existence of a search engine looking for solutions of logic statements. This mechanism is complicated, often time-consuming, and sometimes inherently unable to proceed without intervention. This, however, requires that the user must support the system by providing hints (cuts), and therefore must understand what is going on, must understand the process of logic inference, the very thing that he had been promised to be able to ignore.
One must suspect that an interesting intellectual exercise was sold to the public by raising great expectations. The community was in desperate need for ways to produce better, more reliable software, and was glad to hear of a possible panacea. But the promises never materialized. We sadly recall the exaggerated hopes that fueled the project of the Japanese Fifth Generation Computer, Prolog’s inference machines. Large amounts of resources were sunk into it. That was an unwise and now forgotten idea.
6.3. Object-oriented programming
In contrast to functional and logic programming, object-oriented programming (OOP) rests on the same priciples as conventional, procedural programming. Its character is imperative. A process is described as a sequence of transformations of a state. The novelty is the partitioning of a global state into individual objects, and the association of the state transformers (called methods) with the object itself. The objects are seen as the actors, causing other objects to alter their state by sending messages to them. The description of an object template is called a class definition.
This paradigm closely reflects the structure of systems “in the real world”, and it is therefore well suited to model complex systems with complex behaviour. Not
27
surprisingly, oop has its origins in the field of system simulation (Simula, Dahl and Nygaard, 1966). Its success in the field of software system design speaks for itself. Its career started with the language Smalltalk [5] and continued with Object-Pascal, C++, Eiffel, Oberon, Java, C#. The original Smalltalk implementation provided a convincing example of its suitability. It was the first to feature windows, menues, buttons and icons, perfect examples of (visible) objects in the sense outlined above. These examples were the carriers to success and wide acceptance. The direct modelling of actors diminished the importance of proving program correctness analytically, because the original specification is one of behaviour, rather than a static input-output relationship.
Nevertheless, the careful observer may wonder, where the core of the new paradigm would hide, what was the essential difference to the traditional view of programming. After all, the old cornerstones of procedural programming reappear, albeit embedded in a new terminology: Objects are records, classes are types, methods are procedures, and sending a method is equivalent to calling a procedure. True, records now consist of data fields and, in addition, methods; and true, the feature called inheritance allows the construction of heterogeneous data structures, useful also without object-orientation. Was this change of terminology expressing an essential paradigm shift, or was it a vehicle for gaining attention, a “sales trick”?
http://www.inf.ethz.ch/personal/wirth/Articles/GoodIdeas_origFig.pdf
An entire potpourri of ideas is listed from the past decades of Computer Science and Computer Technology. Widely acclaimed at their time, many have lost in splendor and brilliance under today’s critical scrutiny. We try to find reasons. Some of the ideas are almost forgotten. But we believe that they are worth recalling, not the least because one must try to learn from the past, be it for the sake of progress, intellectual stimulation, or fun.
Extrait sur les différents types de langages de programmation :
6. Programming paradigms
6.1. Functional programming
Functional languages had their origin in Lisp [2]. They have undergone a significant amount of development and change, and they have been used to implement small and large software systems. This author has always maintained a critical attitude towards such efforts. Why?
What is, or what characterizes a functional language? It has always appeared that it was their form, the fact that the entire program consists of function evaluations, nested, recursive, parametric, etc. Hence the term functional. However, the core of the idea is that functions inherently have no state. This implies that there are no variables and no assignments. The place of variables is taken by immutable function parameters, variables in the sense of mathematics. As a consequence, freshly computed values cannot be reassigned to the same variable, overwriting its old value. This is why repetion must be expressed with recursion. A data structure can at best be extended, but no change is possible in its old part. This yields an extremely high degree of storage recycling; a garbage collector is the necessary ingredient. An implementation without automatic garbage collection is unthinkable.
To postulate a state-less model of computation on top of a machinery whose most eminent characteristic is state, seems to be an odd idea, to say the least. The gap between model and machinery is wide, and therefore costly to bridge. No hardware support feature can wash this fact aside: It remains a bad idea for practice. This has in due time also been recognized by the protagonists of functional languages. They have introduced state (and variables) in various tricky ways. The purely functional character has thereby been compromised and sacrificed. The old terminology has become deceiving.
Looking back at the subject of functional programming, it appears that its truly relevant contribution was certainly not its lack of state, but rather its enforcement of clearly nested structures, and of the use of strictly local objects. This discipline can, of course, also be practiced using conventional, imperative languages, which have subscribed to the notions of nested structures, functions and recursion long ago. Of course, functional programming implies much more than avoiding goto statements. It also implies restriction to local variables, perhaps with the exception of very few global state variables. It probably also considers the nesting of procedures as undesirable. The B5000
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computer apparently has been right, after all, in restricting access to strictly local and strictly global variables.
Are functional languages thus a category of their own merely due to terminology? Are their functions functions by form only, but not by substance? Or is the substance of the functional paradigm expressed by simply saying: “No side-effects”?
Many years ago, and with increasing frequency, it is claimed that functional languages are the best vehicle to introduce parallelism. It would be more to the point to say: To facilitate compilers to detect opportunities for parallelizing a program. After all, it is relatively easy to determine which parts of an expression may be evaluated concurrently. More important is that parameters of a called function may be evaluated concurrently, provided, of course, that side-effects are banned (which cannot occur in a truly functional language). As this may be true and perhaps of marginal benefit, this writer believes that a more effective way to let a system make good use of parallelism is provided by object-orientation, each object representing its own behaviour in the form of a “private” process.
6.2. Logic programming
Another instance of programming paradigm that has received wide attention is that of logic programming. Actually, there is only a single well-known language representing this paradigm: Prolog. Its principal idea is that the specification of actions, such as assignment to variables, is replaced by the specification of predicates on states. If one or several of a predicate’s parameters are left unspecified, the system searches for all possible argument values satisfying the predicate. This implies the existence of a search engine looking for solutions of logic statements. This mechanism is complicated, often time-consuming, and sometimes inherently unable to proceed without intervention. This, however, requires that the user must support the system by providing hints (cuts), and therefore must understand what is going on, must understand the process of logic inference, the very thing that he had been promised to be able to ignore.
One must suspect that an interesting intellectual exercise was sold to the public by raising great expectations. The community was in desperate need for ways to produce better, more reliable software, and was glad to hear of a possible panacea. But the promises never materialized. We sadly recall the exaggerated hopes that fueled the project of the Japanese Fifth Generation Computer, Prolog’s inference machines. Large amounts of resources were sunk into it. That was an unwise and now forgotten idea.
6.3. Object-oriented programming
In contrast to functional and logic programming, object-oriented programming (OOP) rests on the same priciples as conventional, procedural programming. Its character is imperative. A process is described as a sequence of transformations of a state. The novelty is the partitioning of a global state into individual objects, and the association of the state transformers (called methods) with the object itself. The objects are seen as the actors, causing other objects to alter their state by sending messages to them. The description of an object template is called a class definition.
This paradigm closely reflects the structure of systems “in the real world”, and it is therefore well suited to model complex systems with complex behaviour. Not
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surprisingly, oop has its origins in the field of system simulation (Simula, Dahl and Nygaard, 1966). Its success in the field of software system design speaks for itself. Its career started with the language Smalltalk [5] and continued with Object-Pascal, C++, Eiffel, Oberon, Java, C#. The original Smalltalk implementation provided a convincing example of its suitability. It was the first to feature windows, menues, buttons and icons, perfect examples of (visible) objects in the sense outlined above. These examples were the carriers to success and wide acceptance. The direct modelling of actors diminished the importance of proving program correctness analytically, because the original specification is one of behaviour, rather than a static input-output relationship.
Nevertheless, the careful observer may wonder, where the core of the new paradigm would hide, what was the essential difference to the traditional view of programming. After all, the old cornerstones of procedural programming reappear, albeit embedded in a new terminology: Objects are records, classes are types, methods are procedures, and sending a method is equivalent to calling a procedure. True, records now consist of data fields and, in addition, methods; and true, the feature called inheritance allows the construction of heterogeneous data structures, useful also without object-orientation. Was this change of terminology expressing an essential paradigm shift, or was it a vehicle for gaining attention, a “sales trick”?
http://www.inf.ethz.ch/personal/wirth/Articles/GoodIdeas_origFig.pdf
Je me souviens
Un texte recopié des commentaires du blog de Pierre Assouline, texte rédigé par annibal.
http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/01/04/bye-bye-librairie-de-france/
Quel plaisir que la lecture de ce texte par quelqu'un né en 1946 !
JE ME SOUVIENS DE GEORGES PEREC…
Le titre, la forme et, dans une certaine mesure, l’esprit de ces textes s’inspirent des Je me souviens de Georges Perec, qui avait été influencé, lui-même, par les
I remember de Joe Brainard.
1
Je me souviens de Georges Perec, sans accents, avec sa tignasse afro et sa barbe de barde.
2
Je me souviens quand les produits de consommation n’avaient pas de codes-barres.
3
Je me souviens du cinéma Le Wepler, place de Clichy, et de ses cendriers incrustés dans les accoudoirs pour les fumeurs.
4
Je me souviens de Sophia Loren se promenant sur la Croisette entourée d’une nuée de photographes.
5
Je me souviens qu’à ma demande d’autographe Manitas de Plata a signé d’une croix.
6
Je me souviens de l’ancien Palais des Festivals de Cannes.
7
Je me souviens de l’arrivée des nouveaux francs.
8
Je me souviens de Mouna Aguigui.
9
Je me souviens d’une repasseuse en chambre qui, depuis sa mansarde, donnait à entendre à tout l’immeuble l’intégrale des chansons de Tino Rossi.
10
Je me souviens que ma cousine Marie-Jeanne menaçait ses filles de leur donner une gifle que le mur leur en rendrait une autre.
11
Je me souviens d’un camarade de classe en terminale qui voulait toujours que je lui achète La Cause du Peuple.
12
Je me souviens des beignets de fleurs de courgette.
13
Je me souviens que je collectionnais des timbres de l’Afrique équatoriale française (AEF) et de l’Afrique occidentale française (AOF). De l’Indochine aussi.
14
Je me souviens du lait froid au cacao qu’on nous distribuait en classe.
15
Je me souviens des premiers films porno distribués en salle.
16
Je me souviens de mon premier « Transistor ».
17
Je me souviens de l’arrivée des Pieds-Noirs d’Algérie.
18
Je me souviens qu’avant de découvrir Paris je connaissais la plupart de ses rues grâce au « Monopoly ».
19
Je me souviens des Maîtres du Mystère, le mercredi soir à la radio.
20
Je me souviens que la Bégum, avant d’épouser l’Aga Khan, avait été vendeuse en pâtisserie puis Reine de Beauté.
21
Je me souviens que Pauline Carton tournait toujours des rôles de bonne dans les films de Sacha Guitry.
22
Je me souviens que ma cousine Marie-Jeanne avant de me demander de faire une course ou de lui rendre un service commençait toujours sa phrase par : « Sans te commander… »
23
Je me souviens que j’ai toujours préféré les éclairs au café à ceux aux chocolat. Idem pour les religieuses.
24
Je me souviens que le premier disque classique que j’ai acheté était Les Concertos pour violon de Paganini.
25
Je me souviens que j’avais le béguin pour la prof de Sciences Nat.
26
Je me souviens de « Catarina bella bella tchi tchi (bis). »
27
Je me souviens que mon père jouait aux cartes avec le champion cycliste Apo Lazaridès.
28
Je me souviens que l’on m’appelait le Parisien, parce que je n’avais pas d’accent.
29
Je me souviens que je lisais régulièrement le magazine Frimoussette, plutôt destiné aux petites filles.
30
Je me souviens que les films de Joselito, l’enfant à la voix d’or me faisaient pleurer.
31
Je me souviens que la première fois que je suis allé au théâtre c’était au Casino des Fleurs de Cannes. J’y ai vu Le Voyageur sans bagages de Jean Anouilh, joué par la troupe locale des Tréteaux de France.
32
Je me souviens qu’un élève ayant choisi un texte de Sainte-Beuve comme sujet de dissertation avait conclu son devoir par ces mots : « Et la sainte avait raison. »
33
Je me souviens de mes premiers blue jean’s, achetés au Stock américain.
34
Je me souviens d’avoir vu Les Oiseaux, d’Alfred Hitchcock, au cinéma Le Vox, rue d’Antibes.
35
Je me souviens que le Paillon traversait Nice, avant d’être recouvert.
36
Je me souviens que Dalida a tenté de mettre fin à ses jours après le suicide de Luigi Tenco à San Remo.
37
Je me souviens d’une jeune veuve dont le mari avait été tué à la Guerre d’Algérie.
38
Je me souviens des fesses de Michel Polnareff.
39
Je me souviens de Jean XXIII.
40
Je me souviens qu’un jour quelqu’un a éteint brutalement la radio pour que je n’entende pas France Gall chanter Les sucettes à l’anis.
41
Je me souviens que notre premier « Frigidaire » était un « Indésit ».
42
Je me souviens de ma première guitare dont je n’ai jamais su jouer.
43
Je me souviens d’Evelyne Leclercq, speakrine à la télé régionale Nice-Côte d’Azur.
44
Je me souviens que j’avais souvent zéro à la dictée.
45
Je me souviens que Sylvie Vartan était interdite de concert dans la région car des chaises avaient été cassées lors de son dernier récital.
46
Je me souviens que l’on faisait bouillir les draps dans une lessiveuse.
47
Je me souviens de l’époque où l’on parlait de « ballets roses » et de « ballets bleus » dans les journaux.
48
Je me souviens de ma collection de porte-clés publicitaires.
49
Je me souviens que l’on discutait âprement pour savoir qui de Mireille Mathieu ou de Georgette Lemaire était la nouvelle Piaf.
50
Je me souviens que Sacha Distel fut l’amant de Brigitte Bardot.
51
Je me souviens de la distinction entre les autobus et les autocars.
52
Je me souviens des premiers bâtiments en préfabriqué.
53
Je me souviens que l’on peut être auteur sans écrire une seule ligne (à cause d’Homère et de l’Iliade et de l’Odyssée).
54
Je me souviens que je ne comprenais pas pourquoi Molière et Voltaire avaient pris un pseudonyme, plutôt que de se faire connaître par leur vrai nom.
55
Je me souviens que le Cléopâtre, avec Liz Taylor, avait été le film le plus cher de toute l’histoire du cinéma.
56
Je me souviens de l’Ami Singer – l’Ami sincère.
57
Je me souviens que Brigitte Bardot avait dû se convertir au judaïsme pour pouvoir épouser Gunter Sachs.
58
Je me souviens d’un monsieur Petit, qui était très grand, et d’un monsieur Blanche, qui était noir.
59
Je me souviens qu’en cinquième le professeur de Français nous avait demandé de rédiger notre rédaction sous forme dialoguée et que je ne comprenais pas ce que ça signifiait.
60
Je me souviens de l’uniforme rouge et or du portier du Négresco à Nice.
61
Je me souviens que la pièce La Cantatrice chauve est jouée sans interruption depuis sa création.
62
Je me souviens des Scopitones.
63
Je me souviens du « Ta-ta ta-ta ta-ta » des bas Dim.
64
je me souviens que l’on faisait brûler des feuilles sèches d’eucalyptus dans toute la maison, contre le rhume.
65
Je me souviens des pages vertes de l’hebdomadaire satirique Le Hérisson.
66
Je me souviens du Discorama de Denise Glaser, le dimanche à l’heure du déjeuner.
67
Je me souviens d’un professeur d’Anglais qui roulait en « Studebaker ».
68
Je me souviens de l’époque où il fallait attendre des mois, voire plus d’une année, avant d’obtenir une ligne téléphonique.
69
Je me souviens de la première fois où j’ai mangé un steak tartare.
70
Je me souviens des romans de Guy des Cars.
71
Je me souviens qu’Henri Salvador, en travesti, ressemblait étonnamment à sa femme Jacqueline.
72
Je me souviens des garçons qui se prostituaient devant le drugstore Saint-Germain.
73
Je me souviens que je n’aimais pas vraiment le cirque et encore moins le théâtre de Guignol.
74
Je me souviens du Père Noël des Dames de France avec lequel ma mère m’a fait photographier durant plusieurs années.
75
Je me souviens de Juliette Gréco dans Belphégor.
76
Je me souviens avoir été inscrit dans un club de foot et n’y être pas retourné après la première séance d’entraînement.
77
Je me souviens d’un professeur d’Histoire qui nous parlait toujours d’ Eupen et Malmédy.
78
Je me souviens de : « On trouve tout à la Samaritaine ».
79
Je me souviens que dans L’Etranger, d’Albert Camus, le héros fait l’amour, juste après avoir enterré sa mère.
80
Je me souviens que je confondais toujours le café de la Gare et le café d’Edgar.
81
Je me souviens que Peira-Cava fut la première station de ski des Alpes-Maritimes.
82
Je me souviens que Philippe Clay chantait Mes Universités en réaction contre les soixante-huitards.
83
Je me souviens qu’avant d’être baronne Nadine de Rothschild était starlette.
84
Je me souviens que le chanteur Christophe a crié tout un été pour qu’Aline revienne, car il avait trop de peine.
85
Je me souviens qu’Alain Delon est un ancien combattant de la Guerre d’Indochine.
86
Je me souviens que Gérard de Nerval répondait à ceux qui s’étonnaient de le voir promener un homard en laisse dans les jardins du Palais Royal : « C’est aussi affectueux qu’un chien et, en plus, ça connaît les secrets de la mer ! »
87
Je me souviens que j’ai été déçu à la vision du film Autant en emporte le vent.
88
Je me souviens d’un ami qui disait : « C’est l’hôpital qui se fout de la Charité et lycée de Versailles (pour vice versa) !»
89
Je me souviens que Jean Cocteau est mort presque au même moment qu’Edith Piaf.
90
Je me souviens des artichauts à la barigoule.
91
Je me souviens des Lagarde et Michard.
92
Je me souviens du feuilleton littéraire d’Angelo Rinaldi dans L’Express.
93
Je me souviens que Mr and Mrs Smith avait un fils, qui se prénommait John.
94
Je me souviens des Chats sauvages et des Chaussettes noires.
95
Je me souviens que Patricia Carli chantait : « Arrête, arrête, ne me quitte pas, je t’en supplie aie pitié de moi ! », que l’on parodiait en : « Arrête, arrête, ne me touche pas, avec ta main pleine de doigts ! »
96
Je me souviens d’un prof de Musique qui, après nous avoir fait écouter un disque de musique classique, nous demandait de rédiger sur une feuille nos « Impressions d’écoute ».
97
Je me souviens qu’il fallait moudre le café, que l’on achetait généralement en grains.
98
Je me souviens d’Isabelle Adjani disant : « Le petit chat est mort ».
99
Je me souviens des pantalons à pattes d’éléphants.
100
Je me souviens de l’espéranto et de Lanza del Vasto.
101
Je me souviens de Michel Jazy et de Roger Mimoun.
102
Je me souviens que Jacqueline Huet choquait certains téléspectateurs avec ses décolletés plongeants.
103
Je me souviens de Cinq colonnes à la Une.
104
Je me souviens de l’affaire Gabriel Aranda.
105
Je me souviens de « tante Yvonne ».
106
Je me souviens du trou des Halles.
107
Je me souviens de Micheline Presle et de Daniel Gélin dans Les Saintes Chéries.
108
Je me souviens que Sophie Daumier était la partenaire et l’épouse de Guy Bedos.
109
Je me souviens de Jacques Charrier dans Les Tricheurs de Marcel Carné.
110
Je me souviens qu’Edgar Faure avait un cheveu sur la langue.
111
Je me souviens des bottines fourrées de Marguerite Duras.
112
Je me souviens que les Monégasques ne paient pas d’impôts.
113
Je me souviens d’un apéritif qui s’appelait « le Cynar », à l’extrait d’artichaut.
114
Je me souviens qu’Hervé Vilard et Nicoletta avaient été élevés à l’orphelinat.
115
Je me souviens des premières classes dans le métro.
116
Je me souviens de Sean Connery dans les premiers James Bond.
117
Je me souviens que Jean Gabin a été l’amant de Marlène Dietrich et Yves Montand celui de Marylin Monroe.
118
Je me souviens de La femme assise de Copi.
119
Je me souviens que Jean-Paul 1er est mort juste après avoir été élu pape.
120
Je me souviens des « mélos flamboyants » de Douglas Sirk.
121
Je me souviens de « Elle a osé donner de la margarine à mon enfant ! »
122
Je me souviens que Sheila vendait des bonbons sur les marchés.
123
Je me souviens du Petit Conservatoire de Mireille.
124
Je me souviens des Mobiles de Vasarély.
125
Je me souviens que Khrouchtchev embrassait les chefs d’états étrangers sur la bouche.
126
Je me souviens que Philippe Bouvard n’a pas le baccalauréat.
127
Je me souviens du twist et des surboums.
128
Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps que le divorce est autorisé en Italie.
129
Je me souviens de la majorité à vingt et un ans.
130
Je me souviens des mots croisés de Max Favalelli.
131
Je me souviens de l’accident d’hélicoptère de Daniel Balavoine.
132
Je me souviens de l’aquarium du Trocadéro.
133
Je me souviens que ma première voiture était une NSU Sprintz, de couleur gris clair.
134
Je me souviens qu’un des Frères Ennemis a disparu sans laisser de traces.
135
Je me souviens que Carlos est le fils de Françoise Dolto.
136
Je me souviens que le jeudi il n’y avait pas école.
137
Je me souviens qu’après l’enlèvement de madame Dassault on demandait :
Quel est l’arrondissement le plus sale de Paris ?
Le seizième, parce qu’on y enlève la merde à seau.
138
Je me souviens que Dalida était une grande lectrice de Teilhard de Chardin.
139
Je me souviens du présentateur de concerts Bernard Gavoty.
140
Je me souviens de :
« Quand j’avance
Tu recules
Comment veux-tu
Que je t’encule ? »
141
Je me souviens qu’Arletty et Sacha Guitry eurent des ennuis à la Libération.
142
Je me souviens du billet d’humeur de Claude Sarraute en dernière page du Monde.
143
Je me souviens qu’on nous disait de ne pas boire trop de coca-cola car on pouvait avoir des trous dans l’estomac.
144
Je me souviens que je n’aimais pas le goût du clou de girofle. Et ne l’aime toujours pas.
145
Je me souviens que Patachou coupait les cravates de ses clients dans son cabaret de Montmartre.
146
Je me souviens avoir joué au docteur avec mes petites cousines.
147
Je me souviens qu’à mon arrivée à Paris, au début des années soixante-dix, la grande majorité des bâtiments et des monuments était encore noire de crasse.
148
Je me souviens quand Noël Mamère et Dominique Baudis présentaient le journal télévisé.
149
Je me souviens que Jacqueline Dulac a gagné le concours de la Rose d’Or d’Antibes avec sa chanson Ceux de Varsovie.
150
Je me souviens du cri inimitable de Jane Mansfield dans le film La blonde et moi.
151
Je me souviens aussi qu’on l’appelait « le buste » et qu’elle est morte décapitée dans un accident de voiture.
152
Je me souviens de Michèle Mercier dans la série des Angélique.
153
Je me souviens que le professeur de Travaux-Manuels nous avait fait construire un théodolite.
154
Je me souviens de Radio Tirana.
155
Je me souviens avoir manifesté en 68 avec les gauchistes, ce que des copains communistes m’avaient reproché.
156
Je me souviens de l’émission radiophonique Le jeu des 1 000 francs et du : « A demain, si vous le voulez bien ! » de son animateur Lucien Jeunesse.
157
je me souviens de Terence Stamp dans Teorema de Pasolini.
158
Je me souviens de la première fois où j’ai mis la langue.
159
Je me souviens que Marcel Proust a commencé par s’éditer à compte d’auteur.
160
Je me souviens que Françoise Giroud est à l’origine de l’appellation Nouvelle Vague.
161
Je me souviens qu’Enrico Macias était instituteur à Oran. (Ou plutôt à Constantine ?)
162
Je me souviens d’une gourde en plastic, que je remplissais de menthe à l’eau fraîche.
163
Je me souviens qu’il fallait environ douze heures pour faire Paris-Nice en train.
164
Je me souviens des seconds rôles de Louis de Funès, avant qu’il ne devienne une vedette.
165
Je me souviens que la dépouille de Charlie Chaplin fut restituée contre une rançon.
166
Je me souviens de Non ho l’eta chanté par Gigliola Cinquetti.
167
Je me souviens que la rumeur courut que Sheila était un homme.
168
Je me souviens de la route Napoléon.
169
Je me souviens de Jodie Foster dans Taxi Driver.
170
Je me souviens que lorsque les bateaux de la marine américaine faisaient escale à Cannes, tous les bars de la ville redoublaient d’activité.
171
Je me souviens de Jacques Chazot dansant Gisèle.
172
Je me souviens d’avoir lu le Programme Commun.
173
Je me souviens de la voix de Coco Chanel.
174
Je me souviens de Sim en baronne de la Tronchenbiais.
175
Je me souviens des Boat People.
176
Je me souviens du Shah d’Iran.
177
Je me souviens du Pavillon des Cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne.
178
Je me souviens que le café au Flore me coûtait plus cher que le repas au restaurant universitaire.
179
Je me souviens que l’écrivain catholique Daniel Rops ayant gagné beaucoup d’argent avec son livre sur la vie du Christ, Mauriac, remarquant au cour d’un cocktail le vison neuf de sa femme, le caressa en disant : « Doux Jésus ! »
180
Je me souviens que Marlon Brando = Branlons Mado !
181
Je me souviens que La Vie mode d’emploi me semblait ennuyeux, jusqu’au jour où je me suis vraiment mis à le lire…
182
Je me souviens de Virna Lisi, mais d’aucun de ses films, hormis le récent Reine Margot de Patrice Chéreau.
183
Je me souviens que la première fois où je suis allé à Venise, j’ai eu la nette impression d’y avoir déjà vécu.
184
Je me souviens avoir offert à ma mère pour la fête des mères un « combiné Marinette ».
185
Je me souviens des portillons automatiques qui barraient l’accès aux quais à l’arrivée du métro.
186
Je me souviens d’un récital de Marie Laforêt au Théâtre de la Ville.
187
Je me souviens que Françoise Dorléac est morte brûlée vive dans sa voiture, dont elle avait perdu le contrôle, sur la route de l’aéroport de Nice.
188
Je me souviens de l’époque où les bouteilles de verre étaient consignées.
189
Je me souviens que Catherine Langeais a été le grande amour de François Mitterrand.
190
Je me souviens de Vince Taylor.
191
Je me souviens que je ne comprenais pas pourquoi New-York n’est pas la capitale des Etats-Unis.
192
Je me souviens du roman de Tony Duvert, Paysage de Fantaisie.
193
Je me souviens d’Annie Cordy et de Marlène Jobert dans Le Passager de la pluie. Et de Charles Bronson aussi.
194
Je me souviens que « anticonstitutionnellement » est le mot le plus long de la langue française .
195
Je me souviens du Palmarès des chansons de Guy Lux.
196
Je me souviens de la déferlante du disco.
197
Je me souviens de la Libération sexuelle.
198
Je me souviens de Klaus Nomi.
199
Je me souviens que Charles Trenet fut agressé une nuit dans les jardins de la Croisette.
200
Je me souviens de le librairie Le Divan à Saint-Germain-des-Près.
201
Je me souviens des nombreuses brasseries qui ont été remplacées par des MacDo.
202
Je me souviens de l’époque où les garçons se faisaient des brushings.
203
Je me souviens de l’ORTF.
204
Je me souviens de Fiche le camp Jack et ne reviens plus jamais, jamais, jamais. Fiche le camp Jack et ne reviens plus jamais.
205
Je me souviens que l’abbé Pierre, comme les préservatifs, a fait un retour en force au début des années quatre-vingts.
206
Je me souviens que Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir se vouvoyaient.
207
Je me souviens des Radioscopies de Jacques Chancel et du Pop-Club de José Artur.
208
Je me souviens que vers la fin des années soixante, tout le monde repeignait les murs et meublait les pièces des appartements en orange.
209
Je me souviens de Pim Pam Poum.
210
Je me souviens de « Tu les as vu Mes Nichons, avec Elvis Presley et Gaby Morlay ? »
211
Je me souviens du lait sucré en tube.
212
Je me souviens de la dent cassée de Catherine Ringer.
213
Je me souviens de la nageuse Kiki Caron.
214
Je me souviens que Georges Marchais se teignait les cheveux en noir.
215
Je me souviens que l’on surnommait Gilbert Bécaud « Monsieur 100 000 volts ».
216
Je me souviens que Louis XVI souffrait d’un psoriasis au prépuce, qui rendait toute pénétration douloureuse, et que Napoléon 1er, selon l’autopsie pratiquée à Sainte-Hélène, avait un sexe « puéril ». (A quoi tient le destin des nations !)
217
Je me souviens que le général de Gaulle croyait qu’un « quarteron » était égal à quatre, alors que ça représente en fait un quart de cent (vingt-cinq).
218
Je me souviens de :
« Pincemi et Pincemoi
sont sur un bateau.
Pincemi tombe à l’eau.
Qui est-ce qui reste ? »
219
Je me souviens de « La Boldoflorine, la Boldoflorine, la bonne tisane pour le foie ! »
220
Je me souviens que je ne trouvais pas que « dix-sept ans est le plus bel âge de la vie. »
221
Je me souviens de l’enthousiasme général pour le minitel rose, jusqu’à l’arrivée des premières factures de France Télécom.
222
Je me souviens que Julien Gracq a refusé le Goncourt et que Romain Gary l’a eu deux fois.
223
Je me souviens que j’ai tout tenté, en vain, pour me faire réformer, et que je garde plutôt un bon souvenir de mon service militaire.
224
Je me souviens que Bruno Carette était le neveu de Julien Carette.
225
Je me souviens que j’étais plutôt Brel que Brassens et Ferré que Ferrat.
226
Je me souviens des Trois petites notes de musique de Cora Vaucaire.
227
Je me souviens du temps où n’existaient ni heure d’hiver ni heure d’été.
228
Je me souviens de « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées. »
229
Je me souviens de ma première chemise à fleurs des années hippies.
230
Je me souviens de « Omar m’a tuer ».
231
Je me souviens du film Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophüls.
232
Je me souviens de la musique du générique de Bonne nuit les Petits.
233
Je me souviens du fauteuil en osier d’Emmanuelle.
234
Je me souviens des manteaux en peau de mouton retournée.
235
Je me souviens de l’enlèvement du baron Empain.
236
Je me souviens de l’apparition des premiers sabots de Denver.
237
Je me souviens de la disparition au fond de la Seine de la piscine Deligny.
238
Je me souviens que Gabriel Matzneff est allé répandre à Rome les cendres d’Henry de Montherlant.
239
Je me souviens de l’assassinat de JFK.
240
Je me souviens des camps de harkis.
241
Je me souviens de Fais ta prière Tom Dooley, demain tu vas mourir…
242
Je me souviens qu’en colonie de vacances on disait « cheftaine » aux monitrices.
243
Je me souviens d’avoir joué le rôle de Davy Crockett.
244
Je me souviens qu’un jour une de mes cousine a commandé un jus de tomate au garçon de café.
245
Je me souviens qu’à une époque, j’écrasais mes cigarette à moitié, pour faire riche.
246
Je me souviens de mon arrivée à Paris.
247
Je me souviens des années Pompidou.
248
Je me souviens de « Voir Venise et mourir ».
249
Je me souviens de Pascale Ogier.
250
Je me souviens qu’en France une seule phrase peut faire élire un président : « Vous n’avez pas le monopole du cœur ! »
251
Je me souviens du cinéma La Scala, boulevard de Strasbourg.
252
Je me souviens de Michèle Torr.
253
Je me souviens que Tegucigalpa est la capitale du Honduras.
254
Je me souviens qu’Edgar Poe a écrit Double assassinat dans la rue Morgue sans être jamais venu à Paris.
255
Je me souviens d’Emmanuelle Riva.
256
Je me souviens de Pol Pot.
257
Je me souviens du Livre de préface de Jorge Luis Borges.
258
Je me souviens de Diana Ross dans le rôle de Billie Holliday.
259
Je me souviens qu’Yves Navarre envoya plus d’une dizaine de manuscrits avant que son premier roman soit accepté.
260
Je me souviens que Jean Genet est né et mort à Paris.
261
Je me souviens d’une friterie de la rue de l’Ancienne-Comédie, où la patronne rebaptisait les desserts à sa façon : la banane était un rêve de jeune-fille et le yaourt un foutre diabétique.
262
Je me souviens que Sartre et le Castor était adepte du ménage à trois.
263
Je me souviens que le journaliste Pierre Viansson-Ponté répondait à toutes les lettres qui lui étaient adressées.
264
Je me souviens d’un flirt de jeunesse qui sentait l’ail et l’oignon.
265
Je me souviens que Goethe, juste avant de mourir, a dit : « Plus de lumière ! »
266
Je me souviens que l’on jouait à la pichenette : il s’agissait de faire avancer par chiquenaude, le long d’un banc public, une capsule de soda, sans la faire tomber. Le premier arrivé gagnait.
267
Je me souviens que, dès que cela a été possible, j’ai été barbu, puis moustachu, sans conviction.
268
Je me souviens que le milliardaire américain Howard Hugues, qui a fini sa vie reclus dans son appartement sans jamais sortir, a été l’amant de Gina Lollobrigida.
269
Je me souviens de la corvée de mazout.
270
Je me souviens que Claude Pompidou et Simone Veil se sont retrouvées à une réception officielle avec le même tailleur Chanel.
271
Je me souviens des jambes de Zizi Jeanmaire.
272
Je me souviens que Maria Pacôme s’est toujours vantée d’être paresseuse.
273
Je me souviens de la première interview de Patrick Modiano.
274
Je me souviens que j’ai fait ma première communion avec un an d’avance.
275
Je me souviens des billets de tombola, vendus à l’entracte par l’association La Roue Tourne, au profit des vieux comédiens indigents.
276
Je me souviens de Serge Reggiani quand il chantait La femme qui est dans mon lit, Les loups sont entrés dans Paris ou Votre fille a vingt ans.
277
Je me souviens des Dauphine, des Aronde et des Panhard.
278
Je me souviens de la Bibliothèque Bleue et de la Bibliothèque Rose.
279
Je me souviens de don Camillo et de Peppone.
280
Je me souviens qu’Henri Tisot était l’imitateur quasi officiel et autorisé du général de Gaulle.
281
Je me souviens des Avaleuses d’Avallon.
282
Je me souviens que Freud, à l’occasion d’un séjour à Paris, tenait absolument à entendre la chanteuse Yvette Guibert.
283
Je me souviens que Casanova était persuadé que le chevalier d’Eon était une femme.
284
Je me souviens de Bette Davis dans All about Eve.
285
Je me souviens d’avoir disséqué une souris blanche en classe de Sciences Nat.
286
Je me souviens des filets à provisions.
287
Je me souviens que, même sans quitter des yeux la casserole, je n’étais jamais assez rapide pour empêcher le lait de déborder.
288
Je me souviens de mon premier stylo quatre-couleurs.
289
Je me souviens des plumes Sergent Major.
290
Je me souviens de ma carte de réduction famille nombreuse.
291
Je me souviens du mariage de Sheila et Ringo à la mairie du 13ème arrondissement.
292
Je me souviens du jeu des osselets.
293
Je me souviens de : « Ralliez-vous à mon panache blanc ! »
294
Je me souviens du groupe Il était une fois.
295
Je me souviens qu’Antoine voulait mettre Johnny en cage à Médrano, lequel a répondu par la chanson Cheveux longs et Idées courtes.
296
Je me souviens de 1515.
297
Je me souviens des sandales en plastique transparent.
298
Je me souviens de la mort de Mesrine, porte de Clignancourt.
299
Je me souviens que tout le monde était castriste.
300
Je me souviens du « microcosme parisien » de Raymond Barre.
301
Je me souviens de Samantha et Jean-Pierre dans Ma sorcière bien aimée.
302
Je me souviens de « Maman, je n’ai rien aux dents ! »
303
Je me souviens que j’aurais aimé participer aux séances de l’Oulipo.
304
Je me souviens du « nouveau cinéma allemand » : Fassbinder, Herzog, Wenders, etc.
305
Je me souviens de l’hommage à Jean Moulin par André Malraux.
306
Je me souviens des Tricks de Renaud Camus.
307
Je me souviens de West side story.
308
Je me souviens des notes de la claviste (NDLC) dans Libération.
309
Je me souviens du mannequin anorexique Twiggy.
310
Je me souviens de mon premier chat, Mistigri.
311
Je me souviens du Design.
312
Je me souviens de Lui et de Play-Boy.
313
Je me souviens d’un sketch de Paul Prébois dans lequel il disait : « Maman, pour une fois que tu es aux Assises, pourquoi tu restes debout ! »
314
Je me souviens des Surfs chantant T’en vas pas comme ça, sans un adieu, sans une larme !
315
Je me souviens de Brad Davis dans Midnight express.
316
Je me souviens que je collectionnais les écussons des régions de France offerts par le café Legal.
317
Je me souviens de Tu veux ou tu veux pas de Marcel Zanini.
318
je me souviens de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault (et que je ne savais jamais qui était qui).
319
Je me souviens que j’ai découvert l’histoire de la prohibition américaine à travers la série Les Incorruptibles.
320
Je me souviens de la RDA et de la RFA.
321
Je me souviens qu’il était interdit de se promener en maillot de bain aux abords du monastère de l’île Saint-Honorat.
322
Je me souviens de Blek le Roc.
323
Je me souviens des premiers seins nus sur les plages publiques.
324
Je me souviens de Nuit et Brouillard d’Alain Resnais.
325
Je me souviens de la « catastrophe » du barrage de Malpasset.
326
Je me souviens de Delphine Seyrig dans India Song.
327
Je me souviens des critiques cinématographiques de Jean-Louis Bory dans le Nouvel-Obs.
328
Je me souviens d’Yves Mourousi.
329
Je me souviens de La nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès.
330
Je me souviens de Janique Aimée sur son « vélosolex ».
331
Je me souviens que le Théâtre du Châtelet était un haut-lieu de l’opérette.
332
Je me souviens des nombreuses sortes de papiers chantés par Régine : de riz, d’Arménie, buvard, tue-mouche, de soie, etc.
333
Je me souviens d’Action Directe.
334
Je me souviens du regard de Jean-Pierre Léaud découvrant la mer à la fin des Quatre-cents coups.
335
je me souviens de l’allée d’eucalyptus de l’île Sainte-Marguerite.
336
Je me souviens de l’hôtel Le Gonnet de la Reine, dans lequel je ne suis jamais entré.
337
Je me souviens de Gaston Defferre.
338
Je me souviens de Oublier Palerme.
339
Je me souviens de ma première cuite.
340
Je me souviens de la piscine du Palm-Beach.
341
Je me souviens de la rue du Cherche-Midi.
342
Je me souviens du « Madame ! » lancé par Jean d’Ormesson en accueillant Marguerite Yourcenar sous la Coupole.
343
Je me souviens de l’élection de François Mitterrand.
344
Je me souviens de Jacques Chirac, maire de Paris.
345
Je me souviens de Xavière Tiberi.
346
Je me souviens du Requiem de Mozart.
347
Je me souviens de mes errances dans les rues de Paris, de jour et de nuit.
348
Je me souviens qu’on mangeait pour presque rien au comptoir du Pied de Cochon.
349
Je me souviens des Cinq dernières minutes et de l’inévitable « Mais c’est bien sûr ! »
350
Je me souviens d’avoir volé La Philosophie dans le boudoir du Divin Marquis.
351
Je me souviens de sœur Dominique, nique, nique !
352
Je me souviens que Darty rembourse la différence, si l’on trouve moins cher ailleurs.
353
Je me souviens de Flipper le Dauphin.
354
Je me souviens quand les jeunes filles portaient des robes à motif vichy sur des jupons à cerceaux.
355
Je me souviens que la chaussure de vair de Cendrillon était en réalité en fourrure.
356
Je me souviens du journal Hara-Kiri.
357
Je me souviens des rayures rouges du dentifrice Signal.
358
Je me souviens du cadeau Bonux.
359
Je me souviens qu’un jour mon oncle m’a rasé le crane.
360
Je me souviens que mon premier joint ne m’avait fait aucun effet.
361
Je me souviens que j’allais à la messe.
362
Je me souviens qu’en sixième j’ai opté pour des études « modernes ».
363
Je me souviens des attentats de l’OAS.
364
Je me souviens des ventouses.
365
Je me souviens des sœurs Kessler.
366
Je me souviens de L’Important c’est d’aimer de Zulawski.
367
Je me souviens des bas avec couture.
368
Je me souviens de l’odeur de la poudre de riz.
369
Je me souviens de l’huile de foie de morue.
370
Je me souviens du Fernet-Branca.
371
Je me souviens de ma première chaude-pisse et de mes premiers morpions.
372
Je me souviens d’une femme à barbe.
373
Je me souviens de mon père tuant le lapin.
374
Je me souviens de l’époque où les hommes en deuil portaient un brassard noir.
375
Je me souviens de la messe en latin.
376
Je me souviens des professeurs en toge à la fac de Droit.
377
Je me souviens quand le béret basque était une réalité plus qu’un cliché.
378
Je me souviens des Fiat 500 et de la Quatre-Chevaux.
379
Je me souviens des vitesses au volant.
380
Je me souviens de Madame Mao.
381
Je me souviens des baisers mouillés des vieilles dames.
382
Je me souviens de « Tous les enfants sont des poètes, à l’exception de Minou Drouet », de Jean Cocteau.
383
Je me souviens de Bardot et Moreau dans Viva Maria.
384
Je me souviens de Borsalino.
385
Je me souviens de l’accent rocailleux de Monseigneur Marty.
386
Je me souviens de Georges Séguy.
387
Je me souviens qu’il ne faut jamais crier au loup quand il n’y est pas.
388
Je me souviens Qu’sur l’ pont de Nantes, une jeune fille s’est noyée.
389
Je me souviens que la femme de Gaston Dominici était surnommée La Sardine.
390
Je me souviens que je rougissais.
391
Je me souviens de Riquet à la Houppe.
392
Je me souviens de la perruque de Geppetto.
393
Je me souviens de Monsieur Propre. Et aussi de la « tornade blanche ».
394
Je me souviens de : « Pinocchio, pine au cul ! », que criaient les garçons dans la cour de récré.
395
Je me souviens des Cahiers du Cinéma.
396
Je me souviens des tramways de Lisbonne et du petit train de Caparica.
397
Je me souviens des femmes en vitrine d’Amsterdam.
398
Je me souviens de la maison en partie double d’Anne Franck.
399
Je me souviens de l’époque où la pire des insultes était d’être traité d’ « opportuniste ».
400
Je me souviens de Salut les Copains (le journal et l’émission).
401
Je me souviens que je faisais mes devoirs en écoutant le Hit-Parade à la radio.
402
Je me souviens du café à la chicorée.
403
Je me souviens des pan-bagnats et des chichis.
404
Je me souviens de Stratford-upon-Avon.
405
Je me souviens de « Y’a bon Banania ! »
406
Je me souviens de La séquence du spectateur.
407
Je me soutiens de définitions de mots croisés :
Il est né muet (cinématographe) ;
Il vide les baignoires et remplit les lavabos (entracte).
408
Je me souviens que Sandie Shaw chantait pieds nus.
409
Je me souviens des Femmes à lunettes par Colette Deréal.
410
Je me souviens de la canicule de 1976.
411
Je me souviens de : « Blanc-bonnet et bonnet-blanc ».
412
Je me souviens qu’à la mort de Picasso, son petit-fils s’est suicidé en avalant le contenu d’une bouteille d’eau de Javel.
413
Je me souviens qu’André Breton était homophobe.
414
Je me souviens que les rues de Grasse sont parfumées.
415
Je me souviens que Reynaldo Hahn est enterré à proximité de son ami Marcel Proust.
416
Je me souviens qu’une enveloppe n’est pas un oiseau (un seul « l »).
417
Je me souviens de « Passage des Impasses » dans Les Amours jaunes de Tristan Corbière.
418
Je me souviens des Claudettes.
419
Je me souviens des W.-C. à la Turque, sur le palier.
420
Je me souviens de Ios, Santorin, Lesbos et Le Pirée.
421
Je me souviens de mes camarades de chambrée, à l’armée (leurs visages sinon leurs noms).
422
Je me souviens d’Eric Tabarly.
423
Je me souviens des jeux de société : petits chevaux, jacquet, jeu de l’oie, des sept familles, dames, belote, monopoly, yam’s, rami, scrabble, etc.
424
Je me souviens de Claude Véga imitant Barbara.
425
Je me souviens de ma voisine me demandant d’aller lui acheter ses « journaux de concierge » : France-Dimanche et Ici-Paris.
426
Je me souviens du Marsupilami.
427
Je me souviens de Je n’irai pas à Saint-Tropez, Madame !
428
Je me souviens de « Thérèse, qui rit quand on la baise ».
429
Je me souviens de Madame Soleil.
430
Je me souviens du Meurtre de Roger Ackroyd.
431
Je me souviens que Marthe Richard a fait fermer les maisons closes.
432
Je me souviens de Mata Hari.
433
Je me souviens de l’expression « aimable comme une porte de prison ».
434
Je me souviens des cerises en boucles d’oreilles.
435
Je me souviens de la pêche aux oursins.
436
Je me souviens du goût acre des omelettes aux asparagus.
437
Je me souviens que le péripatétisme n’est plus tout à fait lié à l’enseignement de la philosophie.
438
Je me souviens de la mère Denis.
439
Je me souviens des longues processions d’infirmes à Lourdes.
440
Je me souviens de la Dordogne des châteaux.
441
Je me souviens que le ciel paraît plus bas dans les monts du Cantal.
442
Je me souviens de Dave chantant aux terrasses des cafés.
443
Je me souviens du Palais du facteur Cheval.
444
Je me souviens du commandant Cousteau.
445
Je me souviens de La maison du canal de Georges Simenon.
446
Je me souviens de la Costa Brava.
447
Je me souviens de Ike et Tina Turner.
448
Je me souviens d’Otis Reeding.
449
Je me souviens de Nous ne vieillirons pas ensemble.
450
Je me souviens que Max Gallo passait souvent à Apostrophes.
451
Je me souviens du bal des quat’zarts.
452
Je me souviens de Fellini-Roma et d’Anna Magnani.
453
Je me souviens d’Un cœur simple.
454
Je me souviens des gros titres annonçant la mort de Marylin Monroe.
455
Je me souviens de La Guerre des boutons.
456
Je me souviens de ma collection de pierres rares et semi précieuses.
457
Je me souviens que j’étais « boursier ».
458
Je me souviens de Laurent Terzieff dans le Médée de Pasolini.
459
Je me souviens qu’Ulysse de James Joyce est l’histoire d’un homme qui fait caca.
460
Je me souviens quand les ouvreuses de cinéma nous accompagnaient à notre place dans le noir avec une lampe de poche.
461
Je me souviens de : « Au troisième top, il sera exactement… »
462
Je me souviens des bonbons à un centimes.
463
Je me souviens de Néfertiti reine du Nil, de Samson et Dalila et de la série des Maciste.
464
Je me souviens des chaisières de la Croisette.
465
Je me souviens de l’inondation de Florence.
466
Je me souviens du mannequin Bettina.
467
Je me souviens de Macha Béranger.
468
Je me souviens que Victor Hugo faisait quotidiennement le tour de Paris, installé au sommet du bus à impériale.
469
Je me souviens de : « Elle est morte, Adèle ! »
470
Je me souviens de Laura Betti.
471
Je me souviens de Gianni Esposito.
472
je me souviens de Carnet de bal.
473
Je me souviens que Félix Faure est mort dans le double exercice de ses fonctions.
474
Je me souviens du parapluie de Madeleine Renaud dans O les beaux jours.
475
Je me souviens de Samuel Beckett.
476
Je me souviens de Tombeau pour cinq cents mille soldats.
477
Je me souviens de l’Eau sauvage de Christian Dior.
478
Je me souviens du FHAR.
479
Je me souviens que « les oiseaux se cachent pour mourir ».
480
Je me souviens que les cendres de Georges Perec ont été déposées au colombarium du Père-Lachaise, case n° 382.
http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/01/04/bye-bye-librairie-de-france/
Quel plaisir que la lecture de ce texte par quelqu'un né en 1946 !
JE ME SOUVIENS DE GEORGES PEREC…
Le titre, la forme et, dans une certaine mesure, l’esprit de ces textes s’inspirent des Je me souviens de Georges Perec, qui avait été influencé, lui-même, par les
I remember de Joe Brainard.
1
Je me souviens de Georges Perec, sans accents, avec sa tignasse afro et sa barbe de barde.
2
Je me souviens quand les produits de consommation n’avaient pas de codes-barres.
3
Je me souviens du cinéma Le Wepler, place de Clichy, et de ses cendriers incrustés dans les accoudoirs pour les fumeurs.
4
Je me souviens de Sophia Loren se promenant sur la Croisette entourée d’une nuée de photographes.
5
Je me souviens qu’à ma demande d’autographe Manitas de Plata a signé d’une croix.
6
Je me souviens de l’ancien Palais des Festivals de Cannes.
7
Je me souviens de l’arrivée des nouveaux francs.
8
Je me souviens de Mouna Aguigui.
9
Je me souviens d’une repasseuse en chambre qui, depuis sa mansarde, donnait à entendre à tout l’immeuble l’intégrale des chansons de Tino Rossi.
10
Je me souviens que ma cousine Marie-Jeanne menaçait ses filles de leur donner une gifle que le mur leur en rendrait une autre.
11
Je me souviens d’un camarade de classe en terminale qui voulait toujours que je lui achète La Cause du Peuple.
12
Je me souviens des beignets de fleurs de courgette.
13
Je me souviens que je collectionnais des timbres de l’Afrique équatoriale française (AEF) et de l’Afrique occidentale française (AOF). De l’Indochine aussi.
14
Je me souviens du lait froid au cacao qu’on nous distribuait en classe.
15
Je me souviens des premiers films porno distribués en salle.
16
Je me souviens de mon premier « Transistor ».
17
Je me souviens de l’arrivée des Pieds-Noirs d’Algérie.
18
Je me souviens qu’avant de découvrir Paris je connaissais la plupart de ses rues grâce au « Monopoly ».
19
Je me souviens des Maîtres du Mystère, le mercredi soir à la radio.
20
Je me souviens que la Bégum, avant d’épouser l’Aga Khan, avait été vendeuse en pâtisserie puis Reine de Beauté.
21
Je me souviens que Pauline Carton tournait toujours des rôles de bonne dans les films de Sacha Guitry.
22
Je me souviens que ma cousine Marie-Jeanne avant de me demander de faire une course ou de lui rendre un service commençait toujours sa phrase par : « Sans te commander… »
23
Je me souviens que j’ai toujours préféré les éclairs au café à ceux aux chocolat. Idem pour les religieuses.
24
Je me souviens que le premier disque classique que j’ai acheté était Les Concertos pour violon de Paganini.
25
Je me souviens que j’avais le béguin pour la prof de Sciences Nat.
26
Je me souviens de « Catarina bella bella tchi tchi (bis). »
27
Je me souviens que mon père jouait aux cartes avec le champion cycliste Apo Lazaridès.
28
Je me souviens que l’on m’appelait le Parisien, parce que je n’avais pas d’accent.
29
Je me souviens que je lisais régulièrement le magazine Frimoussette, plutôt destiné aux petites filles.
30
Je me souviens que les films de Joselito, l’enfant à la voix d’or me faisaient pleurer.
31
Je me souviens que la première fois que je suis allé au théâtre c’était au Casino des Fleurs de Cannes. J’y ai vu Le Voyageur sans bagages de Jean Anouilh, joué par la troupe locale des Tréteaux de France.
32
Je me souviens qu’un élève ayant choisi un texte de Sainte-Beuve comme sujet de dissertation avait conclu son devoir par ces mots : « Et la sainte avait raison. »
33
Je me souviens de mes premiers blue jean’s, achetés au Stock américain.
34
Je me souviens d’avoir vu Les Oiseaux, d’Alfred Hitchcock, au cinéma Le Vox, rue d’Antibes.
35
Je me souviens que le Paillon traversait Nice, avant d’être recouvert.
36
Je me souviens que Dalida a tenté de mettre fin à ses jours après le suicide de Luigi Tenco à San Remo.
37
Je me souviens d’une jeune veuve dont le mari avait été tué à la Guerre d’Algérie.
38
Je me souviens des fesses de Michel Polnareff.
39
Je me souviens de Jean XXIII.
40
Je me souviens qu’un jour quelqu’un a éteint brutalement la radio pour que je n’entende pas France Gall chanter Les sucettes à l’anis.
41
Je me souviens que notre premier « Frigidaire » était un « Indésit ».
42
Je me souviens de ma première guitare dont je n’ai jamais su jouer.
43
Je me souviens d’Evelyne Leclercq, speakrine à la télé régionale Nice-Côte d’Azur.
44
Je me souviens que j’avais souvent zéro à la dictée.
45
Je me souviens que Sylvie Vartan était interdite de concert dans la région car des chaises avaient été cassées lors de son dernier récital.
46
Je me souviens que l’on faisait bouillir les draps dans une lessiveuse.
47
Je me souviens de l’époque où l’on parlait de « ballets roses » et de « ballets bleus » dans les journaux.
48
Je me souviens de ma collection de porte-clés publicitaires.
49
Je me souviens que l’on discutait âprement pour savoir qui de Mireille Mathieu ou de Georgette Lemaire était la nouvelle Piaf.
50
Je me souviens que Sacha Distel fut l’amant de Brigitte Bardot.
51
Je me souviens de la distinction entre les autobus et les autocars.
52
Je me souviens des premiers bâtiments en préfabriqué.
53
Je me souviens que l’on peut être auteur sans écrire une seule ligne (à cause d’Homère et de l’Iliade et de l’Odyssée).
54
Je me souviens que je ne comprenais pas pourquoi Molière et Voltaire avaient pris un pseudonyme, plutôt que de se faire connaître par leur vrai nom.
55
Je me souviens que le Cléopâtre, avec Liz Taylor, avait été le film le plus cher de toute l’histoire du cinéma.
56
Je me souviens de l’Ami Singer – l’Ami sincère.
57
Je me souviens que Brigitte Bardot avait dû se convertir au judaïsme pour pouvoir épouser Gunter Sachs.
58
Je me souviens d’un monsieur Petit, qui était très grand, et d’un monsieur Blanche, qui était noir.
59
Je me souviens qu’en cinquième le professeur de Français nous avait demandé de rédiger notre rédaction sous forme dialoguée et que je ne comprenais pas ce que ça signifiait.
60
Je me souviens de l’uniforme rouge et or du portier du Négresco à Nice.
61
Je me souviens que la pièce La Cantatrice chauve est jouée sans interruption depuis sa création.
62
Je me souviens des Scopitones.
63
Je me souviens du « Ta-ta ta-ta ta-ta » des bas Dim.
64
je me souviens que l’on faisait brûler des feuilles sèches d’eucalyptus dans toute la maison, contre le rhume.
65
Je me souviens des pages vertes de l’hebdomadaire satirique Le Hérisson.
66
Je me souviens du Discorama de Denise Glaser, le dimanche à l’heure du déjeuner.
67
Je me souviens d’un professeur d’Anglais qui roulait en « Studebaker ».
68
Je me souviens de l’époque où il fallait attendre des mois, voire plus d’une année, avant d’obtenir une ligne téléphonique.
69
Je me souviens de la première fois où j’ai mangé un steak tartare.
70
Je me souviens des romans de Guy des Cars.
71
Je me souviens qu’Henri Salvador, en travesti, ressemblait étonnamment à sa femme Jacqueline.
72
Je me souviens des garçons qui se prostituaient devant le drugstore Saint-Germain.
73
Je me souviens que je n’aimais pas vraiment le cirque et encore moins le théâtre de Guignol.
74
Je me souviens du Père Noël des Dames de France avec lequel ma mère m’a fait photographier durant plusieurs années.
75
Je me souviens de Juliette Gréco dans Belphégor.
76
Je me souviens avoir été inscrit dans un club de foot et n’y être pas retourné après la première séance d’entraînement.
77
Je me souviens d’un professeur d’Histoire qui nous parlait toujours d’ Eupen et Malmédy.
78
Je me souviens de : « On trouve tout à la Samaritaine ».
79
Je me souviens que dans L’Etranger, d’Albert Camus, le héros fait l’amour, juste après avoir enterré sa mère.
80
Je me souviens que je confondais toujours le café de la Gare et le café d’Edgar.
81
Je me souviens que Peira-Cava fut la première station de ski des Alpes-Maritimes.
82
Je me souviens que Philippe Clay chantait Mes Universités en réaction contre les soixante-huitards.
83
Je me souviens qu’avant d’être baronne Nadine de Rothschild était starlette.
84
Je me souviens que le chanteur Christophe a crié tout un été pour qu’Aline revienne, car il avait trop de peine.
85
Je me souviens qu’Alain Delon est un ancien combattant de la Guerre d’Indochine.
86
Je me souviens que Gérard de Nerval répondait à ceux qui s’étonnaient de le voir promener un homard en laisse dans les jardins du Palais Royal : « C’est aussi affectueux qu’un chien et, en plus, ça connaît les secrets de la mer ! »
87
Je me souviens que j’ai été déçu à la vision du film Autant en emporte le vent.
88
Je me souviens d’un ami qui disait : « C’est l’hôpital qui se fout de la Charité et lycée de Versailles (pour vice versa) !»
89
Je me souviens que Jean Cocteau est mort presque au même moment qu’Edith Piaf.
90
Je me souviens des artichauts à la barigoule.
91
Je me souviens des Lagarde et Michard.
92
Je me souviens du feuilleton littéraire d’Angelo Rinaldi dans L’Express.
93
Je me souviens que Mr and Mrs Smith avait un fils, qui se prénommait John.
94
Je me souviens des Chats sauvages et des Chaussettes noires.
95
Je me souviens que Patricia Carli chantait : « Arrête, arrête, ne me quitte pas, je t’en supplie aie pitié de moi ! », que l’on parodiait en : « Arrête, arrête, ne me touche pas, avec ta main pleine de doigts ! »
96
Je me souviens d’un prof de Musique qui, après nous avoir fait écouter un disque de musique classique, nous demandait de rédiger sur une feuille nos « Impressions d’écoute ».
97
Je me souviens qu’il fallait moudre le café, que l’on achetait généralement en grains.
98
Je me souviens d’Isabelle Adjani disant : « Le petit chat est mort ».
99
Je me souviens des pantalons à pattes d’éléphants.
100
Je me souviens de l’espéranto et de Lanza del Vasto.
101
Je me souviens de Michel Jazy et de Roger Mimoun.
102
Je me souviens que Jacqueline Huet choquait certains téléspectateurs avec ses décolletés plongeants.
103
Je me souviens de Cinq colonnes à la Une.
104
Je me souviens de l’affaire Gabriel Aranda.
105
Je me souviens de « tante Yvonne ».
106
Je me souviens du trou des Halles.
107
Je me souviens de Micheline Presle et de Daniel Gélin dans Les Saintes Chéries.
108
Je me souviens que Sophie Daumier était la partenaire et l’épouse de Guy Bedos.
109
Je me souviens de Jacques Charrier dans Les Tricheurs de Marcel Carné.
110
Je me souviens qu’Edgar Faure avait un cheveu sur la langue.
111
Je me souviens des bottines fourrées de Marguerite Duras.
112
Je me souviens que les Monégasques ne paient pas d’impôts.
113
Je me souviens d’un apéritif qui s’appelait « le Cynar », à l’extrait d’artichaut.
114
Je me souviens qu’Hervé Vilard et Nicoletta avaient été élevés à l’orphelinat.
115
Je me souviens des premières classes dans le métro.
116
Je me souviens de Sean Connery dans les premiers James Bond.
117
Je me souviens que Jean Gabin a été l’amant de Marlène Dietrich et Yves Montand celui de Marylin Monroe.
118
Je me souviens de La femme assise de Copi.
119
Je me souviens que Jean-Paul 1er est mort juste après avoir été élu pape.
120
Je me souviens des « mélos flamboyants » de Douglas Sirk.
121
Je me souviens de « Elle a osé donner de la margarine à mon enfant ! »
122
Je me souviens que Sheila vendait des bonbons sur les marchés.
123
Je me souviens du Petit Conservatoire de Mireille.
124
Je me souviens des Mobiles de Vasarély.
125
Je me souviens que Khrouchtchev embrassait les chefs d’états étrangers sur la bouche.
126
Je me souviens que Philippe Bouvard n’a pas le baccalauréat.
127
Je me souviens du twist et des surboums.
128
Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps que le divorce est autorisé en Italie.
129
Je me souviens de la majorité à vingt et un ans.
130
Je me souviens des mots croisés de Max Favalelli.
131
Je me souviens de l’accident d’hélicoptère de Daniel Balavoine.
132
Je me souviens de l’aquarium du Trocadéro.
133
Je me souviens que ma première voiture était une NSU Sprintz, de couleur gris clair.
134
Je me souviens qu’un des Frères Ennemis a disparu sans laisser de traces.
135
Je me souviens que Carlos est le fils de Françoise Dolto.
136
Je me souviens que le jeudi il n’y avait pas école.
137
Je me souviens qu’après l’enlèvement de madame Dassault on demandait :
Quel est l’arrondissement le plus sale de Paris ?
Le seizième, parce qu’on y enlève la merde à seau.
138
Je me souviens que Dalida était une grande lectrice de Teilhard de Chardin.
139
Je me souviens du présentateur de concerts Bernard Gavoty.
140
Je me souviens de :
« Quand j’avance
Tu recules
Comment veux-tu
Que je t’encule ? »
141
Je me souviens qu’Arletty et Sacha Guitry eurent des ennuis à la Libération.
142
Je me souviens du billet d’humeur de Claude Sarraute en dernière page du Monde.
143
Je me souviens qu’on nous disait de ne pas boire trop de coca-cola car on pouvait avoir des trous dans l’estomac.
144
Je me souviens que je n’aimais pas le goût du clou de girofle. Et ne l’aime toujours pas.
145
Je me souviens que Patachou coupait les cravates de ses clients dans son cabaret de Montmartre.
146
Je me souviens avoir joué au docteur avec mes petites cousines.
147
Je me souviens qu’à mon arrivée à Paris, au début des années soixante-dix, la grande majorité des bâtiments et des monuments était encore noire de crasse.
148
Je me souviens quand Noël Mamère et Dominique Baudis présentaient le journal télévisé.
149
Je me souviens que Jacqueline Dulac a gagné le concours de la Rose d’Or d’Antibes avec sa chanson Ceux de Varsovie.
150
Je me souviens du cri inimitable de Jane Mansfield dans le film La blonde et moi.
151
Je me souviens aussi qu’on l’appelait « le buste » et qu’elle est morte décapitée dans un accident de voiture.
152
Je me souviens de Michèle Mercier dans la série des Angélique.
153
Je me souviens que le professeur de Travaux-Manuels nous avait fait construire un théodolite.
154
Je me souviens de Radio Tirana.
155
Je me souviens avoir manifesté en 68 avec les gauchistes, ce que des copains communistes m’avaient reproché.
156
Je me souviens de l’émission radiophonique Le jeu des 1 000 francs et du : « A demain, si vous le voulez bien ! » de son animateur Lucien Jeunesse.
157
je me souviens de Terence Stamp dans Teorema de Pasolini.
158
Je me souviens de la première fois où j’ai mis la langue.
159
Je me souviens que Marcel Proust a commencé par s’éditer à compte d’auteur.
160
Je me souviens que Françoise Giroud est à l’origine de l’appellation Nouvelle Vague.
161
Je me souviens qu’Enrico Macias était instituteur à Oran. (Ou plutôt à Constantine ?)
162
Je me souviens d’une gourde en plastic, que je remplissais de menthe à l’eau fraîche.
163
Je me souviens qu’il fallait environ douze heures pour faire Paris-Nice en train.
164
Je me souviens des seconds rôles de Louis de Funès, avant qu’il ne devienne une vedette.
165
Je me souviens que la dépouille de Charlie Chaplin fut restituée contre une rançon.
166
Je me souviens de Non ho l’eta chanté par Gigliola Cinquetti.
167
Je me souviens que la rumeur courut que Sheila était un homme.
168
Je me souviens de la route Napoléon.
169
Je me souviens de Jodie Foster dans Taxi Driver.
170
Je me souviens que lorsque les bateaux de la marine américaine faisaient escale à Cannes, tous les bars de la ville redoublaient d’activité.
171
Je me souviens de Jacques Chazot dansant Gisèle.
172
Je me souviens d’avoir lu le Programme Commun.
173
Je me souviens de la voix de Coco Chanel.
174
Je me souviens de Sim en baronne de la Tronchenbiais.
175
Je me souviens des Boat People.
176
Je me souviens du Shah d’Iran.
177
Je me souviens du Pavillon des Cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne.
178
Je me souviens que le café au Flore me coûtait plus cher que le repas au restaurant universitaire.
179
Je me souviens que l’écrivain catholique Daniel Rops ayant gagné beaucoup d’argent avec son livre sur la vie du Christ, Mauriac, remarquant au cour d’un cocktail le vison neuf de sa femme, le caressa en disant : « Doux Jésus ! »
180
Je me souviens que Marlon Brando = Branlons Mado !
181
Je me souviens que La Vie mode d’emploi me semblait ennuyeux, jusqu’au jour où je me suis vraiment mis à le lire…
182
Je me souviens de Virna Lisi, mais d’aucun de ses films, hormis le récent Reine Margot de Patrice Chéreau.
183
Je me souviens que la première fois où je suis allé à Venise, j’ai eu la nette impression d’y avoir déjà vécu.
184
Je me souviens avoir offert à ma mère pour la fête des mères un « combiné Marinette ».
185
Je me souviens des portillons automatiques qui barraient l’accès aux quais à l’arrivée du métro.
186
Je me souviens d’un récital de Marie Laforêt au Théâtre de la Ville.
187
Je me souviens que Françoise Dorléac est morte brûlée vive dans sa voiture, dont elle avait perdu le contrôle, sur la route de l’aéroport de Nice.
188
Je me souviens de l’époque où les bouteilles de verre étaient consignées.
189
Je me souviens que Catherine Langeais a été le grande amour de François Mitterrand.
190
Je me souviens de Vince Taylor.
191
Je me souviens que je ne comprenais pas pourquoi New-York n’est pas la capitale des Etats-Unis.
192
Je me souviens du roman de Tony Duvert, Paysage de Fantaisie.
193
Je me souviens d’Annie Cordy et de Marlène Jobert dans Le Passager de la pluie. Et de Charles Bronson aussi.
194
Je me souviens que « anticonstitutionnellement » est le mot le plus long de la langue française .
195
Je me souviens du Palmarès des chansons de Guy Lux.
196
Je me souviens de la déferlante du disco.
197
Je me souviens de la Libération sexuelle.
198
Je me souviens de Klaus Nomi.
199
Je me souviens que Charles Trenet fut agressé une nuit dans les jardins de la Croisette.
200
Je me souviens de le librairie Le Divan à Saint-Germain-des-Près.
201
Je me souviens des nombreuses brasseries qui ont été remplacées par des MacDo.
202
Je me souviens de l’époque où les garçons se faisaient des brushings.
203
Je me souviens de l’ORTF.
204
Je me souviens de Fiche le camp Jack et ne reviens plus jamais, jamais, jamais. Fiche le camp Jack et ne reviens plus jamais.
205
Je me souviens que l’abbé Pierre, comme les préservatifs, a fait un retour en force au début des années quatre-vingts.
206
Je me souviens que Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir se vouvoyaient.
207
Je me souviens des Radioscopies de Jacques Chancel et du Pop-Club de José Artur.
208
Je me souviens que vers la fin des années soixante, tout le monde repeignait les murs et meublait les pièces des appartements en orange.
209
Je me souviens de Pim Pam Poum.
210
Je me souviens de « Tu les as vu Mes Nichons, avec Elvis Presley et Gaby Morlay ? »
211
Je me souviens du lait sucré en tube.
212
Je me souviens de la dent cassée de Catherine Ringer.
213
Je me souviens de la nageuse Kiki Caron.
214
Je me souviens que Georges Marchais se teignait les cheveux en noir.
215
Je me souviens que l’on surnommait Gilbert Bécaud « Monsieur 100 000 volts ».
216
Je me souviens que Louis XVI souffrait d’un psoriasis au prépuce, qui rendait toute pénétration douloureuse, et que Napoléon 1er, selon l’autopsie pratiquée à Sainte-Hélène, avait un sexe « puéril ». (A quoi tient le destin des nations !)
217
Je me souviens que le général de Gaulle croyait qu’un « quarteron » était égal à quatre, alors que ça représente en fait un quart de cent (vingt-cinq).
218
Je me souviens de :
« Pincemi et Pincemoi
sont sur un bateau.
Pincemi tombe à l’eau.
Qui est-ce qui reste ? »
219
Je me souviens de « La Boldoflorine, la Boldoflorine, la bonne tisane pour le foie ! »
220
Je me souviens que je ne trouvais pas que « dix-sept ans est le plus bel âge de la vie. »
221
Je me souviens de l’enthousiasme général pour le minitel rose, jusqu’à l’arrivée des premières factures de France Télécom.
222
Je me souviens que Julien Gracq a refusé le Goncourt et que Romain Gary l’a eu deux fois.
223
Je me souviens que j’ai tout tenté, en vain, pour me faire réformer, et que je garde plutôt un bon souvenir de mon service militaire.
224
Je me souviens que Bruno Carette était le neveu de Julien Carette.
225
Je me souviens que j’étais plutôt Brel que Brassens et Ferré que Ferrat.
226
Je me souviens des Trois petites notes de musique de Cora Vaucaire.
227
Je me souviens du temps où n’existaient ni heure d’hiver ni heure d’été.
228
Je me souviens de « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées. »
229
Je me souviens de ma première chemise à fleurs des années hippies.
230
Je me souviens de « Omar m’a tuer ».
231
Je me souviens du film Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophüls.
232
Je me souviens de la musique du générique de Bonne nuit les Petits.
233
Je me souviens du fauteuil en osier d’Emmanuelle.
234
Je me souviens des manteaux en peau de mouton retournée.
235
Je me souviens de l’enlèvement du baron Empain.
236
Je me souviens de l’apparition des premiers sabots de Denver.
237
Je me souviens de la disparition au fond de la Seine de la piscine Deligny.
238
Je me souviens que Gabriel Matzneff est allé répandre à Rome les cendres d’Henry de Montherlant.
239
Je me souviens de l’assassinat de JFK.
240
Je me souviens des camps de harkis.
241
Je me souviens de Fais ta prière Tom Dooley, demain tu vas mourir…
242
Je me souviens qu’en colonie de vacances on disait « cheftaine » aux monitrices.
243
Je me souviens d’avoir joué le rôle de Davy Crockett.
244
Je me souviens qu’un jour une de mes cousine a commandé un jus de tomate au garçon de café.
245
Je me souviens qu’à une époque, j’écrasais mes cigarette à moitié, pour faire riche.
246
Je me souviens de mon arrivée à Paris.
247
Je me souviens des années Pompidou.
248
Je me souviens de « Voir Venise et mourir ».
249
Je me souviens de Pascale Ogier.
250
Je me souviens qu’en France une seule phrase peut faire élire un président : « Vous n’avez pas le monopole du cœur ! »
251
Je me souviens du cinéma La Scala, boulevard de Strasbourg.
252
Je me souviens de Michèle Torr.
253
Je me souviens que Tegucigalpa est la capitale du Honduras.
254
Je me souviens qu’Edgar Poe a écrit Double assassinat dans la rue Morgue sans être jamais venu à Paris.
255
Je me souviens d’Emmanuelle Riva.
256
Je me souviens de Pol Pot.
257
Je me souviens du Livre de préface de Jorge Luis Borges.
258
Je me souviens de Diana Ross dans le rôle de Billie Holliday.
259
Je me souviens qu’Yves Navarre envoya plus d’une dizaine de manuscrits avant que son premier roman soit accepté.
260
Je me souviens que Jean Genet est né et mort à Paris.
261
Je me souviens d’une friterie de la rue de l’Ancienne-Comédie, où la patronne rebaptisait les desserts à sa façon : la banane était un rêve de jeune-fille et le yaourt un foutre diabétique.
262
Je me souviens que Sartre et le Castor était adepte du ménage à trois.
263
Je me souviens que le journaliste Pierre Viansson-Ponté répondait à toutes les lettres qui lui étaient adressées.
264
Je me souviens d’un flirt de jeunesse qui sentait l’ail et l’oignon.
265
Je me souviens que Goethe, juste avant de mourir, a dit : « Plus de lumière ! »
266
Je me souviens que l’on jouait à la pichenette : il s’agissait de faire avancer par chiquenaude, le long d’un banc public, une capsule de soda, sans la faire tomber. Le premier arrivé gagnait.
267
Je me souviens que, dès que cela a été possible, j’ai été barbu, puis moustachu, sans conviction.
268
Je me souviens que le milliardaire américain Howard Hugues, qui a fini sa vie reclus dans son appartement sans jamais sortir, a été l’amant de Gina Lollobrigida.
269
Je me souviens de la corvée de mazout.
270
Je me souviens que Claude Pompidou et Simone Veil se sont retrouvées à une réception officielle avec le même tailleur Chanel.
271
Je me souviens des jambes de Zizi Jeanmaire.
272
Je me souviens que Maria Pacôme s’est toujours vantée d’être paresseuse.
273
Je me souviens de la première interview de Patrick Modiano.
274
Je me souviens que j’ai fait ma première communion avec un an d’avance.
275
Je me souviens des billets de tombola, vendus à l’entracte par l’association La Roue Tourne, au profit des vieux comédiens indigents.
276
Je me souviens de Serge Reggiani quand il chantait La femme qui est dans mon lit, Les loups sont entrés dans Paris ou Votre fille a vingt ans.
277
Je me souviens des Dauphine, des Aronde et des Panhard.
278
Je me souviens de la Bibliothèque Bleue et de la Bibliothèque Rose.
279
Je me souviens de don Camillo et de Peppone.
280
Je me souviens qu’Henri Tisot était l’imitateur quasi officiel et autorisé du général de Gaulle.
281
Je me souviens des Avaleuses d’Avallon.
282
Je me souviens que Freud, à l’occasion d’un séjour à Paris, tenait absolument à entendre la chanteuse Yvette Guibert.
283
Je me souviens que Casanova était persuadé que le chevalier d’Eon était une femme.
284
Je me souviens de Bette Davis dans All about Eve.
285
Je me souviens d’avoir disséqué une souris blanche en classe de Sciences Nat.
286
Je me souviens des filets à provisions.
287
Je me souviens que, même sans quitter des yeux la casserole, je n’étais jamais assez rapide pour empêcher le lait de déborder.
288
Je me souviens de mon premier stylo quatre-couleurs.
289
Je me souviens des plumes Sergent Major.
290
Je me souviens de ma carte de réduction famille nombreuse.
291
Je me souviens du mariage de Sheila et Ringo à la mairie du 13ème arrondissement.
292
Je me souviens du jeu des osselets.
293
Je me souviens de : « Ralliez-vous à mon panache blanc ! »
294
Je me souviens du groupe Il était une fois.
295
Je me souviens qu’Antoine voulait mettre Johnny en cage à Médrano, lequel a répondu par la chanson Cheveux longs et Idées courtes.
296
Je me souviens de 1515.
297
Je me souviens des sandales en plastique transparent.
298
Je me souviens de la mort de Mesrine, porte de Clignancourt.
299
Je me souviens que tout le monde était castriste.
300
Je me souviens du « microcosme parisien » de Raymond Barre.
301
Je me souviens de Samantha et Jean-Pierre dans Ma sorcière bien aimée.
302
Je me souviens de « Maman, je n’ai rien aux dents ! »
303
Je me souviens que j’aurais aimé participer aux séances de l’Oulipo.
304
Je me souviens du « nouveau cinéma allemand » : Fassbinder, Herzog, Wenders, etc.
305
Je me souviens de l’hommage à Jean Moulin par André Malraux.
306
Je me souviens des Tricks de Renaud Camus.
307
Je me souviens de West side story.
308
Je me souviens des notes de la claviste (NDLC) dans Libération.
309
Je me souviens du mannequin anorexique Twiggy.
310
Je me souviens de mon premier chat, Mistigri.
311
Je me souviens du Design.
312
Je me souviens de Lui et de Play-Boy.
313
Je me souviens d’un sketch de Paul Prébois dans lequel il disait : « Maman, pour une fois que tu es aux Assises, pourquoi tu restes debout ! »
314
Je me souviens des Surfs chantant T’en vas pas comme ça, sans un adieu, sans une larme !
315
Je me souviens de Brad Davis dans Midnight express.
316
Je me souviens que je collectionnais les écussons des régions de France offerts par le café Legal.
317
Je me souviens de Tu veux ou tu veux pas de Marcel Zanini.
318
je me souviens de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault (et que je ne savais jamais qui était qui).
319
Je me souviens que j’ai découvert l’histoire de la prohibition américaine à travers la série Les Incorruptibles.
320
Je me souviens de la RDA et de la RFA.
321
Je me souviens qu’il était interdit de se promener en maillot de bain aux abords du monastère de l’île Saint-Honorat.
322
Je me souviens de Blek le Roc.
323
Je me souviens des premiers seins nus sur les plages publiques.
324
Je me souviens de Nuit et Brouillard d’Alain Resnais.
325
Je me souviens de la « catastrophe » du barrage de Malpasset.
326
Je me souviens de Delphine Seyrig dans India Song.
327
Je me souviens des critiques cinématographiques de Jean-Louis Bory dans le Nouvel-Obs.
328
Je me souviens d’Yves Mourousi.
329
Je me souviens de La nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès.
330
Je me souviens de Janique Aimée sur son « vélosolex ».
331
Je me souviens que le Théâtre du Châtelet était un haut-lieu de l’opérette.
332
Je me souviens des nombreuses sortes de papiers chantés par Régine : de riz, d’Arménie, buvard, tue-mouche, de soie, etc.
333
Je me souviens d’Action Directe.
334
Je me souviens du regard de Jean-Pierre Léaud découvrant la mer à la fin des Quatre-cents coups.
335
je me souviens de l’allée d’eucalyptus de l’île Sainte-Marguerite.
336
Je me souviens de l’hôtel Le Gonnet de la Reine, dans lequel je ne suis jamais entré.
337
Je me souviens de Gaston Defferre.
338
Je me souviens de Oublier Palerme.
339
Je me souviens de ma première cuite.
340
Je me souviens de la piscine du Palm-Beach.
341
Je me souviens de la rue du Cherche-Midi.
342
Je me souviens du « Madame ! » lancé par Jean d’Ormesson en accueillant Marguerite Yourcenar sous la Coupole.
343
Je me souviens de l’élection de François Mitterrand.
344
Je me souviens de Jacques Chirac, maire de Paris.
345
Je me souviens de Xavière Tiberi.
346
Je me souviens du Requiem de Mozart.
347
Je me souviens de mes errances dans les rues de Paris, de jour et de nuit.
348
Je me souviens qu’on mangeait pour presque rien au comptoir du Pied de Cochon.
349
Je me souviens des Cinq dernières minutes et de l’inévitable « Mais c’est bien sûr ! »
350
Je me souviens d’avoir volé La Philosophie dans le boudoir du Divin Marquis.
351
Je me souviens de sœur Dominique, nique, nique !
352
Je me souviens que Darty rembourse la différence, si l’on trouve moins cher ailleurs.
353
Je me souviens de Flipper le Dauphin.
354
Je me souviens quand les jeunes filles portaient des robes à motif vichy sur des jupons à cerceaux.
355
Je me souviens que la chaussure de vair de Cendrillon était en réalité en fourrure.
356
Je me souviens du journal Hara-Kiri.
357
Je me souviens des rayures rouges du dentifrice Signal.
358
Je me souviens du cadeau Bonux.
359
Je me souviens qu’un jour mon oncle m’a rasé le crane.
360
Je me souviens que mon premier joint ne m’avait fait aucun effet.
361
Je me souviens que j’allais à la messe.
362
Je me souviens qu’en sixième j’ai opté pour des études « modernes ».
363
Je me souviens des attentats de l’OAS.
364
Je me souviens des ventouses.
365
Je me souviens des sœurs Kessler.
366
Je me souviens de L’Important c’est d’aimer de Zulawski.
367
Je me souviens des bas avec couture.
368
Je me souviens de l’odeur de la poudre de riz.
369
Je me souviens de l’huile de foie de morue.
370
Je me souviens du Fernet-Branca.
371
Je me souviens de ma première chaude-pisse et de mes premiers morpions.
372
Je me souviens d’une femme à barbe.
373
Je me souviens de mon père tuant le lapin.
374
Je me souviens de l’époque où les hommes en deuil portaient un brassard noir.
375
Je me souviens de la messe en latin.
376
Je me souviens des professeurs en toge à la fac de Droit.
377
Je me souviens quand le béret basque était une réalité plus qu’un cliché.
378
Je me souviens des Fiat 500 et de la Quatre-Chevaux.
379
Je me souviens des vitesses au volant.
380
Je me souviens de Madame Mao.
381
Je me souviens des baisers mouillés des vieilles dames.
382
Je me souviens de « Tous les enfants sont des poètes, à l’exception de Minou Drouet », de Jean Cocteau.
383
Je me souviens de Bardot et Moreau dans Viva Maria.
384
Je me souviens de Borsalino.
385
Je me souviens de l’accent rocailleux de Monseigneur Marty.
386
Je me souviens de Georges Séguy.
387
Je me souviens qu’il ne faut jamais crier au loup quand il n’y est pas.
388
Je me souviens Qu’sur l’ pont de Nantes, une jeune fille s’est noyée.
389
Je me souviens que la femme de Gaston Dominici était surnommée La Sardine.
390
Je me souviens que je rougissais.
391
Je me souviens de Riquet à la Houppe.
392
Je me souviens de la perruque de Geppetto.
393
Je me souviens de Monsieur Propre. Et aussi de la « tornade blanche ».
394
Je me souviens de : « Pinocchio, pine au cul ! », que criaient les garçons dans la cour de récré.
395
Je me souviens des Cahiers du Cinéma.
396
Je me souviens des tramways de Lisbonne et du petit train de Caparica.
397
Je me souviens des femmes en vitrine d’Amsterdam.
398
Je me souviens de la maison en partie double d’Anne Franck.
399
Je me souviens de l’époque où la pire des insultes était d’être traité d’ « opportuniste ».
400
Je me souviens de Salut les Copains (le journal et l’émission).
401
Je me souviens que je faisais mes devoirs en écoutant le Hit-Parade à la radio.
402
Je me souviens du café à la chicorée.
403
Je me souviens des pan-bagnats et des chichis.
404
Je me souviens de Stratford-upon-Avon.
405
Je me souviens de « Y’a bon Banania ! »
406
Je me souviens de La séquence du spectateur.
407
Je me soutiens de définitions de mots croisés :
Il est né muet (cinématographe) ;
Il vide les baignoires et remplit les lavabos (entracte).
408
Je me souviens que Sandie Shaw chantait pieds nus.
409
Je me souviens des Femmes à lunettes par Colette Deréal.
410
Je me souviens de la canicule de 1976.
411
Je me souviens de : « Blanc-bonnet et bonnet-blanc ».
412
Je me souviens qu’à la mort de Picasso, son petit-fils s’est suicidé en avalant le contenu d’une bouteille d’eau de Javel.
413
Je me souviens qu’André Breton était homophobe.
414
Je me souviens que les rues de Grasse sont parfumées.
415
Je me souviens que Reynaldo Hahn est enterré à proximité de son ami Marcel Proust.
416
Je me souviens qu’une enveloppe n’est pas un oiseau (un seul « l »).
417
Je me souviens de « Passage des Impasses » dans Les Amours jaunes de Tristan Corbière.
418
Je me souviens des Claudettes.
419
Je me souviens des W.-C. à la Turque, sur le palier.
420
Je me souviens de Ios, Santorin, Lesbos et Le Pirée.
421
Je me souviens de mes camarades de chambrée, à l’armée (leurs visages sinon leurs noms).
422
Je me souviens d’Eric Tabarly.
423
Je me souviens des jeux de société : petits chevaux, jacquet, jeu de l’oie, des sept familles, dames, belote, monopoly, yam’s, rami, scrabble, etc.
424
Je me souviens de Claude Véga imitant Barbara.
425
Je me souviens de ma voisine me demandant d’aller lui acheter ses « journaux de concierge » : France-Dimanche et Ici-Paris.
426
Je me souviens du Marsupilami.
427
Je me souviens de Je n’irai pas à Saint-Tropez, Madame !
428
Je me souviens de « Thérèse, qui rit quand on la baise ».
429
Je me souviens de Madame Soleil.
430
Je me souviens du Meurtre de Roger Ackroyd.
431
Je me souviens que Marthe Richard a fait fermer les maisons closes.
432
Je me souviens de Mata Hari.
433
Je me souviens de l’expression « aimable comme une porte de prison ».
434
Je me souviens des cerises en boucles d’oreilles.
435
Je me souviens de la pêche aux oursins.
436
Je me souviens du goût acre des omelettes aux asparagus.
437
Je me souviens que le péripatétisme n’est plus tout à fait lié à l’enseignement de la philosophie.
438
Je me souviens de la mère Denis.
439
Je me souviens des longues processions d’infirmes à Lourdes.
440
Je me souviens de la Dordogne des châteaux.
441
Je me souviens que le ciel paraît plus bas dans les monts du Cantal.
442
Je me souviens de Dave chantant aux terrasses des cafés.
443
Je me souviens du Palais du facteur Cheval.
444
Je me souviens du commandant Cousteau.
445
Je me souviens de La maison du canal de Georges Simenon.
446
Je me souviens de la Costa Brava.
447
Je me souviens de Ike et Tina Turner.
448
Je me souviens d’Otis Reeding.
449
Je me souviens de Nous ne vieillirons pas ensemble.
450
Je me souviens que Max Gallo passait souvent à Apostrophes.
451
Je me souviens du bal des quat’zarts.
452
Je me souviens de Fellini-Roma et d’Anna Magnani.
453
Je me souviens d’Un cœur simple.
454
Je me souviens des gros titres annonçant la mort de Marylin Monroe.
455
Je me souviens de La Guerre des boutons.
456
Je me souviens de ma collection de pierres rares et semi précieuses.
457
Je me souviens que j’étais « boursier ».
458
Je me souviens de Laurent Terzieff dans le Médée de Pasolini.
459
Je me souviens qu’Ulysse de James Joyce est l’histoire d’un homme qui fait caca.
460
Je me souviens quand les ouvreuses de cinéma nous accompagnaient à notre place dans le noir avec une lampe de poche.
461
Je me souviens de : « Au troisième top, il sera exactement… »
462
Je me souviens des bonbons à un centimes.
463
Je me souviens de Néfertiti reine du Nil, de Samson et Dalila et de la série des Maciste.
464
Je me souviens des chaisières de la Croisette.
465
Je me souviens de l’inondation de Florence.
466
Je me souviens du mannequin Bettina.
467
Je me souviens de Macha Béranger.
468
Je me souviens que Victor Hugo faisait quotidiennement le tour de Paris, installé au sommet du bus à impériale.
469
Je me souviens de : « Elle est morte, Adèle ! »
470
Je me souviens de Laura Betti.
471
Je me souviens de Gianni Esposito.
472
je me souviens de Carnet de bal.
473
Je me souviens que Félix Faure est mort dans le double exercice de ses fonctions.
474
Je me souviens du parapluie de Madeleine Renaud dans O les beaux jours.
475
Je me souviens de Samuel Beckett.
476
Je me souviens de Tombeau pour cinq cents mille soldats.
477
Je me souviens de l’Eau sauvage de Christian Dior.
478
Je me souviens du FHAR.
479
Je me souviens que « les oiseaux se cachent pour mourir ».
480
Je me souviens que les cendres de Georges Perec ont été déposées au colombarium du Père-Lachaise, case n° 382.
vendredi 15 octobre 2010
L'aérotrain
http://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%A9rotrain
http://www.aerotrain.fr/
http://www.rue89.com/2009/04/28/comment-laerotrain-sest-fait-enterrer-par-le-tgv
Lire le chapitre consacré à l'aérotrain dans "Un iceberg dans mon whisky" ouv.cité sur ce blog
http://www.aerotrain.fr/
http://www.rue89.com/2009/04/28/comment-laerotrain-sest-fait-enterrer-par-le-tgv
Lire le chapitre consacré à l'aérotrain dans "Un iceberg dans mon whisky" ouv.cité sur ce blog
Un iceberg dans mon whisky, Quand la technologie dérape, Nicola Chevassys-au-Louis
Science ouvertes, Seuil, 2009
Présentation de l'éditeur
On n’arrête pas le progrès, dit le proverbe. L’histoire de la technologie, elle, tient un autre discours : le progrès connaît des coups de frein et parfois de spectaculaires échecs dont les ruines hantent encore nos paysages. Qui n’a vu le rail de béton du défunt aérotrain, entre Paris et Orléans, ou la carcasse de la raffinerie de Lavéra, censée fabriquer des « steaks de pétrole » à l’époque où ce dernier était bon marché ? Qui n’a jamais entendu parler du glorieux projet de remorquer des icebergs jusqu’en Arabie Saoudite, des promesses de la voiture à propulsion nucléaire, des richesses des nodules de manganèse des grands fonds ou des mirages de l’énergie thermique des océans ? Autant de sujets passionnants pour ce, livre truffé d’anecdotes qui analyse les causes – souvent complexes – qui mènent au succès ou à l’échec d’une technologie.
Nicolas Chevassus-au-Louis, docteur en biologie et historien, est journaliste. Il a publié au Seuil Savants sous l’Occupation, en 2004, et Les Briseurs de machines, en 2006.
Une note de lecture ici :
http://www.centrenationaldulivre.fr/?Un-iceberg-dans-mon-whisky
Présentation de l'éditeur
On n’arrête pas le progrès, dit le proverbe. L’histoire de la technologie, elle, tient un autre discours : le progrès connaît des coups de frein et parfois de spectaculaires échecs dont les ruines hantent encore nos paysages. Qui n’a vu le rail de béton du défunt aérotrain, entre Paris et Orléans, ou la carcasse de la raffinerie de Lavéra, censée fabriquer des « steaks de pétrole » à l’époque où ce dernier était bon marché ? Qui n’a jamais entendu parler du glorieux projet de remorquer des icebergs jusqu’en Arabie Saoudite, des promesses de la voiture à propulsion nucléaire, des richesses des nodules de manganèse des grands fonds ou des mirages de l’énergie thermique des océans ? Autant de sujets passionnants pour ce, livre truffé d’anecdotes qui analyse les causes – souvent complexes – qui mènent au succès ou à l’échec d’une technologie.
Nicolas Chevassus-au-Louis, docteur en biologie et historien, est journaliste. Il a publié au Seuil Savants sous l’Occupation, en 2004, et Les Briseurs de machines, en 2006.
Une note de lecture ici :
http://www.centrenationaldulivre.fr/?Un-iceberg-dans-mon-whisky
Ecrivain au féminin ?, un bas-bleu
On vient de me donner la réponse :
Une femme écrivain s'appelle "un bas-bleu". L'expression est toujours au
masculin.
Pour désigner les cercles de femmes qui écrivent, on parle de bas-bleuisme.
L'origine de l'expression est obscure. On pense qu'elle vient du fait que les femmes qui écrivaient, autrefois, faisaient des taches (d'encre bleue) sur leurs bas...
Les bas-bleus sont réputés être des laiderons. Toutes, cependant, ne sont pas forcément des saintes-nitouches. George Sand, par exemple, a "connu" letout-Paris... et le tout-Paris l'a connue...
(Vous connaissez l'histoire : pendant que son mari, Musset, crevait d'une
fièvre typhoïde lors de leur voyage de noces à Venise, elle s'est enfuie
avec le toubib !)
J'ajoute une précision : le bas-bleu le plus célèbre fut Liselotte von der Pfalz (une Française, comme son nom l'indique mal), plus connue sous l'appellation de "Princesse (électrice) Palatine", femme écrivain... de grand poids !
On rapporte que "ses bras ressemblaient à des gigots, que son menton était pareil à un croissant, et que ses fesses étaient deux énormes brioches farcies à la crème chantilly".
Je me rappelle qu'elle ne passait plus les portes du château, et que les architectes construisaient AUTOUR d'elle (!)... C'est vraiment ce qui s'appelle être princesse !
Pour en savoir davantage : http://www.bmlisieux.com/curiosa/janin07.htm
Et voici ma réponse :
Tu sais que c'est elle qui a écrit : " Ma belle-fille ressemble à un cul comme deux gouttes d'eau ", ce qui a été repris dans une paillarde :
" Le duc de Bordeaux ressemble à son frère,
Son frère à son père et son père à mon cul ;
De là je conclus qu' le duc de Bordeaux
Ressemble à mon cul comme deux gouttes d'eau."
Bel exemple de transitivité de la composition de la relation "ressemble" comme je le disais aux étudiants.
C'est le Duc dont parle Brassens. C'était le fils de la duchesse de Berry, celle qui se cacha dans une cheminée à Nantes....après être tombée à l'eau à Montaigu où il est écrit que son aventure est à l'origine de la fameuse chanson De Nantes à
Montaigu.
Et ce complément de mon correspondant :
Oui : Mademoiselle de Blois, qui était une batarde royale, et qui avait effectivement une tête de cul. Anecdote rapportée par Saint-Simon (sans doute).
C'est n'est qu'une des multiples vacheries que la Palatine a pu adresser à la vermine de Versailles, qui tournait autour du roi comme des mouches autour de la m...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlotte-%C3%89lisabeth_de_Bavi%C3%A8re_%281652-1722%29
Une femme écrivain s'appelle "un bas-bleu". L'expression est toujours au
masculin.
Pour désigner les cercles de femmes qui écrivent, on parle de bas-bleuisme.
L'origine de l'expression est obscure. On pense qu'elle vient du fait que les femmes qui écrivaient, autrefois, faisaient des taches (d'encre bleue) sur leurs bas...
Les bas-bleus sont réputés être des laiderons. Toutes, cependant, ne sont pas forcément des saintes-nitouches. George Sand, par exemple, a "connu" letout-Paris... et le tout-Paris l'a connue...
(Vous connaissez l'histoire : pendant que son mari, Musset, crevait d'une
fièvre typhoïde lors de leur voyage de noces à Venise, elle s'est enfuie
avec le toubib !)
J'ajoute une précision : le bas-bleu le plus célèbre fut Liselotte von der Pfalz (une Française, comme son nom l'indique mal), plus connue sous l'appellation de "Princesse (électrice) Palatine", femme écrivain... de grand poids !
On rapporte que "ses bras ressemblaient à des gigots, que son menton était pareil à un croissant, et que ses fesses étaient deux énormes brioches farcies à la crème chantilly".
Je me rappelle qu'elle ne passait plus les portes du château, et que les architectes construisaient AUTOUR d'elle (!)... C'est vraiment ce qui s'appelle être princesse !
Pour en savoir davantage : http://www.bmlisieux.com/curiosa/janin07.htm
Et voici ma réponse :
Tu sais que c'est elle qui a écrit : " Ma belle-fille ressemble à un cul comme deux gouttes d'eau ", ce qui a été repris dans une paillarde :
" Le duc de Bordeaux ressemble à son frère,
Son frère à son père et son père à mon cul ;
De là je conclus qu' le duc de Bordeaux
Ressemble à mon cul comme deux gouttes d'eau."
Bel exemple de transitivité de la composition de la relation "ressemble" comme je le disais aux étudiants.
C'est le Duc dont parle Brassens. C'était le fils de la duchesse de Berry, celle qui se cacha dans une cheminée à Nantes....après être tombée à l'eau à Montaigu où il est écrit que son aventure est à l'origine de la fameuse chanson De Nantes à
Montaigu.
Et ce complément de mon correspondant :
Oui : Mademoiselle de Blois, qui était une batarde royale, et qui avait effectivement une tête de cul. Anecdote rapportée par Saint-Simon (sans doute).
C'est n'est qu'une des multiples vacheries que la Palatine a pu adresser à la vermine de Versailles, qui tournait autour du roi comme des mouches autour de la m...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlotte-%C3%89lisabeth_de_Bavi%C3%A8re_%281652-1722%29
jeudi 14 octobre 2010
L'université "Suny Albany" (Etat de New York) ferme son département de Lettres, Langues et Humanités
L'université "Suny Albany" (Etat de New York) ferme son département de Lettres, Langues et Humanités ("Liberal Arts", en anglais) - faute de rentabilité financière.
Extrait d'un commentaire de presse. Ce que dit le journaliste sur la langue française est intéressant ! :
George M. Philip, president of SUNY Albany, announced that the French, Italian, Classics [Lettres classiques], Russian and theater programs were getting the axe.
For someone of my vintage the elimination of French was the shocker. In the 1960s and '70s, French departments were the location of much of the intellectual energy. Faculty and students in other disciplines looked to French philosophers and critics for inspiration; the latest thing from Paris was instantly devoured and made the subject of conferences. Spanish was then the outlier, a discipline considered stodgy and uninteresting.
Now Spanish is the only safe department to be in. Russian's stock has gone down, one presumes, because in recent years the focus of our political (and to some extent cultural) attention has shifted from Russia to China, India, Pakistan, Iran, Iraq. Classics has been on the endangered species list for decades. As for theater, the first thing to go in a regime of bottom-line efficiency are the plays.
L'article intégral, dans le New York Times :
http://opinionator.blogs.nytimes.com/2010/10/11/the-crisis-of-the-humanities-officially-arrives/?ref=opinion
Extrait d'un commentaire de presse. Ce que dit le journaliste sur la langue française est intéressant ! :
George M. Philip, president of SUNY Albany, announced that the French, Italian, Classics [Lettres classiques], Russian and theater programs were getting the axe.
For someone of my vintage the elimination of French was the shocker. In the 1960s and '70s, French departments were the location of much of the intellectual energy. Faculty and students in other disciplines looked to French philosophers and critics for inspiration; the latest thing from Paris was instantly devoured and made the subject of conferences. Spanish was then the outlier, a discipline considered stodgy and uninteresting.
Now Spanish is the only safe department to be in. Russian's stock has gone down, one presumes, because in recent years the focus of our political (and to some extent cultural) attention has shifted from Russia to China, India, Pakistan, Iran, Iraq. Classics has been on the endangered species list for decades. As for theater, the first thing to go in a regime of bottom-line efficiency are the plays.
L'article intégral, dans le New York Times :
http://opinionator.blogs.nytimes.com/2010/10/11/the-crisis-of-the-humanities-officially-arrives/?ref=opinion
mardi 12 octobre 2010
Muse
On m'écrit :
" Tu connais le rock alternatif progressif ? ...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Muse_(groupe)
Je viens d'entendre : ils ont un superbe accent anglais. D'une grande clarté. Mieux que la Reine !
J'ai vu qu'un des chanteurs est docteur ès lettres. "
Ben, je ne connaissais pas. Merci youtube. Voici.
http://www.youtube.com/watch?v=w8KQmps-Sog
http://www.youtube.com/watch?v=ZHKSrS8vJyI&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=X9NbPGzwfc0&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=uJg8U0QMXEQ&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=lWpl8E2DM8M&feature=related
http://fr.wikipedia.org/wiki/Muse_%28groupe%29
http://www.youtube.com/watch?v=Pgum6OT_VH8&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=G_sBOsh-vyI&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=0sMYyKpekpA&feature=more_related
http://www.youtube.com/watch?v=vdHFgdE82Zs&feature=related
" Tu connais le rock alternatif progressif ? ...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Muse_(groupe)
Je viens d'entendre : ils ont un superbe accent anglais. D'une grande clarté. Mieux que la Reine !
J'ai vu qu'un des chanteurs est docteur ès lettres. "
Ben, je ne connaissais pas. Merci youtube. Voici.
http://www.youtube.com/watch?v=w8KQmps-Sog
http://www.youtube.com/watch?v=ZHKSrS8vJyI&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=X9NbPGzwfc0&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=uJg8U0QMXEQ&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=lWpl8E2DM8M&feature=related
http://fr.wikipedia.org/wiki/Muse_%28groupe%29
http://www.youtube.com/watch?v=Pgum6OT_VH8&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=G_sBOsh-vyI&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=0sMYyKpekpA&feature=more_related
http://www.youtube.com/watch?v=vdHFgdE82Zs&feature=related
Les forêts proches de Nantes
http://www.amo-nantes.com/les_forets_3709.htm
Merci à l'AMO, la première association à laquelle nous avons adhéré en arrivant à Nantes.
Merci à l'AMO, la première association à laquelle nous avons adhéré en arrivant à Nantes.
Le chêne à clous de la forêt de Saint-Mars-la-Jaille
" La forêt de Saint-Mars-la-Jaille est une propriété privée. Située en Loire-Atlantique sur les communes de Saint-Mars-la-Jaille, Bonnœuvre, Saint-Sulpice-des-Landes et Riaillé, sa superficie atteint près de 800 hectares.
Propriété du Marquis de la Ferronays et de la famille Cossé-Brissac, cette forêt recèle une curiosité : un chêne à clous qui possèderait le pouvoir de guérir des furoncles. "
http://www.amo-nantes.com/les_forets_3709.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Mars-la-Jaille
N.B. : les clous ce sont les furoncles
Propriété du Marquis de la Ferronays et de la famille Cossé-Brissac, cette forêt recèle une curiosité : un chêne à clous qui possèderait le pouvoir de guérir des furoncles. "
http://www.amo-nantes.com/les_forets_3709.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Mars-la-Jaille
N.B. : les clous ce sont les furoncles
Lampes à pétrole
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lampe_%C3%A0_p%C3%A9trole
J'en ai marrer des lampes à piles dont les piles sont à plat quand on en a besoin, des lampes avec manivelle pour générer de l'électricité qui au bout d'un mois ne fonctionnent plus. Alors j'ai ressorti les lampes tempête.
Mais je n'ai pas trouvé de pétrole lampant. Je poursuis ma recherche.
J'en ai marrer des lampes à piles dont les piles sont à plat quand on en a besoin, des lampes avec manivelle pour générer de l'électricité qui au bout d'un mois ne fonctionnent plus. Alors j'ai ressorti les lampes tempête.
Mais je n'ai pas trouvé de pétrole lampant. Je poursuis ma recherche.
Jardins St Clément à Nantes : Soupe à la Citrouille et Gouter pour les Enfants
Soupe à la Citrouille et Gouter pour les Enfants
Venez nombreux - Le quartier se réchauffe - au programme
Musique ! Balades Irlandaises Chant et Accordéon
14h30 - Fabrication de la soupe avec les enfants et Cuisson.
15h30 - Conte ensorceleur avec Muriel
16h10 - Musique Balades Irlandaises avec Cécile et Hervé
17h30 - Dégustation de la soupe chaude (apportez votre bol !)
Réservation si possible pour nos prévisions par retour de ce email ou
sur le blog : http://jardinstclement.unblog.fr
Venez nombreux - Le quartier se réchauffe - au programme
Musique ! Balades Irlandaises Chant et Accordéon
14h30 - Fabrication de la soupe avec les enfants et Cuisson.
15h30 - Conte ensorceleur avec Muriel
16h10 - Musique Balades Irlandaises avec Cécile et Hervé
17h30 - Dégustation de la soupe chaude (apportez votre bol !)
Réservation si possible pour nos prévisions par retour de ce email ou
sur le blog : http://jardinstclement.unblog.fr
lundi 11 octobre 2010
Workshop on B Dissemination [WOBD]
Workshop on B Dissemination [WOBD]
Evénement satellite de SBMF 2010
8-9 Novembre 2010, Natal, Brésil
http://www.methode-b.com/php/conference-sbmf-2010-fr.php
Evénement satellite de SBMF 2010
8-9 Novembre 2010, Natal, Brésil
http://www.methode-b.com/php/conference-sbmf-2010-fr.php
L'Inde va développer son propre système d'exploitation
" "Nous devons protéger nos données", estime le docteur Saraswat, présenté comme le responsable du projet. "Le seul moyen de le faire, c'est d'avoir notre propre système d'exploitation, dont l'architecture complète ne serait connue que de nous seuls."
Ces dernières années, plusieurs pays, dont la Chine ou la Corée du Nord, ont souhaité développer leur propre système d'exploitation. Mais jusqu'ici ces pays travaillaient à leur propre distribution du logiciel libre GNU/Linux ; d'après les premières informations sur le futur système d'exploitation indien, ce dernier ne serait pas open source, mais propriétaire, comme Windows, de Microsoft.
Le Monde.fr "
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/10/11/l-inde-va-developper-son-propre-systeme-d-exploitation_1423382_651865.html#xtor=RSS-3208
Ces dernières années, plusieurs pays, dont la Chine ou la Corée du Nord, ont souhaité développer leur propre système d'exploitation. Mais jusqu'ici ces pays travaillaient à leur propre distribution du logiciel libre GNU/Linux ; d'après les premières informations sur le futur système d'exploitation indien, ce dernier ne serait pas open source, mais propriétaire, comme Windows, de Microsoft.
Le Monde.fr "
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/10/11/l-inde-va-developper-son-propre-systeme-d-exploitation_1423382_651865.html#xtor=RSS-3208
Maurice Allais est mort
" N'employez pas plus de mots qu'il n'est nécessaire pour exprimer plus de choses que vous n'en savez. "
Maurice Allais....cité par DSK
http://www.lexpansion.com/economie/quand-dsk-rendait-hommage-a-maurice-allais_240489.html
J'ai "connu" M. Allais lorsque j'ai préparé mon mémoire de DES sur "Déficit et options tarifaires dans le chemin de fer". Je lui avais écrit et il m'avait répondu en m'adressant plusieurs de ses écrits, dont certains pas facile à obtenir en bibliothèque.
Et c'est avec plaisir que je lis aujourd'hui dans Wikipedia (je cite) :
" La métaphore du voyageur de Calais [modifier]
Maurice Allais pose la question de savoir « combien coûte un passager monté à Calais dans le train pour Paris ? ».
* Un contrôleur estimera que la consommation de ressources supplémentaires n'est pas vraiment chiffrable, et sera tenté de répondre presque rien (coût marginal nul).
* Le chef de train sera plus mesuré : si soixante passagers font comme lui, il faut ajouter une voiture au train. Il sera donc tenté d'imputer 1/60e du coût de la voiture pendant le temps du transport.
* Le chef de ligne ne l'entend pas de cette oreille : on ne peut pas ajouter indéfiniment des voitures à un train, et au bout de 20 voitures il faut doubler celui-ci. Il souhaite donc imputer pour sa part, en plus du 1/60e de voiture précédent, 1/1 200e du prix de la motrice et du salaire de son conducteur.
* Le chef de réseau n'est pas du tout d'accord : on ne peut pas multiplier ainsi les trains sans risque sur une même voie, et à partir de 50 trains par jour il est obligé de doubler la voie. Il ajoute donc pour sa part 1/120 000e du coût de la voie (toujours rapporté au temps du transport).
Maurice Allais montre ainsi que par approximations successives on arrive à ce que doit être le coût minimal du billet pour que la compagnie ferroviaire ne se retrouve jamais dans une impasse. Cet exemple lui est associé sous le nom de métaphore du voyageur de Calais, qui illustre qu'on ne peut jamais proprement parler du coût d'un bien ou d'un service, mais qu'il est plus exact de parler de coût d'une décision en indiquant à quel niveau on la considère.
Les économistes reconnaissent depuis longtemps le caractère relatif de la notion de coût puisqu'ils disent que le coût n'est jamais qu'un « coût d'opportunité » : la valeur de ce à quoi on renonce au moment d'agir. Le paradoxe est que les économistes mathématiciens ne raisonnent pas en termes d'action mais en termes de situations, de sorte qu'ils ne sont pas les mieux placés pour en tirer les conséquences logiques. Maurice Allais a notamment compris que le coût dépend des conséquences de la décision ; se pose alors la question de savoir à qui la décision coûterait effectivement quelque chose, pourquoi c'est à lui qu'elle coûterait cela, comment celui qui subira le coût peut s'assurer que ses représentants (le contrôleur pour la SNCF, par exemple) prendront les bonnes décisions.. "
Au sujet de la citation d'Allais, on m'écrit :
" Où l'on précise que le rasoir d'Occam ne s'applique qu'à la scolastique (c'est-à-dire à l'écrit et aux discours universitaires : articles, compositions françaises et devoirs des étudiants), et non à l'écriture et à la parole considérées comme un des beaux-arts.
Il faut environ 600 pages à Angel Clare pour comprendre qu'il est amoureux de Tess ; il faut quatre volumes à Dumas pour faire mourir Porthos.
Leçon : lorsqu'un écrivain est prolixe, on dit qu'il a un style asian, et on parle d'asianisme. Lorsqu'il est économe de ses mots et de ses figures, on parle de style attique, et d'atticisme.
Le grand écrivain attique, c'est Démosthène.
Le grand écrivain asian, c'est Stace.
Voltaire est attique. Proust est asian. Je vous laisse continuer..."
Maurice Allais....cité par DSK
http://www.lexpansion.com/economie/quand-dsk-rendait-hommage-a-maurice-allais_240489.html
J'ai "connu" M. Allais lorsque j'ai préparé mon mémoire de DES sur "Déficit et options tarifaires dans le chemin de fer". Je lui avais écrit et il m'avait répondu en m'adressant plusieurs de ses écrits, dont certains pas facile à obtenir en bibliothèque.
Et c'est avec plaisir que je lis aujourd'hui dans Wikipedia (je cite) :
" La métaphore du voyageur de Calais [modifier]
Maurice Allais pose la question de savoir « combien coûte un passager monté à Calais dans le train pour Paris ? ».
* Un contrôleur estimera que la consommation de ressources supplémentaires n'est pas vraiment chiffrable, et sera tenté de répondre presque rien (coût marginal nul).
* Le chef de train sera plus mesuré : si soixante passagers font comme lui, il faut ajouter une voiture au train. Il sera donc tenté d'imputer 1/60e du coût de la voiture pendant le temps du transport.
* Le chef de ligne ne l'entend pas de cette oreille : on ne peut pas ajouter indéfiniment des voitures à un train, et au bout de 20 voitures il faut doubler celui-ci. Il souhaite donc imputer pour sa part, en plus du 1/60e de voiture précédent, 1/1 200e du prix de la motrice et du salaire de son conducteur.
* Le chef de réseau n'est pas du tout d'accord : on ne peut pas multiplier ainsi les trains sans risque sur une même voie, et à partir de 50 trains par jour il est obligé de doubler la voie. Il ajoute donc pour sa part 1/120 000e du coût de la voie (toujours rapporté au temps du transport).
Maurice Allais montre ainsi que par approximations successives on arrive à ce que doit être le coût minimal du billet pour que la compagnie ferroviaire ne se retrouve jamais dans une impasse. Cet exemple lui est associé sous le nom de métaphore du voyageur de Calais, qui illustre qu'on ne peut jamais proprement parler du coût d'un bien ou d'un service, mais qu'il est plus exact de parler de coût d'une décision en indiquant à quel niveau on la considère.
Les économistes reconnaissent depuis longtemps le caractère relatif de la notion de coût puisqu'ils disent que le coût n'est jamais qu'un « coût d'opportunité » : la valeur de ce à quoi on renonce au moment d'agir. Le paradoxe est que les économistes mathématiciens ne raisonnent pas en termes d'action mais en termes de situations, de sorte qu'ils ne sont pas les mieux placés pour en tirer les conséquences logiques. Maurice Allais a notamment compris que le coût dépend des conséquences de la décision ; se pose alors la question de savoir à qui la décision coûterait effectivement quelque chose, pourquoi c'est à lui qu'elle coûterait cela, comment celui qui subira le coût peut s'assurer que ses représentants (le contrôleur pour la SNCF, par exemple) prendront les bonnes décisions.. "
Au sujet de la citation d'Allais, on m'écrit :
" Où l'on précise que le rasoir d'Occam ne s'applique qu'à la scolastique (c'est-à-dire à l'écrit et aux discours universitaires : articles, compositions françaises et devoirs des étudiants), et non à l'écriture et à la parole considérées comme un des beaux-arts.
Il faut environ 600 pages à Angel Clare pour comprendre qu'il est amoureux de Tess ; il faut quatre volumes à Dumas pour faire mourir Porthos.
Leçon : lorsqu'un écrivain est prolixe, on dit qu'il a un style asian, et on parle d'asianisme. Lorsqu'il est économe de ses mots et de ses figures, on parle de style attique, et d'atticisme.
Le grand écrivain attique, c'est Démosthène.
Le grand écrivain asian, c'est Stace.
Voltaire est attique. Proust est asian. Je vous laisse continuer..."
SALON DU CHAMPIGNON DE NANTES
SALON DU CHAMPIGNON DE NANTES
PARC DES EXPOSITIONS DE LA BEAUJOIRE
- Salles "ERDRE & LOIRE"
30-31 octobre et 1er novembre 2010 de 10h00 à 19h00
PARC DES EXPOSITIONS DE LA BEAUJOIRE
- Salles "ERDRE & LOIRE"
30-31 octobre et 1er novembre 2010 de 10h00 à 19h00
Robert Margerit
http://www.robert-margerit.com/oeuvre.html
Né le 25 janvier 1910 à Brive-la-Gaillarde, mort à Limoges le 27 juin 1988.
Né le 25 janvier 1910 à Brive-la-Gaillarde, mort à Limoges le 27 juin 1988.
Le bateau pop-pop
http://www.jp-perroud.com/poppop.htm
Une société anglaise spécialisée dans le pop-pop. De splendides pièces.
Voir la méthode de fabrication d'un pop-pop
http://www.poppopboats.co.uk/
L'histoire du pop-pop :
http://www.poppopboats.co.uk/history.html
Un lecteur m'écrit à propos de ce message :
" Le bateau pop-pop est une grande tradition anglaise. L'amour des Anglais pour les navires n'est plus à démontrer (Francis Drake, l'Invicible Armada envoyée par le fond, Trafalgar, la Compagnie des Indes Orientales...) On amène son petit garçon faire voguer son pop-pop au parc, le dimanche.
Il y a des images d'archives fort célèbres qui montrent le Prince de Galles, qui ne doit pas encore avoir dix ans, en train de faire flotter son pop-pop dans le bassin du Château de Sandringham.
Je rappelle que le Prince Charles est officier de la Royal Navy, et qu'il est un (vrai de vrai !) marin. Parfois, les vocations ne tiennent pas à grand chose... "
Une société anglaise spécialisée dans le pop-pop. De splendides pièces.
Voir la méthode de fabrication d'un pop-pop
http://www.poppopboats.co.uk/
L'histoire du pop-pop :
http://www.poppopboats.co.uk/history.html
Un lecteur m'écrit à propos de ce message :
" Le bateau pop-pop est une grande tradition anglaise. L'amour des Anglais pour les navires n'est plus à démontrer (Francis Drake, l'Invicible Armada envoyée par le fond, Trafalgar, la Compagnie des Indes Orientales...) On amène son petit garçon faire voguer son pop-pop au parc, le dimanche.
Il y a des images d'archives fort célèbres qui montrent le Prince de Galles, qui ne doit pas encore avoir dix ans, en train de faire flotter son pop-pop dans le bassin du Château de Sandringham.
Je rappelle que le Prince Charles est officier de la Royal Navy, et qu'il est un (vrai de vrai !) marin. Parfois, les vocations ne tiennent pas à grand chose... "
dimanche 10 octobre 2010
" avant toute chose, il faut dans l'éducation fuir l'à-peu-près "
" avant toute chose, il faut dans l'éducation fuir l'à-peu-près "
Marc Bloch, Ecrits clandestins, p. 789, Quarto
Marc Bloch, Ecrits clandestins, p. 789, Quarto
Définition du "bourgeois" par Marc Bloch
dans l'Etrange défaite.
" J'appelle donc bourgeois de chez nous un Français qui ne doit pas ses ressources au travail de ses mains ; dont les revenus, quelle qu'en soit l'origine, comme la très variable ampleur, lui permettent une aisance de moyens et lui procurent une sécurité, dans ce niveau, très supérieures aux hasardeuses possibilités du salaire ouvrier ; dont l'instruction, tantôt reçue dès l'enfance, si la famille est d'établissement ancien, tantôt acquise au cours d'une ascension sociale exceptionnelle, dépasse par sa richesse, sa tonalité ou ses prétentions, la norme de culture tout à fait commune ; qui enfin se sent ou se croit appartenir à une classe vouée à tenir dans la nation un rôle directeur et par mille détails, du costume, de la langue, de la bienséance, marque, plus ou moins instinctivement, son attachement à cette originalité du groupe et à ce prestige collectif." Quarto, p. 643-644
" J'appelle donc bourgeois de chez nous un Français qui ne doit pas ses ressources au travail de ses mains ; dont les revenus, quelle qu'en soit l'origine, comme la très variable ampleur, lui permettent une aisance de moyens et lui procurent une sécurité, dans ce niveau, très supérieures aux hasardeuses possibilités du salaire ouvrier ; dont l'instruction, tantôt reçue dès l'enfance, si la famille est d'établissement ancien, tantôt acquise au cours d'une ascension sociale exceptionnelle, dépasse par sa richesse, sa tonalité ou ses prétentions, la norme de culture tout à fait commune ; qui enfin se sent ou se croit appartenir à une classe vouée à tenir dans la nation un rôle directeur et par mille détails, du costume, de la langue, de la bienséance, marque, plus ou moins instinctivement, son attachement à cette originalité du groupe et à ce prestige collectif." Quarto, p. 643-644
Quelques extraits de L'étrange défaite de Marc Bloch
- " En d'autres termes, le triomphe des Allemands fut, essentiellement, une victoire intellectuelle et c'est peut-être là ce qu'il y a eu en lui de plus grave. " p. 551
- " depuis le début du XXe s., la notion de distance à radicalement changé de valeur." p. 551
- " Les Allemands ont fait une guerre d'aujourd'hui sous le signe de la vitesse " p. 551
- "la tragédie commence quand les chefs ne savent pas réparer " p. 555
- "Ils croyaient à l'action et à l'imprévu. Nous avions donné notre fois à l'immobilité et au déjà fait. " p. 560
- " je n'apprécie guère, je l'avoue, le négligé dans les choses ; il passe aisément à l'intelligence. " p. 567
- " Or il n'est jamais bon que des hommes, chargés de responsabilités assez lourdes, et qui doivent conserver un sens aigu de l'initiative, aient l'esprit constamment tiré en arrière par des tâches presque purement mécaniques. " p. 568
- " C'était pour y apprendre que la mesure 81 faisait jouer toutes les dispositions de la mesure 40, à l'exception des décisions dores et déjà entrées en vigueur par application de la mesure 93, si celle-ci, d'aventure, avait devancé, dans l'ordre des temps, la place qu'eût semblé lui assigner son numéro, cela toutefois en ajoutant les deux premiers articles de la mesure 57. [...] Ce fut pour avoir lu un peu vite notre commun guide-âne qu'en septembre 1939, la gendarmerie d'Alsace-Lorraine procéda au massacre prématuré de tous les pigeons voyageurs de trois départements. " p. 570
- "il n'est guère qu'un moyen de transport capable de se faufiler partout : la motocyclette. Le courrier de l'armée n'en possédait, si je ne me trompe, aucune.
- "Nous lisons, quand nous lisons, pour nous cultiver : ce qui est fort bien. Mais nous ne pensons pas assez qu'on peut, et doit, quand on agit, s'aider de sa culture. " p. 636
- " D'excellents savants qui, dans leur laboratoire, ne croyaient qu'à l'expérience ont écrit des traités de physiologie ou des chapitres de physique "selon le marxisme". Quel droit avaient-ils, après cela, de moquer la mathématique "hitlérienne" . "
- " depuis le début du XXe s., la notion de distance à radicalement changé de valeur." p. 551
- " Les Allemands ont fait une guerre d'aujourd'hui sous le signe de la vitesse " p. 551
- "la tragédie commence quand les chefs ne savent pas réparer " p. 555
- "Ils croyaient à l'action et à l'imprévu. Nous avions donné notre fois à l'immobilité et au déjà fait. " p. 560
- " je n'apprécie guère, je l'avoue, le négligé dans les choses ; il passe aisément à l'intelligence. " p. 567
- " Or il n'est jamais bon que des hommes, chargés de responsabilités assez lourdes, et qui doivent conserver un sens aigu de l'initiative, aient l'esprit constamment tiré en arrière par des tâches presque purement mécaniques. " p. 568
- " C'était pour y apprendre que la mesure 81 faisait jouer toutes les dispositions de la mesure 40, à l'exception des décisions dores et déjà entrées en vigueur par application de la mesure 93, si celle-ci, d'aventure, avait devancé, dans l'ordre des temps, la place qu'eût semblé lui assigner son numéro, cela toutefois en ajoutant les deux premiers articles de la mesure 57. [...] Ce fut pour avoir lu un peu vite notre commun guide-âne qu'en septembre 1939, la gendarmerie d'Alsace-Lorraine procéda au massacre prématuré de tous les pigeons voyageurs de trois départements. " p. 570
- "il n'est guère qu'un moyen de transport capable de se faufiler partout : la motocyclette. Le courrier de l'armée n'en possédait, si je ne me trompe, aucune.
- "Nous lisons, quand nous lisons, pour nous cultiver : ce qui est fort bien. Mais nous ne pensons pas assez qu'on peut, et doit, quand on agit, s'aider de sa culture. " p. 636
- " D'excellents savants qui, dans leur laboratoire, ne croyaient qu'à l'expérience ont écrit des traités de physiologie ou des chapitres de physique "selon le marxisme". Quel droit avaient-ils, après cela, de moquer la mathématique "hitlérienne" . "
De X-Crise au Centre polytechnicien d'études économiques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_X-CRISE
Dans la Quatro, on trouve un discours de Marc Bloch devant le public de X-Crise.
http://labrousse.erick.over-blog.com/article-x-crise-la-vraie-histoire-de-l-appel-du-18-juin-52454198.html
http://www.voltairenet.org/article15364.html
Dans la Quatro, on trouve un discours de Marc Bloch devant le public de X-Crise.
http://labrousse.erick.over-blog.com/article-x-crise-la-vraie-histoire-de-l-appel-du-18-juin-52454198.html
http://www.voltairenet.org/article15364.html
L'avocatier de Nantes et ses baies
Aux Florimatinales de la SHANER ce matin, j'ai appris qu'il y avait à Nantes un avocatier qui chose très rare donnait des fruits (consommés par les propriétaires de cet arbre). Il a été planté il y a 12 ans. Vous savez...le noyau que l'on fait germer dans un verre.
Etonnant pourquoi ?
Recopions Wikipedia :
"Dans le règne végétal, l'hermaphrodisme successif, nommé dichogamie, est un processus évolutif stratégique de la reproduction des plantes à fleurs pour éviter l'autofécondation.
Les plantes dichogames, comme l'avocatier par exemple, ont des fleurs qui développent leurs organes sexuels mâles et femelles à un moment différent de leur croissance, empêchant ainsi les gamètes mâles et femelles d'une même fleur de se féconder.
S'il y a maturation des anthères avant les stigmates de la même fleur, on parle de protandrie. Dans le cas inverse, carpelles mûrs avant que les étamines n'aient libéré leur pollen, il s'agit de protogynie.
Si on veut obtenir des fruits, on doit donc cultiver ensemble une variété protandre et une variété protogyne de façon à ce que le pollen produit à un moment donné par l'une puisse féconder l'ovaire à la bonne période pour l'autre. Dans ce cas, des suivis phénologiques analysent précisément le décalage temporel entre la floraison mâle et femelle, et non plus les dates d'apparition des premières fleurs."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dichogame
Or nous l'avons écrit, cet avocat est seul.
Il est situé rue de Coulmiers. Il dépasse sur la rue. Qui a piqué l'avocat qui était accessible du trottoir ?
http://www.xcess.info/fr/planter_un_avocatier_tout_ce_qu_il_faut_savoir_afr.aspx
Etonnant pourquoi ?
Recopions Wikipedia :
"Dans le règne végétal, l'hermaphrodisme successif, nommé dichogamie, est un processus évolutif stratégique de la reproduction des plantes à fleurs pour éviter l'autofécondation.
Les plantes dichogames, comme l'avocatier par exemple, ont des fleurs qui développent leurs organes sexuels mâles et femelles à un moment différent de leur croissance, empêchant ainsi les gamètes mâles et femelles d'une même fleur de se féconder.
S'il y a maturation des anthères avant les stigmates de la même fleur, on parle de protandrie. Dans le cas inverse, carpelles mûrs avant que les étamines n'aient libéré leur pollen, il s'agit de protogynie.
Si on veut obtenir des fruits, on doit donc cultiver ensemble une variété protandre et une variété protogyne de façon à ce que le pollen produit à un moment donné par l'une puisse féconder l'ovaire à la bonne période pour l'autre. Dans ce cas, des suivis phénologiques analysent précisément le décalage temporel entre la floraison mâle et femelle, et non plus les dates d'apparition des premières fleurs."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dichogame
Or nous l'avons écrit, cet avocat est seul.
Il est situé rue de Coulmiers. Il dépasse sur la rue. Qui a piqué l'avocat qui était accessible du trottoir ?
http://www.xcess.info/fr/planter_un_avocatier_tout_ce_qu_il_faut_savoir_afr.aspx